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Gun&Cie

kiteAnnée: 1998
Titre original: A カイト aka A Kaito, Kite (US)
Réalisateur: Yasuomi Umetsu

Plot: sang, sexe et jazz.

Sources: IMDb & Wikipedia

Mr Orange: OAV sombre, violent et sexy, A kaito revient régulièrement au goût du jour depuis 1998, au rythme de l’assouplissement de la censure ou de la sortie de spin off et autre adaptation. Censure? Oui, c’est vraiment pas un animé pour les enfants pour ne pas dire interdit aux moins de 18 ans.

Pitch: Sawa se fait recueillir par Akai après la mort de ses parents, mais pas sans contreparties, devenant tueuse à gage et… objet sexuel, qu’elle le veuille ou non. Une sorte de Léon (lien) un tantinet plus disjoncté. De courte durée (moins de 60 min), l’anime est excellent, notamment pour l’efficacité du récit. Enchainant alternativement des assassinats méthodiques façon bain de sang explosifs et des flashbacks, A kaito est un anime réfléchi qui cache bien son jeu derrière son approche trash. Trash donc, les gunfights sont hyper-violent, et ça va crescendo, du déchirement des chairs jusqu’à la destruction de tout l’environnement, ça gicle, ça vole, y’a des morceaux partout. C’est l’éclate.

Coté cul, on parle de scènes de sexe très graphiques pour ne pas dire pornographiques valant à l’anime une misclassification de hentai. Le déploiement de telles images a alimenté la controverse, notamment les flashbacks où Sawa est encore jeune, générant une censure en bonne et due forme. Le problème est que la dite censure est réellement délétère à A kaito qui souffre d’un manque de fluidité due aux coupes. Chose regrettable, car même si ces fameuses scènes sont quelque peu gratuites, superflues, obscènes ou malsaines, elles servent aussi le comique, le propos du récit et la construction du personnage de Sawa. Après, voir un énorme mandrin fourvoyer une créature toute frêle, c’est pas forcément nécessaire, et les plans appuyés sur les boobs excessivement généreux de Sawa non plus. Heureusement que ce n’est que animé (cf Caligula). Au final, A kaito dure entre 45 et 60 min (Special Edition de 53 mn dans mon cas) selon le gradient de censure.

Concernant le goût du jour évoqué plus haut, une adaptation ciné est en cours, avec dans le rôle d’Akai, le grand, le seul, l’unique… Samuel L. Jackson, grand fan avant l’heure! Mieux, The Weinstein Company a prévu sa sortie pour 2014 (Trailer ici) !! Certains l’auront peut-être flairé, ça sent le Tarantino ça? Tout à fait. A kaito faisait parti des homeworks pour préparer le rôle Gogo Yubari et semble avoir inspiré Kill Bill. Revenons à l’adaptation. Petit bémol quand même: au vue du sujet, le scénario doit être remanié et le film devrait méchamment lever le pied côté sang… mais surtout côté cul. Espérons qu’une pointure en tête de générique ne soit pas le seul point fort et que le film restera intelligemment fait.

Petite perle animé nippone, trash et bien foutue. C’est bourrin, c’est cochon, certes malsain, mais c’est bon.

Django unchainedAnnée: 2012
Titre original: Django Unchained
Réalisateur: Quentin Tarantino
Acteurs notoires: Christopher Waltz, Jamie Foxx, Samuel L. Jackson, Leonardo DiCaprio, Franco Nero

Plot: vengeance, spaghetti et champs de cotton

Sources: Allociné & IMDb

Mr Orange: Attention, ceci n’est pas un article ordinaire, écrit après 2 messes, de nombreuses lectures, le visionnage de quelques références et beaucoup de brouillons rédigés au rythme de la bande originale: critiquer pour la 1ere fois son Dieu n’est point évident…

When the fan hits the spaghetti®

Retour tant attendu de notre mentor suprême, Quentin Tarantino! Et la satisfaction ne se fait pas attendre avec un générique qui nous met vite dans l’ambiance: thème du Django de Corbucci, grosse police rouge bien grasse… on ne s’est pas trompé de salle, c’est bien ce qu’on est venu voir. Fondu de western, QT nous délivrait jusqu’alors des références à ses classiques à petites doses subtiles, alors forcément quand il se décide enfin à mettre les mains dans le cambouis et réaliser son western, on n’a plus qu’à s’agglutiner dans les salles pour assister à la messe, encore et encore (bientôt).

