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Archives de Tag: Multinationale

Année: 2012
Titre original: Prometheus
Réalisateur: Ridley Scott
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace

Plot: expédition dans les confins de l’espace, 30 ans avant Alien le 8e passager.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après tant d’attente et d’espérances, Prometheus est enfin sorti sur les écrans. Difficile de parler de Prometheus sans  dévoiler une once du film, pour les psychopathes (dont je fais parti) voilà un bilan spoil-less du chestburst du nouveau bébé de R. Scott: de bonnes grosses surprises, la fête dans les méninges et de la 3D qui déboite sévère. La suite est à vos risques et périls.

Note à ne pas prendre à la légère: revoir la saga Alien n’est pas un luxe, dossier ici. On retrouve parfaitement l’univers que l’on est venu chercher ainsi que les petits codes habituels. L’inévitable lance-flamme est de retour… j’en passe et des meilleurs. Mieux, R. Scott glisse des références à la franchise. Le titre du film apparait de la même façon que dans le 8e passager  il semble bien y avoir 17 bâtonnets. On a droit à un super panier de basket – l’avenir nous dira si M. Fassbender a renouvelé sur son vélo l’exploit de S. Weaver de dos sans effets spéciaux dans la 1ère série de prises (Alien, la résurrection). « David 8″… en hommage au 8e clone de Ripley d’Alien résurrection. Bref, sachez que l’univers colle à merveille.

Enorme satisfaction: les effets spéciaux et… la 3D !! C’est tout bonnement splendide, meilleure 3D all-time. Pas un pixel de travers. Avatar peut aller se coucher, c’est magnifique, c’est génial… ça envoie du bon gros steak en barquette de 12. La 3D a peut-être un avenir finalement. Fracture oculaire assurée. Qu’on le note dans les annales, première fois que je dis: à voir absolument en 3D. Jubilatoire. In your face !!

Après Ash, Bishop et Call… David aka M. Fassbender en androïde inspiré par Lawrence d’Arabie est bluffant dans sa quête d’âme, il trouve le besoin de passer le temps, développe une curiosité… oscille entre soupçons d’humanité et exécution de ses assignations. Gros point fort du casting volant la vedette aux autres qui suivent pourtant. Elizabeth s’avère être une fidèle héritière de Ripley… on passera sa scène avec Charlie un poil trop mielleuse même si nécessaire. A l’inverse, celle entre Vickers, reine de glace à la carapace bien fine, et Janek, le bon samaritain, répond jubileusement à la saga. On aime.

Le poisson était brillamment noyé… et l’on a finalement bien affaire à un (presque) préquel de la saga. On est oppressé dans un univers hostile, inconnu… et nous ne sommes pas seuls, un liquide noir en veut à notre peau! (X-files?!) Et pourtant, on ne retombe pas dans la traditionnelle « chasse à l’homme » avec pleins de xénomorphes accrochés au plafond, pas mal. Rappel de la saga sans tentative de réitérer l’exploit. Bien vu. Côté intellect, le propos s’oriente vers l’éternel duel entre science et religion qui se refuse tout terrain d’entente. La foi aveugle de l’homme qui butte irrémédiablement contre la sélection Darwiniste des xénomorphes (et de leurs proies), s’adaptant à tout ce qui leur tombe sous les dents. Coup de coeur pour ce retour aux origines de l’espèce suivit d’une révision de ses tribulations. Mais la motivation de la mission, la recherche du divin créateur m’a empêché de réellement m’identifier au Pr Chaw… on verra ça dans le prochain épisode.

De la tension, du gore, de l’action, du background… c’est bien, mais on en veut plus nom d’une pipe, on veut de de l’horreur (à tord), de l’épique (à juste titre). C’est bien, c’est pas mal du tout… mais où est passé la grosse baffe? On a ce que l’on attend, c’est génial, mais on reste un peu sur sa faim.  C’est bien de reprendre un peu du film initial, c’est bien de créer du nouveau, mais on en veut PLUS !! Bande de fans insatiables que l’on est. De plus, de petites incohérences titilleront les puristes: un vaisseau embarquant un service de sécurité usant de lances-flammes (en dehors de la référence c’est pas un peu téléporté?) mais exempt de gros canon à plasma subliminal en vue d’un éventuel combat spatial? Et le film laisse plein de blancs. D’autant que la narration est un peu expéditive par moments. On balayera l’avance technologique du Prometheus sur le Nostromo d’un revers de « vaisseau high-tech pour multi-milliardaire en villégiature (en 2089) » VS « vaisseau industriel pourrave (en 2122) ». Ouf, on est sauvé du pire.

