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Comédie

le loup de wall streetAnnée: 2013
Titre original: The wolf of Wall Street
Réalisateur:
 Martin Scorsese
Acteurs notoires: Leonardo DiCaprio, Matthew McConaughey, Jean Dujardin, Jonah Hill, Jon Favreau, Jon Bernthal, Kyle Chandler

Plot: courtier, ma vie, mon oeuvre.

Sources: IMDb & Wikipedia

Mr Orange: Scorsese/DiCaprio dépeignent la vie abracadabrantesque de Jordan « Wolfie » Belfort et nous offrent 3h de récréation à coup de grosse débauche. True story, d’après les aveux rédempteurs du principal intéressé.

Complètement pété de thunes, Wolfie n’a aucune limite, s’en donne à coeur joie et nous en met plein la vue. Atterrissage d’helico sous psycholeptique, partouze à 5000m d’altitude, lancer de nain à la pause café et autres joyeusetés de la vie. D’une ascension implacable… jusqu’à une chute inéluctable, on retrouve le traditionnel schéma narratif de Scorsese. Il offre ainsi une critique malicieuse d’un monde de la finance dirigé par des courtiers sous cocaïne, addicts aux millions de $, sans pour autant tomber dans un propos moralisateur infantilisant.

La performance de L.DiCaprio est, comme on s’y attend, au rendez-vous. Sa séquence de « retour à la maison » – pour n’en citer qu’une – est tout bonnement exceptionnelle. A l’appuis, une myriade d’acteurs plein de talents qu’on se complaira à reconnaitre / observer avec concupiscence. Si l’on doit n’en citer qu’un, c’est sans aucun doute M.McConaughey que l’on retrouve dans le rôle du mentor dés-humanisateur. Il a le vent en poupe en ce moment et sait le justifier, son impro’ du murmure guerrier est tout bonnement exceptionnelle.

Un bon divertissement bien alambiqué.

NB: Avec un peu de chance, on peut se moquer des quelques ignares / petits saints qui se barrent en pleine séance sans avoir compris le propos / choqués par tant de dépravation.

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la vie secrete de walter mittyAnnée: 1947
Titre original: The secret life of Walter Mitty
Réalisateur: Norman Z. McLeod
Acteurs notoires: Danny Kaye, Virginia Mayo, Boris Karloff

Plot: C’était mieux dans ma tête…

Liens utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Première adaptation de la nouvelle de James Thurber, La vie secrète de Walter Mitty inspirera plus tard La vie rêvée de Walter Mitty. Dans cette version de 1947, pas d’aventures in the wild à en mettre plein les mirettes au magazine Life pour Walter Mitty, mais une vieille intrigue improbable en Technicolor et en studio s’il vous plait!

Walter Mitty, jeune éditeur de pulp fictions, est partagé entre 2 mondes. D’une part, le monde réel. Une comédie burlesque où – introverti – il est tiraillé entre sa mère chez qui il vit toujours et son patron qui le malmène. D’autre part, ses fantasmes d’aventures chevaleresques, petites parodies (exquises) des genres hollywoodiens de l’époque où se mêlent malicieusement les acteurs de son quotidien. Heureusement, une pulp fiction vient chambouler son quotidien sous les traits d’une jolie blonde réquisitionnant l’aide d’un homme courageux pour la protéger du mystérieux secret qu’elle porte.

Danny Kaye livre une excellente prestation qui n’a rien a envier à Ben Stiller en terme de burlesqueries, même si il n’atteint pas la cheville du maaaaaaître Peter Sellers. Et on découvre des choses intéressantes en regardant des vieux films: « Oh, mais le méchant là… ça serait pas [la créature de] Frankenstein?! » Et oui, c’est bien Boris Karloff. Et d’autres choses peut-être moins intéressantes: « Tiens, ils avaient des distributeurs à eau dans leur bureau en 1947 » …

Malgré de rares longueurs chantonnées (on bafferait volontiers de prof de musique), on découvre un film drôle et rafraichissant avec un scénario bien mené et parsemé de personnages croustillants.

« ta-pocketa-pocketa-pocketa »

La Vie rêvée de Walter Mitty Année : 2014

Titre original : The Secret Life of Walter Mitty

Réalisateur : Ben Stiller

Acteurs notoires : Ben StillerAdam ScottSean Penn

Plot : Ben Stiller… mais en mieux.

