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Sci-Fi

Année: 2017
Réalisateur: Ridley Scott
Acteurs notoires: Michael Fassbender, James Franco

Plot: dans l’espace, personne ne vous entend crier.

 

 

 

 

Mr Orange: Nouveau coup de maître du (grand-)père Ridley, Alien : Covenant joue à l’équilibre entre le chef d’oeuvre mythologique et bourrin qu’est Prometheus et la cultissime saga d’horreur spatiale Alien-s-3-resurection. Posé sur les bases solides du premier, en nous ramenant à nos délices xénomorphiques de la seconde. Et pourtant méprisé par la langue venimeuse du public?

Attentions spoilers

Après cinq ans d’abstinence xénomorphique, les grosses bébêtes luisantes reviennent. En commençant par une belle com’. Si le prologue The crossing ou l’extra à 360° In utero font de parfait bonus pour ceux qui n’en ont pas eu assez, le biblique Last supper est facile certes, mais surtout un magnifique clin d’oeil / piège pour les fans. Jouant sur l’une des scènes les plus mythiques de la saga, le spectateur va s’attendre à une re-moulure 2017 du 8e passager, avec un James Franco pour donner la réplique façon moustache pré-pubère. Erreur. Si l’on retrouve des éléments clés de la saga originelle (réponse au signal, galerie des horreurs, vue subjective…), il s’agit aussi – et avant tout – de la suite de Prometheus. Prometheus avec ses aspirations et questionnement cybernétiques. L’origine de la vie et surtout des xénomorphes qui prend enfin un sens avec une révélation d’une horreur glaciale. Ces xénomorphes tapis dans les l’ombre… ces bêtes monstrueuses qui nous clouent inlassablement au siège pour notre plus grand plaisir. Semant la terreur sur un casting sorti de nulle part. Parce Ridley, il fait des barbecues avec ses movie stars. Et pour la troisième fois, sa nana d’enfer n’a pas besoin d’être célèbre pour botter de la vermine.

Certes, si Covenant ne rassemble pas les masses, c’est que ce n’est pas un sans-fautes. D’où le « maigre » 9/10 pour un film de la saga. Que ce soit la musique Hollywoodienne à deux balles lorsque le Covenant approche la planète (blurp) ou les déboires avec le réseau de panneaux solaires mis hors service dès qu’un tronçon est débranché – ou quand trop d’action tue l’action, à la Passengers. Mais ce sont des broutilles. Non. Ce qui a réellement pêché est le manque de lenteur, le point fort du premier opus de Ridley Scott. Où est passée la tension froide pleine de sueur? Un sentiment de devoir expédier la narration, de ne pas vouloir tomber dans un remake des traditionnelles chasse au xénomorphes/à l’homme? Expédition qui trouve son apogée dans une scène de hangar torchée, les effects spéciaux avec tant qu’on y est. Et pourtant, on l’attendait depuis sa visite initiale. Rempli de chaînes, de véhicules… un terrain de jeu parfait un final à la Terminator, premier du nom. Dommage.

Le point de force de Covenant est finalement cette dualité constante. Des colons assemblés en couples. De l’amour, sans que ça devienne lourdement pompeux, et du sexe, de la tension charnelle indissociable de la saga. Des cyborgs qui forment la pair. Ce magnifique duo cybernétique qui rend toute la grandeur du jeu de Michael Fassbender et culmine avec un jeu de flute bluffant et une punchline qui sort du fond du coeur/programme. Des chestburst qui vont toujours par deux et qui par la même renouvellent la dynamique de la saga. Quand il y en a plus, il y en a encore… et ils sont encore plus méchants. Une action à cheval entre un vaisseau high-tech flottant dans l’espace infini « sea of nothing » et un temple rustique planté au milieu d’une jungle suintante garnie de spores meurtriers. A cheval entre Prometheus et ses parents originels, ravivant la question de l’oeuf ou de la poule… ou plutôt de l’ovomorphe/facehugger et de la reine.

