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Archives de Tag: Super-héros

Année: 1993
Titre original: 少年黃飛鴻之鐵馬騮 , Siu nin Wong Fei Hung ji: Tit Ma Lau
Réalisateur: Yeun Wo Ping
Acteur notoire: Donnie Yen

Plot: un Robin des Bois se moque des autorités tandis que la relève se prépare

Festival Paris Cinéma: Hong-Kong à l’honneur – Focus Yuen Wo Ping
En présence du réalisateur

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Que ça se sache: un bon film de kung-fu est un film de premier choix. Qui plus est lorsqu’il est question d’une oeuvre de Yuen Wo Ping, un maître chorégraphe pas radin en combats grandioses, pour le plus grand plaisir de nos yeux écarquillés. Sous la production de Tsui Hark, Yuen Wo Ping  s’amuse avec l’enfance de Wong Fei-Hung, héros chinois populaire réutilisé dans une multitude de films, ex: Il était une fois en Chine, avec Tsui Hark à la réalisation, Yuen Wo Ping à la chorée…

Le point fort: les combats, évidement. Les coups sont puissants, précis et récités, la subtile touche kitsch. Surtout: nous ne sommes pas limités aux prouesses d’un seul et unique champion du kung-fu mais à plusieurs héros qui devront faire face à de nombreux ennemis hauts en couleurs, chaque individu ayant un kung-fu spécifique. Cette diversité, en plus de la créativité du chorégraphe prodigue, permet au film de se renouveler continuellement et d’offrir un fabuleux divertissement rythmé, drôle.

Drôle, parce qu’en dehors des superbes combats magnifiquement réalisés – je ne le dirais jamais assez – et des personnages bien travaillés, Iron monkey est une légère comédie truffée de gags qui ont le bon goût de ne pas tomber dans le kung-fu burlesque à la Jackie Chan. Fort appréciable. Normal… Yuen won Ping est un des fondateurs de la kung-fu comedy.

Petits plaisirs uniques:
– se faire présenter le film par son réalisateur qui dévoile innocemment qu’il s’agit de son préféré, sa scène favorite étant celle du ramassage de papier, déclaration d’amour façon kung-fu.
– avoir un projectionniste qui doit faire face à des coupures de son allant jusqu’à plusieurs minutes, ce qui nous plonge dans les subtiles saveurs du cinéma oldschool, /love

Un kung-fu superbe, une caméra énergique, un humour latent… un vrai petit moment de bonheur.

NB: Iron monkey est un des petits favoris de QT qui a participé activement à sa diffusion aux USA.

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Année: 2012
Titre original: The Avengers
Réalisateur : Joss Whedon
Acteurs notoires: Robert Downey Jr.Chris EvansMark RuffaloChris HemsworthScarlett JohanssonJeremy RennerSamuel L. JacksonGwyneth PaltrowCobie Smulders, Stan lee….

Plot: 6 supers-héros VS 1 bad guy

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde : Aaah enfin! Ça fait longtemps qu’on les attendais ceux-là. Ils débarquent enfin! Eh bien pas déçu! Même pas du tout!

Le film est assez fidèle aux comics de Stan Lee ce qui n’est pas une mince affaire pour une série crée en septembre 1963 et qui compte plus de 500 numéros. L’humour et l’action sont sacrément au rendez-vous comme toujours dans ce genre de film. Il démarre sur les chapeaux de roues ce qui permet de mettre en place rapidement un scénario qui prend le temps de présenter la  psychologie des personnages en faisant un petit rappel pour chacune de leur dernière apparition. De la castagne oui mais pas que.

Pour ceux qui comme moi se cachent les yeux et se bouchent les oreilles à chaque apparition de la moindre nano-image de The Dark Knigh Rises ou de Prometheus et qui ne voudraient pas de spoils sur l’histoire des Avengers, je vais donc m’abstenir d’en dévoiler plus.

Pour les effets spéciaux pas de soucis, on retrouve la boucherie visuelle habituelle qui en met plein les mirettes. Point positif : HULK, qui semble avoir trouvé le juste skin au bout du 3ème essai (de qualité croissante). D’ailleurs les amoureux de Hulk : vous ne serez pas déçu!! Quel plaisir de le voir écraser tout sur son passage. Enfin du bon défouloir comme on l’aime. Stark s’impose comme on l’attendais comme le comique de service. C’est cynique … je like!

Bonne surprise de casting : spoiler[ Cobie Smulders!! Pour les béotiens, c’est Robin Scherbatsky de la série How I Met Your Mother, ] que l’on découvre ici en agent de Shield. Sa plastique est bien plus mise en valeur que son jeu d’actrice mais tant pis on s’en contentera (mince alors..).

