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Archives de Tag: Psyché-délit

Année: 1962
Titre original: El Ángel exterminador
Réalisateur: Luis Buñel
Acteur notoire: aucun

Plot: bourgeoisie entre 4 murs

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Subtilement évoqué dans Minuit à Paris (super critique ici), L’ange exterminateur est un des pré-établis chefs d’oeuvre de Buñuel, éminent réalisateur hispano-mexicain aux racines surréalistes. Sur-brossés par les critiques, film et réalisateur ne sont pour autant pas exempts de déceptions.

Outre le titre accrocheur totalement gratuitle scénario inspiré par Gil Pender est l’aspect le plus vendeur du film. Une bande d’aristocrates se retrouvent emprisonnés par une force supérieure chez leur hôte après une soirée mondaine et ne trouveront d’échappatoire avant de s’être mis à nu. Le décor mis en place sert alors le discours moqueur et critique envers la haute société – et l’Eglise accessoirement. Autre atout, la force surréaliste inexpliquée fort drôle et futée qui joue des tours de passe-passe avec le psyché de nos convives et vaut quelques scènes exquises.

Le gros bémol du film: l’immersion bancale. D’abord côté technique: la mise en scène fait mal aux yeux, trop théâtrale. Explication: les entrées/sorties de champ avec arrêt inopiné en plein milieu pour jouer sa ligne de texte/action ne sont pas du tout fluides, surtout lors de plus ou moins plans séquences au cours desquels plusieurs personnages interviennent à tour de rôle. On entend presque Buñuel dicter les allées et venues de ses acteurs. Où est le naturel? Le jeu y perd toute sa crédibilité…

Le gros bémol du film: l’immersion bancale. Ensuite côté théorique: la volonté de Buñuel de ne pas matérialiser la « force supérieure » va trop loin. Dès le lendemain de la soirée, tout le monde se plaint d’être coincé dans la demeure sans essayer d’en sortir (à moins d’un excès de somnolence de ma part?), sans même esquisser un seul pas vers la sortie. Une ou deux tentatives avortées auraient justifié l’abandon qui s’en suit. Et puis le contexte: la bourgeoisie mexicaine sustente difficilement notre vision des sphères huppées. Une bonne bourgeoisie bien so british eusse été de rigueur et aurait par là même accentué le comique des scènes… regret d’ailleurs avoué par Buñuel.

Bilan: une immersion bancale qui entache un excellent scénario et un discours intemporel souffrant légèrement de son degré d’approche un peu vieillot. Coups de coeur pour la chute.

Année: 2012
Titre original: Wrong
Réalisateur: Quentin Dupieux aka Mr. Oizo
Acteur notoire: Eric Judor, William Fichtner

Plot: plot absurde

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première frenchy
En présence de l’équipe du film

Mr Orange: Comme à son habitude, Flat Dupieux a des desseins plus importants que d’honorer son public. S’atteler à son prochain film est bien plus essentiel que d’assurer la promotion de son précédent – pas encore sorti en salle – auprès de ses fans entassés pour l’avant-première. Un coup fourré qui rappelle un certain festival (cliquez pas pour pas voir, c’est pas important). Ceci étant dis, non aficionados du monsieur, juste curieux, je ne peux comparer à ses travaux précédents, mais les ricanements du fond de la salle ont vite mis le ton..

Bienvenue dans le monde de l’absurde, du « tiens, et si je faisais ça? », « pourquoi faire? », « pourquoi ne pas le faire? », « ah oui, dis comme ça… ». C’est drôle, vraiment, ça tape sur les nerfs, un peu… mais ça reste drôle, vraiment…. mais punaise qu’est-ce qu’on a envie de s’éclater la tête sur un mur. Bim. Et c’est re-drôle. Petite pensée à Schizopolis de Soderbergh, évoqué ici.

Les acteurs sont bien, vraiment. Saut qu’il y a Eric, de Ramzy, tous 2 acolytes de Flat Piaf. Mais tiens donc?! J’aime pas eux. Au point de ne pas tilter à la lecture de présence et annonce d’absence d’Eric Judor. Oui, lui aussi a un film mieux à faire à L.-A… j’espère qu’il y améliorera son accent volontairement pourri.