Liens utiles : IMDb, Allociné
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Mr Blonde :  Ben Stiller excelle dans la comédie burlesque familiale, ça on le sait. Mais le voir en employé lunatique et paumé, qui ne parvient à s’évader de son quotidien morne que par de brèves échappées oniriques, eh ben ça change. Et ça fait du bien.

En effet la vie rêvée de Walter Mitty est un feel good movie insolite qui surprend à plusieurs reprises par des choix scénaristiques, pas toujours prévisibles. Ben Stiller y joue un personnage aux antipodes de ceux créés dans ses dernières réalisations (Disjoncté en 1996, Zoolander en 2001, Tonnerre sous les tropiques en 2008). Walter Mitty est développeur sur pellicule pour le magazine Life. Celui-ci vient d’être racheté et doit publier sa dernière édition papier avant de passer aux formats numériques. Cet évènement va l’amener à vivre réellement sa vie.

Malgré quelques petites longueurs (vraiment petites), le film réussit le pari de nous divertir en nous faisant voyager, à la poursuite d’un Sean Penn mystérieux, le tout porté par une BO légère et sucrée, comme tout bon feel good movie qui se respecte. Je le conseille à ceux ou celles qui veulent s’évader un peu. On passe un bon moment. La vie rêvée de Walter Mitty est la première bonne surprise de l’année 2014.

HappinessAnnée: 1998
Réalisateur: Todd Solondz
Acteurs notoires: Philipp Seymour Hoffman

Plot: les joies du New Jersey

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: La découverte de Todd Solondz (clic) m’a incité à fouiner parmi  sa filmographie. Et je n’en suis pour le moins pas déçu, au contraire. Ce cinéaste indépendant américain saura semble-t-il toujours me surprendre. En bien.

Pendant un peu plus de 2h qui se font a peine sentir, nous suivons 3 frangines et leur petit cosmos pendant une vie de tous les jours des plus banales. Et que dire si ce n’est que c’est succulent. Dans un univers acidulé, des protagonistes tous plus misérables les uns que les autres évoluent au rythme de dialogues exquis. Et c’est drôle. Je parle d’humour noir, de second … que dis-je, de tierce degré. Le rire pourrait être jaune, mais l’absurdité, auront raison de tout malaise. Oui, nous atterrissons dans un univers où le pathétisme règne en maître, où le sordide… que dis-je, le glauque est exultant. Mais pour notre plus grande joie, Mr Solondz a l’immense talent d’offrir les meilleures scènes en jouant sur la pire des infamies.

Billy Maplewood: I came.

C’est avec un cynisme inégalable que Todd Solondz nous divertit dans ce cinéma non-conventionnel. Ames sensibles s’abstenir.

Mieux, ce film a une suite: Life during wartime. 10 ans plus tard, nous retrouvons les 3 frangines  pour de nouvelles aventures rocambolesques. Oui, du ciné indé avec des suites, c’est pas anodin hein?

La paradeAnnée: 2012
Titre original: Parada
Réalisateur: Srdjan Dragojevic
Acteur notoire: aucun

Plot: gangster & gaypride en ex-yougoslavie

Sources utiles: AllocinéIMDb

Champs-Elysées Film Festival: Clôture, avant-première

Mr Orange: Le cinéma Serbe se développe doucement, mais surement. Vous avez probablement entendu parler du controversé A Serbian Film, qui a buzzé grâce à ses excès. On ne peut qu’espérer un destin similaire à La parade après une belle avant-première… mais pour son humour, son message de tolérance.

Les balkans portent encore les cicatrices de la guerre. Les Serbes, Bosniaques, Croates, Albanais.. s’haïssent les uns les autres. Cependant, malgré leurs différents, ils s’accordent sur un point: personne n’aime les pédés. C’est dans ce contexte que quelques courageux illuminés tentent tant bien que mal d’organiser une Gay Pride dans les rues de Belgrade… face à des hooligans voulant casser d’la pédale. Ayé, j’ai tué l’ambiance? Et pourtant, il s’agit d’une fabuleuse comédie.

Comédie qui joue sur le choc de culture entre un gangster ultra-brutal accessoirement homophobe et une bande d’homo décomplexés. Raison d’un tel rapprochement? La bonne femme du gangster est amie avec nos chers manifestants. Et à force de tourner l’homophobie au ridicule, notre gangster national va se lier d’amitié avec des pédés, malgré lui… forcément.