Comme on le sait, parmi le trio de Sergio, QT a une affinité particulière pour Corbucci: violent et sale, dépeignant des personnages à la morale douteuse dans un univers sombre et impitoyable. On retrouve donc Django de Django qui traverse la boue de Django avant d’aller errer dans la neige d’El grande Silencio… Mais étonnamment, nous n’aurons pas eu droit à la crépusculaire Gatling ni au baptême des mains brisées. Soit. Seulement, QT en connait un rayon en western, et nous offre une batterie de références en différenciant les genres: du western comique classique avec Visage pâle aka The paleface aux prémices de la fin du spaghetti avec l’arrivée de Terrence Hill dans On l’appelle Trinita aka Lo chiamavano Trinità en passant forcément par (politesse?) les inévitables brutes et truands de Leone, icône phare du western (spaghetti).

Comme on le sait, parmi les B movies des 70’s, QT a une affinité particulière pour la blaxploitation qui devient encore une fois la clé de voute de son film, inspiré directement de The legend of nigger Charley – le western de blaxploitaion qui vaudra peut-être un petit dossier avec ses suites. Ainsi, après avoir vengé les Juifs en refaisant une beauté à Hitler à coups de calibre 9 mm, QT se dresse contre l’esclavagisme et venge les « Afro-Americans » ou les fameux N-word « Niggers » (selon les affinités) des atrocités de leur passé. Ainsi, après nous avoir touché à coeur avec les atrocités en question, QT mène la vendetta des esclaves à coup de fouet, de revolver et surtout de l’impitoyable ridicule. Petite cerise sur le gâteau, Django serait l’aïeul de Shaft?

Comme on le sait, le film frôle la perfection. On retrouve Christoph Waltz en trublion au phrasé pointu pour nous distraire avec brio mais cette fois épris d’empathie pour… Jamie Foxx, badass et bourreau des Sudistes qui ne lésine pas sur sa vengeance bien zélée. En face, un duo redoutable: le petit prince capricieux de DiCaprio et son domestique en chef qui lui vole la vedette, Samuel L Jackson, fin calculateur obséquieux en public et seigneur dans l’ombre. QT, lui, s’essaye à un genre inédit: la narration linéaire orchestrée sur un personnage unique… quasi exempte de flashback parce que oui, faut pas pousser mémé dans les orties non plus, ça reste QT. Toujours est-il qu’ainsi, il se détache de ses précédents et lève le pied sur la fonction « divertissement ultime » pour parler d’un sujet plus sérieux… en conservant sa marque de fabrique. Ah, et la bande originale est culte avant l’heure et les dialogues font la paire, cela va de soit.

On passera sur les apparitions subliminales de Kerry Washington, l’absence de duel Leonien ou l’intervention explosive de QT qui semble un peu artificielle.

Quentin, sculptant la fierté noire dans la viande blanche, signe un splendide western Corbuccien tantôt hilarant, tantôt horrifiant… et succulent comme toujours. Certes, ce n’est probablement pas le meilleur – quoi que difficile d’organiser un top 8 – mais certainement le plus adroit qui atterrit directement dans la case film culte. Comme toujours. A voir sans modération, comme toujours.

The D is silentMoment culte.

Année: 2011
Titre original: God bless america
Réalisateur: Bob Goldthwait
Acteurs notoires: Joel MurrayTara Lynne Barr

Plot: roadtrip sanglant purifiant l’amérique de ses abrutis.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Derrière ce titre suintant le vomi patriotique se cache une superbe comédie noire acerbe, taillant les USA, les américains et leur culture brainless centrée sur la télévision, youtube et cetera… personnifiée ici par la télé-réalité.

Frank, type lambda, divorcé, cancereux, viré… s’exaspère devant la débilité profonde des programmes télévisés qui s’offrent à lui, la débilité de ses concitoyens, leur méchanceté, leur impolitesse, la civilisation dé-civilisée… et va lever les armes contre ses compatriotes. D’abord simple fantasme, quelques déclics vont suffire à le lancer dans une quête inquisitrice épaulé par une jeune et jolie nenette atteinte d’ADHD passant son temps à haïr toute la stupidité humaine.

