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Archives de Tag: Tronçonneuse

Année: 2008
Titre original: Tôkyô zankoku keisatsu /  東京残酷警察
Réalisateur: Yoshihiro Nishimura
Acteur notoire: Eihi Shiina

Plot: Tokyo – gore – police

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Retour sur les séries B nippones avec ce Tokyo gore police qui a le mérite d’être totalement fidèle à son titre. On tombe donc dans un déluge de gore, d’absurde, de gore, d’improbable, de gore, de gore, de gore.. façon caoutchouc. Yoshihiro Nishimura, qui était responsable des « effets spéciaux » de Machine girl sorti la même année revient donc ici avec son film à lui. Et quel film…

Attardons nous quelques instants sur l’histoire: Ruda est membre de la nouvelle police tokyoïte, privatisée et expéditive, qui lutte notamment contre les Ingénieurs, des criminels qui ont la capacité de transformer toute blessure en arme mortelle. Je vous laisse donc imaginer librement toutes les dérives que cela peu engendrer. Ayé? Fini? Bah considérez que ce que vous avez pu imaginer n’est RIEN comparé à ce qu’a imaginé Y. Nishimura. Et son imagination va loin: voiture de police absurde,  prostituées mutantes, bio-jetpack… WHAT-THE-FUCK ?!! En plus, le film est jonché d’intermèdes publicitaires (façon Starship Troopers) vantant les mérites de cutters kawaï pour s’ouvrir joyeusement les veines. Et oui, si on veut, on peut accorder une sous-lecture au film qui critiquerait la société japonaise, la publicité omniprésente toussa toussa, mais il ne mérite pas d’être pris pour plus que ce qu’il n’est: un film gore.

Comparons avec ce qui est comparable: Machine girl était gore, drôle, absurde et efficace. Tokyo gore police est gore, drôle, gore, absurde, gore et pas efficace. Le film dure 1h50, ce qui est réellement trop long pour le genre considéré. Surtout qu’il ne devient fun qu’au bout de 45 min, le début étant franchement délétère à l’appréciation de la suite qui apporte pourtant son quota de scènes hilarantes. On tombe vraiment dans les tréfonds des délires japonais gores et crades (confère la douche générale et enthousiaste de cyprine/urine, l’homme tronc en laisse…). Et que personne ne se fasse d’illusion, la présence d’Eihi Shiina, la belle et dangereuse d’Audition de Takashi Miike, n’est en aucun cas un gage de subtilité. Aucun. On est a 10 lieues de la subtilité trash de Miike.

Trop long avec beaucoup de scènes (trop?) gores inutiles gâchant sérieusement l’intérêt que peu porter la deuxième partie du film. Pour info, j’ai failli abdiquer et l’envoyer direct dans à éviter, heureusement ça s’améliore au bout de 45 min avec quelques scènes grandioses. Dommage, trop d’excès tue l’excès. A regarder en fond pendant que vous bidouillez autre chose.

Année: 2008
Titre original: Kataude mashin gâru
Réalisateur: Noboru Iguchi
Acteurs notoires: aucun

Plot: une jeune fille venge la mort de son frère.

Sources utiles: Allociné & IMDb 

Mr Orange: Oh – My – God !
On va mettre au clair les choses de suite: le titre et l’affiche sont totalement assumés, pour un film totalement décomplexé, pour notre plus grand bonheur. Machine girl est une bonne grosse série B, un bon gros film gore comme on les aime: drôle, ingénieux, GORE et se délassant dans la surenchère. Un exemple au hasard: Braindead avant que Peter Jackson ne lise les torches-cul de Tolkien… nan, j’exagère.

Pour les assidus de LibertyLand et consort, c’est le genre de sous-production japonais qui inonde littéralement des pages de films standards par des affiches/titres ultra-aguicheurs. Ce sont des films petits budgets, destinés au marché de la video, tremplin pour nombre de réalisateurs… comme Takashi Miike, pour ne citer que lui. Problème que les curieux ont vite découvert à leurs dépends, les films par sont généralement mauvais, voir très mauvais, voir très très mauvais: 0 budget, acteurs bidons, effets bidons, réalisation bidon avec au mieux de rares idées-what-the-fuck drôles avec un ton de « fan-movie ». Heureusement, au milieu de ce dégueuli cinématographique, quelques perles sortent du lot, comme Machine Girl ou d’autres, je vais explorer le sujet. Affaire à suivre.