Un ton humoristique pour traiter d’un sujet sérieux. Quel meilleur choix que d’aborder le sujet de tolérance dans une région fracturée par les différences? Un vrai petit bijoux d’humour et de leçon de vie.

Année: 2011
Titre original: God bless america
Réalisateur: Bob Goldthwait
Acteurs notoires: Joel MurrayTara Lynne Barr

Plot: roadtrip sanglant purifiant l’amérique de ses abrutis.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Derrière ce titre suintant le vomi patriotique se cache une superbe comédie noire acerbe, taillant les USA, les américains et leur culture brainless centrée sur la télévision, youtube et cetera… personnifiée ici par la télé-réalité.

Frank, type lambda, divorcé, cancereux, viré… s’exaspère devant la débilité profonde des programmes télévisés qui s’offrent à lui, la débilité de ses concitoyens, leur méchanceté, leur impolitesse, la civilisation dé-civilisée… et va lever les armes contre ses compatriotes. D’abord simple fantasme, quelques déclics vont suffire à le lancer dans une quête inquisitrice épaulé par une jeune et jolie nenette atteinte d’ADHD passant son temps à haïr toute la stupidité humaine.

Petite blague: les Français sont cités en argument d’autorité, connus pour leur répulsion notoire de l’amérique et sa culture coca-cola.

Qu’on soit d’accord, c’est complètement amoral, un bébé se fait décomposer à coup de shotgun en masque de beauté sanguinolent pour sa mère dans les premières minutes. C’est d’ailleurs le seul nuisant que l’on ne voit pas recevoir son projectile fatal… limite définie par le réalisateur qui devait juger que la polémique soulevée par son film suffisait amplement pour ne pas montrer ceci à l’amérique puritaine.

Tueurs nés qui a percuté Michael Moore et Live ! ? Frank et Roxy les Bonnie’n Clyde version 2010 ? Peu importe, c’est drôle, ça ouvre en 2 l’aculture… encore mieux que l’auto-masturbation devant Confessions Intimes.

Année: 1993
Titre original: 少年黃飛鴻之鐵馬騮 , Siu nin Wong Fei Hung ji: Tit Ma Lau
Réalisateur: Yeun Wo Ping
Acteur notoire: Donnie Yen

Plot: un Robin des Bois se moque des autorités tandis que la relève se prépare

Festival Paris Cinéma: Hong-Kong à l’honneur – Focus Yuen Wo Ping
En présence du réalisateur

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Que ça se sache: un bon film de kung-fu est un film de premier choix. Qui plus est lorsqu’il est question d’une oeuvre de Yuen Wo Ping, un maître chorégraphe pas radin en combats grandioses, pour le plus grand plaisir de nos yeux écarquillés. Sous la production de Tsui Hark, Yuen Wo Ping  s’amuse avec l’enfance de Wong Fei-Hung, héros chinois populaire réutilisé dans une multitude de films, ex: Il était une fois en Chine, avec Tsui Hark à la réalisation, Yuen Wo Ping à la chorée…

Le point fort: les combats, évidement. Les coups sont puissants, précis et récités, la subtile touche kitsch. Surtout: nous ne sommes pas limités aux prouesses d’un seul et unique champion du kung-fu mais à plusieurs héros qui devront faire face à de nombreux ennemis hauts en couleurs, chaque individu ayant un kung-fu spécifique. Cette diversité, en plus de la créativité du chorégraphe prodigue, permet au film de se renouveler continuellement et d’offrir un fabuleux divertissement rythmé, drôle.

Drôle, parce qu’en dehors des superbes combats magnifiquement réalisés – je ne le dirais jamais assez – et des personnages bien travaillés, Iron monkey est une légère comédie truffée de gags qui ont le bon goût de ne pas tomber dans le kung-fu burlesque à la Jackie Chan. Fort appréciable. Normal… Yuen won Ping est un des fondateurs de la kung-fu comedy.

Petits plaisirs uniques:
– se faire présenter le film par son réalisateur qui dévoile innocemment qu’il s’agit de son préféré, sa scène favorite étant celle du ramassage de papier, déclaration d’amour façon kung-fu.
– avoir un projectionniste qui doit faire face à des coupures de son allant jusqu’à plusieurs minutes, ce qui nous plonge dans les subtiles saveurs du cinéma oldschool, /love

Un kung-fu superbe, une caméra énergique, un humour latent… un vrai petit moment de bonheur.

NB: Iron monkey est un des petits favoris de QT qui a participé activement à sa diffusion aux USA.