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Aventure

La Vie rêvée de Walter Mitty Année : 2014

Titre original : The Secret Life of Walter Mitty

Réalisateur : Ben Stiller

Acteurs notoires : Ben StillerAdam ScottSean Penn

Plot : Ben Stiller… mais en mieux.

Liens utiles : IMDb, Allociné
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Mr Blonde :  Ben Stiller excelle dans la comédie burlesque familiale, ça on le sait. Mais le voir en employé lunatique et paumé, qui ne parvient à s’évader de son quotidien morne que par de brèves échappées oniriques, eh ben ça change. Et ça fait du bien.

En effet la vie rêvée de Walter Mitty est un feel good movie insolite qui surprend à plusieurs reprises par des choix scénaristiques, pas toujours prévisibles. Ben Stiller y joue un personnage aux antipodes de ceux créés dans ses dernières réalisations (Disjoncté en 1996, Zoolander en 2001, Tonnerre sous les tropiques en 2008). Walter Mitty est développeur sur pellicule pour le magazine Life. Celui-ci vient d’être racheté et doit publier sa dernière édition papier avant de passer aux formats numériques. Cet évènement va l’amener à vivre réellement sa vie.

Malgré quelques petites longueurs (vraiment petites), le film réussit le pari de nous divertir en nous faisant voyager, à la poursuite d’un Sean Penn mystérieux, le tout porté par une BO légère et sucrée, comme tout bon feel good movie qui se respecte. Je le conseille à ceux ou celles qui veulent s’évader un peu. On passe un bon moment. La vie rêvée de Walter Mitty est la première bonne surprise de l’année 2014.

Année: 2012
Titre original: Brave
Réalisateur: Mark Andrews, Brenda Chapman
Voix notoires: Bérénice Bejo

Plot: une princesse préfère la vie sauvage à la vie de château

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Premier Pixar d’époque, Rebelle s’offre le cadre des hautes terres d’Ecosse, ses mythes, sa musique, son accent, ses paysages et ses kilts dans une ode à la vie (de) sauvage. Succès assuré.

Premier point fort: l’esthétisme. Les highlands, c’est magnifique, point. Un Pixar, c’est splendide. En conséquent, Rebelle nous décalque la rétine jusqu’à faire frémir le nerf oculaire. True story. On était prévenu, Pixar s’est arraché les cheveux sur la tignasse de la princesse, en oubliant pas de soigner le reste. On apprécie particulièrement le dessin caractéristique de Pixar, à cheval entre cartoon (essentiellement les humains) et réalisme (essentiellement le reste).

Deuxième point fort: l’humour et les références. De la boutade tartiné sur la chapelle Sixtine au bête rot de la reine, on en a pour tous les goûts. Et branchez les neurones, l’armada de clins d’oeil habtituels est de la partie: MacIntosh et le défunt père spirituel, MacGuffin et les mystères de la narration, William Wallace… Mieux, un geek en herbe s’amusera du chemin de feux follets, du cheval qui bugge derrière le décor et sera empli de nostalgie par le changement de monture.

Troixième point fort: la magie de l’histoire, mais chut, ça c’est secret.

Le point faible: l’influence néfaste de Disney. Après 5 secondes d’obscurantisme auditif inné, les paroles de la première chanson atteignent les oreilles: « mais quel est ce son ignoble?… mais pourquoi?… diantre, Disney à encore frappé… ». Pour le plaisir des gamines de 6 ans, on a droit à une seconde chanson. Pour l’honneur de Pixar, il n’y en a pas de 3e. De même, le dénouement disney-gniangnian nous rappelle qui est la cible principale du film. Dommage.

Malgré sa phagocytose par Mickey, la Pixar-touch reste indétronable, point.

NB: à voir si possible en VO, pour l’accent écossais mais aussi parce que les chansons sont bien moins agaçantes et passent plus naturellement avec le même accent écossais.

Année: 2012
Titre original: Ice Age: Continental Drift
Réalisateur: Steve Martino, Mike Thurmeier
Voix notoires: Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun

Plot: Tout est dans le titre!