C’est Ricain, C’est Stan Lee, C’est HULK ; fans de Marvel je n’ai pas besoin de vous convaincre mais foncez dans les salles, ça bute!

Mr Orange: Mon cher collègue ayant déjà livré un bon commentaire général, je vais uniquement m’attarder sur quelques détails subtiles du films, histoire d’étaler ma connaissance infaillible de l’univers Marvel, révéler les petits détails que seul un aficionados peu déceler et exposer aux yeux de tous la finesse de la psychologie des personnages qui transcende et sublime le film. Juste pour vous:

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HULK! Smash!!

(j’y connais rien en comics, chut, Hulk risque d’entendre)

Ceci étant dis, le film est vraiment ultra-bourré d’humour, de bastons grandioses, fracture oculaire assurée, 3D plutôt sympa… et mon éternel favoris depuis sa découverte dans Ally McBeal: Robert Downey Jr qui envoie du rêve en barquette de 12 dès qu’on lui laisse des marges de manoeuvres. D’ailleurs, pour ça et tout le reste (pensée pour des Créatures bullées du web): merci Joss Whedon, pour Buffy et pour the Avengers !

Du divertissement à l’état pur. Explosions de jouissance testostéronée et explosions de rire garanties. Vivement les 45 minutes supplémentaires sur galette, kickés par ces bachi-bouzouks de producteurs.

Sinon… WTF le porte-avion ?!

Année: 2012
Réalisateur: Josh Trank
Acteur notoire: Dane DeHaanAlex RussellMichael B. Jordan

Plot: La vie de 3 étudiants se voit bouleversée lorsqu’ils acquièrent le pouvoir de télékinésie au contact d’une entité inconnu

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde: Encore un film tourné caméra au poing Blairwitch style diront certains. En effet, il surfe sur la vague des REC, Cloverfield Paranormal Activity, mais j’ai trouvé que pour le coup il avait de bonnes idées.

Chronicle commence comme un film de teenagers (d’un autre côté avec un réalisateur et un scénariste de 26ans chacun…) avec les clichés habituels.
-Le mal dans sa peau marginalisé, qui se fait battre chez lui et au lycée et qui va prendre une caméra pour  commencer à filmer tout ce qu’il voit. (caméra qui représente une barrière physique entre lui et le monde social)
– Le beau black ultra populaire quaterback style qui veut devenir président de l’école (Yes he can). Notez quand même que l’acteur jouant ce rôle s’appelle Michael Jordan…..:)
-Le pote sympa beau gosse lui aussi , qu’on sent que ça va être le gentil de l’histoire.

Le point fort du Chronicle est qu’il réutilise les mêmes recettes que beaucoup de films mais en allant plus loin et avec de bonnes idées. Du coup la télékinésie est très bien utilisée. Les phases de découvertes de pouvoir, d’amusement et d’entraînement sont carrément jouissives. Souvent passées trop rapidement dans les films de supers-héros habituels, là on s’y attarde et on s’y complaît. La télékinésie permet aussi de s’affranchir rapidement du mode caméra « au poing » pour passer au mode caméra flottante qui donne vie à des plans assez originaux.

Le film va vite, très vite (1h24). Pas le temps de s’ennuyer , on en redemande presque.

Cependant je décerne à Chronicle la palme de la plus mauvaise tagline de l’année (oui on est février mais bon..) : « L’abus de super-pouvoir est dangereux pour la santé » Nan mais WTF??? C’est Mangerbouger.fr qui s’occupe les traductions des taglines maintenant ou quoi??

Bref c’est pas mal, ça se cale facilement dans la journée et on a le droit à quelques réflexions Darwinienne en prime.

Mr Orange: Dans la famille des histoires de super-pouvoir, Chronicle se positionne vraiment à part en  reprenant les codes et autres éléments scénaristiques inhérents au genre: obtention puis découverte de pouvoirs, acceptation/rejet des pouvoirs, combat final… mais les re-distile dans une approche totalement nouvelle, slip-less. Et le résultat est tout bonnement exemplaire.

Le jeu de la caméra subjective est maîtrisé avec merveille et l’on ne se plaint pas une seule seconde de ce choix… jusqu’à le chérir. Les drames affectant les personnages ne semblent pas du tout téléportés gratuitement et entrent à merveille en collision avec le scénar’. Comme l’a dis mon cher collègue, les phases d’apprentissage sont purement jouissives, on s’oublie complètement dans le film! En bon gros gamins qu’on a tous été, on a tous rêvé de faire pareil et on aurait fait le même genre d’âneries si seulement on avait pu… immersion au point que quand ça devient sérieux, on se dit « merde, c’est vrai qu’il faut une histoire, chiotte, moi j’aimais bien ». Et la tournure de l’histoire en question est parfaitement amenée. Tout colle, c’est génial.

Et tout ça en 1h20…

/love