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Film musical

Année: 2012
Titre original: Cloclo
Réalisateur: Florent Emilio Siri
Acteurs notoires: Jérémie RenierBenoît Magimel

Plot: Biopic sur Claude François

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Attention! cette critique contient plusieurs scènes incrustées d’une kitchitude navrante !
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Mr Blonde :  Ça fait 2 semaines que je dois la faire, elle arrive enfin. Le film n’est plus très frais dans mon esprit mais tant pis.

Enfin un biopic sur notre chanteur malheureux, idole des minettes des 60’s! Le film retrace tout son parcours depuis son enfance égyptienne, plus ou moins heureuse sous le joug d’un père très (trop) autoritaire, jusqu’à sa mort dont les circonstances ne sont pas encore éclaircies. (désolé ^^)

Le réalisateur Florent Emilio Siri a dû se dire : je vais pas faire comme d’habitude. En effet, quand on voit la filmo du bonhomme : Nid de guêpesOtage et L’Ennemi intime ; on se demande quelle mouche l’a piquée pour en venir à faire un biopic sur Claude François. Cependant, il réussit plutôt bien l’exercice.
Pour le rôle titre, il a choisi Jérémie Renier avec qui il avait déjà travaillé 3 fois (cf sa filmo). L’acteur belge à la tignasse blonde n’avait encore jamais chanté ou dansé (en pro) et a fourni un sacré travail de préparation. 5 mois de boulot, plusieurs coaches et 200 pompes tous les matins (d’un autre côté c’est la base) ont été nécessaires pour transformer le Jérémie Renier de Possessions (où il joue un montagnard grassouillet) en la bête de scène qu’est Cloclo. Sans être un sosie, la transformation est assez frappante pour faciliter l’immersion du spectateur.

Bien sûr si vos cheveux se hérissent dès que vous entendez Belinda,  vous aurez du mal à venir à bout des 2h28. Sinon, bien que le film se penche principalement sur les aspects obscurs du mal aimé et laisse une grande place au drame, les fans apprécieront de (re)découvrir les coulisses de la création de tubes tels que Belles! Belles! Belles! ou encore Magnolia Forever.
Les non-initiés (comme moi) seront surpris de la jalousie et la paranoïa maladive qui le caractérisait. Cet aspect est particulièrement développé dans le film, donc les amoureux des comédies joyeuses passez votre chemin.

Bref, si vous êtes fan de Claude François et pour faire honneur à la prestation de Jérémie Renier qui s’est sacrément sortit les doigts pour le rôle, allez voir le film!. C’est entraînant, touchant, poignant même par moments … Les fans aimeront, les novices apprécieront l’histoire d’un bourreau de travail, dur avec lui et surtout implacable envers son entourage.

Bonus : Une des meilleures scènes du film pour moi est la découverte par Claude François de la reprise de sa chanson Comme d’habitude par le grand Frank Sinatra (son idole). Résultat? Une des  chansons les plus connues au monde  : My Way.
Guest gratos : le crooner est joué par Robert Knepper! /love

Année: 2006
Titre original: A prairie companion home
Réalisateur: Robert Altman
Acteurs notoires: Meryl Streep, Tommy Lee Jones, Garrison KeillorJohn C. ReillyWoody HarrelsonLindsay LohanKevin Kline

Plot: dernier spectacle d’un show radiophonique.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: S’eusse-t-été volontaire qu’on aurait pas pu mieux faire. The last show est le dernier film de Robert Altman qui est parti manger les pissenlits par la racine l’année de sortie du film. Et The last show c’est quoi? Une déclaration d’amour au midwest, à la culture américaine et au monde du spectacle au travers de A prairie companion home, une réelle émission de radio apparue dans les 70’s et très suivie depuis que ce soit à la radio ou directement dans la salle du Fitzgerald Theater de Saint Paul (ou ailleurs), ambiance country de rigueur.

Le film est à la douce limite entre fiction et réalité. Bien que tout le facteur « dernière diffusion » et la présence d’acteurs notoires (hello Miss MILF… pardon…  Miss Oscar 2012) sont pure fiction, l’action se passe néanmoins bien dans le vrai théâtre, avec un vrai publique, avec le vrai présentateur ainsi qu’une partie de l’équipe et de vraies improvisations. J’y reviens: le maître de cérémonie Garrison Keillor est effectivement le vrai bonhomme derrière la vraie émission de radio et aussi celui qui a initié le projet du film. Concernant les vraies impro’, R. Altman a une tendance naturelle à laisser ses innombrables acteurs en pâtures avec une montagne de texte, des caméras pour ne rien rater aboutissant à de (faux) plans séquences incroyables au cours desquels les acteurs s’en sortent comme ils peuvent.