Parce qu’un petit topo… : Paul se fait kidnapper, un justicier écrit, Dolph cherche son chien, une nympho-brutie livre des pizza, un joggeur  ne s’assume pas, un arbre mute, un logo laisse pensif, un mec repeint.. tout ceci n’est pas cohérent? c’est normal.

Au bout d’1h30, le rire devient nerveux, mais on rit toujours. Appréciation non garantie.

Année: 2009 (US) 2012 (Fr)
Titre original: Bitch Slap
Réalisateur: Rick Jacobson
Actrices notoires:

Plot: bad girls en décolletés et minijupes

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Big slap in you’re face !

Bitch slap sort enfin en France (20 juin), et faites passer le mot: c’est à voir sur grand écran. Pourquoi? Parce que demander à une caissière (si possible coincée) une place pour B-i-t-c-h  s-l-a-p, en articulant soigneusement, c’est totalement jouissif. Ca ne vous suffit pas? Voici d’autres raisons:

Après Black Dynamite, nouvel hommage aux séries B environnant les 70’s avec Bitch slap. Dès le début, un générique dithyrambique nous montre que le film se réfère à de sérieuses sources, avec un défilé de brefs extraits d’une quantité indénombrable de scènes de films cultes dépeignant des femmes au fort caractère: They call her one eye, Fast pussycat kill! Kill!, … du sérieux, du lourd. Mais c’est pas fini, le film est truffé de références plus ou moins évidentes à tous pleins de film. Gogo Yubari (Kill Bill vol. 1), James Bond, Pulp fiction… j’ai perdu le compte.

Parlons qualité. Le film est bien moins cheap qu’il n’en a l’air. Actrices méconnues aux formes expressives ayant quelques apparitions fugaces dans leur bagage, ce qui permet d’assurer leurs arrières. Côté technique ça ne rigole pas, mais vraiment pas du tout. Zoe Bell aka Zoe dans Boulevard de la mort aka la cascadeuse aux nombreuses décorations se charge des chorégraphies… et double tout le monde. La bande son est jouissive avec le gros son envoyé et surtout LE bruitage gag-gratuit, prêtez l’oreille. Mieux: les effets spéciaux. Géniallisimement… moches. Exquis. Du bon écran vert dégueulasse dès qu’on quitte le désert. Attention la rétine. C’est volontaire et ça tue.

Mais… de quoi ça parle? De nana en petites tenues, d’une excessive attention pour leurs attributs, d’une extorsion de diamant, de baston brutale, de gros engins: armes et bagnoles… what else?, d’alliances et de trahisons, d’explosions, d’un Keyser Söze, de dialogues exceptionnels, de tout ce qu’on osait pas espérer, de flashbacks, de textes anciens, de presque aucun flash, d’autres flashbacks… d’orgasme cinéphilique… what else?

Une bonne grosse baffe, pour nous rappeler que mine de rien… les séries B, ça déboite. 

Note: regardez le générique jusqu’au bout, pour le lap dance et aussi pour les commentaires glissés entre les remerciements… en plus de perles telles que l’ International Alliance of Breast Technicians !!

Année: 2009 (US), 2012 (Fr)
Titre original: After.life
Réalisatrice: Agnieszka Wojtowicz-Vosloo
Acteurs notoires: Liam Neeson, Christina Ricci

Plot: décédée, Anna n’accepte pas sa mort.

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Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Retour de la fantomatique Christina Ricci dans un thriller ésotérique épaulée par un Liam Neeson, amical maître de cérémonie macabre. En plus de nous offrir des vues imprenables sur son corps dénudé – alerte plan boobs ! -, la frangine de la famille Adams nous salue de son éternel jeu exemplaire. Question, ne daignerait-elle point jouer un peu plus souvent?

Suite au pire qui pro quo, Anna meurt bêtement dans un accident de voiture. Mort qu’elle ne digère pas. Grâce à un don qui le hante, Eliot va tenter d’accompagner Anna afin qu’elle puisse reposer en paix pendant qu’il prépare son corps. Exploration d’un métier occulté et au centre du moment très intime qu’est la phase de deuil, pour les vivants… et pour les morts.

Mais sous un faux air de fantastique ne se cacherait-il pas une cruelle réalité? Cette dualité va croître au fur et à mesure que des preuves des 2 théories nous seront distillées, créant un doute inavouable… dans lequel réside tout le génie du film. spoiler [ la vérité est (entre autre) dans les boobs de Christina Ricci ]

Thriller original porté par des acteurs chevronnés mais souffrant de quelques longueurs.

