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Année: 2012
Titre original: Prometheus
Réalisateur: Ridley Scott
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace

Plot: expédition dans les confins de l’espace, 30 ans avant Alien le 8e passager.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après tant d’attente et d’espérances, Prometheus est enfin sorti sur les écrans. Difficile de parler de Prometheus sans  dévoiler une once du film, pour les psychopathes (dont je fais parti) voilà un bilan spoil-less du chestburst du nouveau bébé de R. Scott: de bonnes grosses surprises, la fête dans les méninges et de la 3D qui déboite sévère. La suite est à vos risques et périls.

Note à ne pas prendre à la légère: revoir la saga Alien n’est pas un luxe, dossier ici. On retrouve parfaitement l’univers que l’on est venu chercher ainsi que les petits codes habituels. L’inévitable lance-flamme est de retour… j’en passe et des meilleurs. Mieux, R. Scott glisse des références à la franchise. Le titre du film apparait de la même façon que dans le 8e passager  il semble bien y avoir 17 bâtonnets. On a droit à un super panier de basket – l’avenir nous dira si M. Fassbender a renouvelé sur son vélo l’exploit de S. Weaver de dos sans effets spéciaux dans la 1ère série de prises (Alien, la résurrection). « David 8″… en hommage au 8e clone de Ripley d’Alien résurrection. Bref, sachez que l’univers colle à merveille.

Enorme satisfaction: les effets spéciaux et… la 3D !! C’est tout bonnement splendide, meilleure 3D all-time. Pas un pixel de travers. Avatar peut aller se coucher, c’est magnifique, c’est génial… ça envoie du bon gros steak en barquette de 12. La 3D a peut-être un avenir finalement. Fracture oculaire assurée. Qu’on le note dans les annales, première fois que je dis: à voir absolument en 3D. Jubilatoire. In your face !!

Après Ash, Bishop et Call… David aka M. Fassbender en androïde inspiré par Lawrence d’Arabie est bluffant dans sa quête d’âme, il trouve le besoin de passer le temps, développe une curiosité… oscille entre soupçons d’humanité et exécution de ses assignations. Gros point fort du casting volant la vedette aux autres qui suivent pourtant. Elizabeth s’avère être une fidèle héritière de Ripley… on passera sa scène avec Charlie un poil trop mielleuse même si nécessaire. A l’inverse, celle entre Vickers, reine de glace à la carapace bien fine, et Janek, le bon samaritain, répond jubileusement à la saga. On aime.

Le poisson était brillamment noyé… et l’on a finalement bien affaire à un (presque) préquel de la saga. On est oppressé dans un univers hostile, inconnu… et nous ne sommes pas seuls, un liquide noir en veut à notre peau! (X-files?!) Et pourtant, on ne retombe pas dans la traditionnelle « chasse à l’homme » avec pleins de xénomorphes accrochés au plafond, pas mal. Rappel de la saga sans tentative de réitérer l’exploit. Bien vu. Côté intellect, le propos s’oriente vers l’éternel duel entre science et religion qui se refuse tout terrain d’entente. La foi aveugle de l’homme qui butte irrémédiablement contre la sélection Darwiniste des xénomorphes (et de leurs proies), s’adaptant à tout ce qui leur tombe sous les dents. Coup de coeur pour ce retour aux origines de l’espèce suivit d’une révision de ses tribulations. Mais la motivation de la mission, la recherche du divin créateur m’a empêché de réellement m’identifier au Pr Chaw… on verra ça dans le prochain épisode.

De la tension, du gore, de l’action, du background… c’est bien, mais on en veut plus nom d’une pipe, on veut de de l’horreur (à tord), de l’épique (à juste titre). C’est bien, c’est pas mal du tout… mais où est passé la grosse baffe? On a ce que l’on attend, c’est génial, mais on reste un peu sur sa faim.  C’est bien de reprendre un peu du film initial, c’est bien de créer du nouveau, mais on en veut PLUS !! Bande de fans insatiables que l’on est. De plus, de petites incohérences titilleront les puristes: un vaisseau embarquant un service de sécurité usant de lances-flammes (en dehors de la référence c’est pas un peu téléporté?) mais exempt de gros canon à plasma subliminal en vue d’un éventuel combat spatial? Et le film laisse plein de blancs. D’autant que la narration est un peu expéditive par moments. On balayera l’avance technologique du Prometheus sur le Nostromo d’un revers de « vaisseau high-tech pour multi-milliardaire en villégiature (en 2089) » VS « vaisseau industriel pourrave (en 2122) ». Ouf, on est sauvé du pire.

