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Zombies

Année: 2006
Titre original: Zombie Diaries
Réalisateur: Kevin Gates, Michael Bartlett
Acteur notoire: aucun

Plot: Des journalistes suivent l’émergence d’une apocalypse Z.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Année: 2011
Titre original: Zombie diaries 2 – World of the dead
Réalisateur: Kevin Gates, Michael Bartlett
Acteur notoire: aucun

Plot: Des militaires survivent dans une apocalypse Z.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Depuis 28 jours plus tard, les britanniques se lancent joyeusement dans l’art délicat du film de zombie. C’est donc tout naturellement que K. Gates et M. Bartlett ont choisis le genre pour s’exercer derrière la caméra, offrant un résultat quelque peu surprenant. Une fois n’est pas coutume, ils ont décidé de faire ça en vue subjective. barbant et banal effet de mode me direz vous? Héééé… non! Regardez plutôt les dates: 2006, aucun des Cloverfield, [REC] et autre Diaries of the dead du bien nommé Romero ne sont sortis.

D’ailleurs, pour ceux qui sentent le repompage par le maître de 2 petits cinéastes indépendants: que nenni, au delà du titre et du genre, les films sont à 10 lieues l’un de l’autre. Romero s’attarde sur les médias alors que Zombie diaries ne les utilise que comme excuse initiale. D’ailleurs, les zombies aussi ne sont qu’excuse à une histoire initiale, le sujet s’enfonçant tôt ou tard sur des chemins bien plus sombres, durs. D’ailleurs, les réalisateurs ne se sont pas gênés pour dépeindre une humanité bien vile et bien sale, attention aux âmes sensibles, les codes du type « pas touche aux enfants vivants » sont gaiement ignorés. Pour donner le ton.

Petit bémol cependant, les points forts d’une vue subjective sont souvent ses défauts: même si l’effet « on y voit que dalle » est bénéfique pour maintenir une tension constante, les scènes de nuits très (trop?) fréquentes arrachent un peu les yeux et certains évènements perdent en compréhension. Compréhension qui n’est d’ailleurs pas aidée par les sauts narratifs dans le 1er volet. Petites erreurs de débutants diront nous…

Pour les aficionados du genre, bien que retournant aux bases du film de zombies avec des zombies abrutis et d’une lenteur déconcertante, cette bilogie n’en respecte pas pour autant les codes scénaristiques. Mais c’est normal, les zombies ne sont qu’excuse j’ai dis… même si ils ne sont jamais loin derrière. Et oui, «  »rassurez-vous » », on a éternellement droit à des personnages débiles qui vont voir ce qui fait du bruit dans le noir. Andouilles.

A voir si vous aimez les surprises.

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Année: 2009
Titre original: Legion
Réalisateur: Scott Charles Stewart
Acteur notoire: Paul Bettany, Dennis Quaid

Plot: Dieu en a marre de la connerie humaine.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après le film de zombies-nazis, voilà le film de zombies angéliques… donc oui, Mimie Mathy peut retourner jouer dans les pâquerettes. C’est simple, faut pas chercher une explication midi à quatorze heure, dès le début on apprend (parlant de Dieu) « I guess He just got tired of all the bullshit. » Voilà, ça fait 1 min 30 que vous regardez le film, et vous connaissez le fond de l’histoire.

Bref, le père créateur envoie ses fidèles destri… serviteurs, les anges, se charger du sale boulot: éradiquer la race humaine. Et les anges qui veulent pas trop se salir les mains prennent la possession des esprits faibles, qui vont bouffer les autres. Donc si la mythologie catholique vous titille, ce remodelage est plutôt sympa et a le bon goût de ne pas tomber dans un étalage de dogme judéo-chrétin.

On se retrouve donc dans une station essence perdue dans le dessert Mojave, avec le… les blacks de service, la femme enceinte… qui porte – forcément – l’élu de la race humaine, the chosen one, the only hope for the mankind, la vendeuse de testostérone (elle aussi elle envoie du rêve pour la race humaine, mais pas du même genre… quoi que cet aspect pas assez exploité… excès de bon goût?!… pourtant ils ont pas trop l’air gêné par l’éthique toussa toussa… ) […] la gueule d’ange… et l’ange qui a dis « non » à son patron. Oui, y’a du gros cliché, et on aime. Oui, la femme enceinte que des « forces invincibles » veulent buter, si vous trouvez que ça sent Sarah Connor à plein nez, c’est normal spoiler[ au point de nous refaire la scène finale de Terminator, avec le désert, la route, la voiture, le bandeau, le message d’espoir incertain…]. Oui, tu viens de te faire spoiler l’ultime scène du film, mais franchement, tu t’attendais à quoi d’autre, franchement, t’as déjà vu un élu se faire dégommer?