Petite blague: les Français sont cités en argument d’autorité, connus pour leur répulsion notoire de l’amérique et sa culture coca-cola.

Qu’on soit d’accord, c’est complètement amoral, un bébé se fait décomposer à coup de shotgun en masque de beauté sanguinolent pour sa mère dans les premières minutes. C’est d’ailleurs le seul nuisant que l’on ne voit pas recevoir son projectile fatal… limite définie par le réalisateur qui devait juger que la polémique soulevée par son film suffisait amplement pour ne pas montrer ceci à l’amérique puritaine.

Tueurs nés qui a percuté Michael Moore et Live ! ? Frank et Roxy les Bonnie’n Clyde version 2010 ? Peu importe, c’est drôle, ça ouvre en 2 l’aculture… encore mieux que l’auto-masturbation devant Confessions Intimes.

Année: 2012
Titre original: The expendables 2
Réalisateur: Simon West
Acteurs notoires: Sylvester Stallone, Jason Statham, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme . . .

Plot: ode aux films d’action

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange:

Legeeeeeeeeeeeen… wait for it… daaaary! Legendary.

Ceci étant dis, Expendables 2 est un grand moment de cinéma, relèvant l’exploit d’écraser à plate couture le premier du nom. Et c’est peu dire. Le premier était fade tout juste sauvé par la séquence dans l’église (voir la One scene ici). Le 2 est tout simplement magique, 1h40 d’orgasme que tout fan d’action se doit de voir. Question de survie. True story.

Un scénario gentillement ficellé qui dessert merveilleusement une avalanche de scènes d’action qui ne cessent de se renouveler, jusqu’à noyer complètement les souvenirs de la bande annonce. Des combats à toutes armes et tous véhicules, des entrées (et sorties) de personnages rocambolesques, pour des scènes épiques défiant les lois de la réalité de la plus dévergondée des façons. Et ! Parce que ce n’est pas fini, c’est violent à souhait (sans atteindre les sommets de Rambo 4e du nom), les corps finissent en pièces, c’est génial. Que demander de mieux?

Une myriade de gags, catch lines et autres références aux films/carrières/vies personnelles des acteurs impliqués, surfant souvent sur l’un des écarts au réalisme offert par le scénario. De l’humour à ne plus savoir qu’en faire, optant occasionnellement pour la vanne subtile et souvent pour le clin d’oeil bien gras, c’est génial.

La fusillade de l’aéroport ♥ Chuck Norris ♥ Toutes les citations et autres scènes cultes avant l’heure ♥ C’est génial ♥

Questions:
1/ mais où est passé Jet Li? Quid de son kung-fu imbattable?
2/ pourquoi perdre son temps avec la misère du village ou la séquence à Paris? Franchement, on est plus à un raccourci scénaristique près.
3/ comment Stallone va réussir à faire un 3 encore meilleur?!

Un panthéon de l’action pour un film gras, testostéroné et bourré de références. Yippee-kai-yay.

Année: 1977
Titre original: Rolling thunder
Réalisateur: John Flynn
Acteurs notoires: William Devane et Tommy Lee Jones

Plot: vengeance crochue

Source utile: IMDb

Mr Orange: Film d’exploitation haut de gamme, Rolling thunder se paye le luxe d’un joli staff: scénario de Paul Schrader connu pour avoir signé des scénarios Scorsesiens (Taxi driver et Raging bull), un Tommy Lee Jones au talent latent bien que méconnu à l’époque et William Devane vu dans Stargate SG-1 et toute une flopée d’autres séries qui montre sa capacité à revêtir un rôle principal avec brio.

Éternelle et sacro-sainte histoire de vengeance donc. Le Major Charles Rane, vétéran du Viêt Nam, retourne parmi les siens après 7 ans d’incarcération et de torture notoire. Acclamé par une fanfare, il retrouve une femme qui ne l’aime plus et un fils qui ne le connait pas. Peu importe, les tortures quotidiennes ont eu raison de l’âme du Maj. Rane formidablement interprété par W. Devane qui reste de marbre dans la douleur. Problème, quand de petits malfrats vont s’en prendre à sa famille et à lui-même, il va faire ce qu’il sait le mieux faire: tuer. Et pour ça, il va trouver un allié en Johnny, qui sort du même enfer que lui et va l’épauler dans une apothéose macabre.