Lien entre Prometheus et Alien le 8e passager:  spoiler [  Prometheus se passe sur LV-223, tandis qu’Alien le 8e passager se passe sur LV-426. Un vaisseau aurait décollé (avant le film en question) d’LV-223 – le labo militaire d’origine – avant de s’écraser sur LV-426 suite à l’éclosion d’une reine xénomorphe?  ]

Grosse claque visuelle, 3D de rigueur. Le préquel qu’on attendait pas, chainon manquant ouvrant sur de nouvelles aventures vers l’infini et l’au-delà avec des questions en suspend. Ca poutre, c’est un excellent film de S-F, même si c’est un poilounet insuffisant. Pour les fans et les newbies.

Infos supplémentaires:
– Maintenant que le monstre est passé, voici où trouver les vidéos bonus, aka les rejetons de la campagne publicitaire virale: youtube
Mr Ridley laissant une petite place à l’imaginaire, une discussion/explication n’est pas superflue. Un article détaillé ici tente d’éclaircir les zones d’ombres de l’histoire.
– Parce que Mr Ridley a fait le choix de couper court aux prises de tête de son public, voici sa version.
– Encore plus d’informations indispensables ici.

1979 / Alien, le 8e passager (director’s cut) / Alien
de Ridley Scott
avec Sigourney Weaver, John Hurt, Ian Holm, Tom Skerritt
1986 / Aliens, le retour (version longue) / Aliens
de James Cameron
avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Bill Paxton, Mark Rolston
1992 / Alien 3 (assembly cut) / Alien 3
de David Fincher
avec Sigourney Weaver, Charles S. Dutton, Charles Dance
1997 / Alien, la résurrection / Alien resurrection
de Jean-Pierre Jeunet
avec Sigourney Weaver, Dominique Pinon, Ron Perlman…

Plot: des xénomorphes se reproduisent au dépend des humains

Sources utiles: Wikipedia et tous ses liens

Mr Orange: En prévision de la sortie imminente de Prometheus, voici un petit dossier sur la saga Alien, monstre de S-F. Pré-requis: chaque film de la saga existe en plusieurs versions, un vrai foutoir (cf fin de l’article). Attention aux spoilers d’un film à l’autre.

Alien, le 8e passager (director’s cut)  horreur
De l’horreur spatial comme cela n’a jamais été égalé, un bijoux de science-fiction. Le 8e passager – en oubliant le chat – est un monstre indétrônable, le bébé de H. R Giger, l’énorme point fort du film avec la mystification d’une créature que l’on ne voit finalement que très peu. Le petit point faible – parce qu’il en faut toujours un – serait la lenteur cosmique du premier tiers… où c’est moi qui était trop pressé? Peu importe, l’ambiance spatiale est envoûtante, l’exploration du vaisseau extraterrestre et la tension croissante qui s’en suit sont exquis, nous scotchant littéralement devant l’écran. Autre point fort: Ellen Ripley, combattante déterminée à survivre qui crève l’écran, que ça soit à coup de lance-flamme ou en petite culotte… elle ne laisse personne indifférent, xénomorphe compris. Ridley Scott signe son premier chef d’oeuvre, culte.

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier »

Aliens, le retour  (version longue) – action / horreur
Plus qu’une révision musclée du genre par Mr Cameron,  Aliens enrichit considérablement l’univers de la saga que Mr Scott n’avait qu’esquissé. Sauvée in extremis, Ripley est renvoyée au casse-pipe avec une bande de militaires qui en portent des grosses. Occasion de développer la biologie des xénomorphes… mais aussi le personnage de Ripley au travers de sa relation avec Newt. Soulignons au passage que c’est le seul film de la saga qui se permet d’avoir une affiche vraiment dégueulasse. Retrouver Michael Biehn en prof’ de tir juste après Terminator est un vrai petit plaisir. Autre plaisir, il s’agit d’alien DEUX, il va donc de soit que Ripley s’équipe pour sa traditionnelle chevauchée solitaire de DEUX armes lourdes. M’enfin peut importe le nombre et la taille des armes, nos xénomorphes sont toujours là pour rappeler qui sont les patrons et assurer une tension mystique tout au long du film. Culte, encore.

Alien 3 (assembly cut)  horreur
Le film qui est passé dans toutes les mains, a eu tous les scénarios avant de tomber dans les mains d’un David Fincher… qui n’a pas eu le final cut et a finalement renié son 1er film. On s’en sort pas si mal que ça, si on évince l’énorme déception du sort réservé au Cap. Hicks et à la jeune Newt. On quitte l’action pour un « retour aux sources », avec un alien à 4 pattes tout de même plus visible… et plus agressif. Bien que sommaire sur le background, Alien 3 envisage une variation dans le développement des xénomorphes en fonction de l’espèce hôte. Enorme coup de coeur pour la course-poursuite dans les couloirs avec le point de vue du xénomorphe qui se déplace indifféremment sur le sol, les murs, le plafond… et le dernier tiers du film en général. L’ambiance prison industrielle auto-gérée est finalement bénéfique, offre un renouvellement vis-à-vis de ses prédécesseurs et enrichit l’univers de la franchise. Magistral! (voir les versions plus loin)

