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Archives de Tag: Minigun

Année: 2009 (US) 2012 (Fr)
Titre original: Bitch Slap
Réalisateur: Rick Jacobson
Actrices notoires:

Plot: bad girls en décolletés et minijupes

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Big slap in you’re face !

Bitch slap sort enfin en France (20 juin), et faites passer le mot: c’est à voir sur grand écran. Pourquoi? Parce que demander à une caissière (si possible coincée) une place pour B-i-t-c-h  s-l-a-p, en articulant soigneusement, c’est totalement jouissif. Ca ne vous suffit pas? Voici d’autres raisons:

Après Black Dynamite, nouvel hommage aux séries B environnant les 70’s avec Bitch slap. Dès le début, un générique dithyrambique nous montre que le film se réfère à de sérieuses sources, avec un défilé de brefs extraits d’une quantité indénombrable de scènes de films cultes dépeignant des femmes au fort caractère: They call her one eye, Fast pussycat kill! Kill!, … du sérieux, du lourd. Mais c’est pas fini, le film est truffé de références plus ou moins évidentes à tous pleins de film. Gogo Yubari (Kill Bill vol. 1), James Bond, Pulp fiction… j’ai perdu le compte.

Parlons qualité. Le film est bien moins cheap qu’il n’en a l’air. Actrices méconnues aux formes expressives ayant quelques apparitions fugaces dans leur bagage, ce qui permet d’assurer leurs arrières. Côté technique ça ne rigole pas, mais vraiment pas du tout. Zoe Bell aka Zoe dans Boulevard de la mort aka la cascadeuse aux nombreuses décorations se charge des chorégraphies… et double tout le monde. La bande son est jouissive avec le gros son envoyé et surtout LE bruitage gag-gratuit, prêtez l’oreille. Mieux: les effets spéciaux. Géniallisimement… moches. Exquis. Du bon écran vert dégueulasse dès qu’on quitte le désert. Attention la rétine. C’est volontaire et ça tue.

Mais… de quoi ça parle? De nana en petites tenues, d’une excessive attention pour leurs attributs, d’une extorsion de diamant, de baston brutale, de gros engins: armes et bagnoles… what else?, d’alliances et de trahisons, d’explosions, d’un Keyser Söze, de dialogues exceptionnels, de tout ce qu’on osait pas espérer, de flashbacks, de textes anciens, de presque aucun flash, d’autres flashbacks… d’orgasme cinéphilique… what else?

Une bonne grosse baffe, pour nous rappeler que mine de rien… les séries B, ça déboite. 

Note: regardez le générique jusqu’au bout, pour le lap dance et aussi pour les commentaires glissés entre les remerciements… en plus de perles telles que l’ International Alliance of Breast Technicians !!

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Année: 1993
Titre original: Last action hero
Réalisateur: John McTiernan
Acteurs notoires: Arnold Schwarzenegger & des guests à foison !

Plot: un jeune cinéphile se trouve embarqué dans la suite de son film d’action préféré.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Ô McTiernan mon amour ♥

Déclaration d’amour au cinéma, Last action hero est l’incontournable, l’indétronable, l’inimitable plus bel hommage aux films d’action qui ait vu le jour. Avant tout un classique qui envoutera toute âme damnée par l’ignorance de ce chef d’oeuvre, c’est aussi mais surtout LA base sine qua non de tout cinéphile qui se respecte, sans compromis possible.

A voir dès 7 ans et jusqu’à 77 ans. Le petit Danny vit le rêve de tout enfant qui ne rate pas sa vie… Danny dans lequel se retrouvera parfaitement tout apprenti cinéphile. Pour ceux qui ont passé l’âge de la puberté, que Danny agace et qui commencent à accumuler de la culture ciné, ce film est une véritable mine d’or. Il est complètement bourré de références, clins d’oeil et autres hommages à bon nombre de films cultes. Oui, exit Tarantino et ses références à des films italiens/japonais/hong-kongais obscurs des 70’s (non que ça soit désagréable), McTiernan vise des références bien plus abordables avec des blockbusters monstres… et c’est tout bonnement jouissif.

Liste non exhaustive de références: Sharon Stone qui sort de son interview (Basic Instinct… et ex-femme dans Total Recall), Robert Patrick en T-1000, la lune de E.T… bon nombre de films, de scènes ou de tirades cités… et une tripotée de guests gratuits: Stallone, Tina Turner, Melvin van Peebles, Jean-Claude Van Damme, MC Hammer, Chevy Chase……. Et en plus de toutes ces références pour le bas peuple, McTiernan n’oublie de consoler le Cinéma avec une référence à Ingmar Bergman et son Le Septième Sceau avec la mort interprétée par… Ian McKellen, oui on n’en finit pas. Passons Hamlet que McTiernan sur-viole pour notre plus grand plaisir!!