Lien entre Prometheus et Alien le 8e passager:  spoiler [  Prometheus se passe sur LV-223, tandis qu’Alien le 8e passager se passe sur LV-426. Un vaisseau aurait décollé (avant le film en question) d’LV-223 – le labo militaire d’origine – avant de s’écraser sur LV-426 suite à l’éclosion d’une reine xénomorphe?  ]

Grosse claque visuelle, 3D de rigueur. Le préquel qu’on attendait pas, chainon manquant ouvrant sur de nouvelles aventures vers l’infini et l’au-delà avec des questions en suspend. Ca poutre, c’est un excellent film de S-F, même si c’est un poilounet insuffisant. Pour les fans et les newbies.

Infos supplémentaires:
– Maintenant que le monstre est passé, voici où trouver les vidéos bonus, aka les rejetons de la campagne publicitaire virale: youtube
Mr Ridley laissant une petite place à l’imaginaire, une discussion/explication n’est pas superflue. Un article détaillé ici tente d’éclaircir les zones d’ombres de l’histoire.
– Parce que Mr Ridley a fait le choix de couper court aux prises de tête de son public, voici sa version.
– Encore plus d’informations indispensables ici.

1979 / Alien, le 8e passager (director’s cut) / Alien
de Ridley Scott
avec Sigourney Weaver, John Hurt, Ian Holm, Tom Skerritt
1986 / Aliens, le retour (version longue) / Aliens
de James Cameron
avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Bill Paxton, Mark Rolston
1992 / Alien 3 (assembly cut) / Alien 3
de David Fincher
avec Sigourney Weaver, Charles S. Dutton, Charles Dance
1997 / Alien, la résurrection / Alien resurrection
de Jean-Pierre Jeunet
avec Sigourney Weaver, Dominique Pinon, Ron Perlman…

Plot: des xénomorphes se reproduisent au dépend des humains

Sources utiles: Wikipedia et tous ses liens

Mr Orange: En prévision de la sortie imminente de Prometheus, voici un petit dossier sur la saga Alien, monstre de S-F. Pré-requis: chaque film de la saga existe en plusieurs versions, un vrai foutoir (cf fin de l’article). Attention aux spoilers d’un film à l’autre.

Alien, le 8e passager (director’s cut)  horreur
De l’horreur spatial comme cela n’a jamais été égalé, un bijoux de science-fiction. Le 8e passager – en oubliant le chat – est un monstre indétrônable, le bébé de H. R Giger, l’énorme point fort du film avec la mystification d’une créature que l’on ne voit finalement que très peu. Le petit point faible – parce qu’il en faut toujours un – serait la lenteur cosmique du premier tiers… où c’est moi qui était trop pressé? Peu importe, l’ambiance spatiale est envoûtante, l’exploration du vaisseau extraterrestre et la tension croissante qui s’en suit sont exquis, nous scotchant littéralement devant l’écran. Autre point fort: Ellen Ripley, combattante déterminée à survivre qui crève l’écran, que ça soit à coup de lance-flamme ou en petite culotte… elle ne laisse personne indifférent, xénomorphe compris. Ridley Scott signe son premier chef d’oeuvre, culte.

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier »

Aliens, le retour  (version longue) – action / horreur
Plus qu’une révision musclée du genre par Mr Cameron,  Aliens enrichit considérablement l’univers de la saga que Mr Scott n’avait qu’esquissé. Sauvée in extremis, Ripley est renvoyée au casse-pipe avec une bande de militaires qui en portent des grosses. Occasion de développer la biologie des xénomorphes… mais aussi le personnage de Ripley au travers de sa relation avec Newt. Soulignons au passage que c’est le seul film de la saga qui se permet d’avoir une affiche vraiment dégueulasse. Retrouver Michael Biehn en prof’ de tir juste après Terminator est un vrai petit plaisir. Autre plaisir, il s’agit d’alien DEUX, il va donc de soit que Ripley s’équipe pour sa traditionnelle chevauchée solitaire de DEUX armes lourdes. M’enfin peut importe le nombre et la taille des armes, nos xénomorphes sont toujours là pour rappeler qui sont les patrons et assurer une tension mystique tout au long du film. Culte, encore.