Alien, résurrection (action / horreur)
Joss Whedon au scénario, J-P Jeunet aux commandes, S. Weaver, D. Pinon, R.  Perlman… ou comment les producteurs se sont offert un casting parfait pour la suite inattendue d’Alien 3. On retrouve à nouveau un film musclé dans un vaisseau-laboratoire de l’armée avec une bande de mercenaires et une Ripley sur-vitaminée. Petit bémol: l’alien blanc dont on ne sait trop quoi penser, l’idée est pas mal… mais ça colle pas, l’esthétique Giger-less peut-être? J-P Jeunet qui vient de boucler La cité des enfants perdus a réussi à personnaliser le film que ce soit au travers de D. Pinon ou de R.  Perlman, de leur équipement, de la chambre des horreurs… et plus généralement sur la photographie et la mise en scène (confère l’accouchement). Il apporte d’ailleurs sa petite dose d’humour fort appréciable aidé d’un R. Perlman à la prose décapante. Une bonne grosse claque hollywoodienne à la sauce frenchy. Un must have.

Vue d’ensemble
4 grands films, 4 grands réalisateurs, 1 saga anthologique.

Un fait non négligeable est qu’à l’époque, les réalisateurs en question étaient jeunes et ne bénéficiaient pas de leur renommée actuelle, ce qui a souvent conduit à des soucis avec la production, mention spéciale pour Alien 3 et David Fincher. Quoi qu’il en soit, l’absence de réelle ligne de conduite est un vrai atout pour la franchise. Même si cette option comporte ses faiblesses, les 4 réalisateurs de talents ont chacun transmis leur vision personnelle d’un même univers, ce qui permet à la saga de ne pas souffrir d’un « effet suite » sur des sequels n’ayant été prédis… loin d’être anodin. Cette identité propre à chaque film, inculquée par des réalisateurs n’ayant pas voulu faire « comme le copain » apporte une réelle richesse qui nous permet d’apprécier pleinement l’ensemble des oeuvres.

Le détail qui paye, est que les films sont loin d’avoir mal vieilli, au contraire, notamment grâce à des ambiances époustouflantes. Si l’on omet la chute d’Alien 3 et quelques bricoles, la franchise bénéficie d’effets spéciaux de qualité appuyés par un design des vaisseaux ou des costumes qui sont sublimes, en plus du travail extraordinaire d’H. R Giger. Un vrai plaisir pour les yeux.

Ripley et les xénomorphes, fils directeurs de la saga évoluent de façon concomitante dans chaque épisode, jusqu’à l’apogée finale: la fusion biologico-affective de 2 êtres qui se sont fait des misères des siècles durant. Chaque réalisateur a customisé ses xénomorphes à partir de l’original d’H.R. Giger, initialement rugueux (Scott) il devient tout luisant (Jeunet), Cameron crée une reine et Fincher un quadrupède. De simple chasseur talentueux, il devient futé… jusqu’à devenir clairement intelligent, au point d’utiliser la technologie humaine par répétition, de mettre en place des pièges réfléchis ou de sentir des pièges dressés contre lui. Ripley femme libérée imposant une tension sexuelle, survivante élue par le sort et sa volonté d’en découdre, développe des sentiments, réclame de l’attention, se rase la tête, perd espoir sans avoir dis son dernier mot… jusqu’à la mutation radicale accompagnant sa résurrection qui se traduit par des changements physiques et psychologique, exit la gringalette des épisodes précédents, Ripley est une guerrière implacable, bouya!

Au delà de l’action/horreur, la franchise questionne les abus d’une multinationale, la Weyland-Yutani, entité omnipotente et omnisciente qui se permet les pires horreurs / sacrifices sous couvert d’un intérêt militaro-économique. Questionne sur les abus de la science, que ça soit au travers d’expériences déshumanisées ou de la conception de droïdes de plus en plus humanisés. La vie humaine n’a qu’une bien faible valeur dans l’espace…

Alien c’est H.R. Giger, c’est Sigourney Weaver élue au rang de godess suprême… au point de chérir au plus haut point la moindre de ses trop rares apparitions, c’est LE super-méchant de la mort qui tue. Alien, c’est mythique.

Univers étendu:
– les jeux Alien vs Predator (1999-2000) sont vraiment extra, combinant une campagne pour chaque race: Marine, Xénomorphe, Predator… avec 3 styles de jeux différents. Et… c’est vraiment génial de se retrouver dans la peau d’un Alien. Immersion garantie.
– les films Alien vs Predator relèvent quand même de la double bouse cosmique, à quelques détails près qui ne sont pas accordés, faute de double viol impardonnable… dommage, l’idée était séduisante.