L’autodérision est exquise mais n’empiète par pour autant sur la narration ce qui permet au film d’avancer et d’avoir de belles scènes d’action sans pour autant tomber dans le gros ridicule. Parodie  blindée d’un humour qui est loin d’être subtile – respect des codes du film d’action – mais qui n’en devient par pour autant lourd. Qualité fort appréciable dans le registre de la parodie.

Toujours mieux, McTiernan s’offre le luxe de certaines réflexions sur la barrière qui sépare la réalité de la fiction… ou la fiction de la réalité. Film = Californie, soleil, jolies filles à perte de vue et victoire inévitable des good guys. Réalité = New-York, pluie, misère et liberté des bad guys. Différence que percuteront Danny et Jack Slater… ce dernier devant finalement se résigner sur son triste sort: un pantin que les scénaristes tortureront jusqu’à l’épuisement du public. L’innocente perfection des films hollywoodiens est pointé du doigt.. et c’est très bien.

Si vous êtes pas convaincus de le revoir avec ça…

« I’m out of here… « 

Année: 2008
Titre original: Kataude mashin gâru
Réalisateur: Noboru Iguchi
Acteurs notoires: aucun

Plot: une jeune fille venge la mort de son frère.

Sources utiles: Allociné & IMDb 

Mr Orange: Oh – My – God !
On va mettre au clair les choses de suite: le titre et l’affiche sont totalement assumés, pour un film totalement décomplexé, pour notre plus grand bonheur. Machine girl est une bonne grosse série B, un bon gros film gore comme on les aime: drôle, ingénieux, GORE et se délassant dans la surenchère. Un exemple au hasard: Braindead avant que Peter Jackson ne lise les torches-cul de Tolkien… nan, j’exagère.

Pour les assidus de LibertyLand et consort, c’est le genre de sous-production japonais qui inonde littéralement des pages de films standards par des affiches/titres ultra-aguicheurs. Ce sont des films petits budgets, destinés au marché de la video, tremplin pour nombre de réalisateurs… comme Takashi Miike, pour ne citer que lui. Problème que les curieux ont vite découvert à leurs dépends, les films par sont généralement mauvais, voir très mauvais, voir très très mauvais: 0 budget, acteurs bidons, effets bidons, réalisation bidon avec au mieux de rares idées-what-the-fuck drôles avec un ton de « fan-movie ». Heureusement, au milieu de ce dégueuli cinématographique, quelques perles sortent du lot, comme Machine Girl ou d’autres, je vais explorer le sujet. Affaire à suivre.

Outre nos petits génies bridés, le film fait parti d’une nouvelle vague consistant en la production de films japonais par des américains, produisant des films plus caricaturés, moins obscures et s’assurant d’une relative qualité. Mission accomplie. De plus, ça évite de devoir refaire des remakes américains pourraves……….

Machine girl c’est quoi? Une fille en uniforme d’écolière amputée qui a remplacé son feu bras gauche par une machine gun. Esprit manga bonjour. Si vous y voyez une ressemblance avec Planète terreur c’est normal, même si l’inspiration est plus ancienne que ça. Bref, c’est gore, c’est débile, c’est bien. Note: je parle ici de gore fun, par de gore navrant à la Saw. On est servit par une pléthore de fontaines de sang Kill Bill-like, de dialogues-what-the-fuck, de morts-what-the-fuck et autres armes-what-the-fuck pour des scènes-what-the-fuck. Eclats de rire assurés. Bon, niveau distribution, on a affaire à des amateurs, mais ça passe. Voir le film en VO si possible et non en doublage-US. L’actrice principale sort du milieu mannequin-en-bikini, la méchante sort carrément du monde pornographique nippon… tout comme le réalisateur. Qu’à cela ne tienne, leurs performances  sont finalement plutôt convaincantes, entre la femme de yakuza ultra-sadique à l’arme secrète WTF et l’héroïne implacable ou le petit premier yakuza tête-à-claque. On regrettera presque l’absence de plan boobs qui aurait été la cerise sur le gâteau… surtout qu’aux vues du staff, ça n’aurait dérangé personne.

Bref, c’est gore, c’est décomplexé, c’est bourrin, c’est drôle… et c’est bien foutu ! Si avec ça je n’ai convaincu personne… what – the – fuck?! Ah oui, j’ai oublié l’argument d’autorité absolu: c’est un film de vengeance donc c’est bien.

