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Archives de Tag: Course-poursuite

Année: 1971
Titre original: The french connection
Réalisateur: William Friedkin
Acteurs notoires: Gene Hackman, Roy Scheider

Plot: des flics suivent des mecs louches

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Regarder des films d’exploitations US des années 70 c’est bien (ici), mais il ne faut pas oublier que le 7e art a aussi produit pendant cette période des films majeurs ayant fortement marqué le cinéma, façon Oscar comme celui de Gene Hackman pour French Connection.

French connection c’est LE polar. Et il sent sacrément la nouvelle vague à plein nez. Qu’on ne dise pas que le cinéma français s’américanise, c’est le cinéma américain qui s’est francisé pendant que les français se sont perdu dans leur automasturbation. Minute terminée. Donc oui, il s’agit d’un polar majeur du cinéma américain, pour son aspect très authentique. On suit  2 flics qui ont eu l’intuition qu’une bande de types était pas très réglo. Et toute la valeur du film se trouve dans le fait qu’on suit littéralement l’enquête, ses hauts et ses bas, ses moments intenses et ses moments fastidieux. Dynamique qui est très bien rendue à l’écran. Filatures, planques, une des meilleures courses poursuites du cinéma, fusillade.. on est servi jusqu’au super final!

Parce que se priver d’un petit taillage de film culte n’est pas assez fun, en voilà pour son grade. French? Je dirais même plus! La scène d’introduction montre un petit français, à Marseille, entrer dans son établissement favoris intitulé « Boulangerie-Pâtisserie » et en ressortir… la baguette sous le coude. Il manque la Tour-Eiffel, le béret et on a le petit cliché parfait. Par contre, niveau pratique de la langue, l’accent marseillais est tout juste audible et le français a une tendance à être natif d’espagne, histoire de ne pas avoir un accent américain (et pas d’accent français par la même occasion)… mais ça les américains s’en rendent pas compte. C’est beau.

La réputation de lenteur qui traine autour de ce classique est tout simplement bidon. Oui y’a des chutes de tension, mais quand l’action pointe le bout de son nez, le film devient d’un coup très vif. Jeu et réalisation parfaits. Un vrai petit bijou.

Bonus: j’en ai pas parlé mais c’est tiré d’une histoire vraie, les vrais flics ayant contribué au tournage

Année: 1979
Titre original: Destructor (Video) / (The amazing) Mr No Legs (UK) US
Réalisateur: Ricou Browning
Acteurs notoires: aucun

Plot: la soeur d’un flic meurt dans de drôles de circonstances

Source utile: IMBb

Mr Orange: Ce soir ma quête d’exploration des films d’exploitation des 70’s m’a emmené dans les tréfonds du genre, et j’y ai découvert le St Graal, ni plus ni moins, avec L’infernale poursuite de Ricou Browning. Vous ne le connaissez pas? C’est normal, il est spécialisé dans les films sous-marins: quelques séquences de James Bond (vous enflammez pas, c’est sa seule référence glorieuse), la série Flipper le dauphin… oui. Mais qu’a bien pu faire un type pareil?!

L’infernale poursuite aka The amazing Mr No Legs. C’est plein de chose et aucun des titres – toutes langues confondues – n’est dans la mesure de vous donner des indices. Car malgré ce que veut nous faire croire les taglines du film (ici), Mr No Legs est à L’infernale poursuite ce que Requin est à James Bond: un emblématique pion de l’ennemi, ni plus, ni moins. Quand à la poursuite… il s’agit d’1/12e du film.

Voilà des indices: une enquête policière, un combat à l’épée médiévale, un nain qui traine dans le décor, une course poursuite de 10 minutes, un estropié qui excelle dans le kung-fu à coups de moignons, deux types qui foncent vers rien, un type qui croise le destin du Titanic… nanard? Non, film d’exploitation j’ai dis, c’est pas pareil!