Détail des versions
/ Alien, le 8e passager
Version originale
Version director’s cut (+5min): léger élagage, ajout d’une dispute et de la découverte d’un nid
/ Aliens, le retour
Version originale
Version longue (+15min): ajout de diverses scènes apportant un background aux personnages, non négligeable
/ Alien 3
Version originale
Version assembly cut (+30min): attention, ceci n’est pas une director’s cut mais une productor’s cut bis. Ripley est découverte échouée sur une plage… mais pourquoi?! L’alien sort d’une vache ce qui colle mieux au fait qu’il soit déjà gros. Mais surtout le background des prisonniers est mieux développé avec toute une péripétie supplémentaire, indispensable. Perte du chestburst final, wtf?!
Version re-assembly cut (fan edit): reprise de l’assembly cut plage-less et vache-less. Dommage, la vache est bien et on perd un super plan d’extérieur en intro… mais lave l’aberration de la plage.
/ Alien, la résurrection
Version originale
Version DVD: générique d’introduction avec un insecte qui se fait splacher, fin pessimiste: vue sur Paris dévasté… mieux?!
Il existe une myriade d’autres fan edits que le Re-assembly cut, moins pertinents sembleraient-ils… Pas vus.

Se faire une nuit Aliens, c’est quand même top-moumoute!

Année: 2012
Titre original: Men in Black 3
Réalisateur: Barry Sonnenfeld
Acteurs notoires: Will Smith, Tommy Lee Jones, Josh Brolin

Plot: retour en 1969 pour sauver K d’une mort anticipée

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Le 3e volet arrive sur les écrans 15 ans après son géniteur, et on peut dire qu’on est un peu sceptique quand on s’enfonce dans le siège rouge après la déception de MIB 2. Résultat: bonne surprise!

Depuis le 1er opus, la magie de la découverte de l’univers MIB n’est plus là, c’est un fait, et seul son enrichissement peut combler nos désirs de fans exigeants. En l’occurrence, l’option du retour dans le passé n’a rien d’original, faut l’avouer, mais s’avère efficace en renouvelant le terrain de gags et offrant une relative découverte d’un univers MIB retro. On peut encore une fois oublier notre Tommy Lee Jones grincheux qui se voit rapidement effacé de l’histoire au bénéfice de Josh Brolin, K des 60’s. Et la recette paye.

Petite imperfection vite excusée: J fait en 1969 une allusion à une certaine référence culturelle apparue en… 1977, ce qui ne semble pas choquer notre K. Autre sujet à débats, J qui conserve tous ses souvenirs d’un K qu’il n’a pas connu et qui ne l’a pas recruté. Barry Sonnenfeld n’a même pas cherché à l’expliquer, à vous d’établir un statu quo entre vos neurones. Amour pour son partenaire historique? Destin d’un recrutement inévitable? Débrouillez-vous.

J & K, de bons gags, une histoire sympa, un bon méchant, des aliens rétros, des guns cosmiques, un alien rêveur qui fait rêver… un bon moment.

1968 / La Planète des Singes / The Planet of the Apes
de Franklin J. Schaffner
avec Charlton Heston, Roddy McDowall, Kim Hunter, Linda Harrison, Maurice Evans
1970 / Le secret de la Planète des Singes / Beneath the Planet of the Apes
de Ted Post
avec James Franciscus, C. Heston, K. Hunter, L. Harrison, M. Evans
1971 / Les évadés de la Planète des Singes / The escape from the Planet of the Apes
de Don Taylor
avec Roddy McDowall, Kim Hunter
1972 / La conquête de la Planète des Singes / Conquest of the Planet of the Apes
de J. Lee Thompson
avec Roddy McDowall
1973 / La bataille de la Planète des Singes / Battle for the Planet of the Apes
de J. Lee Thompson
avec Roddy McDowall

Plot initial: une expédition spatiale échoue sur une planète peuplée de singes.

Sources utiles: Wikipédia, IMDB,  Allociné (l’affiche spoile outrageusement le 1er)

On va se contenter d’apprécier l’interprétation magistrale de Charlton Heston et ignorer  son engagement pour la maudite NRA et la flétrissure démoniaque qu’est le mouvement Pro-Life.

Mr Orange: L’univers de la planète des singes est caractérisé par des fins spectaculaires, le livre et les 1ers opus des films se clôturant systématiquement sur des cliffhangers, en conséquent, ne vous aventurez du commentaire d’un film à l’autre que si vous connaissez le fin mot de l’histoire du précédent, oui, cet article est un nid à spoilers.