Covenant est magnifique. Garni de mythologie, de réponses et de questions, de gore, d’horreur, de réflexions, et de Walter/David. Un digne représentant de la saga. Et surtout, si Prometheus posait plus de questions qu’il n’en répondait, Covenant laisse aussi du gruyère à mastiquer. Cet éternel plaisir de retourner inlassablement le film dans sa tête, en rentrant du ciné par une belle nuit de Mai, un regard tourné vers les étoiles.

Plus qu’à attendre une nuit Prometheus-Covenant double version longue… et 2019?.

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Année: 2012
Titre original: Prometheus
Réalisateur: Ridley Scott
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace

Plot: expédition dans les confins de l’espace, 30 ans avant Alien le 8e passager.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après tant d’attente et d’espérances, Prometheus est enfin sorti sur les écrans. Difficile de parler de Prometheus sans  dévoiler une once du film, pour les psychopathes (dont je fais parti) voilà un bilan spoil-less du chestburst du nouveau bébé de R. Scott: de bonnes grosses surprises, la fête dans les méninges et de la 3D qui déboite sévère. La suite est à vos risques et périls.

Note à ne pas prendre à la légère: revoir la saga Alien n’est pas un luxe, dossier ici. On retrouve parfaitement l’univers que l’on est venu chercher ainsi que les petits codes habituels. L’inévitable lance-flamme est de retour… j’en passe et des meilleurs. Mieux, R. Scott glisse des références à la franchise. Le titre du film apparait de la même façon que dans le 8e passager  il semble bien y avoir 17 bâtonnets. On a droit à un super panier de basket – l’avenir nous dira si M. Fassbender a renouvelé sur son vélo l’exploit de S. Weaver de dos sans effets spéciaux dans la 1ère série de prises (Alien, la résurrection). « David 8″… en hommage au 8e clone de Ripley d’Alien résurrection. Bref, sachez que l’univers colle à merveille.

Enorme satisfaction: les effets spéciaux et… la 3D !! C’est tout bonnement splendide, meilleure 3D all-time. Pas un pixel de travers. Avatar peut aller se coucher, c’est magnifique, c’est génial… ça envoie du bon gros steak en barquette de 12. La 3D a peut-être un avenir finalement. Fracture oculaire assurée. Qu’on le note dans les annales, première fois que je dis: à voir absolument en 3D. Jubilatoire. In your face !!

Après Ash, Bishop et Call… David aka M. Fassbender en androïde inspiré par Lawrence d’Arabie est bluffant dans sa quête d’âme, il trouve le besoin de passer le temps, développe une curiosité… oscille entre soupçons d’humanité et exécution de ses assignations. Gros point fort du casting volant la vedette aux autres qui suivent pourtant. Elizabeth s’avère être une fidèle héritière de Ripley… on passera sa scène avec Charlie un poil trop mielleuse même si nécessaire. A l’inverse, celle entre Vickers, reine de glace à la carapace bien fine, et Janek, le bon samaritain, répond jubileusement à la saga. On aime.

Le poisson était brillamment noyé… et l’on a finalement bien affaire à un (presque) préquel de la saga. On est oppressé dans un univers hostile, inconnu… et nous ne sommes pas seuls, un liquide noir en veut à notre peau! (X-files?!) Et pourtant, on ne retombe pas dans la traditionnelle « chasse à l’homme » avec pleins de xénomorphes accrochés au plafond, pas mal. Rappel de la saga sans tentative de réitérer l’exploit. Bien vu. Côté intellect, le propos s’oriente vers l’éternel duel entre science et religion qui se refuse tout terrain d’entente. La foi aveugle de l’homme qui butte irrémédiablement contre la sélection Darwiniste des xénomorphes (et de leurs proies), s’adaptant à tout ce qui leur tombe sous les dents. Coup de coeur pour ce retour aux origines de l’espèce suivit d’une révision de ses tribulations. Mais la motivation de la mission, la recherche du divin créateur m’a empêché de réellement m’identifier au Pr Chaw… on verra ça dans le prochain épisode.