Pour assouvir nos petits plaisirs simples, Tommy Lee Jones s’essaye déjà à la personnalisation de ses dialogues:
Prostitute: What the fuck are you doing?
Johnny: I’m gonna kill a bunch of people.

Rolling thunder est aussi un des petits favoris de Q. Tarantino qui a nommé la Rolling thunder pictures en hommage au film. Boite de distribution qui a permis de diffuser des films étrangers tels que Chungking express, le chef d’oeuvre de Wong Kar-waï et le bien-aimé Sonatine de Takeshi Kitano… ou de ressortir des vieux films d’exploitation (Switchblade sisters, Detroit 9000, The beyond).

Une vengeance légitime qui n’a pas honte de sa violence, de bons acteurs, donc un bon film.

Année: 2012
Titre original: Abraham Lincoln, vampire hunter
Réalisateur: Timur Bekmambetov
Acteur notoire: aucun

Plot: vérité sur la double vie d’Abraham Lincoln

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Avec un titre et plot pareil, on pouvait s’attendre à une série B de haut-vol, surtout quand la bande annonce est prometteuse (voir ici)… mais on a finalement droit qu’à un divertissement tout juste honnête. Et pourtant, l’affiche vente les bonhommes qui se cachent derrière le film: T. Burton à la production, qui m’ennuie éperdument, et T. Bemambetov, que je conchie royalement. Je m’étais d’ailleurs promis d’éviter son prochain film après les déceptions successives de Wanted et de la tri bi-logie Night & Day Watch (voir ici).

Côté technique, on pouvait s’attendre à de beaux effets spéciaux pour une série B. Bilan: autant les FX de proximité (combats, vampires…) sont plus que potables, autant tous les plans larges sur les paysages, villes, batailles sont moches. Il ressemblent plus à des cinématiques d’un jeu vidéo vieux de plus de 5 ans qu’à un plan d’un film de 2012 produit par T. Burton. A cela, s’ajoute la 3D une fois de plus inutile….

Quand au réalisateur Russe, il fait ce que tout réalisateur étranger – même bon – fait en (re)débarquant à Hollywood, il n’apporte rien. Quoi que dans son cas ce ne soit pas un mal. Et bien sûr, le film défailli là où on l’attendait au tournant: il lui manque une bonne grosse dose de dérision, et au passage, une bonne grosse déferlante de violence. Les bastons, seul intérêt du film, sont trop peu nombreuses et bien trop softs. D’ailleurs, 2 remarques: pourquoi orchestrer une baston au sein d’un troupeau de chevaux sauvages lorsqu’on a pas les moyens d’assurer des effets spéciaux qui suivent? pourquoi créer tout un mythe autour du boss final si c’est pour l’éliminer si aisément? (aisance qui est quand même drôle, soit dit en passant).

Ce qui sauve le film: l’idée originale de Seth Grahame-Smith, auteur du livre sur lequel se base le film ainsi que son scénario. Inspiré par la dualité de l’exposition de biographies sur A. Lincoln et de romans de vampires en vitrine de librairie, S. Grahame-Smith se lance dans la réunion des 2 thèmes. La mission est un succès et si on n’est pas trop tatillon sur l’histoire, le scénario mêle bien la fiction à la réalité. Dès lors, c’est un vrai régal que de voir Abraham Lincoln dégainer son énorme….. hache-mousquet-baillonnette pour découper du vampire à tour de bras.

De bons éclats de rires malgré le gros gâchis qui constitue pourtant le meilleur film de l’oeuvre de T. Bekmambetov. Lui, je l’aime pas.

 

 

Et paf, prenez-vous un peu de folklore Brésilien dans les mirettes !

La cité de Dieu c’est quoi? Le film brésilien. Celui qui a conquis la scène internationale, s’est valu de nombreuses nominations et a raflé quelques prix. Celui qui s’octroie la 20e place du top 250 d’IMDb… alors que le 1er film frenchy est Léon en 32e position!! Celui qui a permis à Fernando Meirelles de se voir offrir la réalisation de The constant gardener. Celui qui a débouché sur une série, La cité des hommes / Cidade dos homens et un film éponyme. Bref, le film brésilien à voir.

Cidade de Deus c’est quoi? L’histoire de petits garçons des 60’s issus d’une favela de Rio de Janero qui deviennent des hommes dans les 80’s. Certains optent pour la violence, certains font avec, certains essayent de la fuir. Avec un casting autochtone, une superbe photographie et une histoire mêlant une foule de protagonistes, on obtient un film violent, complexe et touchant.