(1968) La planète des singes est un des monstres de la science-fiction, jugement et cauchemar de l’humanité. Il s’agit d’une adaptation du livre La planète des singes de Pierre Boulle mixé avec l’épisode La flèche dans le ciel (signé Madelon Champion) de la série La quatrième dimension. Les costumes/maquillages sont pas mal du tout malgré une bouche trop figée. Bonne réalisation accompagnée d’une musique ajoutant à l’angoisse du topo. Les thématiques abordées sont le darwinisme, une critique générale de la société humaine et du comportement humain. Le film s’achève en apothéose sur un final grandiose. Tim Burton y rendra hommage à la fin de sa version en reprenant mot pour mot la tirade finale de C. Heston.
Indispensable. 

(1970) Le secret de… approfondit la mythologie de l’univers, ajoutant un peuple, le thème de la bombe atomique (Guerre Froide bonjour) etc mais s’avère finalement moins satisfaisant que le précédent, le singeant beaucoup trop dans la 1ere partie et la 2e usant de grotesques décors loin des subtilités du 1er opus. Toutefois, l’explication logique des effets spéciaux pourris est drôle. C. Heston accepte de jouer dedans par amitié mais ne tiens qu’un rôle de guest, le rôle principal étant alloué à Brent membre d’un second équipage venu secourir le premier. Seul opus sans Roddy McDowall (qui interprète normalement Cornélius).
Dispensable.

(1971) Les évadés de… est absolument génial, offrant une version inversée du film de 1968: cette fois-ci ce sont les singes – Cornélius et Zira – qui arrivent sur Terre (époque contemporaine de la sortie du film). Cet opus se distingue des précédents par la grosse dose d’humour utilisée grâce à la situation inversée, la première moitié du film offrant de nombreuses scènes et dialogues cocasses. De plus, des idées développés dans le livre de P. Boulle mais amputés dans le film de 1968 sont re-distillées: tests psychologiques, insertion dans la société, danger potentiel d’une descendance, mélange difficile des cultures. Les difficiles se plaindront de l’explication de l’utilisation du vaisseau par les singes. Peu importe.
Perle.

(1972) La conquête de… dépeint la première révolution des singes, réduits à l’esclavage après avoir été domestiqués (situé dans un futur proche par rapport à la sortie du film). On retrouve Roddy McDowall dans la peau de César, le fils de Zira et Cornélius. Au passage, le film s’octroie un petit rappel de la belle histoire de l’humanité – clin d’oeil à l’appuis – et autres critiques des états policés dans un environnement stalinien. Le film est très sombre, la révolte étant le seul échappatoire des singes qui répugnent pourtant la violence humaine.
Chainon manquant.

(1973) La bataille de… développe, dans un futur post-apocalyptique, une approche évoqué dans les précédents films: la possibilité – et la volonté – de changer le futur, le destin n’étant pas immuable contrairement au message laissé par les films antérieurs. Il apporte donc une once d’espoir dans ce monde de brutes incarnées par les gorilles et les ancêtres des irradiés fanatiques de la bombe. Le film conclut l’avènement de la culture simienne qui ne tient qu’à un fil mais cherche à se démarquer des hommes et de leur histoire. Petit bonus: on retrouve une mise en abîme de la narration à l’image du livre.
Fin mot de l’histoire agréable.

Vision générale (spoilers sur 1er film):

Soucis:
– léger problème de dates et quelques soucis de crédibilité science-fictionique éparses.
– des humains dénués de parole, ok… mais muets?! pas de grognements?
– scénario un peu comprimé sur les 3 derniers épisodes.
– on regrette la censure de la relation ambigüe entre Zira et Taylor.

Finalement, en exploitant la théorie darwinienne, l’ensemble de la saga remet en question l’humanité des hommes, les singes étant montrés plus humains et l’inhumanité de l’homme lui coûtant sa perte. Plus généralement, en bonne saga de science-fiction, La planète des singes dénonce les points sombres de la civilisation humaine, la liste est longue. A ces fins, les trois races de primates caricaturent les comportements humains et orientent l’organisation de la civilisation simienne:
– les gorilles, brutaux, belliqueux, avides de pouvoir et pas très finauds, sont chargés du maintien de l’ordre, de l’armée, etc…
– les orang-outans, plus intellectuels, sages et intéressés par « l’intérêt général », s’occupent du gouvernement, de la religion et de la science officielle… vecteurs d’obscurantisme
– les chimpanzés sont réfléchis, curieux, emphatiques… plus proches des hommes tels qu’on aime les imaginer.
On peut cependant remarquer que les singes n’ont réalisé aucune évolution technologique, ne faisant que mimer une ancienne civilisation humaine. Modeste façon de se rassurer et de se réconforter face au triste tableau dépeint?