Bref, les zombies sont vraiment cool, notamment l’ice-cream man (big -up) mais pas que, j’vous laisse la surprise. Les effets spéciaux sont bien foutus ET les acteurs sont crédibles, donc bien loin du film à petit budget tourné dans un trou paumé auquel on pourrait s’attendre avec un topo pareil. Le film s’offre même le luxe de se payer des dialogues qui défouraillent… alors pourquoi se plaindre!

GROS GROS bémol du film, le réalisateur (qui ne sort pas d’absolument nul part, le mec a participé à 2-3 gros trucs) n’a pas pu s’empêcher de caller… aller 2 séquences niaises du type « quand j’étais petit, mon père m’a toujours dis… » Et ouai, c’est ça qu’est bon: y’en a que 2 … le reste n’est que de la bonne marrade !!

Bref, concernant la catégorie film de divertissement, belle réussite.

 Année: 2010
Titre original: Carriers
Réalisateurs: Alex & David Pastor
Acteurs notoires: aucun

 Plot: Des jeunes traversent une partie des U.S.A alors qu’une violente pandémie frappe l’humanité.

 Sources: Allociné & IMDb

 Mr Orange: Voilà un film de zombies qui n’en est pas un. Je m’explique: la race humaine est en train d’essuyer une pandémie très létale. (Si je peux donner un conseil: regarder Contagion de Soderbergh avant, qui présente le moment chaud de la pandémie. Oui, les avis sont partagés dessus, je sais). Cette fois on arrive après la bataille, il y a peu de survivants et tout le monde craint les « infectés », qui sont condamnés. Donc on retrouve les mécanismes du film de zombie, d’un certain point de vu, mais non, il n’y a pas de zombie en tant que tel.

Bref, moi je suis un fan absolument non objectif des films virus/pandémie/fin du monde, donc j’approuve à 100%. L’aspect présenté est sympa, avec 2 frangins se lançant dans un voyage vers leur ancien lieu de villégiature, hypothétique endroit où ils pourront attendre tranquillement la fin de la fin du monde. Bref, ils se retrouvent tiraillés par des choix cornéliens… humanité VS survie ?! … pas forcément nouveaux pour les fans du genre, mais ici, du fait que les infectés ne sont pas des zombies… ça prend quand même une autre dimension.

Finalement, ce film est un peu la version non tartinée du film de zombie, sans morts qui reviennent bouffer les vivants, tout en conservant la même dynamique ! Un film de zombie pour septiques? :)


Année: 2009
Titre original: Død snø
Réalisateur: Tommy Wirkola
Acteurs notoires: aucun

 Plot: Une bande d’étudiants en médecine va passer des vacances dans un chalet reculé… autour duquel traînent des zombies nazis !

 Sources utiles: Allociné & IMDb

 Attention âmes sensibles !

Mr Orange: Encore un film norvégien… qui vaut le détour! Cette fois, c’est un film de zombie. Alors attention, pour les psycho-rigides, ici les standards sont ignorés, les règles transgressées, et les lois complètement violées. Oui, les zombies courent, attrapent des bidules, agissent de façon « intelligente » , et j’en passe !

Enfin, les spectateurs attentifs pourront noter les subtiles références (au cas ou je ne le dis pas assez, c’est un film de zombies nazis, y’a rien de subtile la dedans, c’est d’ailleurs ça qu’on aime) … bref, références aux standards du genre, entre le tee-shirt « Braindead », le listing grassement amené d’Evil Dead et autre consort, ou la connaissance des protagonistes du concept « surtout, ne pas se faire mordre »… bref, c’est complètement assumé et tant mieux :)

Et pour les geek du genre, vous pensiez avoir tout vu? Que nenni, ces norvégiens sont bourrés d’idées, et le fond savoir ! De la séquence tarzan à la séquence de la grenade, have fun :)

Vous voulez du gore ?! Soyez servis ! Ici, une fois le choc « oulala, y’a des méchants » absorbé, on a affaire à de vrais vikings, et pour eux, la douleur: « c’est dans la tête ». Donc après une belle intro teenager-friendly, nos aventuriers de la poudreuse se transforment en bousilleurs de zombies… nazis, parce que oui, des zombies tout court, ça ne suffisait pas, alors tant qu’à faire, autant y aller à fond.

Bilan, film apportant un peu de fraîcheur au genre, loin du cultissime Dawn of the Dead de Romero, ou de la récente perle Zombieland :) … à voir