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde
: La qualité de la saga ayant été sacrément diminuée par les deux derniers opus, il était tant que les producteurs redressent un peu la barre afin de ne pas couler. Et c’est le cas! Ce 4ème volet n’est bien sûr pas à la hauteur du 1er, cependant le scénario, bien que prévisible et déjà vu, réussit à divertir.
Après avoir traité de l’amitié, du couple et de la famille avec enfants en bas-âge, la logique est respectée et on retrouve donc la fille de Manny en pleine crise d’adolescence, bien décidée à voler de ses propres ailes de mammouth. Ajoutez à cela quelques gouttes de drame qui lancent l’aventure et un ennemi commun qui soude la petite troupe habituellement douée pour se crier dessus et on obtient une intrigue qui tient à peu près le cap et qui évite surtout l’écueil de n’être qu’une succession de gags burlesques à la recherche d’un récif scénaristique sur lequel s’échouer.
À noter, un Scrat un peu décevant, car pour moi sous-utilisé. Que les fans se rassurent, il remplit quand même sa part du contrat, surtout lors de la séquence d’intro, délire tectonique qui raccourcit des millénaires d’évolution en 2 min.

Bref, embarquez sans soucis si vous avez aimé les précédents!

Année: 1988
Titre original: The bear
Réalisateur: Jean-Jacques Annaud
Acteurs notoires: Tchécky Karyo, l’Ours

Plot: « Un ourson orphelin, un grand ours solitaire, deux chasseurs dans la forêt. Le point de vue des animaux. »

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Contexte: ex-traumatisé anonyme en petit enfant que j’étais, j’ai été renvoyé au casse-pipe en tant qu’éclaireur pour mes nièces. J’y suis allé à reculons jusqu’à ce soir où j’ai foncé tête baissée, louant Odin, engaillardi par l’hydromel, armé d’une hache à 2 mains, en hurlant « the world is mine ». Bilan: scènes pas évidentes et difficilement évitables pour un jeune enfant. Bambi c’est une promenade de santé à côté.

Jean-Jacques Annaud est de ces réalisateurs hors-systèmes qui a réussi à trouver des producteurs pour financer ses projets les plus fous, lui permettant de s’imposer comme une figure à part du cinéma français à un échelon international. Tourné en anglais dans les Dolomites (Italie), L’ours est un film formidable qui montre la nature telle qu’elle est: magnifique, cruelle, attachante, difficile, drôle (petit ourson sous lsd, c’est magique). Et comme si ça ne suffisait pas, de foutus humains viennent mettre leur nez dedans.

Info bonus: Jean-Jacques Annaud s’est fait mordre les fesses par un ours sur le tournage. Pour le reste, il y a le livre « Les secrets de l’ours« , contant le tournage épique.

Côté acteurs: les ours ont dû être dressés pendant plusieurs années avant le tournage afin de pouvoir exécuter les scènes avec brio. Et quelles scènes: un mâle grizzli se travestit en femelle devant donc afficher une démarche efféminée, un mâle kodiak (ours plus gros qu’un grizzli) doit accepter la présence d’un ourson (le dresseur a reçu des félicitations de ses pairs pour ça) ou boiter. Tcheky Karyo a quant à lui simplement dit au public « coucou, j’suis bon ». Sachez que le dressage d’animaux sauvage est un métier très éclectique: un des dresseurs d’ours a aussi participé au dressage des… mouches dans La mouche de D. Cronenberg!

Bilan: passages difficiles compensés d’une multitude de scènes fabuleuses de la vie de notre petit ourson ultra attachant et de son papa adoptif rancunier qui vont devoir affronter quantité d’épreuves dans un décor époustouflant! Seul reproche: la musique a pris un coup de vieux.

Rassurez-vous: la fin est très drôle :)

Année: 2012
Titre original: John Carter of Mars
Réalisateur: Andrew Stanton
Acteurs notoires: Taylor KitschWillem DafoeMark Strong

Plot: Un terrien se retrouve propulsé entre plusieurs camps rivaux sur la planète Mars.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde  : Ça aurait pu être très bien, voire épique! Mais c’est juste bien. John Carter c’est le viol d’une des plus grandes saga de SF.

En effet, John Carter c’est avant tout un cycle de 11 bouquins (Le cycle de Mars ou Cycle de Barsoom) écrit par Edgar Rice Burroughs de 1912 à 1941. Cette saga a été classé deuxième en 1966, à l’occasion du Prix Hugo de la « Meilleure série de tous les temps », juste après le cycle Fondation d’Isaac Asimov. La saga a été une source d’inspiration énorme pour des auteurs tels que Ray Bradbury ou Leigh Brackett, sans parler d’un certain Georges Lucas qui s’est inspiré des paysages décrits pour les planètes Tatooine ou Géonosis.

Donc j’insiste sur ce point  : c’est pas par un manque de scénar que le film pêche! Le background est vaste, détaillé et original (pour l’époque).