Mr Orange

Année: 1968
Titre original: De uomo a uomo (It), Death rides a horse (US)
Réalisateur: Giulio Petroni
Acteurs notoires: Lee van Cleef, John Phillip Law

Plot: double vengeance

Source utile: IMDb

Mr Orange: Preuve qu’un bon western spaghetti n’est pas forcément réalisé par un Sergio (Leone, Corbucci, Solima…), La mort était au rendez-vous permet à G. Petroni de rejoindre le panthéon des maîtres. Le scénario de Luciano Vincenzoni (trilogie du Dollars et plus) y est probablement pour quelque chose…

Fort d’un univers western riche et authentique: poker, duels, whisky, évasion, poussière, fusillade, entourloupes, mexicains… Fort d’un Lee van Cleef en pleine heure de gloire. Fort d’une musique et surtout d’un thème d’Ennio Morricone. Fort d’une double histoire de vengeance, parce qu’une seule ne suffisait pas. Fort de dialogues épiques, drôles, cinglants… La mort était au rendez-vous transporte son spectateur en plein farwest, dépaysement assuré.

Mais le truc en plus, le truc qui déboite, LE truc, c’est tout simplement son influence sur Quentin Tarantino qui marque Kill Bill au fer rouge. Rappelez-vous les climax quand La Mariée voit sa future proie, lorsque l’écran vire au rouge pour des flashbacks fondus sur son passage à tabac. Bah c’est tiré tout droit de La mort était au rendez-vous, au plan près. Mais parce que l’hommage n’était pas suffisant, QT nous livre le fabuleux thème d’E. Morricone lorsque La Mariée appelle Oren Ishii avant de couper le bras de Sophie Fatale. Mais parce que l’hommage n’était toujours pas suffisant, des dialogues sont tout simplement repris (je vous laisse l’honneur de les trouver). Mais parce que l’hommage était vraiment, mais vraiment encore trop subtile, la scène de massacre de la famille d’Oren Ishii reflète celui de la famille de Bill, tête de mort à l’appuis. Et puis bon… le scénario général de Kill Bill transpire ce spaghetti avec 5 malfrats à refroidir tout au long du film. Yumy!

Un excellent western, une histoire de uomo a uomo, un impact majeur sur QT… un must have.

Petit mot de QT sur le film.

Année: 2011 (US), 2013 (Fr)
Titre original: Luv
Réalisateur: Sheldon Candis
Acteur notoire: Common, Dennis Haysbert, Charles S. Dutton, Danny Glover, Meagan Good, Michael Kenneth Williams

Plot: un gamin solitaire trouve un modèle en son oncle qui tente d’effacer un passé tumultueux

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le prix du Public
En présence du réalisateur
Note donnée: très bien, 3/4

Mr Orange: En voilà un premier film qui réunit un joli cast. La recette de la potion magique? Un bon script qui attire les acteurs aimant jouer, dixit Sheldon Candis, qui tire cette histoire de son expérience personnelle: un des co-créateurs de The wire anciennement chargé de la surveillance de son oncle, lui a appris que c’était une figure du trafic de drogue et un manipulateur, utilisant son neveux pour écarter toute suspicion lors de ses excursions.

De cette ligne de fond, ressort une fiction aux multiples facettes dirigée non sans un certain lyrisme mêlé d’une tension latente. Amour entre un enfant et son modèle, quête de rédemption dans un milieu impitoyable, déclaration d’amour au crabe à une ville: Baltimore, recherche d’une mère absente et leçon de vie. Tout ça, et bien.

Les plans sont magnifiques, la musique est juste, la narration est bien menée… Sheldon Candis un type très sympa et prometteur qui pourrait avoir la finesse de réaliser un de ses futurs projets avec talent, Oliver Twist façon hip-hop, pour remettre une vieille histoire au goût du jour, sans tomber dans le mauvais goût. Affaire à suivre.

Année: 2009 (US) 2012 (Fr)
Titre original: Bitch Slap
Réalisateur: Rick Jacobson
Actrices notoires:

Plot: bad girls en décolletés et minijupes

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Big slap in you’re face !