Dusty: Did you hear about the Viagra shipment that got stolen? 
Lefty: No. Who do they think did it? 
Dusty: Well, they don’t know, but they’re on the look out for hardened criminals.

Robert Altman a beau encenser la critique, il n’est pas connu pour transcender le public. The last show ne déroge pas à la règle. Je m’explique: c’est original, subtile, critique, bourré de dialogues. Mais on n’assiste pas à du divertissement, il n’y a ici carrément pas de scénario, le film dure le temps de l’émission, point. Pour avoir vu M.A.S.H (comédie improbable en pleine de guerre de Corée) ou The player (satyre hollywodienne), ses films sont à voir avec des pincettes, seul Cookie’s fortune ( comédie blues) semble abordable pour le commun des mortels.

Ceci dit, malgré le ton sinistre du film – faire table rase d’une gloire démodée – celui-ci est emprunt d’une légèreté inattendue et est une mine de petites séquences succulentes:
– l’improvisation de la pub ratée pour le scotch,
– les interventions morbides de Lindsay Lohan,
– le duo Dusty (Woody Harrelson) et Lefty (John C. Reilly) avec leur chanson de blagues paillardes (exemble ci-dessus) … mine d’authentiques jeux de mots vaseux pour nous petits frenchy que nous sommes /love +++, (brûlez toute version française)
– le tact de Guy Noir et sa mystérieuse blonde
… et en bonus, la séquence de la bouteille de champagne: on peut entendre un « ow! » provenant d’un technicien hors-champ suivit d’un « sorry » de Kevin Kline… celui-ci ayant honoré Robert Altman d’un splendide headshot au bouchon de champagne (aucun rapport avec sa mort). La présence de cet incident dans le film témoigne d’ailleurs de la liberté qu’offrait Robbie à ses acteurs. /love

Paisible comédie pour spectateur averti signée de la patte de feu R. Altman

Année: 1980
Titre original; The Blues Brothers
Réalisateur: John Landis
Blues Brothers: John Belushi « Jake Blues », Dan « Elwood Blues » Aykroyd, Matt « Guitar » Murphy, « Blue » Lou Marini, Willie « Too Big » Hall, Tom « Bones » Malone, Donald « Duck » Dunn, Steve « The Colonel » Cropper
Actrice notoire: Carrie Fisher
Guests: Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Steven Spielberg ……………………

Plot: 2 gangsters flegmatiques tentent de reformer leur ancien « band » de Blues.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Alors là j’ai vraiment honte. J’ai beau avoir vu plus d’un millier de film (oai… j’essaye de tenir un index), je n’avais jamais vu The Blues Brothers. Pas taper…

The Blues Brothers est donc une adaptation cinématographique de 2 personnages créés par John Belushi (alias Jake)  et Dan Aykroyd (alias Elwood) pour la fameuse émission Saturday Night Live de la NBC. Accompagnés par des grands musiciens de soul (parait-il), en plus du film, ils sortent 2 albums et partent en tournée mondiale avant que Jake ne meurent d’overdose en 1982.

Ce film est juste dingue, concentrant un nombre ahurissant de scènes classables cultes et autant de répliques cultes, concentrant une dose d’humour invraisemblable, concentrant des séquences musicales anthologiques (et pourtant, je suis vraiment, mais vraiment pas fan du genre), concentrant des guests tellement monstrueux (Ray Charles, James Brown… !!!), concentrant des scènes de courses poursuites dithyrambiques et s’octroyant plus de 70 voitures détruites.
Sans parler du montage et de la mise en scène qui sont juste exemplaires….

Bonus:
– Princesse Leia en quête vengeresse à l’arme lourde, ça poutre.
– les nazis qui veulent la peau des frangins, /love … on ne le redira jamais assez, ce sont les meilleurs méchants de l’univers.
– le coup de la quête divine… juste… big-up. D’ailleurs, le grand barbu a dû les entendre… parce que le Vatican (oui oui) a reconnu la dimension divine de Jake et Elwood, s’il vous plait!
– la BO… bah oai, forcément.. elle claque.
– y’avait pas ou peu d’effets spéciaux à l’époque, donc oui, y’a vraiment une voiture qui a été lâchée depuis un hélicoptère à hauteur de gratte-ciel… dans les rues de Chicago.

C’est culte, c’est bien.

Edit: la suite sortie en 1998 et intitulée Th Blues Brothers 2000 n’est qu’une pâle copie souffrant de l’absence de Jake (remplacé par John Goodman) et de moins de guests, d’une musique moins dithyrambique, de scènes et répliques moins souvent drôles… difficile de combler notre envie de Blues Brothers sans rapidement donner une froide impression de « déjà vu »… peu/mal renouvelé.