Bilan: une perle rare d’une qualité surprenante (si l’on ignore quelques détails). Bien meilleur que bon nombre d’autres de l’époque d’ailleurs. Vieux 35mm difficilement restauré  pour un festoch, VHSrip 4/3 dégueux sous-titré suédois… peu importe, ça ajoute au charme du genre. A voir sans concession si vous le pouvez!

#Note personnelle: y allez mollo sur les films des 70’s, vais finir par trouver la mustache à la mode#

Année: 1974
Titre original: Gone in 60 seconds
Réalisateur: Henry Blight Halicki
Acteur notoire: Henry Blight Halicki

Plot: 48 voitures de luxe à voler dont la fameuse Eleanor.

Sources utiles: Allociné & IMDb 

Mr Orange: Retour aux films d’exploitation des 70’s avec ce petit bijoux qu’est La grande casse, archétype du film de muscle car, réalisé par, d’un scénario de, et avec l’acteur/cascadeur H. B. « Toby » / « Car-Crash-King » Halicki. C’est très simple: le film dure 1h37 dont 40 minutes de course poursuite non-stop… je développe?

Ok, donc un gang de garagistes, accessoirement voleurs professionnels, se voit offrir un super job: 400 000$ contre 48 voitures volées pour la fin de la semaine avec 60 secondes allouées à chaque voiture. Chaque voiture se voit attribuer un prénom féminin, dont la fameuse Eleanor, une Fort Mustang Mach 1. Le topo vous rappelle quelque chose? c’est normal, voici l’original de 60 secondes chrono le remake avec Nicolas Cage (voir One scene). Et comme il s’agit d’un film d’exploitation, les scènes de remplissage sont complètement torpillées. On est là pour du vol de voiture et, in fine, de la bonne grosse course poursuite. Résultat: des dialogues souvent peu audibles ou re-doublés, une narration très expéditive voir brouillonne… et c’est très bien comme ça, ce qu’on veut c’est des bagnoles!

Moral ou amoral? Malgré un scénario expéditif, cette question est maîtresse dans le film. La première  moitié du film dépeint une série de 48 vols justifiés purement et simplement par l’appât du gain. Amoral. Problème, nos malfaiteurs ne veulent pas s’en prendre aux particuliers mais aux assurances, ils vont donc rendre la durement acquise Eleanor à son propriétaire qui ne l’avait pas assurée. Moral. Deuxième moitié du film: n-ième subtilisation de la tant prisée Eleanor qui s’ensuit d’une course poursuite vertigineuse de 40 minutes, assurée sans effets spéciaux, et échelonnée d’une destruction massive de tout ce que croise Eleanor, spécialement des voitures de police mais pas que (détail dans la One scene du jour). Amoral.
Bilan: anarchiste?

Bonus:
– seule actrice annoncée au générique: Eleanor, première voiture à être créditée… ce qui parait normal quand on voit tout ce que le tournage lui a couté.
– guest: Parnelli Jones (semble-t-il fameux coureur automobile des 60’s) qui se fait – littéralement – voler sa propre voiture, une Big Oly Ford Bronco.
– le film est la source de toute une franchise avec The Junkman et Deadline theft auto
– à force de prendre des risques, le Car-crash-king a fini par trouver la mort sur un tournage… hors de sa voiture.

L’héritage: à la vue de LA course poursuite, on ne peut s’empêcher de se remémorer nos courses poursuites interminables dans Driver ou GTA… sans la cagnotte qui grimpe à chaque dégât causé. Mieux: la scène d’introduction du film a tout simplement été imité par – je vous le donne en mille – Quentin Tarantino, toujours, dans Kill Bill vol. 1. Mais si, vous savez, quand Earl McGraw débarque sur le lieu du massacre avec sa collection de lunettes de soleil. Bah voilà. Et parce que ce n’est jamais suffisant pour QT, le film est tout bonnement cité dans Boulevard de la mort.