Mr Ridley laissant une petite place à l’imaginaire, une discussion/explication n’est pas superflue… discussion qui a d’ailleurs pris lieu – entre autre – sur cette page. Parce qu’il m’a semblé intéressant de compiler tout ça de façon plus lisible dans un article, voilà le bazar. Pré-requis, (1) on rentre dans le domaine de l’ultra-spoiler qui peut déborder dans des évènements qui pourraient potentiellement se dérouler dans un Prometheus 2 si jamais il voyait le jour et qu’il s’avérait que j’ai vu juste, c’est pas gagné; (2) c’est ma vision, à moi, ça n’a rien d’officiel, c’est complètement à chaud (vu 2 fois), libre à vous de me contredire, du moment que ça tiens la route, je suis preneur; (3) oui, c’est assez capilo-tracté, je vais assez loin; (4) l’idée maîtresse du propos qui va suivre est de tenter d’évincer toute possibilité d’un divin créateur qui se personnifierait, ici, dans les Spaces Jockeys. On est dans de la SF, pas de fantasy.

Critique du film par ici

Les Spaces Jockeys / Ingénieurs seraient une race extra-terrestre qui a subit un appauvrissement génétique (cf les Asgard dans Stargate) il y a plusieurs milliers d’années et aurait ressenti le besoin de trouver une espèce capable de recevoir leur âme, adaptée à leur technologie, leur biologie. Ils auraient trouvé le St Graal en l’espèce humaine dont ils seraient venu récolter des spécimens / observer leur évolution il y a 35 000 puis régulièrement ce qui expliquerait les peintures/gravures datant de plusieurs époques. Depuis, l’espèce humaine s’est développée, des civilisations avec de plus grands potentiels que les Sumériens sont apparues… et les Space Jockey ont pu y voir une potentielle menace future… décidé de ne prendre aucun risque et tenté de nous éradiquer. D’ailleurs, leur base date d’environ 2 000 ans… âge de notre bon vieux JC, coïncidence? Bref, ils auraient décidé de développer une arme de destruction massive biologique dans un labo perdu sur une planète pour minimiser les risques.

Parmi cette race, le choix de l’éradication n’aurait pas fait l’unanimité et un groupuscule, une secte, des terroristes… bref, des renégats auraient développé une empathie pour l’homme et décidé de sauver l’espèce humaine de ses semblables. Ce qui expliquerait la séquence d’introduction du film. Le Space Jockey renégat se fait déposer sur LV-223 il y a approximativement 2 000 ans pour y libérer l’arme biologique, les futurs xénomorphes. Retourner l’arme contre ses créateurs pour éviter toute exaction de leur part, créant « la débandade » (les hologrammes que David active) L’aspect secte/secret serait représenté par la cape qui dissimule le Space Jockey. Son amour pour l’espèce humaine s’exprimerait dans le fait qu’il ne porte pas de casque/combinaison contrairement aux autres. Affichant son respect pour la race qui a sauvé la sienne et lui permet de vivre. Un sacrifice pour une espèce salvatrice.

Le casque justement, il a un air « biologique ». D’ailleurs, les scientifiques ne comprennent pas qu’il s’agit d’un masque de prime abord et croient avoir affaire à un exosquelette. Ce masque pourrait être à l’image de l’ancien faciès des Space Jockey, l’expression d’une nostalgie. Le masque et la combi semblent bien peu utiles, ils le portent tout le temps, sans en avoir besoin a priori. Ils vivent dans le même environnement physico-chimique que nous, donc masque inutile mais pur soucis d’apparence. Ils accepteraient mal le fait de se retrouver dans un corps qui leur est étranger.

Le corps justement, blanc, sans signe distinctif, à la sculpture parfaite… semble tout droit tiré d’une usine. Un corps humain adapté à leurs besoins. Taille/musculature augmentée pour épouser parfaitement leur technologie. Sa blancheur serait une fois de plus la preuve qu’il n’est pas exposé au soleil mais toujours caché sous une combinaison. On explique ainsi la forte similitude entre les ADN humain et Space Jockey. L’analyse qui les définit comme ancêtre étant dû au fait que leur ADN n’a pas évolué depuis 35 000 ans (si ce sont des clones, hypothèse favorisée par l’absence de femelle) ou qui a évolué de façon concomitante aux humains… mais avec 2 000 ans de retard (si ils sont capable de reproduction sexuée).