De la tension, du gore, de l’action, du background… c’est bien, mais on en veut plus nom d’une pipe, on veut de de l’horreur (à tord), de l’épique (à juste titre). C’est bien, c’est pas mal du tout… mais où est passé la grosse baffe? On a ce que l’on attend, c’est génial, mais on reste un peu sur sa faim.  C’est bien de reprendre un peu du film initial, c’est bien de créer du nouveau, mais on en veut PLUS !! Bande de fans insatiables que l’on est. De plus, de petites incohérences titilleront les puristes: un vaisseau embarquant un service de sécurité usant de lances-flammes (en dehors de la référence c’est pas un peu téléporté?) mais exempt de gros canon à plasma subliminal en vue d’un éventuel combat spatial? Et le film laisse plein de blancs. D’autant que la narration est un peu expéditive par moments. On balayera l’avance technologique du Prometheus sur le Nostromo d’un revers de « vaisseau high-tech pour multi-milliardaire en villégiature (en 2089) » VS « vaisseau industriel pourrave (en 2122) ». Ouf, on est sauvé du pire.

Lien entre Prometheus et Alien le 8e passager:  spoiler [  Prometheus se passe sur LV-223, tandis qu’Alien le 8e passager se passe sur LV-426. Un vaisseau aurait décollé (avant le film en question) d’LV-223 – le labo militaire d’origine – avant de s’écraser sur LV-426 suite à l’éclosion d’une reine xénomorphe?  ]

Grosse claque visuelle, 3D de rigueur. Le préquel qu’on attendait pas, chainon manquant ouvrant sur de nouvelles aventures vers l’infini et l’au-delà avec des questions en suspend. Ca poutre, c’est un excellent film de S-F, même si c’est un poilounet insuffisant. Pour les fans et les newbies.

Infos supplémentaires:
– Maintenant que le monstre est passé, voici où trouver les vidéos bonus, aka les rejetons de la campagne publicitaire virale: youtube
Mr Ridley laissant une petite place à l’imaginaire, une discussion/explication n’est pas superflue. Un article détaillé ici tente d’éclaircir les zones d’ombres de l’histoire.
– Parce que Mr Ridley a fait le choix de couper court aux prises de tête de son public, voici sa version.
– Encore plus d’informations indispensables ici.

1979 / Alien, le 8e passager (director’s cut) / Alien
de Ridley Scott
avec Sigourney Weaver, John Hurt, Ian Holm, Tom Skerritt
1986 / Aliens, le retour (version longue) / Aliens
de James Cameron
avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Bill Paxton, Mark Rolston
1992 / Alien 3 (assembly cut) / Alien 3
de David Fincher
avec Sigourney Weaver, Charles S. Dutton, Charles Dance
1997 / Alien, la résurrection / Alien resurrection
de Jean-Pierre Jeunet
avec Sigourney Weaver, Dominique Pinon, Ron Perlman…

Plot: des xénomorphes se reproduisent au dépend des humains

Sources utiles: Wikipedia et tous ses liens

Mr Orange: En prévision de la sortie imminente de Prometheus, voici un petit dossier sur la saga Alien, monstre de S-F. Pré-requis: chaque film de la saga existe en plusieurs versions, un vrai foutoir (cf fin de l’article). Attention aux spoilers d’un film à l’autre.

Alien, le 8e passager (director’s cut)  horreur
De l’horreur spatial comme cela n’a jamais été égalé, un bijoux de science-fiction. Le 8e passager – en oubliant le chat – est un monstre indétrônable, le bébé de H. R Giger, l’énorme point fort du film avec la mystification d’une créature que l’on ne voit finalement que très peu. Le petit point faible – parce qu’il en faut toujours un – serait la lenteur cosmique du premier tiers… où c’est moi qui était trop pressé? Peu importe, l’ambiance spatiale est envoûtante, l’exploration du vaisseau extraterrestre et la tension croissante qui s’en suit sont exquis, nous scotchant littéralement devant l’écran. Autre point fort: Ellen Ripley, combattante déterminée à survivre qui crève l’écran, que ça soit à coup de lance-flamme ou en petite culotte… elle ne laisse personne indifférent, xénomorphe compris. Ridley Scott signe son premier chef d’oeuvre, culte.