Alien 3 (assembly cut)  horreur
Le film qui est passé dans toutes les mains, a eu tous les scénarios avant de tomber dans les mains d’un David Fincher… qui n’a pas eu le final cut et a finalement renié son 1er film. On s’en sort pas si mal que ça, si on évince l’énorme déception du sort réservé au Cap. Hicks et à la jeune Newt. On quitte l’action pour un « retour aux sources », avec un alien à 4 pattes tout de même plus visible… et plus agressif. Bien que sommaire sur le background, Alien 3 envisage une variation dans le développement des xénomorphes en fonction de l’espèce hôte. Enorme coup de coeur pour la course-poursuite dans les couloirs avec le point de vue du xénomorphe qui se déplace indifféremment sur le sol, les murs, le plafond… et le dernier tiers du film en général. L’ambiance prison industrielle auto-gérée est finalement bénéfique, offre un renouvellement vis-à-vis de ses prédécesseurs et enrichit l’univers de la franchise. Magistral! (voir les versions plus loin)

Alien, résurrection (action / horreur)
Joss Whedon au scénario, J-P Jeunet aux commandes, S. Weaver, D. Pinon, R.  Perlman… ou comment les producteurs se sont offert un casting parfait pour la suite inattendue d’Alien 3. On retrouve à nouveau un film musclé dans un vaisseau-laboratoire de l’armée avec une bande de mercenaires et une Ripley sur-vitaminée. Petit bémol: l’alien blanc dont on ne sait trop quoi penser, l’idée est pas mal… mais ça colle pas, l’esthétique Giger-less peut-être? J-P Jeunet qui vient de boucler La cité des enfants perdus a réussi à personnaliser le film que ce soit au travers de D. Pinon ou de R.  Perlman, de leur équipement, de la chambre des horreurs… et plus généralement sur la photographie et la mise en scène (confère l’accouchement). Il apporte d’ailleurs sa petite dose d’humour fort appréciable aidé d’un R. Perlman à la prose décapante. Une bonne grosse claque hollywoodienne à la sauce frenchy. Un must have.

Vue d’ensemble
4 grands films, 4 grands réalisateurs, 1 saga anthologique.

Un fait non négligeable est qu’à l’époque, les réalisateurs en question étaient jeunes et ne bénéficiaient pas de leur renommée actuelle, ce qui a souvent conduit à des soucis avec la production, mention spéciale pour Alien 3 et David Fincher. Quoi qu’il en soit, l’absence de réelle ligne de conduite est un vrai atout pour la franchise. Même si cette option comporte ses faiblesses, les 4 réalisateurs de talents ont chacun transmis leur vision personnelle d’un même univers, ce qui permet à la saga de ne pas souffrir d’un « effet suite » sur des sequels n’ayant été prédis… loin d’être anodin. Cette identité propre à chaque film, inculquée par des réalisateurs n’ayant pas voulu faire « comme le copain » apporte une réelle richesse qui nous permet d’apprécier pleinement l’ensemble des oeuvres.

Le détail qui paye, est que les films sont loin d’avoir mal vieilli, au contraire, notamment grâce à des ambiances époustouflantes. Si l’on omet la chute d’Alien 3 et quelques bricoles, la franchise bénéficie d’effets spéciaux de qualité appuyés par un design des vaisseaux ou des costumes qui sont sublimes, en plus du travail extraordinaire d’H. R Giger. Un vrai plaisir pour les yeux.

Ripley et les xénomorphes, fils directeurs de la saga évoluent de façon concomitante dans chaque épisode, jusqu’à l’apogée finale: la fusion biologico-affective de 2 êtres qui se sont fait des misères des siècles durant. Chaque réalisateur a customisé ses xénomorphes à partir de l’original d’H.R. Giger, initialement rugueux (Scott) il devient tout luisant (Jeunet), Cameron crée une reine et Fincher un quadrupède. De simple chasseur talentueux, il devient futé… jusqu’à devenir clairement intelligent, au point d’utiliser la technologie humaine par répétition, de mettre en place des pièges réfléchis ou de sentir des pièges dressés contre lui. Ripley femme libérée imposant une tension sexuelle, survivante élue par le sort et sa volonté d’en découdre, développe des sentiments, réclame de l’attention, se rase la tête, perd espoir sans avoir dis son dernier mot… jusqu’à la mutation radicale accompagnant sa résurrection qui se traduit par des changements physiques et psychologique, exit la gringalette des épisodes précédents, Ripley est une guerrière implacable, bouya!