Un classique du cinéma d’exploitation avec une course poursuite cultissime. Must have de tout bon cinéphile: installez-vous dans le fond de votre siège et profitez: des pneus qui crissent, des sirènes hurlantes, un moteur qui rugit, des flics qui se font mener en bateau…

Note, si vous aimez le genre, suivez ce tag: Course-Poursuite (Bullit, Blues Brothers, Duel, Point limite zero, Macadam à 2 voies…)

En réponse à la One Track de cette semaine sur Elenore, voici une One Scene sur Eleanor, la fameuse voiture mise en valeur par la course poursuite finale. Mais laquelle, celle de 1974 ou celle de 2000… bah les deux!

Vous rêviez secrètement (ça se voit dans vos yeux avides) de 50 minutes de One scene… accrochez vos ceintures :)

1974, La grande casse aka Gone in 60 seconds
Je ne reviens pas sur le film, critique ici.
La course poursuite dure tout bonnement 40 minutes et est génératrice d’une destruction sans précédents: 93 voitures dégommées… ça fait de la tôle froissée. Et en plus des cascades prévues, il y a eu de vrais accidents (comme celui du pilonne sur l’autoroute ou l’enquillage de Cadillac chez le concessionnaire).
Il faut noter que les 40 minutes sont loin d’être ennuyeuses, au contraire, la réalisation est exquise (contrairement à la 1ère moitié du film), avec de nombreuses scènettes, des coups fourrés de notre pilote, des cascades – forcément – et du pilotage pur et dur jusqu’à l’inévitable envolée finale.
Il faut quand même relever un point: comment Eleanor fait au bout de 30 minutes pour encore rouler foncer à toute berzingue dans un état pareil?! Avec autant de tôle froissée et chocs endurés les pneus/la direction/le moteur (ne rayez aucune mention, elles sont toutes utiles) auraient dû rendre l’âme depuis longtemps!

– Vous remarquerez que c’est sans effets spéciaux… et le coût de la prise de risque est flagrant lorsqu’on nous ressert l’envolée finale sous tous les angles pour ne rater aucun détail. Un vrai petit plaisir.
– Une partie du public est constitué de vrais badauds qui croyaient assister à une vraie course poursuite… allant jusqu’à vouloir aider les blessés ou insulter la police.

Un bon moyen de revivre vos meilleurs souvenirs de GTA ;)

Eleanor = 1973 Ford Mustang Mach 1

Voici LA course poursuite en 5 morceaux: Part 1 / Part 2 / Part 3 / Part 4 / Part 5.

2000, 60 secondes chrono aka Gone in 60 seconds, le remake.
Nicolas Cage en tête d’affiche, appuyé par l’esthétique d’une Angelina Jolie toute jeune, toute décolorée dans un film bien commercial.
La minable petite course poursuite de clôture de tout juste 10 minutes semble bien pâle face à sa matriarche. Elle n’en reste pas moins spectaculaire, avec de supers cascades, du pilotage et quelques passages mémorables: le boost à la nitro contre l’hélicoptère et l’inévitable envolée finale.
On regrette quand même l’absence de petites scènettes et de dommages collatéraux.

Quoi qu’on en dise, il vaudra toujours plus de cacahuètes que Fast & furious, ses rejetons et le lamentable viol de Six Days.

Eleanor = 1967 Shelby Mustang GT500E

Mr Orange

Et paf, prenez-vous en plein les mirettes avec ce thème qui déboite!

Pour bien lancer notre nouvelle rubrique, voilà 3 films cultes dont les affiches tapent à l’oeil et répondent à une thématique: les roadmovies cultes sortis en 1971 .

Numéro 1: Point limite zero aka Vanishing point de  Richard C. Sarafian
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Et Vanishing point, c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. Kowalski (Barry Newman) fait le pari à Denver de rejoindre San Francisco soit plus de 2000 km, et tout ça en moins de 15h en voiture. Pour arriver à ses fins: une Dodge Challenger R/T et une bonne dose d’amphétamines. Sur la route, il se trouve un fan: un animateur de radio qui va le chérir et l’accompagner tout au long de sa quête, en le popularisant… et diffusant une bande originale dithyrambique.