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier »

Aliens, le retour  (version longue) – action / horreur
Plus qu’une révision musclée du genre par Mr Cameron,  Aliens enrichit considérablement l’univers de la saga que Mr Scott n’avait qu’esquissé. Sauvée in extremis, Ripley est renvoyée au casse-pipe avec une bande de militaires qui en portent des grosses. Occasion de développer la biologie des xénomorphes… mais aussi le personnage de Ripley au travers de sa relation avec Newt. Soulignons au passage que c’est le seul film de la saga qui se permet d’avoir une affiche vraiment dégueulasse. Retrouver Michael Biehn en prof’ de tir juste après Terminator est un vrai petit plaisir. Autre plaisir, il s’agit d’alien DEUX, il va donc de soit que Ripley s’équipe pour sa traditionnelle chevauchée solitaire de DEUX armes lourdes. M’enfin peut importe le nombre et la taille des armes, nos xénomorphes sont toujours là pour rappeler qui sont les patrons et assurer une tension mystique tout au long du film. Culte, encore.

Alien 3 (assembly cut)  horreur
Le film qui est passé dans toutes les mains, a eu tous les scénarios avant de tomber dans les mains d’un David Fincher… qui n’a pas eu le final cut et a finalement renié son 1er film. On s’en sort pas si mal que ça, si on évince l’énorme déception du sort réservé au Cap. Hicks et à la jeune Newt. On quitte l’action pour un « retour aux sources », avec un alien à 4 pattes tout de même plus visible… et plus agressif. Bien que sommaire sur le background, Alien 3 envisage une variation dans le développement des xénomorphes en fonction de l’espèce hôte. Enorme coup de coeur pour la course-poursuite dans les couloirs avec le point de vue du xénomorphe qui se déplace indifféremment sur le sol, les murs, le plafond… et le dernier tiers du film en général. L’ambiance prison industrielle auto-gérée est finalement bénéfique, offre un renouvellement vis-à-vis de ses prédécesseurs et enrichit l’univers de la franchise. Magistral! (voir les versions plus loin)

Alien, résurrection (action / horreur)
Joss Whedon au scénario, J-P Jeunet aux commandes, S. Weaver, D. Pinon, R.  Perlman… ou comment les producteurs se sont offert un casting parfait pour la suite inattendue d’Alien 3. On retrouve à nouveau un film musclé dans un vaisseau-laboratoire de l’armée avec une bande de mercenaires et une Ripley sur-vitaminée. Petit bémol: l’alien blanc dont on ne sait trop quoi penser, l’idée est pas mal… mais ça colle pas, l’esthétique Giger-less peut-être? J-P Jeunet qui vient de boucler La cité des enfants perdus a réussi à personnaliser le film que ce soit au travers de D. Pinon ou de R.  Perlman, de leur équipement, de la chambre des horreurs… et plus généralement sur la photographie et la mise en scène (confère l’accouchement). Il apporte d’ailleurs sa petite dose d’humour fort appréciable aidé d’un R. Perlman à la prose décapante. Une bonne grosse claque hollywoodienne à la sauce frenchy. Un must have.

Vue d’ensemble
4 grands films, 4 grands réalisateurs, 1 saga anthologique.