Bitch slap sort enfin en France (20 juin), et faites passer le mot: c’est à voir sur grand écran. Pourquoi? Parce que demander à une caissière (si possible coincée) une place pour B-i-t-c-h  s-l-a-p, en articulant soigneusement, c’est totalement jouissif. Ca ne vous suffit pas? Voici d’autres raisons:

Après Black Dynamite, nouvel hommage aux séries B environnant les 70’s avec Bitch slap. Dès le début, un générique dithyrambique nous montre que le film se réfère à de sérieuses sources, avec un défilé de brefs extraits d’une quantité indénombrable de scènes de films cultes dépeignant des femmes au fort caractère: They call her one eye, Fast pussycat kill! Kill!, … du sérieux, du lourd. Mais c’est pas fini, le film est truffé de références plus ou moins évidentes à tous pleins de film. Gogo Yubari (Kill Bill vol. 1), James Bond, Pulp fiction… j’ai perdu le compte.

Parlons qualité. Le film est bien moins cheap qu’il n’en a l’air. Actrices méconnues aux formes expressives ayant quelques apparitions fugaces dans leur bagage, ce qui permet d’assurer leurs arrières. Côté technique ça ne rigole pas, mais vraiment pas du tout. Zoe Bell aka Zoe dans Boulevard de la mort aka la cascadeuse aux nombreuses décorations se charge des chorégraphies… et double tout le monde. La bande son est jouissive avec le gros son envoyé et surtout LE bruitage gag-gratuit, prêtez l’oreille. Mieux: les effets spéciaux. Géniallisimement… moches. Exquis. Du bon écran vert dégueulasse dès qu’on quitte le désert. Attention la rétine. C’est volontaire et ça tue.

Mais… de quoi ça parle? De nana en petites tenues, d’une excessive attention pour leurs attributs, d’une extorsion de diamant, de baston brutale, de gros engins: armes et bagnoles… what else?, d’alliances et de trahisons, d’explosions, d’un Keyser Söze, de dialogues exceptionnels, de tout ce qu’on osait pas espérer, de flashbacks, de textes anciens, de presque aucun flash, d’autres flashbacks… d’orgasme cinéphilique… what else?

Une bonne grosse baffe, pour nous rappeler que mine de rien… les séries B, ça déboite. 

Note: regardez le générique jusqu’au bout, pour le lap dance et aussi pour les commentaires glissés entre les remerciements… en plus de perles telles que l’ International Alliance of Breast Technicians !!

Année: 2012
Titre original: Serbuan maut
Réalisateur: Gareth Evans
Acteur notoire: aucun

Plot: une équipe de policiers d’élite prennent l’assaut d’un immeuble, repaire d’un baron de la drogue.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Parti chercher la gloire en Asie, le réalisateur gallois Gareth Evans semble avoir trouvé son Graal avec The Raid qui surfe sur la vague du succès. La recette: une histoire ultra-bidon, 1h40 d’action pure et dure, façon indonésienne, point. C’est tout con, et ça marche… relativement.

Plus ou moins connus dans leur contrées, les acteurs desservent l’art martial autochtone, le silat. C’est brutal, ça tape dur… et nous surprend de temps à autre par des mouvements originaux. Armes à feu, armes blanches, mains nues… tout est bon. Le réalisateur s’est d’ailleurs amusé à illustrer l’expression « bringing a knife to a gunfight ». L’action est bien filmée, ça défourraille, rythmé par de l’electro, c’est sympa et parfois drôle… bonus pour l’infernal Mad Dog.

Ce n’est cependant pas la claque attendue. Ca ne vaudra pas un bon Crank. Des mecs qui se tapent dessus, même si ils changent d’arme… au bout d’1h40, ça devient un peu long. Longueur accentuée par des petites incohérences qui font tâche. Et ce n’est pas le semblant d’histoire ni les semblants retournements… qui rattrapent l’affaire. Ca ne fait pas trop tâche et c’est déjà pas mal. 1h20 encore plus brainless auraient été plus appréciées. Plus d’originalité dans la réalisation/narration aurait probablement payé.

Bilan, c’est sympa… mais de là à l’ériger au rang de « pure action. déjà culte », y’a des limites.