Au delà de l’action/horreur, la franchise questionne les abus d’une multinationale, la Weyland-Yutani, entité omnipotente et omnisciente qui se permet les pires horreurs / sacrifices sous couvert d’un intérêt militaro-économique. Questionne sur les abus de la science, que ça soit au travers d’expériences déshumanisées ou de la conception de droïdes de plus en plus humanisés. La vie humaine n’a qu’une bien faible valeur dans l’espace…

Alien c’est H.R. Giger, c’est Sigourney Weaver élue au rang de godess suprême… au point de chérir au plus haut point la moindre de ses trop rares apparitions, c’est LE super-méchant de la mort qui tue. Alien, c’est mythique.

Univers étendu:
– les jeux Alien vs Predator (1999-2000) sont vraiment extra, combinant une campagne pour chaque race: Marine, Xénomorphe, Predator… avec 3 styles de jeux différents. Et… c’est vraiment génial de se retrouver dans la peau d’un Alien. Immersion garantie.
– les films Alien vs Predator relèvent quand même de la double bouse cosmique, à quelques détails près qui ne sont pas accordés, faute de double viol impardonnable… dommage, l’idée était séduisante.

Détail des versions
/ Alien, le 8e passager
Version originale
Version director’s cut (+5min): léger élagage, ajout d’une dispute et de la découverte d’un nid
/ Aliens, le retour
Version originale
Version longue (+15min): ajout de diverses scènes apportant un background aux personnages, non négligeable
/ Alien 3
Version originale
Version assembly cut (+30min): attention, ceci n’est pas une director’s cut mais une productor’s cut bis. Ripley est découverte échouée sur une plage… mais pourquoi?! L’alien sort d’une vache ce qui colle mieux au fait qu’il soit déjà gros. Mais surtout le background des prisonniers est mieux développé avec toute une péripétie supplémentaire, indispensable. Perte du chestburst final, wtf?!
Version re-assembly cut (fan edit): reprise de l’assembly cut plage-less et vache-less. Dommage, la vache est bien et on perd un super plan d’extérieur en intro… mais lave l’aberration de la plage.
/ Alien, la résurrection
Version originale
Version DVD: générique d’introduction avec un insecte qui se fait splacher, fin pessimiste: vue sur Paris dévasté… mieux?!
Il existe une myriade d’autres fan edits que le Re-assembly cut, moins pertinents sembleraient-ils… Pas vus.

Se faire une nuit Aliens, c’est quand même top-moumoute!

Année: 2011
Titre original: Hodejegerne
Réalisateur: Morten Tyldum
Acteurs notoires: Aksel Hennie

Plot: histoire de chasseurs de tête.

Source utile: IMDb

Mr Orange: Véritable triomphe du cinéma norvégien, Headhunters a fait la 2e meilleure sortie de l’histoire dans les salles norvégiennes, s’exporte à merveille et s’est fait racheter en vue d’un remake… avant même qu’il ne soit diffusé. Mais qu’est-ce qui peut bien valoir un tel engouement?

Un thriller exceptionnel, tout simplement. Officiellement recruteur, Roger Brown est en réalité un voleur d’art accompli afin de compenser son complexe d’insécurité conjugale. Bien évidement, sa double vie va heurter un gros cailloux qui va lui donner du fil à retordre. Et quel fil! Aksel Hennie est exquis en bad golden boy et ses pérégrinations surréalistes n’auront de cesse de nous surprendre, renouvelant continuellement notre intérêt de petit spectateur. avec des scènes foutrement bien faites et un humour latent qui accompagne cette chute vertigineuse. Bonus: le réalisateur n’a pas froid aux yeux et sait nous les réchauffer sans détours.

La réalisation est parfaite, les idées sont succulentes, le scénario est surprenant, l’histoire est jonché d’humour noir… une subtile bombe nordique maitrisé avec brio!