Le film de Walt Disney reprend les évènements du premier volume du cycle intitulé La princesse de Mars. Le film débute en mode western  où l’on découvre notre héros qui, en recherchant son filon d’or, se retrouve malencontreusement propulsé sur Mars (pour comprendre aller voir le film… ). Il se retrouve impliqué dans une guerre entre deux camps dont l’un est manipulé par un troisième, le tout étant observé par un quatrième. Donc on s’écarte un peu de la rivalité pure et simple 1VS1 vue vue vue et revue. Le scénar bien qu’un peu brouillon au début, nous apprivoise petit à petit jusqu’à devenir intéressant. (sans pour autant être du Nollan, John Carter se paye le luxe d’un twist ending)

La qualité technique du film est maitrisée. Les autochtones, les costumes, les villes, les vaisseaux… tout ça est très bien fait. Les scènes de combat poutrent. Certaines surpourtent. L’idée  du chien Alien qui coure supervite séduit,  les deux grosses bêbêtent dans l’arène (bien que beaucoup trop mises en avant pour vendre le film) ça aussi c’est une bonne idée, une course de speeder volant… super!
Le problème c’est que depuis, Star Wars, Avatar et les chroniques de Riddick sont sortis et font passer John Carter pour du réchauffé alors que c’est l’inverse qui aurait du se produire.

Pour moi ce qui dessert vraiment mais alors vraiment le film, ……. c’est cette gourde de Dejah Thoris (la bimbo du film) joué par Lynn Collins (oui je ne l’ai pas crédité en Intro pour la pourrir en guest ici-même).
Elle joue maaaaaaaaaaaaal. Et c’est dommage!! Ça gâche la crédibilité de ce qui aurait pu être un pur planète opéra. Elle est pas crédible. Elle commence sa première apparition par la répétition d’un discours qu’elle doit faire plus tard. Elle n’y arrive pas et surjoue. On se dit alors avec espoir que c’est temporaire. Mais nan! Nan elle signe et persiste dans sa niaiserie tout au long du film. Tantôt elle nous offre des regards d’adolescente vierge apeurée hors de  propos, tantôt elle pique sa colère de princesse dans son coin. Heureusement, sa plastique la sauve du lynchage.

Bref, le film recèle un univers très riche qui méritait vraiment d’être adapté sur grand écran, mais pas forcément de cette façon. Attention! Cela reste un bon film de SF. Les fans du genre prendront beaucoup de plaisir à y receler tous les détails qui leur rappelleront leurs chefs-d’oeuvres préférés.

Année: 2011
Titre original: The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn
Réalisateur: Steven Spielberg
Acteurs notoires: Andy Serkis, Daniel Craig, Simon Pegg, Nick Frost, Gad Elmaleh
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Plot: aventure tintinesque
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Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Orange: Voilà le nouveau dada de S. Spielberg et P. Jackson (attendu pour la réalisation des suivants).
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Premier choix crucial… la performance capture qui virtualise le jeu des acteurs est assez judicieux et permet de plonger le spectateur dans un univers BD-esque s’octroyant un juste milieu entre la bande DESSINEE et le cinéma conventionnel. Et, forcément, qui dit performance capture dit Andy Serkis.. connu pour avoir animé Gollum ! Bref, c’est pas mal, offrant un semi-réalisme plutôt intéressant et une ressemblance des personnages avec leur alter-ego papier.
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Deuxième choix crucial… le scénario qui n’est pas une adaptation rigoureuse de volume(s) papier mais une mixture composé essentiellement du Crabe aux Pinces d’Or et du Secret de la Licorne puis dans une moindre mesure du Trésor de Rackham le Rouge. Va de retro puriste tintinesque, cet ensemble se mélange bien, et offre une bonne approche de l’univers de Tintin.
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Petite remarque, pour l’avoir vu en V.O. entendre parler de « Tine-tine » et  « Snowy » ou de « Thomson and Thompson » est quelque peu dépaysant. Oui, je l’accorde, mon fanatisme inconditionnel pro-versions originales n’est pas forcément adapté à l’univers animé.
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Premier bémol: déjà, le film n’est pas dithyrambique. Certes je ne l’ai pas vu en 3D, m’enfin le facteur « plein les mirettes » de la 3D est généralement assez limité donc bon. Et le film en soit, est loin de procurer une overdose de divertissement… malgré des réalisateurs connus justement pour leurs capacités à faire du gros divertissement. Bon, peut-être que le développement de poils au menton m’a désensibilisé à l’univers de Tintin… je demanderais à mon petit frère imaginaire.
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Deuxième bémol: mais où est passé le Professeur Tournesol ?! Pourtant introduit avec ses confrères Haddock et consort dans les albums sus-nommés ?! Déception non négligeable. Notamment que tout l’intérêt de la combinaison de ces albums, est l’introduction des personnages secondaires clés de l’univers de « tine-tine »: Dupond/t, Haddock, la Castafiore, Moulinsart/Nestor…
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Gros point positif: le capitaine Haddock. C’est simple, il est complètement cuit H-24, bourré comme un coin, ivre-mort… et ne dé-saoule qu’après 24h de déshydratation en plein Sahara… bref, c’est une grosse blague ambulante, c’est bien pour ça qu’on l’aime. (oui, moi le « Tine-tine » complètement intègre, j’lui fouterais des claques.) … manquerait plus que Tournesol et ça serait farpait !
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Bilan, le format est judicieusement  choisit, l’adaptation scénaristique bien foutue, gros manque de Tournesol, aventure un peu trop courte à mon goût… et le Capitaine Haddock représente l’intérêt majeur du film, certes il est géant, m’enfin ça fait pas tout…