Le film est un énorme flashback contenant lui même des flashbacks, puisqu’on on a une esquisse du final au début du film. D’ailleurs, ce final, il est sensé être chargé de sens itou itou… m’enfin il est aussi pas mal chargé en WTF?!

QT fait évidement un hommage à Vanishing point dans Boulevard de la mort: le film est tout bonnement cité et on trouve une Dodge challenger dans le duel final… et dans Reservoir dogs au travers de l’animateur radio.

Ton: anti-héro, contre-culture, humour, post-Woodstock, guerre du vietnam, libertés…

Numéro 2: Macadam à 2 voies aka Two-lane blacktop de Monte Hellman
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Macadam à 2 voies c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. The driver et the mecanic prennent the girl en auto-stop avant de lancer un défi à the GTO: le premier arrivé à Washington depuis l’Arizona gagne la voiture de l’autre. En jeu: une Chevrolet « Chevy » 150 de 1955 très modifiée et une Pontiac GTO de 1970. Le voyage est ici bien plus long et les concurrents gagnent de quoi payer leur trajet grâce à des courses sur piste.

Passage obligatoire par la route 66. Dennis Wilson est aussi le batteur des Beach Boys. Monte Hellman est un des producteurs exécutifs de Reservoir Dogs.

Ton: mêmes thèmes et vision désabusée que Vanishing point mais traité de façon beaucoup plus sombre.

Numéro 3: Duel de Steven Spielberg
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici de 2 versions US originales… et de 2 versions plus récentes

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Duel c’est quoi? Le 1er film de Steven Spielberg et 1h30 de course poursuite, rien que ça. David Mann (Dennis Weaver), commercial se retrouve pourchassé sans motif par un camioneur psychopathe.

Contrairement aux 2 autres:
– il s’agit d’un intense thriller hitchcockien réutilisant les standards du western spaghetti définis quelques années plus tôt: gros plans, étendues sauvages…
– il a été tourné pour la télévision, format 4/3
– et aucun bolide n’est mis en jeu mais un camion Peterbilt 281/381 et une voiture familiale Plymouth Vaillant.

Conclusion:
Les 2 premiers films sont cultissimes: premiers roadmovies et déclaration d’amour à la contre-culture… ils initient un renouveau du cinéma US en réponse à la nouvelle vague française. Le dernier tout autant cultissime, est un tremplin pour Spielberg qui y montre un talent indéniable dont il ne fera pas toujours preuve par la suite. Petit soucis le temps joue un peu contre eux. C’est probablement Duel qui s’en sort le mieux, suivit de Vanishing Point et de Madacam à 2 voies, enfin vu que c’est aussi mon ordre de préférence, mon avis est peut-être biaisé. Quoi qu’il en soit, Duel est indispensable, Vanishing est bien foutu et est un détour obligatoire pour les cinéphiles, quant à Macadam je le conseillerai plus aux cinéphages cherchant à parfaire leur contre-culture cinématographique…

Avant:                                                                              Après:
– Faster pussycat! kill! kill!, 1965 de Russ Meyer      – Mad max 1 & 2, 1979 et 1981 de George Miller
– Bullit, 1968 de Peter Yates                                        – The blues brothers, 1980 de John Landis
– Easy rider, 1969 de Denis Hooper                            – Boulevard de la mort, 2007 de Quantin Tarantino
…………………………………………………………..- Drive, 2009 de Nicolas Winding Refn

Mr Orange

Année: 1968
Titre original: Bullitt
Réalisateur: Peter Yates
Acteur notoire: Steve McQueen, Robert Duvall

Plot: tribulations d’un flic de San Francisco

Sources utiles: Allociné & IMDb

/ One scene

Mr Orange: Dans la famille film de course-poursuite culte, je demande le père… et donc film culte tout court. Bref, le scénario est plutôt simple, centré sur Bullitt, campé par Steve McQueen, un flic intègre pas très causant, plutôt têtu et moitié filou qui se retrouve entre un politicien trop ambitieux, une mafia implacable et un témoin particulièrement gênant. Petit bonus, la musique tendance jazzy est réalisé par Lalo Schifrin qui a entre autre réalisé la musique de Starsky & Hutch (je ne parle pas du générique made by M6) et tadaaaam, du trop fameux thème de Mission Impossible. Extrait avec le bruit du V8 d’une Ford Mustang à la fin.