Année: 2012
Titre original: Men in Black 3
Réalisateur: Barry Sonnenfeld
Acteurs notoires: Will Smith, Tommy Lee Jones, Josh Brolin

Plot: retour en 1969 pour sauver K d’une mort anticipée

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Le 3e volet arrive sur les écrans 15 ans après son géniteur, et on peut dire qu’on est un peu sceptique quand on s’enfonce dans le siège rouge après la déception de MIB 2. Résultat: bonne surprise!

Depuis le 1er opus, la magie de la découverte de l’univers MIB n’est plus là, c’est un fait, et seul son enrichissement peut combler nos désirs de fans exigeants. En l’occurrence, l’option du retour dans le passé n’a rien d’original, faut l’avouer, mais s’avère efficace en renouvelant le terrain de gags et offrant une relative découverte d’un univers MIB retro. On peut encore une fois oublier notre Tommy Lee Jones grincheux qui se voit rapidement effacé de l’histoire au bénéfice de Josh Brolin, K des 60’s. Et la recette paye.

Petite imperfection vite excusée: J fait en 1969 une allusion à une certaine référence culturelle apparue en… 1977, ce qui ne semble pas choquer notre K. Autre sujet à débats, J qui conserve tous ses souvenirs d’un K qu’il n’a pas connu et qui ne l’a pas recruté. Barry Sonnenfeld n’a même pas cherché à l’expliquer, à vous d’établir un statu quo entre vos neurones. Amour pour son partenaire historique? Destin d’un recrutement inévitable? Débrouillez-vous.

J & K, de bons gags, une histoire sympa, un bon méchant, des aliens rétros, des guns cosmiques, un alien rêveur qui fait rêver… un bon moment.

Année: 1993
Titre original: Last action hero
Réalisateur: John McTiernan
Acteurs notoires: Arnold Schwarzenegger & des guests à foison !

Plot: un jeune cinéphile se trouve embarqué dans la suite de son film d’action préféré.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Ô McTiernan mon amour ♥

Déclaration d’amour au cinéma, Last action hero est l’incontournable, l’indétronable, l’inimitable plus bel hommage aux films d’action qui ait vu le jour. Avant tout un classique qui envoutera toute âme damnée par l’ignorance de ce chef d’oeuvre, c’est aussi mais surtout LA base sine qua non de tout cinéphile qui se respecte, sans compromis possible.

A voir dès 7 ans et jusqu’à 77 ans. Le petit Danny vit le rêve de tout enfant qui ne rate pas sa vie… Danny dans lequel se retrouvera parfaitement tout apprenti cinéphile. Pour ceux qui ont passé l’âge de la puberté, que Danny agace et qui commencent à accumuler de la culture ciné, ce film est une véritable mine d’or. Il est complètement bourré de références, clins d’oeil et autres hommages à bon nombre de films cultes. Oui, exit Tarantino et ses références à des films italiens/japonais/hong-kongais obscurs des 70’s (non que ça soit désagréable), McTiernan vise des références bien plus abordables avec des blockbusters monstres… et c’est tout bonnement jouissif.

Liste non exhaustive de références: Sharon Stone qui sort de son interview (Basic Instinct… et ex-femme dans Total Recall), Robert Patrick en T-1000, la lune de E.T… bon nombre de films, de scènes ou de tirades cités… et une tripotée de guests gratuits: Stallone, Tina Turner, Melvin van Peebles, Jean-Claude Van Damme, MC Hammer, Chevy Chase……. Et en plus de toutes ces références pour le bas peuple, McTiernan n’oublie de consoler le Cinéma avec une référence à Ingmar Bergman et son Le Septième Sceau avec la mort interprétée par… Ian McKellen, oui on n’en finit pas. Passons Hamlet que McTiernan sur-viole pour notre plus grand plaisir!!

L’autodérision est exquise mais n’empiète par pour autant sur la narration ce qui permet au film d’avancer et d’avoir de belles scènes d’action sans pour autant tomber dans le gros ridicule. Parodie  blindée d’un humour qui est loin d’être subtile – respect des codes du film d’action – mais qui n’en devient par pour autant lourd. Qualité fort appréciable dans le registre de la parodie.

Toujours mieux, McTiernan s’offre le luxe de certaines réflexions sur la barrière qui sépare la réalité de la fiction… ou la fiction de la réalité. Film = Californie, soleil, jolies filles à perte de vue et victoire inévitable des good guys. Réalité = New-York, pluie, misère et liberté des bad guys. Différence que percuteront Danny et Jack Slater… ce dernier devant finalement se résigner sur son triste sort: un pantin que les scénaristes tortureront jusqu’à l’épuisement du public. L’innocente perfection des films hollywoodiens est pointé du doigt.. et c’est très bien.