NB: depuis, le réalisateur a fait un « film » qui possède le charmant petit nom de: Zombie ass, toilet of the dead………………. j’ai hâte.

Année: 2011
Titre original: Battle: Los Angeles
Réalisateur: Jonathan Liebesman
Acteurs notoires: Aaron Eckhart, Michelle Rodriguez

Plot: Des aliens envahissent la Terre.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Que personne ne se fasse d’illusion: le titre résume complètement le film. Jonathan Liebesman nous évite brillamment toute nécessité de réflexion, d’introspection et autres inepties. Le film dure 2h et comprend environ 1h40 de combats urbains, donc mettez votre intellect dans une boite noire, et récupérez le intact à la fin du film. J. Liebesman c’est qui? Le mec qui a fait le remake de Massacre à la tronçonneuse et depuis le succès (oui oui) de Battle Los Angeles, il a obtenu la confiance des producteurs et s’est vu chargé de l’imminent La Colère des Titans et prochainement: Les Tortues Ninja (yiiiiiihaaaaa) et … Battle: Los Angeles 2. Ca, c’est dit.

Pour suivre le modèle de Skyline, le film nous met direct dans le jus avant un petit flashback de 15 minutes sur nos héros histoire de planter le décor. Mais à l’opposé TOTAL de Skyline dans lequel on voit l’invasion depuis le point de vue de civils avec une armée observée de loin, ici on voit l’invasion vue l’armée avec 2-3 civils observés de loin, avec une petite « famille » histoire de faire passer les femmes et les enfants d’abord. Ne pas s’affoler, les civils, on s’en tamponne royalement, ils ne sont qu’excuse à péripéties.

Points bonus:
– Le film ouvre sur California Love de 2pac… haha
– Les aliens sont évidement bien fait et changent évidement de nos habitudes avec cette fois une organisation plus militaire avec troupes au sol, armes lourdes…
– Les vaisseaux aliens qui s’assemblent comme de grosses pizzas géantes (dixit le producteur).
– Le site promotionnel ReportThreats.org avec tout plein de fausses interviews / anecdotes de « spécialistes ».
– Le film est inspiré d’une histoire vraie. Oui oui, l’artillerie U.S a enflammé le ciel de L.A. à la suite de la détection d’un « OVNI » en 1942.
– Michelle Rodriguez campe décidément les films de mec…
– Le bataillon de Marines mis en avant dans le film serait le plus médaillé de l’histoire. L’anecdote racontée dans le film est d’ailleurs sensée être vraie.

Je ne vous ai pas convaincu que c’est un film de mec par excellence, voilà une petite citation pour justifier mon propos:
Cpl. Kevin Harris: Santos, you okay?
TSgt. Elena Santos: Yeah. I got that nasty stuff all over my mouth, man.
[…]
Cpl. Kevin Harris: Ha. You let him do you on the first date. 

Pas suffisant?
Lt. Col. K.N. Ritchie: … the Air Force will tear them a new asshole …

 Bilan? Un La chute du faucon noir version aliens. Pas mal du tout dans le genre brainless.

Année: 2010
Titre original: Predators
Réal: Nimrod Antal
Acteurs notoires: Adrian Brody, Danny Trejo

 Plot: Un échantillon des meilleurs guerriers terriens se fait parachuter dans une jungle hostile, pour s’y retrouver chassés…

 Sources: Allociné & IMDb

 Mr Orange: Alors premier grand questionnement intellectuel – chalenge lancé au psyché humain – qu’est ce que fout Adrian Brody dans un truc pareil ?! Nan, sérieux?! Parce que oui, que sa présente ne détrompe personne, c’est bien un film musclé, avec des gros muscles et des gros engins ! Donc, oai, on le voit dans la Ligne Rouge (guerre mondiale, côté pacifique) mais bon, il est surtout connu pour des rôles plus… « fins » comme dans The Jacket, À bord du Darjeeling Limited mais surtout pour son oscar dans Le Pianiste de R. Polanski…

Mise à part ça, un fois qu’on s’est remis du fait de voir la tête d’A. Brody rattaché à un corps musclé luisant de sueur, tout va bien ! Effets spéciaux, clean. Le scénar’ bien que signé de R. Rodriguez (qui le produit) n’a rien d’extraordinaire, m’enfin c’est pas franchement pour ça qu’on est là… faut l’avouer. Bref, le film remet la saga Predator au goût du jour haut la main, ressemblant particulièrement au 1er du nom (jungle, minigun, corps à corps, pièges, boue…), quoi que ce n’était pas forcément un challenge en soit après les Alien vs Predator… hum… un peu mauvais, quand même…

Bref, ça casse pas une patte à un canard, mais ça vaut son pesant d’or :)