Points négatifs. Concernant le film en général, il a plutôt mal vieilli, faut l’avouer. Il avait pourtant – à l’époque – reçu l’Oscar du meilleur montage. En plus, le film est complètement centré sur Bullit, Steve McQueen étant présent dans la quasi-totalité des scènes, ce qui fait que les méchants sont bien délaissés. Dernier point: l’ambiance sonore. Je me suis fais exactement le même commentaire que pour Il était une fois en Chine. L’univers sonore est très pauvre, sentiment exacerbé lors de scènes de foules presque silencieuses, exemple typique: entrée à l’hôpital d’un blessé, entre nuée de journalistes aphones et personnel hospitalier quasi-muet… c’est assez déroutant. Certes, Bullitt est pas franchement loquace, mais c’est pas une raison de couper la chique aux autres.

Suis-je le seul à qui le final de Bullit ait rappelé celui de Heat?

Points positifs. Steve McQueen pour les fans et son personnage, offrant de jolies scènes. La course de voiture pour tout le monde. Parce que oui, l’un des si ce n’est le seul intérêt du film réside dans la course-poursuite farouche qui oppose une Dodge Charger R/T ’68 (celle des tueurs, à gauche) à une Ford Mustang Fastback GT390 ’68 (celle de Bullit, à droite) :

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Il s’agit tout simplement de la 1ere grande course poursuite de bagnoles « grandeur nature » du cinéma, opposant 2 bolides. Et, parce qu’une simple course-poursuite banale n’est pas suffisante, celle-ci se passe bien évidement sur les collines de San Francisco, bons et autres vols planés à tous les coins de rue garanti. Et, parce qu’une simple course-poursuite banale n’est pas suffisante, celle-ci dure tout bonnement plus de 10 minutes. Et, malgré tout, ça reste une simple course-poursuite, sans destruction massive, sans cascade improbable, opposant simplement 2 pilotes.

Point sur les voitures: la Mustang n’arbore pas son logo suite à un différent entre McQueen et Ford… qui a pourtant ressortit une Ford Mustang estampillée « Bullitt » en 2008… ils savent retourner leur veste les Mr. Son intérêt technique: elle a bien supporté les multiples bons au cours des 3 semaines de tournage. La Dodge Charger – ma préférée :) – a dû quand à elle subir quelques améliorations de ses suspensions pour supporter les dits « bons ». Petit soucis révélé ultérieurement par un des cascadeurs: la Charger crame complètement la Mustang, obligeant les « poursuivis » à attendre les « poursuivants ».

Bref, grosse leçon de pilotage, voitures anthologiques, montage anthologique avec un immersion au volant: point de vue raz-bitume et bruit de moteur plein les oreilles… Et on peut même reconnaître le bruit de chaque moteur /love. D’où l’Oscar du montage. Petite déception, Steve McQueen a beau avoir léché les bottes du maire, au dépend de la Warner, ils n’ont pas eu l’autorisation de passer sur le fameux Golden Gate Bridge.. au point qu’on ne le voit même pas – fait rare pour un film made in Frisco. Dommage.

Bonus: c’est la 1ère fois qu’on entend « bullshit » dans une production hollywoodienne.