Malgré le budget restreint affectant chaque opus (civilisation simienne limitée: village/technologie) et toutes les tentatives d’abréger la franchise (refus de C. Heston de reprendre son rôle, spoiler[ explosion de la planète]), celle-ci trouve le moyen d’évoluer de son propre chef, en se démarquant de l’histoire originelle: spoiler[ notion de voyage temporel, bombe atomique], plus sombre et plus dure envers l’homme tout en re-distillant tous les aspects du livre sur les 5 films.

Bien que l’essence du 1er ne soit jamais égalée par ses suites, le 3e rafraichit beaucoup la saga par son approche humoristique et les 2 derniers poussent vers la fin d’une belle épopée.

Comparaison des différentes versions de l’histoire (SPOILERS):
– La planète des singes, 1963 de Pierre Boule (livre, 247 pages et lecture facile, cocorico): Ulysse, terrien humain civilisé, échoue sur la planète Soror où des humains primitifs sont dominés par les singes (technologie avancée). La langue parlée sur Sorros est différente du Français parlé par Ulysse. En revenant sur Terre, il découvre qu’en son absence les singes/humains ont évolués de la même façon que sur Sorros. Darwin et évolution convergente bonjour.
– Saga 1968-1973 (films, US): Taylor, terrien humain civilisé, échoue sur une planète où des humains primitifs sont dominés par les singes (technologie peu avancée) et finit par découvrir qu’il est sur la Terre, 2000 ans plus tard. Les singes se sont éveillés suite au côtoiement des humains au quotidien, ceux-ci se laissant aller à la facilité intellectuelle. Les humains, querelleurs, se sont auto-détruit. Processus facilité. Après boucle temporelle, l’avènement simien est accéléré par la descendance de Zira et Cornelius. Processus actif.
– La série, 1974, US: pas vu
– La planète des singes, 2001 de Tim Burton (film, US): Léo est dans une station spatiale de recherche, après incident, il se retrouve projeté dans le future, sur une planète à 3 lunes colonisée par les descendants des survivants de sa station spatiale, des humains primitifs sont dominés par les singes (technologie peu avancée). Les singes de labo entraînés par les humains finissent par prendre le dessus. Retour sur Terre à l’époque contemporaine, elle est envahit par des singes, la statue d’Abraham Linclon est remplacée par Thade originaire de la planète aux 3 lunes… WTF?! Deux explications possibles: (1) fin métaphorique, Léo devenu plus humain sur la planète des singes ne voit que des animaux sur Terre, (2) Thade est revenu sur Terre prématurément et a changé le cours de l’histoire.
– La planète des singes – Les origines, 2011 de Rupert Wyatt (film, US): Les singes acquièrent des facultés intellectuelles, s’éveillent, se révoltent suite à la libération d’un virus, sur Terre.

Bonus: dossier complet sur l’univers entier

Année: 2012
Titre original: The Avengers
Réalisateur : Joss Whedon
Acteurs notoires: Robert Downey Jr.Chris EvansMark RuffaloChris HemsworthScarlett JohanssonJeremy RennerSamuel L. JacksonGwyneth PaltrowCobie Smulders, Stan lee….

Plot: 6 supers-héros VS 1 bad guy

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde : Aaah enfin! Ça fait longtemps qu’on les attendais ceux-là. Ils débarquent enfin! Eh bien pas déçu! Même pas du tout!

Le film est assez fidèle aux comics de Stan Lee ce qui n’est pas une mince affaire pour une série crée en septembre 1963 et qui compte plus de 500 numéros. L’humour et l’action sont sacrément au rendez-vous comme toujours dans ce genre de film. Il démarre sur les chapeaux de roues ce qui permet de mettre en place rapidement un scénario qui prend le temps de présenter la  psychologie des personnages en faisant un petit rappel pour chacune de leur dernière apparition. De la castagne oui mais pas que.

Pour ceux qui comme moi se cachent les yeux et se bouchent les oreilles à chaque apparition de la moindre nano-image de The Dark Knigh Rises ou de Prometheus et qui ne voudraient pas de spoils sur l’histoire des Avengers, je vais donc m’abstenir d’en dévoiler plus.

Pour les effets spéciaux pas de soucis, on retrouve la boucherie visuelle habituelle qui en met plein les mirettes. Point positif : HULK, qui semble avoir trouvé le juste skin au bout du 3ème essai (de qualité croissante). D’ailleurs les amoureux de Hulk : vous ne serez pas déçu!! Quel plaisir de le voir écraser tout sur son passage. Enfin du bon défouloir comme on l’aime. Stark s’impose comme on l’attendais comme le comique de service. C’est cynique … je like!

Bonne surprise de casting : spoiler[ Cobie Smulders!! Pour les béotiens, c’est Robin Scherbatsky de la série How I Met Your Mother, ] que l’on découvre ici en agent de Shield. Sa plastique est bien plus mise en valeur que son jeu d’actrice mais tant pis on s’en contentera (mince alors..).