Un fait non négligeable est qu’à l’époque, les réalisateurs en question étaient jeunes et ne bénéficiaient pas de leur renommée actuelle, ce qui a souvent conduit à des soucis avec la production, mention spéciale pour Alien 3 et David Fincher. Quoi qu’il en soit, l’absence de réelle ligne de conduite est un vrai atout pour la franchise. Même si cette option comporte ses faiblesses, les 4 réalisateurs de talents ont chacun transmis leur vision personnelle d’un même univers, ce qui permet à la saga de ne pas souffrir d’un « effet suite » sur des sequels n’ayant été prédis… loin d’être anodin. Cette identité propre à chaque film, inculquée par des réalisateurs n’ayant pas voulu faire « comme le copain » apporte une réelle richesse qui nous permet d’apprécier pleinement l’ensemble des oeuvres.

Le détail qui paye, est que les films sont loin d’avoir mal vieilli, au contraire, notamment grâce à des ambiances époustouflantes. Si l’on omet la chute d’Alien 3 et quelques bricoles, la franchise bénéficie d’effets spéciaux de qualité appuyés par un design des vaisseaux ou des costumes qui sont sublimes, en plus du travail extraordinaire d’H. R Giger. Un vrai plaisir pour les yeux.

Ripley et les xénomorphes, fils directeurs de la saga évoluent de façon concomitante dans chaque épisode, jusqu’à l’apogée finale: la fusion biologico-affective de 2 êtres qui se sont fait des misères des siècles durant. Chaque réalisateur a customisé ses xénomorphes à partir de l’original d’H.R. Giger, initialement rugueux (Scott) il devient tout luisant (Jeunet), Cameron crée une reine et Fincher un quadrupède. De simple chasseur talentueux, il devient futé… jusqu’à devenir clairement intelligent, au point d’utiliser la technologie humaine par répétition, de mettre en place des pièges réfléchis ou de sentir des pièges dressés contre lui. Ripley femme libérée imposant une tension sexuelle, survivante élue par le sort et sa volonté d’en découdre, développe des sentiments, réclame de l’attention, se rase la tête, perd espoir sans avoir dis son dernier mot… jusqu’à la mutation radicale accompagnant sa résurrection qui se traduit par des changements physiques et psychologique, exit la gringalette des épisodes précédents, Ripley est une guerrière implacable, bouya!

Au delà de l’action/horreur, la franchise questionne les abus d’une multinationale, la Weyland-Yutani, entité omnipotente et omnisciente qui se permet les pires horreurs / sacrifices sous couvert d’un intérêt militaro-économique. Questionne sur les abus de la science, que ça soit au travers d’expériences déshumanisées ou de la conception de droïdes de plus en plus humanisés. La vie humaine n’a qu’une bien faible valeur dans l’espace…

Alien c’est H.R. Giger, c’est Sigourney Weaver élue au rang de godess suprême… au point de chérir au plus haut point la moindre de ses trop rares apparitions, c’est LE super-méchant de la mort qui tue. Alien, c’est mythique.

Univers étendu:
– les jeux Alien vs Predator (1999-2000) sont vraiment extra, combinant une campagne pour chaque race: Marine, Xénomorphe, Predator… avec 3 styles de jeux différents. Et… c’est vraiment génial de se retrouver dans la peau d’un Alien. Immersion garantie.
– les films Alien vs Predator relèvent quand même de la double bouse cosmique, à quelques détails près qui ne sont pas accordés, faute de double viol impardonnable… dommage, l’idée était séduisante.

Détail des versions
/ Alien, le 8e passager
Version originale
Version director’s cut (+5min): léger élagage, ajout d’une dispute et de la découverte d’un nid
/ Aliens, le retour
Version originale
Version longue (+15min): ajout de diverses scènes apportant un background aux personnages, non négligeable
/ Alien 3
Version originale
Version assembly cut (+30min): attention, ceci n’est pas une director’s cut mais une productor’s cut bis. Ripley est découverte échouée sur une plage… mais pourquoi?! L’alien sort d’une vache ce qui colle mieux au fait qu’il soit déjà gros. Mais surtout le background des prisonniers est mieux développé avec toute une péripétie supplémentaire, indispensable. Perte du chestburst final, wtf?!
Version re-assembly cut (fan edit): reprise de l’assembly cut plage-less et vache-less. Dommage, la vache est bien et on perd un super plan d’extérieur en intro… mais lave l’aberration de la plage.
/ Alien, la résurrection
Version originale
Version DVD: générique d’introduction avec un insecte qui se fait splacher, fin pessimiste: vue sur Paris dévasté… mieux?!
Il existe une myriade d’autres fan edits que le Re-assembly cut, moins pertinents sembleraient-ils… Pas vus.