Ainsi, le renégat libère les xénomorphes (xéno), espèce de laboratoire, conçue pour pirater les autres systèmes biologiques, réutilisant partie de leur génome. D’où la déconstruction de l’ADN du renégat suivit de la formation de cellules de xéno. Les Space Jokey se sont donc retrouvé envahi par leur arme incontrôlable. S’en suit la « débandade » lors de laquelle des vaisseaux en U s’apprêtent à un décollage en catastrophe. Parmi eux: celui du film Prometheus, dont le(s) pilote(s) pour X raison se sont mis en stase qui ne sera interrompue que par David 2000 ans plus tard. Mais aussi le vaisseau en U du film Alien le 8e passager, qui lui décolle.. en direction de la Terre pour achever coute que coute sa mission ou en direction de leurs mondes d’origine, peu importe. Le Space Jockey est infecté par une reine et fini par s’écraser sur LV-426 suite au chestburst… que découvrira le Nostromo 2000 ans plus tard, 25 ans après le passage du Prometheus sur LV-223…

Depuis 2000 ans, les xéno sont morts, de vieillesse, sans hôtes pour se perpétuer. On voit un Space Jockey ayant subit un chestburst et un xéno humanoïde sur une fresque, preuve de leur existence en tant que tel il y a 2000 ans, et de leur création/culture par les Spaces Jokeys. Quand l’équipage du Prometheus entre dans la salle, une sorte de piège semble se déclencher. Les vases se mettent à suinter. Un liquide noir touche le sol dans lequel vivent des vers qui vont former un/des xéno-vers pouvant tout à fait induire une « fécondation », mais pas que: on voit que le liquide noir et les xéno ont de multiples effets, ils transforment aussi leur hôtes en « zombies ». Cette diversité montre qu’ils ne font que s’adapter à leurs hôtes, il les transforment en xéno ou les fécondent, allant jusqu’à pirater leur système de reproduction.

Par la suite, Ridley peut faire un peu ce qu’il veut. Des xéno ont pu contaminer les mondes des Spaces Jockeys. Il pourrait s’amuser à expliquer la dévastation de la Terre en 2300 et des brouettes (Alien la résurrection version DVD)…. J’ai hâte.

Justification de quelques points (édit 07/06/2012):
– les paysages survolés dans la séquence d’introduction ressemblent à ceux survolés par le Prometheus à son arrivée sur LV-223 et possèdent une légère verdure, ce ne peut donc être « la création de la vie sur Terre ».
– concernant la séquence d’intro toujours, le Space Jockey ne porte pas de masque, l’air de l’atmosphère semble donc respirable. Il est pourtant bien connu que ce sont les Cyanobactéries qui ont permises l’oxygénation de l’atmosphère de la Terre, il y a 3,5 Milliard d’années pour être exact, à une vache près. Donc la vie existait déjà. Il ne peut donc créer une vie où elle existe déjà.
– le liquide que boit le renégat est noir, couleur symbolique des xénomorphes. Il serait l’essence même des xéno. Un « super-virus » qui s’approprie les organismes qu’il infecte jusqu’à obtenir une individualité propre.
– on sait qu’il y a plusieurs vaisseaux et que les Space Jockey sont partis dans la précipitation.
– en dehors de l’interprétation quasi-gratuite du commandant, le fait que les Spaces Jockeys aient pour objectif de décimer les humains semble évidente. Les soutes du vaisseau sont littéralement remplies de jarres pleines de l’essence des xénomorphes… et la feuille de route du vaisseau l’emmène droit vers la Terre. Sans parler de la réaction du Space Jockey ou de la détection de la présence d’humains dans la pièce aux jarres.
– contre l’argument possible de l’absence d’eau sur LV-223 à l’arrivée du Prometheus, la planète était en terraformation à l’époque du labo. Celui-ci ayant arrêté ses fonctions, la terraformation incomplète a pu régresser, le climat a pu changer… et la planète à pu perdre son eau. Dans le « labo », il me semble qu’ils ne s’extasient pas devant la présence d’eau, mais du fait de sa condensation qui témoigne d’un changement d’atmosphère.
– le xéno-humanoïde apparaissant dans la séquence de clôture n’est pas le 1er. La mise en scène de son chestburst est sacralisée parce qu’on attend ça depuis 2h… 15 ans et on ne le voit qu’à la fin pour éviter d’introduire toute dynamique « méchant xéno ».
– le fait que les Spaces Jockey soient les pères fondateurs de toute vie / de l’homme n’est qu’une croyance illusoire de la part des hommes, l’histoire de l’évolution sur Terre étant intouchable. La biologie des xéno développé étant justement la preuve d’une approche Darwiniste. D’autant que cette croyance est constamment remise en question dans le film.
– quid d’un vaisseau ovale en intro VS des vaisseaux en U dans le reste des films? Même s’il n’est pas difficile de penser que les Space Jockey utilisent plus d’un type de vaisseaux, le fait n’est pas pour autant anodin à mon sens. Vaisseau ovale / Ingénieur à poil, vaisseau en U / Ingénieur en combi… ça ne choque personne?
– concernant le liquide, il se meut de son propre chef, adoptant des formes aléatoires. Derrière, il produit l’apparition de tâches noires sur la peau du Space Jockey… exactement ce qui arrive à Charlie après un certain temps. Il pourrait y avoir un effet dose dépendant dans ce tintouin. Le Space Jockey s’enfile un bol… alors que Charlie ne boit qu’une goutte diluée à son insu…