C’est Ricain, C’est Stan Lee, C’est HULK ; fans de Marvel je n’ai pas besoin de vous convaincre mais foncez dans les salles, ça bute!

Mr Orange: Mon cher collègue ayant déjà livré un bon commentaire général, je vais uniquement m’attarder sur quelques détails subtiles du films, histoire d’étaler ma connaissance infaillible de l’univers Marvel, révéler les petits détails que seul un aficionados peu déceler et exposer aux yeux de tous la finesse de la psychologie des personnages qui transcende et sublime le film. Juste pour vous:

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HULK! Smash!!

(j’y connais rien en comics, chut, Hulk risque d’entendre)

Ceci étant dis, le film est vraiment ultra-bourré d’humour, de bastons grandioses, fracture oculaire assurée, 3D plutôt sympa… et mon éternel favoris depuis sa découverte dans Ally McBeal: Robert Downey Jr qui envoie du rêve en barquette de 12 dès qu’on lui laisse des marges de manoeuvres. D’ailleurs, pour ça et tout le reste (pensée pour des Créatures bullées du web): merci Joss Whedon, pour Buffy et pour the Avengers !

Du divertissement à l’état pur. Explosions de jouissance testostéronée et explosions de rire garanties. Vivement les 45 minutes supplémentaires sur galette, kickés par ces bachi-bouzouks de producteurs.

Sinon… WTF le porte-avion ?!

Année: 2007
Titre original: Sunshine
Réalisateur: Danny Boyle
Acteurs notoires: Chris EvansCillian MurphyHiroyuki Sanada/ShimosawaMichelle YeohCliff Curtis

Plot: 8 astronautes sont chargés de relancer le soleil en fin de vie.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Danny Boyle, l’homme qui touche à tout: l’humour noir, les drogués, l’aventure sableuse, les zombies, bollywood… et le fait très bien. Sunshine tape cette fois dans la science-fiction et aaaaaaah, qu’est-ce que c’est fucking jouissif un bon film de S-F bordel! Si seulement il y en avait plus de réalisés…. vivement Prometheus !!

Paragraphe inutilement mesquin. On m’excusera de l’analogie mais Sunshine ressemble un peu à Fusion, sauf qu’au lieu de devoir envoyer une bombe enrichie au naquadah au centre de la terre qui se meurre, il faut l’envoyer dans le soleil qui s’éteint… d’autant plus qu’on retrouve les traditionnelles mécaniques de film catastrophe. A ceci près que Sunshine est bien, contrairement à Fusion. Pour aller plus loin dans ma mesquinerie et revenir sur ma petite blagounette pas si gratuite que ça: encore une fois, la solution à l’extinction de la race humaine se trouve dans un projet Manhattan-bis; les américains visualisant difficilement un changement sans explosion gigantesque (théorie de l’extinction des dinosaures, Hiroshima, tous les épisodes de Stargate…). Et que faire de la science, un gros boum doit surement résoudre le problème?! Bah non, toute personne qui a déjà lu un Science & Vie sait qu’un soleil ne s’éteint / ne se rallume pas comme ça.

Aparté sur les acteurs. Même si trop jeunes pour être crédibles dans leurs rôles, on leur en voudra pas vu que le phénomène infecte Hollywood de part en part. Ceci dit, ils ne font pas si tâche que ça. nos acteurs de second plan. Déception: on a pas droit à notre traditionnel black du film… les chinois ont pris toutes les places. J’exagère, si l’on fait attention aux accents (raaah, la VO… <3 ) on peut voir qu’il n’y a pas 2 membres de l’équipage international avec le même accent.

Paragraphe justement flatteur 1.0. Aux vues du topo du film, Danny Boyle a pris pas mal de risques, et c’est grâce à son bon goût qu’il évite le four. Un film catastrophe c’est un peu synonyme de nanar. La contemplation spatiale et son silence assourdissant sont les meilleurs somnifères du marché. Sauf que Danny Boyle a du bon goût. Exit la phase de préliminaires « panique à bord » inhérente au genre. On arrive directement dans le vif sur sujet avec un petit briefing en voix off. On atterri directement dans Icarus II, en 2057, la terre est en période glaciaire, le soleil déconne, on va le faire sauter. Et puis après tout, le côté catastrophe, on s’en tamponne tellement… que Danny Boyle essaye même pas d’improviser des péripéties originales.

Petit bonus: 2057 = futur proche. Bonjour le voyage Terre-Soleil en moins d’un an, exit la cryogénisation et autre hyper-espace, bonjour les systèmes de survie spatiale envisagés par la NASA (psy et écosystème embarqués), exit le vaisseau intergalactique, bonjour le vaisseau biscornu.