Se faire une nuit Aliens, c’est quand même top-moumoute!

Année: 2012
Titre original: Men in Black 3
Réalisateur: Barry Sonnenfeld
Acteurs notoires: Will Smith, Tommy Lee Jones, Josh Brolin

Plot: retour en 1969 pour sauver K d’une mort anticipée

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Le 3e volet arrive sur les écrans 15 ans après son géniteur, et on peut dire qu’on est un peu sceptique quand on s’enfonce dans le siège rouge après la déception de MIB 2. Résultat: bonne surprise!

Depuis le 1er opus, la magie de la découverte de l’univers MIB n’est plus là, c’est un fait, et seul son enrichissement peut combler nos désirs de fans exigeants. En l’occurrence, l’option du retour dans le passé n’a rien d’original, faut l’avouer, mais s’avère efficace en renouvelant le terrain de gags et offrant une relative découverte d’un univers MIB retro. On peut encore une fois oublier notre Tommy Lee Jones grincheux qui se voit rapidement effacé de l’histoire au bénéfice de Josh Brolin, K des 60’s. Et la recette paye.

Petite imperfection vite excusée: J fait en 1969 une allusion à une certaine référence culturelle apparue en… 1977, ce qui ne semble pas choquer notre K. Autre sujet à débats, J qui conserve tous ses souvenirs d’un K qu’il n’a pas connu et qui ne l’a pas recruté. Barry Sonnenfeld n’a même pas cherché à l’expliquer, à vous d’établir un statu quo entre vos neurones. Amour pour son partenaire historique? Destin d’un recrutement inévitable? Débrouillez-vous.

J & K, de bons gags, une histoire sympa, un bon méchant, des aliens rétros, des guns cosmiques, un alien rêveur qui fait rêver… un bon moment.

Année: 1982
Titre original: Blade Runner
Réalisateur: Ridley Scott
Actrice notoire: Harrison FordRutger HauerDaryl Hannah

Plot: Rick Deckard, blade runner, doit « réformer » 4 réplicants, des androïdes hors-la-loi.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde : Promis la semaine dernière dans la One track, elle arrive enfin : la critique de Blade Runner. Les plus jeunes ne le connaissent sûrement pas (le film a quand même 30 ans) donc pour résumer… Blade Runner est un des bijoux SF de Ridley Scott et un des meilleurs films d’Harrisson Ford.

Le scénario original est tiré de l’oeuvre de  Philip K. Dick Do Androids Dream of Electric Sheep ?. Cet écrivain américain apporta énormément à l’univers SF grâce à des oeuvres telles que Totall Recall, Planète Hurlante ou encore Minority Report. Bref le papa :).
Le script arriva dans les mains de Michael Deeley (producteur de Voyage au bout de l’enfer) qui pensa alors à Ridley Scott pour la réalisation (tout juste auréolé de son succès d’Alien). Une fois le script réécrit par David Webb Peoples (scénariste de L’Armée des 12 singes), Ridley Scott consentit à s’y atteler et à abandonner son projet du moment : Dune, reprit par un certain  David Lynch (ce qui donna naissance à un autre chef-d’oeuvre SF).

Il a fallu pas moins de 5 versions différentes du film (merci la Warner) pour n’aboutir au final cut qu’en décembre 2007, version qui me sert de base pour cette critique. À noter au passage que la version de Blade Runner sortie en 1992 est l‘une des toutes premières à porter la mention « Director’s Cut ». 