Si vous êtes pas convaincus de le revoir avec ça…

« I’m out of here… « 

Année: 2012
Titre original: Man on a ledge
Réalisateur: Asger Leth
Acteurs notoires: Sam Worthington, Elizabeth Banks, Jamie Bell, Ed Harris

Plot: un mec ne veut pas vraiment sauter du 21e étage.

Sources: Allociné & IMDb

Mr Orange: En voilà une belle petite brochette d’acteurs avec des petits nouveaux et un vieux de la vieille pour un film, au demeurant, pas si mal foutu que ça… au contraire.

Sorte d’intermédiaire entre Prison Break et Phone Game, j’ai eu la chance de ne rien savoir sur Dos au mur et ne voudrais pas vous priver de cette même chance. C’est génial de se faire bercer par les péripéties sans savoir où l’on va nous mener (du moins au début) et ce n’est peut-être qu’en ignorance du scénario que l’on pourra profiter au mieux du film. Evidement, certains événement sont – a posteriori – plutôt prévisibles (cliché de l’engueulade de couple…), mais ce n’est point grave: la relative originalité du scénario et quelques personnages sauront vous divertir.

On peut noter que Sam Worthington a une réelle peur du vide qui facilite son jeu étant donné que le film a vraiment été tourné « au bord du précipice » (il a glissé 2 fois pendant le tournage… le con).  Sans que cela soit mauvais – loin de là – on peut regretter que les scènes tournées sur une corniche de 36 cm ne rendent pas assez l’effet gouffre. Une prise de vue supérieure (comme sur l’affiche) aurait peut-être été plus bénéfique que les plans horizontaux trop fermés et retranscrivant un faux sentiment de sécurité. Ou alors serait-ce miss Banks qui ne me revient pas plus que ça?! Autre petit regret sur le traitement de la cascade du film… pas assez spectaculaire… passons.

Bref, une tambouille plutôt bien menée avec des acteurs qui jouent bien (Jamie Bell ++), on se laisse facilement embarquer… pourquoi se plaindre?

Année: 1979
Titre original: Destructor (Video) / (The amazing) Mr No Legs (UK) US
Réalisateur: Ricou Browning
Acteurs notoires: aucun

Plot: la soeur d’un flic meurt dans de drôles de circonstances

Source utile: IMBb

Mr Orange: Ce soir ma quête d’exploration des films d’exploitation des 70’s m’a emmené dans les tréfonds du genre, et j’y ai découvert le St Graal, ni plus ni moins, avec L’infernale poursuite de Ricou Browning. Vous ne le connaissez pas? C’est normal, il est spécialisé dans les films sous-marins: quelques séquences de James Bond (vous enflammez pas, c’est sa seule référence glorieuse), la série Flipper le dauphin… oui. Mais qu’a bien pu faire un type pareil?!

L’infernale poursuite aka The amazing Mr No Legs. C’est plein de chose et aucun des titres – toutes langues confondues – n’est dans la mesure de vous donner des indices. Car malgré ce que veut nous faire croire les taglines du film (ici), Mr No Legs est à L’infernale poursuite ce que Requin est à James Bond: un emblématique pion de l’ennemi, ni plus, ni moins. Quand à la poursuite… il s’agit d’1/12e du film.

Voilà des indices: une enquête policière, un combat à l’épée médiévale, un nain qui traine dans le décor, une course poursuite de 10 minutes, un estropié qui excelle dans le kung-fu à coups de moignons, deux types qui foncent vers rien, un type qui croise le destin du Titanic… nanard? Non, film d’exploitation j’ai dis, c’est pas pareil!

Bilan: une perle rare d’une qualité surprenante (si l’on ignore quelques détails). Bien meilleur que bon nombre d’autres de l’époque d’ailleurs. Vieux 35mm difficilement restauré  pour un festoch, VHSrip 4/3 dégueux sous-titré suédois… peu importe, ça ajoute au charme du genre. A voir sans concession si vous le pouvez!

#Note personnelle: y allez mollo sur les films des 70’s, vais finir par trouver la mustache à la mode#