Paragraphe justement flatteur 2.0. Intense et fabuleux huis clos spatial avec une esthétique plus proche de Moon que de Dante 01. Le film est tout simplement super beau, effets spéciaux splendides accompagnés d’une musique de circonstance orchestré par le groupe electro Underworld. On se retrouve finalement hypnotisé par la lumière divine du soleil dans de longs moments contemplatifs. Après, c’est sûr que s’approcher du soleil avec un vaisseau qui s’appelle Icarus, que ce soit le 1er ou le 2e du nom, c’est masochiste. Tout le monde connait le destin funeste d’Icare. Face à ce majestueux soleil à la force surnaturelle, l’équipage se retrouve finalement être son propre ennemi, par les méandres de la nature humaine qui les rattrape inévitablement. L’homme face à lui-même, appréhendant l’astre sur-puissant à sa manière.

En résumé: un thrilleur spatial contemplatif qui vaut son gros détour et confirme une fois de plus le talent éclectique de D. Boyle qui s’octroie le luxe de distiller des références au genre de-ci de-là….

Année: 2012
Titre original: John Carter of Mars
Réalisateur: Andrew Stanton
Acteurs notoires: Taylor KitschWillem DafoeMark Strong

Plot: Un terrien se retrouve propulsé entre plusieurs camps rivaux sur la planète Mars.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde  : Ça aurait pu être très bien, voire épique! Mais c’est juste bien. John Carter c’est le viol d’une des plus grandes saga de SF.

En effet, John Carter c’est avant tout un cycle de 11 bouquins (Le cycle de Mars ou Cycle de Barsoom) écrit par Edgar Rice Burroughs de 1912 à 1941. Cette saga a été classé deuxième en 1966, à l’occasion du Prix Hugo de la « Meilleure série de tous les temps », juste après le cycle Fondation d’Isaac Asimov. La saga a été une source d’inspiration énorme pour des auteurs tels que Ray Bradbury ou Leigh Brackett, sans parler d’un certain Georges Lucas qui s’est inspiré des paysages décrits pour les planètes Tatooine ou Géonosis.

Donc j’insiste sur ce point  : c’est pas par un manque de scénar que le film pêche! Le background est vaste, détaillé et original (pour l’époque).

Le film de Walt Disney reprend les évènements du premier volume du cycle intitulé La princesse de Mars. Le film débute en mode western  où l’on découvre notre héros qui, en recherchant son filon d’or, se retrouve malencontreusement propulsé sur Mars (pour comprendre aller voir le film… ). Il se retrouve impliqué dans une guerre entre deux camps dont l’un est manipulé par un troisième, le tout étant observé par un quatrième. Donc on s’écarte un peu de la rivalité pure et simple 1VS1 vue vue vue et revue. Le scénar bien qu’un peu brouillon au début, nous apprivoise petit à petit jusqu’à devenir intéressant. (sans pour autant être du Nollan, John Carter se paye le luxe d’un twist ending)

La qualité technique du film est maitrisée. Les autochtones, les costumes, les villes, les vaisseaux… tout ça est très bien fait. Les scènes de combat poutrent. Certaines surpourtent. L’idée  du chien Alien qui coure supervite séduit,  les deux grosses bêbêtent dans l’arène (bien que beaucoup trop mises en avant pour vendre le film) ça aussi c’est une bonne idée, une course de speeder volant… super!
Le problème c’est que depuis, Star Wars, Avatar et les chroniques de Riddick sont sortis et font passer John Carter pour du réchauffé alors que c’est l’inverse qui aurait du se produire.

Pour moi ce qui dessert vraiment mais alors vraiment le film, ……. c’est cette gourde de Dejah Thoris (la bimbo du film) joué par Lynn Collins (oui je ne l’ai pas crédité en Intro pour la pourrir en guest ici-même).
Elle joue maaaaaaaaaaaaal. Et c’est dommage!! Ça gâche la crédibilité de ce qui aurait pu être un pur planète opéra. Elle est pas crédible. Elle commence sa première apparition par la répétition d’un discours qu’elle doit faire plus tard. Elle n’y arrive pas et surjoue. On se dit alors avec espoir que c’est temporaire. Mais nan! Nan elle signe et persiste dans sa niaiserie tout au long du film. Tantôt elle nous offre des regards d’adolescente vierge apeurée hors de  propos, tantôt elle pique sa colère de princesse dans son coin. Heureusement, sa plastique la sauve du lynchage.

Bref, le film recèle un univers très riche qui méritait vraiment d’être adapté sur grand écran, mais pas forcément de cette façon. Attention! Cela reste un bon film de SF. Les fans du genre prendront beaucoup de plaisir à y receler tous les détails qui leur rappelleront leurs chefs-d’oeuvres préférés.