Année: 1999 (2D), 2012 (3D)
Titre original: Star Wars : Episode I – The Phantom Menace
Réalisateur: George Lucas
Acteurs notoires: Liam Neeson, Ewan McGregor, Natalie Portman, Samuel L. Jackson, Yoda, R2D2, C3PO…

Plot: Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

Sources utiles: Allociné & IMDb

Attention, pour ceux qui vivent dans un abris atomique depuis 1977, vous entrez dans un terrain miné de spoilers.

Mr Orange: Pour présenter les choses 25th hour-style’s: « J’emmerde les fans qui renient la prélogie, j’emmerde les fans qui renient la 3D, j’emmerde les fans qui renient Jar jar Binks, j’emmerde ceux qui renient la remasterisation, z’ont vraiment rien compris à la vision du père fondateur » Parce qu’on a beau avoir une dent contre Jar Jar Binks, être un peu réticent à la niaiserie de quelques répliques (la VF pouvant être responsable de certaines), ça reste un Star Wars ! Et pas des moindres (j’y reviendrais) !

Personnellement, le lancement du thème de John Wiliams accompagnant l’apparition du titre du film en 3D en jaune en énorme procure toujours le même gros sourire de gamin… qui reste scotché tout le long du film. Faut être réaliste, la 3D n’est pas ouffissime, la profondeur de champ incrusté ne provoque pas une fracture occulaire, les flous ne sont pas toujours artistiques et ont tendance à dégrader légèrement la qualité de certaines images, les scènes d’action trop intenses peuvent en ressortir brouillon… bref, des défauts, m’enfin quoi qu’on en dise, on parle quand même de Star Wars en 3D, c’est génial, cet argument d’autorité suffit amplement à la justification du film. Sans parler du fait que Star Wars au ciné, c’est encore mieux!

Donc en gros, la 3D n’apporte rien d’extraordinaire, même si c’est cool. Mais contrairement à tous les films qui (re)-sortent en 3D juste parce que c’est la mode – et donc essentiellement pourraves -, il faut quand même noter ici un désir du patron antérieur à l’effet de mode actuel. George Lucas a attendu que la technologie se développe… peut-être aurait-il dû attendre qu’elle se perfectionne. Les prochains seront surement bien mieux foutus… et j’ai déjà hâte de les (re)-voir !

Allez ranger l’argument « 3D = commercial » pour Star Wars. De une, parce que dans ce cas précis, c’est faux, de deux, parce que Star Wars, à la base – même avant la remasterisation -, c’est grave commercial… mais on s’en fout, c’est génial!!

Pour revenir au sujet qui fâche, l’épisode I en tant que tel, franchement, j’avais été – très – déçu la première fois que je l’avais vu à sa première sortie au ciné comme beaucoup de gens. Et finalement, après avoir revu l’intégral récemment (4-5-6-1-2-3, VOST), glané 2-3 infos sur l’univers étendu… je l’apprécie bien mieux, j’accepte volontiers les vannes burlesques de J.J. Binks, je (re)-découvre les milliers d’indices disséminés par G. Lucas… et je suis toujours dingue de la course de pods, des combats au sabre laser, les complots palpatiniens, de Yoda, de Mace Windu…

Bilan: un Star Wars au cinéma, c’était, c’est et ce sera toujours un plaisir. Une sortie 3D est une bonne excuse pour ça, pourquoi s’en plaindre? Glaner des infos sur la période pré-prélogie (avant la Menace Fantôme), faire une révision sur les complots etc… ouvre vers une nouvelle lecture du film fort appréciable!

Bonus: Nathan, fils de Mark Hamill (Luke Skywalker pour les intimes) fait un caméo dans les gradins de la course de pods.

Indices: Relevez les subtiles évocations du thème de l’empire et autres jeux de caméras avec certains personnages.