Sans parler des films post-90, après sera fait Duel (1971), 1er film de Spielberg et surtout 1h30 de course poursuite intenable, The Blues Brothers (1980) feu record de dégommage de voitures et toute une flopée de road movies de série B pendant les 70’s auxquels Mr Quentin Tarantino a fait un hommage avec le décrié Boulevard de la mort. Oui, quoi qu’on fasse, on en revient toujours au Maître. D’ailleurs, pour lier directement le Maître à Bullit, on retrouve la Dodge Charger RT aux côtés de la Ford Mustang Fastback dans Boulevard de la mort… et, grand hommage, la Chevrolet Nova 1970 de Stuntman Mike est immatriculée JJZ-109 comme la Mustang de Bullit. Bon, c’est sur que pour ceux qui ont vu la course-poursuite tarentinesque du final de Bouvelard de la mort, celle de Bullitt et son pauvre retournement de situation peut être un peu fade.

Bref, pour conclure après tant de digressions, le film – sans être mauvais – a mal vieilli et est juste soutenu par le personnage du Lt. Bullit inexpressivement profond… et mérite un détour par les cinéphiles, ne serait-ce que pour sa scène anthologique… la course-poursuite pour ceux qui n’ont rien suivit.

Et voici la fameuse course-poursuite se déroulant sur la colline de Frisco: Vroom vroom

# S’en va économiser ses petits sous pour s’acheter une Dodge Charger Challenger RT flashy. #

Année: 1980
Titre original; The Blues Brothers
Réalisateur: John Landis
Blues Brothers: John Belushi « Jake Blues », Dan « Elwood Blues » Aykroyd, Matt « Guitar » Murphy, « Blue » Lou Marini, Willie « Too Big » Hall, Tom « Bones » Malone, Donald « Duck » Dunn, Steve « The Colonel » Cropper
Actrice notoire: Carrie Fisher
Guests: Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Steven Spielberg ……………………

Plot: 2 gangsters flegmatiques tentent de reformer leur ancien « band » de Blues.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Alors là j’ai vraiment honte. J’ai beau avoir vu plus d’un millier de film (oai… j’essaye de tenir un index), je n’avais jamais vu The Blues Brothers. Pas taper…

The Blues Brothers est donc une adaptation cinématographique de 2 personnages créés par John Belushi (alias Jake)  et Dan Aykroyd (alias Elwood) pour la fameuse émission Saturday Night Live de la NBC. Accompagnés par des grands musiciens de soul (parait-il), en plus du film, ils sortent 2 albums et partent en tournée mondiale avant que Jake ne meurent d’overdose en 1982.

Ce film est juste dingue, concentrant un nombre ahurissant de scènes classables cultes et autant de répliques cultes, concentrant une dose d’humour invraisemblable, concentrant des séquences musicales anthologiques (et pourtant, je suis vraiment, mais vraiment pas fan du genre), concentrant des guests tellement monstrueux (Ray Charles, James Brown… !!!), concentrant des scènes de courses poursuites dithyrambiques et s’octroyant plus de 70 voitures détruites.
Sans parler du montage et de la mise en scène qui sont juste exemplaires….

Bonus:
– Princesse Leia en quête vengeresse à l’arme lourde, ça poutre.
– les nazis qui veulent la peau des frangins, /love … on ne le redira jamais assez, ce sont les meilleurs méchants de l’univers.
– le coup de la quête divine… juste… big-up. D’ailleurs, le grand barbu a dû les entendre… parce que le Vatican (oui oui) a reconnu la dimension divine de Jake et Elwood, s’il vous plait!
– la BO… bah oai, forcément.. elle claque.
– y’avait pas ou peu d’effets spéciaux à l’époque, donc oui, y’a vraiment une voiture qui a été lâchée depuis un hélicoptère à hauteur de gratte-ciel… dans les rues de Chicago.

C’est culte, c’est bien.

Edit: la suite sortie en 1998 et intitulée Th Blues Brothers 2000 n’est qu’une pâle copie souffrant de l’absence de Jake (remplacé par John Goodman) et de moins de guests, d’une musique moins dithyrambique, de scènes et répliques moins souvent drôles… difficile de combler notre envie de Blues Brothers sans rapidement donner une froide impression de « déjà vu »… peu/mal renouvelé.