Le film et le bouquin sont vraiment différents :
-Philip K. Dick appuie  l’intrigue sur la psychologie des personnages en créant un Rick Deckard marié, névrosé, plein d’incertitudes et de remises en question sur son métier, ses proies et surtout lui-même. Il est obsédé par l’envie de posséder un animal, un vrai, pas un ersatz mécanique créé pour remplacer les espèces quasi-disparues. Philip introduit dans cet univers une réalité virtuelle et mystique incarné par un prophète, Mercer, avec qui la population peut « communier »  grâce à des boîtes à empathie. Enfin l’action se déroule à San Francisco contrairement au film où le choix s’est porté sur Los Angeles.

-Rien de tout ça chez Ridley Scott. Afin d’offrir au public un scénario plus accessible et efficace, il a sacrément épuré l’intrigue. Plus de femme, plus de Mercerisme, plusieurs réplicants en moins ainsi que des remaniements dans la répartition de leur rôle. OUT l’intrigue avec le faux commissariat rempli de réplicants. OUT la rencontre avec un autre Blade Runner aux allures d’androïde. Il met en scène un Rick Deckard faible, lâche et désabusé (ce qui a choqué l’opinion public à l’époque car le héros est très différent de l’image qu’Harrison Ford venait de donner dans Star Wars ou Indiana Jones). Cependant, notre bon vieux Indi rentre parfaitement dans le rôle du flic bourru qui suit sa vie plus qu’il ne la vit, déambulant au fil de son enquête dans une ambiance de film noir. Car il s’agit encore et toujours de cela chez Mr Scott : l’ambiance. Une ambiance sombre  inspirée des films noirs américains de la fin des années quarante mettant en scène un Los Angeles futuriste avec tous les ingrédients d’un bon polar : la pluie incessante, la nuit profonde, les rues désertes, une atmosphère glauque et oppressante. Je me permet d’éluder l’analyse musicale, déjà abordée lors de l’avant-dernière One track.

J’aimerais vraiment en dire plus et pousser l’analyse plus loin mais The Reservoir Blog n’est pas un blog d’analyses mais de critiques cinéma. Pour plus d’informations je vous conseille la page wikipédia qui éclairera les fans du films sur les thèmes abordés dans le film, tels que le symbolisme religieux, les allusions à René Descartes (Rick Deckard), la thématique des animaux ou encore les très nombreuses références cinématographiques.

Vous l’aurez compris Blade Runner est un très bon film, un pillier du monde SF, un must-to-see. Seulement il faut être avertit. C’est lent, c’est brumeux, c’est sombre, mais c’est ce qui fait toute la magie du film.

BONUS SPOILER : Seulement pour ceux qui l’ont déjà vu  : je ne peux m’empêcher malgré la doctrine du blog de mettre une scène spoiler. Très spoiler vu que c’est la scène finale. Cette scène mythique où Roy Batty, le dernier réplicant vivant sur la liste de Rick, prononce son monologue pré-mortem. Ce discours est en fait un pur moment d’improvisation de la part de l’acteur qui n’est autre que  Rutger Hauer, que l’on a pu voir dernièrement dans Hobo with a Shotgun  (pour voir notre critique cliquez ici). Pour voir ou revoir la scène finale, cliquez ici

Année: 2003 (originaux), 2005 (fan edit)
Titres originaux: Matrix reloaded / Matrix revolutions
Réalisateurs: Andy & Larry Lana Washovski remixé par CBB
Acteurs notoires: Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss, Lambert Wilson, Monica Bellucci

Plot: Matrix sans Sion.

Source utile: FanEdit

Mr Orange: En cette semaine de gloire à l’honneur de Matrix, voici probablement l’un des fan edits les plus connus, Matrix De-ZION-ized qui est un remodelage des 2 derniers volets par un groupe de fans qui ont tout bonnement supprimé toute référence à Sion (fr) / Zion (en) et bidouillé 2-3 autres détails. Loin d’être capilotractée, la manoeuvre tend à réunir les fans de la franchise qui ont été déçu par les suites du sacro-saint 1er volet, The Matrix, en écartant le principal sujet des débats.