Année: 2009
Titre original: Headhunter
Réalisateur: Rumle Hammerich
Acteur notoire: aucun

Plot: un « chasseur de tête » se retrouve dans une guerre intestine au sein d’une multinationale

Source utile: IMDb

Mr Orange: En dehors du controversé Lars Von Tier, le cinéma danois existe, si si! Livrant même un cinéma européen de qualité qui dépasse ses préjugés, Anders Thomas Jensen et ses Bouchers verts ou Adam’s apple  sont de bon exemples, et Headhunter en fait parti.

Il s’agit d’un bon petit thriller d’entreprise. Martin Vinge, journaliste est chargé par le patron mourant d’une multinationale de lui trouver un successeur digne de ce nom, chose que son fils n’accepte pas. Solitaire endurci par un passé chargé et un fils en très mauvaise condition de santé, il se retrouve ainsi parachuté en pleine gue-guerre de pouvoir au sein d’une entreprise qui en possède trop. La pellicule froide et l’environnement impersonnel jurent avec l’humanisme que se découvre ce chasseur de tête, qualité peu utile pour son employeur sans âme face auquel il va devoir faire face.

Petit bémol: l’acteur du chef de soit-disant 85 ans semble bien jeune, il eu été plus sage d’annoncer un bonhomme de 75 ans, beaucoup plus crédible. Enfin je chipote.

Thriller d’entreprise sympa et original, le genre étant peu représenté… enfin toujours faut-il l’apprécier, le genre.

Année: 2010
Titre original: Repo Men
Réalisateur: Miguel Sapochnik
Acteurs notoires: Jude Law, Forest Whitaker, RZA, Liev Schreiber, Alice Braga

Plot: Dans un futur proche, des hommes sont chargés de récupérer les organes impayés au dépend de la vie des clients.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde: L’idée de départ est sympa. À l’instar des pauvres américains engloutis par la crise des subprimes qui se sont vus retirer leur maison, Ici c’est les organes que l’on vient retirer. Si c’est une cornée ça va encore mais quand c’est le coeur ou les deux reins c’est plus embêtant . On retrouve Jude Law dans un rôle différent de ses habitudes. Out le british propre sur lui. Quelques semaines en salles de muscu et hop  un Jude Law baraqué qui désingue du soldat dans des combats plutôt bien chorégraphies. Avec lui est présent notre Forest Whitaker préféré qui offre une prestation assez proche de celle de The Experiment (j’obéis donc je cogne).

À la base c’est un bouquin d’ Eric Garcia  appelé “The Repossession Mambo”. Celui-ci essaye d’en faire un scénario avec Garrett Lerner, mais finalement renonce à le mettre en scène. Garret Lerner ne lâche pas prise et réussit à trouver un producteur.

Le Bonhomme a l’ambition d’un faire, je cite, « Une comédie noire dans la lignée de Pulp Fiction et de Fight Club, mais avec une inspiration propre » …… On en est loin. Le film est sorti directement en DVD et à fait peu de grabuge.

Cependant dans la grande famille des Direct to DVD, c’est une perle! Il vaut le détour! Si si.Alors oui il y a 15 -20 min en trop mais la mayonnaise prends plutôt pas mal et certaines scènes sont très bien réalisées (La fin est très sympa, voir surprenante).

Pour la petite histoire il y avait déjà eu une «  » » » » »adaptation » » » » » du bouquin en 2009 par Darren Lynn Bousman (juste après qu’il nous ait pondu les horreurs cinématographiques que sont Saw II,III et IV. Le titre du film c’est Repo! the Genetic Opera et c’est très très mais alors très différent du film présenté ici. Construit comme un opéra Rock, soutenu par Paris Hilton (oui c’est une actrice aussi), l’ambiance est y plus  … gothique! Je vous laisse juger par vous-même …

Mr Orange: Jude Law, tout muscle dehors, entre gun, shotgun et corps-à-corps au couteau… oui oui, maintenant, ça existe. Et ça produit à moindre mesure le même effet qu’Adrian Brody dans Predators! M’enfin de nous enflammons pas, Repo Men reste ‘achement plus « intellectuel » que le sus-nommé. Notre nouveau Mr Muscle est suppléé de Forest Whitaker, qui fait moins fleur dans bouse de vache, pour former un duo d’acteur portant une bonne partie du film… et ce sont les effets spéciaux et l’univers futuriste qui font le reste.