La limite a prendre en compte reste le problème de l’ADN.
On nous apprend que les Space Jockeys partagent une très haute similarité avec l’homme, ils partageraient 99% de leur code génétique avec les chimpanzés? Si l’ADN qui se répand dans l’eau est la source de toute vie… l’ADN des Space Jockey devrait partager une once de similarité avec l’ensemble du vivant: procaryotes, végétaux. Pas 100% de l’ADN humain qui n’est qu’un sous-produit de l’évolution. C’est pas possible que le génome ressemble un tantinet au génome humain (au point que la juxtaposition donne un résultat « presque tout vert »),  tout en ayant créé l’ensemble de la vie. Pas possible. Ca reviendrait à dire qu’on retrouve une ressemblance au-point-que-la-juxtaposition-donne-un-résultat-presque-tout-vert entre un homme et une amibe, entre un homme et une archée. Quand je dis que l’ADN devrait ressembler autant à celui de l’homme que des bactéries… c’est un sacré grand écart. Oui il y a une certaine similitude entre certains gènes clés… mais en terme de génome dans sa globalité, comme c’est montré ici, on est a des années-lumière d’une bactérie. Et convergence génétique je veux bien, mais là c’est de l’ordre de l’improbable. Où alors il faut partir du pré-requis: ignorons la biologie, l’évolution et tout le tintouin…. chose qui n’est pas envisageable d’après les références du film. Darwin se fait tout bonnement citer. Ridley nous montre clairement qu’il a conscience des concepts d’ADN, de division cellulaire (un peu simplifié). Les xéno sont preuve d’évolution. Les sciences présentées se basent clairement sur les avancées actuelles dans le domaine. Bref, le pré-requis serait un drôle de concept… Du monitoring d’évolution je veux bien, pas plus. Quoi qu’il en soit, il ne m’est pas envisageable d’introduire une quelconque notion de « fantasy » dans la franchise, c’est trop tard.

Je ne propose peut-être pas LA solution, mais ça reste pour moi la seule alternative viable, jusqu’à preuve du contraire :)

Question en suspend (édit):
– le message du Pr Chaw est-il à la source de la motivation de la Weyland-Yutani d’envoyer le Nostromo en éclaireur sur LV-426… mais pourquoi pas LV-223?!
– la Weyland-Yutani en connaiterait-elle plus qu’elle ne le laisse paraitre?! Familiarité de David avec les technologies/langues extra-terrestre? Son comportement de « maître de cérémonie »?
– pourquoi le design du xéno à la fin du film est-il beaucoup plus épuré que dans les Aliens?
– la fusion Weyland-Yutani serait-elle dû à la mort des héritiers de la compagnie dans Prometheus?!
– quid du xéno qui sort du Space Jockey dans un format « adulte »? Similaire à celui qui sort du chien/de la vache dans Alien 3 mais à des lieues de l’embryon d’Alien le 8e passager?