 138 min (Reloaded) + 129 min (Revolutions) + 1 min (The Matrix) – 95 min = 163 minutes
(erreur sur Fan edit)

Cette version possède son petit charme et condense le film sur cet univers qui nous a tant fasciné: THE Matrix! Beaucoup plus rapide (malgré ses 2h40), l’histoire est simplifiée (trop?), son action incessante légèrement condensée (petits accros). Idéal pour revoir avec passion nos héros favoris dégommer des programmes mais ne peut remplacer les originaux.

Pour les fanatiques, il y a d’autres fan edits des 2 derniers volets de la saga. Finalement, les avis sont très variables, l’avis d’un fan ne valant pas celui d’un autre, personnellement, je rendrais à Neo son statut de seul élu, réduirait l’importance de l’agent Smith et conserverait une portion de Zion pour diluer un peu l’action et garder la défense de Zion…

Finalement la version livré par les frangins est pas si mal que ça… bien qu’elle soit incapable de rassembler les fans réunis autour du 1er volet. Dommage dommage…

Année: 2008
Titre original: 20-seiki shōnen Twentieth Century Boys
Réalisateur: Yukihiko Tsutsumi
Acteur notoire: aucun

Plot: un scénario apocalyptique imaginé par une bande d’enfants est mis en place lorsqu’ils sont adultes.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Adapté du manga éponyme, 20th century boys est fait pour les fans du manga. L’adaptation est d’une fidélité époustouflante et montre un travail monstrueux côté réalisation afin de respecter l’original avec entre autre un casting le plus fidèle possible aux personnages dessinés. L’esprit manga y est tout à fait: les acteurs sur-jouent, le rythme est similaire et de façon général le sujet et le traitement de l’histoire sent le manga à plein nez.

Pour les incultes (dont je fais parti), l’histoire se déroule sur plusieurs époques: dans le passé (1967) pendant l’enfance des héros, dans un relatif présent (1997) à l’avènement de la « prophétie » puis dans un futur proche (environ 2015). L’histoire est vraiment super sympa, le héros doit décrypter son passé afin de sauver le monde d’une secte établie par un ancien ami d’enfance qui veut détruire le monde à coup de virus à hémorragie explosive, monstre mécanique… Donc oui, c’est très nippon tout ça, d’ailleurs le coup de la secte qui diffuse un virus à hémorragie explosive… sort tout droit des faits divers japonais: en 92 la secte Aum Shinrikyō est allée en Afrique au Zaïre pour tenter de récupérer une souche du virus Ebola. On me la fera pas à moi celle là. Pour le monstre mécanique… c’est juste inhérent à TOUS les manga!

Note: 20th century boys est une adaptation des tomes 1-5 et sera suivit en 2009 de 20th Century Boys, Chapitre 2 : le Dernier Espoir (tomes 6-15) puis de 20th Century Boys, Chapitre final (tomes 16-22).

Le film est vraiment fait pour les fans au détriment des autres spectateurs. Le poisson est complètement noyé entre les différentes époques, la multitude de personnages, le complot inhérent et faut l’avouer: la barrière culturelle (pourtant je ne suis pas étranger au ciné asiatique). Bref, c’est le bordel, les retournements de situation qui sont souvent prévisibles et le rythme assez lent (2h20 par film) n’aident pas à accrocher. Pourtant, le réalisateur a – un poilounet – adapté la structure du scénario aux exigences du format cinématographique, mais ça ne suffit pas. Ralala… les adaptations, toujours des mécontents :)

Tant mieux pour les fans, dommages pour les autres… parce que l’histoire est vraiment bien (virus, secte, enfant/adulte, apocalypse… que demander de mieux?). Je ne sais pas si je regarderais les suites… Après, je ne suis pas ultra-permissif aux manga / animés (même si j’en aime certains) peut-être que d’autres (moins fatigués) accrocherons plus.