Dans la famille j’invite un zicos en guest, RZA fait une apparition. Pour info, il joue dans la saison 5 de Californication en gangsta producer, on peut le voir dans Date Limite ou American Gangster mais il a surtout composé la musique de certains films… dont Kill Bill pour ne citer que le meilleur =)

Parce que oui, le scénario, bah, comment dire ça… c’est un peu comme TOUS les films cadrant une utopie plus ou moins futuriste avec une entreprise s’étant attribué une grosse influence sur la société et dont le héro, d’abord fidèle petit soldat, va – évidement – progressivement se retourner contre ses  employeurs. Pour étaler un peu de confiture, on pourrait citer Soleil Vert, Equilibrium, Daybreakers, Clones, Paycheck, Babylon A.D, Ultimate Game… blablablah. Bon, forcément, le scénario apporte quelques rares originalités face aux voisins, m’enfin bon, à moins d’en être à son premier, ça peut être quelque peu fastidieux et répétitif. Apparement, ça serait dû au fait que le bouquin initial n’était pas franchement dans un format cinématographique… et qu’il aurait subit une adaptation « bateau ».

Et, comme toute bonne utopie, on a le droit à une super critique ‘achement acide de la société, bon voilà, next…

Pour la défense du film, il y a un certain nombre de scènes qui valent le détour avec un début de film très attrayant, nous faisant croire qu’on a jamais vu un truc pareil, avec un Jude Law cynique découpant les gens sans remord: « a job is a job »… quelques scènes d’action sympa avec un Jude Law aux muscles luisants… une chirurgie orthopédique satirique… et puis surtout, sur la fin une scène d’auto-mutilation érotique en musique spécialement exquise.

Bref, même si ça peut être un peu chiant pour les aficionados, ça mange pas de pain, (quoi que 15min de moins auraient pu être appréciés) c’est divertissant et apporte son petit lot de nouveautés…

Année: 2009
Titre original: Daybreakers
Réalisateurs: Michael Spierig & Peter Spierig
Acteurs notoires: Ethan Hawke, Willem Dafoe, Sam Neill

Plot: La majorité de la population s’est transformée en vampire et doit faire face à une famine sans précédent.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde: Dans l’immense océan de bouse qu’est la culture des vampires de nos jours, Daybreakers sort un peu du lot. Bien que son rythme rappelle  des films tels qu’ Equilibrium, il y a quelques petites pointes d’originalité qui font de cette oeuvre une bonne détente. Les trois principaux acteurs apportent un peu de poids à l’ensemble (Sam Neil se fait rare en dehors de la jungle Jurassique) et le côté futuriste totalitaire est toujours sympa a exploré.
Bon point  : l’esthétisme de la scène finale qui s’apparenterait presque à une fresque de la renaissance italienne. si on fouille bien.

En gros, c’est pas mal. Pas mal du tout pour un film de vampires. On a vu mieux c’est sûr, mais en ce moment les concurrents sont trop occupés à se déshabiller toutes les 2 scènes pour avoir de la crédibilité, donc…


Mr Orange:
 Tiens, un film de vampire… oh mieux… un bon film de vampire, ça change de Twilight! Avec 90% de la population transformée suite à une épidémie dont on a rien à secouer, forcément, les réserves de sang s’épuisent vite, et les humains restant aussi, par la même occasion. Les règles sont ici inversés, dans cette utopie vampirique. Nos petits buveurs de sang  doivent donc gérer leur stock, rationner, chasser les humains et… les transformer en piles, Matrix-like, tout en conservant un mode de vie métro-boulot-dodo.

Donc on conserve les mêmes bases (miroir, soleil, pieux) et on revisite le genre, pour un résultat pas si mal que ça, témoignant d’une certaine originalité. Autant prévenir, ça pisse le sang, y’en a partout, c’est dégueulasse.

Niveau acteur, E. Hawke en vampire honteux de son état, W. Dafoe – /love – en père spirituel, on est servit. Bon, à côté de ça, le scénar’ casse pas des briques non plus, faut l’avouer.

Bref, c’est sympa et apporte un peu de sang frais au genre :)