Solution du problème ici, by Ridley Scott himself et des indices complémentaires ici.

Mr Orange

Année: 2012
Titre original: Bellflower
Réalisateur: Evan Glodell
Acteur notoire: Evan Glodell

Plot: romance façon lance-flamme.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Dans la veine des films homemades fais avec les moyens du bord par de jeunes réalisateurs, type Primer, voilà Bellflower: progéniture d’un ingénieur qui a travaillé le scénario – né d’une rupture  – pendant 8 ans avant de se lancer coûte que coûte dans le projet. On trouve donc un montage personnel pour une narration éclatée qui sort des sentiers battus. D’ailleurs, que le synopsis médiatisé n’induise personne en erreur: ce n’est pas une histoire de mecs qui s’amusent à faire un lance-flamme pour se préparer à l’apocalypse avec une nana en coin de tableau. C’est l’histoire d’une nana qui apporte le St-Graal à un mec qui fait un lance-flamme, et reprend le St-Graal à un mec qui a un lance-flamme, en plein fantasme Mad Max.

Quoi? Ouuutrage? Je vous ai over-spoilé gratuitement? Faux: Bellflower commence par une révision à rebours des « meilleurs moments du film ». Exit la surprise, on sait dès le début que l’euphorie ne sera que de courte durée et que l’issue sera apocalyptique. Pourtant, on se fait avoir. Les balbutiements de cet amour voué à l’échec sont accrocheurs, et on veut y croire. On y croit. Au point de tomber dans le même désarroi que Woodrow lorsque, aveuglé par l’amour, sa triste destinée le rattrape. Et la dérive qu’il en suit résonnera malheureusement avec les nombreux coeurs malmenés des spectateurs. Les autres, ceux qui croient encore à la princesse charmante vont être surpris.

Un lance-flamme, mais pourquoi un lance-flamme? Si vous vous poser cette question, le film n’est pas pour vous, ce blog n’est pas pour vous, vous avez loupé votre enfance… votre vie! La réponse est: « Mais pourquoi pas?! C’est génial un lance-flamme!« . Woodrow et Aiden, son meilleur pote et plus grand fan, sont de grands gamins bercés par Mad Max avec des idées plein la tête. Construire un lance-flamme, créer un bolide mythique: Mother fucking Medusa. L’idée vous a déjà traversé l’esprit, eux la réalise. Mais pourquoi faire? Jouer pardi! Fantasmer d’une hypothétique apocalypse, idolâtrant Lord Humungus… qui ça? Mais si, le big bad boss de Mad Max 2, montagne de muscle vêtue d’une cagoule et de lanières de cuir. Lui!

Quand des rêves de gosses croisent la vie amoureuse, ça sent le napalm. Film indé pour rêveurs désillusionnés. A vous de voir…

Année: 2011
Titre original: Hodejegerne
Réalisateur: Morten Tyldum
Acteurs notoires: Aksel Hennie

Plot: histoire de chasseurs de tête.

Source utile: IMDb

Mr Orange: Véritable triomphe du cinéma norvégien, Headhunters a fait la 2e meilleure sortie de l’histoire dans les salles norvégiennes, s’exporte à merveille et s’est fait racheter en vue d’un remake… avant même qu’il ne soit diffusé. Mais qu’est-ce qui peut bien valoir un tel engouement?

Un thriller exceptionnel, tout simplement. Officiellement recruteur, Roger Brown est en réalité un voleur d’art accompli afin de compenser son complexe d’insécurité conjugale. Bien évidement, sa double vie va heurter un gros cailloux qui va lui donner du fil à retordre. Et quel fil! Aksel Hennie est exquis en bad golden boy et ses pérégrinations surréalistes n’auront de cesse de nous surprendre, renouvelant continuellement notre intérêt de petit spectateur. avec des scènes foutrement bien faites et un humour latent qui accompagne cette chute vertigineuse. Bonus: le réalisateur n’a pas froid aux yeux et sait nous les réchauffer sans détours.

La réalisation est parfaite, les idées sont succulentes, le scénario est surprenant, l’histoire est jonché d’humour noir… une subtile bombe nordique maitrisé avec brio!