Outre nos petits génies bridés, le film fait parti d’une nouvelle vague consistant en la production de films japonais par des américains, produisant des films plus caricaturés, moins obscures et s’assurant d’une relative qualité. Mission accomplie. De plus, ça évite de devoir refaire des remakes américains pourraves……….

Machine girl c’est quoi? Une fille en uniforme d’écolière amputée qui a remplacé son feu bras gauche par une machine gun. Esprit manga bonjour. Si vous y voyez une ressemblance avec Planète terreur c’est normal, même si l’inspiration est plus ancienne que ça. Bref, c’est gore, c’est débile, c’est bien. Note: je parle ici de gore fun, par de gore navrant à la Saw. On est servit par une pléthore de fontaines de sang Kill Bill-like, de dialogues-what-the-fuck, de morts-what-the-fuck et autres armes-what-the-fuck pour des scènes-what-the-fuck. Eclats de rire assurés. Bon, niveau distribution, on a affaire à des amateurs, mais ça passe. Voir le film en VO si possible et non en doublage-US. L’actrice principale sort du milieu mannequin-en-bikini, la méchante sort carrément du monde pornographique nippon… tout comme le réalisateur. Qu’à cela ne tienne, leurs performances  sont finalement plutôt convaincantes, entre la femme de yakuza ultra-sadique à l’arme secrète WTF et l’héroïne implacable ou le petit premier yakuza tête-à-claque. On regrettera presque l’absence de plan boobs qui aurait été la cerise sur le gâteau… surtout qu’aux vues du staff, ça n’aurait dérangé personne.

Bref, c’est gore, c’est décomplexé, c’est bourrin, c’est drôle… et c’est bien foutu ! Si avec ça je n’ai convaincu personne… what – the – fuck?! Ah oui, j’ai oublié l’argument d’autorité absolu: c’est un film de vengeance donc c’est bien.

NB: depuis, le réalisateur a fait un « film » qui possède le charmant petit nom de: Zombie ass, toilet of the dead………………. j’ai hâte.

Année: 2010
Titre original: Tucker & Dale vs Evil
Réalisateur: Eli Craig
Acteurs notoires: pas franchement…

Plot: Un quiproquo se termine en hécatombe…

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde: is coming

Mr Orange: Ultime parodie du slasher ! C’est géant. Bien que le titre puisse évoquer un film surchargé d’âneries, type « Hé mec, elle est ou ma caisse? », l’humour n’est pas trop lourd et est justement distillé dans cette comédie jouissive ! Bref, on a 2 péquenauds qui sont pris à tord pour des serial-slasher par une bande de jeunes citadins ayant vu trop de Délivrance, Massacre à la tronçonneuse et consort. On a donc une fois de plus une inversion des rôles… ce qui est une fois de plus efficace, et évite de tomber dans le gros gag ridicule !

Voili-voilou… ça poutre, ça dépote, c’est géant… suis-je clair?! Qu’on soit des aficionados du genre ou non, d’ailleurs…


Année: 2009
Titre original: Død snø
Réalisateur: Tommy Wirkola
Acteurs notoires: aucun

 Plot: Une bande d’étudiants en médecine va passer des vacances dans un chalet reculé… autour duquel traînent des zombies nazis !

 Sources utiles: Allociné & IMDb

 Attention âmes sensibles !

Mr Orange: Encore un film norvégien… qui vaut le détour! Cette fois, c’est un film de zombie. Alors attention, pour les psycho-rigides, ici les standards sont ignorés, les règles transgressées, et les lois complètement violées. Oui, les zombies courent, attrapent des bidules, agissent de façon « intelligente » , et j’en passe !

Enfin, les spectateurs attentifs pourront noter les subtiles références (au cas ou je ne le dis pas assez, c’est un film de zombies nazis, y’a rien de subtile la dedans, c’est d’ailleurs ça qu’on aime) … bref, références aux standards du genre, entre le tee-shirt « Braindead », le listing grassement amené d’Evil Dead et autre consort, ou la connaissance des protagonistes du concept « surtout, ne pas se faire mordre »… bref, c’est complètement assumé et tant mieux :)

Et pour les geek du genre, vous pensiez avoir tout vu? Que nenni, ces norvégiens sont bourrés d’idées, et le fond savoir ! De la séquence tarzan à la séquence de la grenade, have fun :)

Vous voulez du gore ?! Soyez servis ! Ici, une fois le choc « oulala, y’a des méchants » absorbé, on a affaire à de vrais vikings, et pour eux, la douleur: « c’est dans la tête ». Donc après une belle intro teenager-friendly, nos aventuriers de la poudreuse se transforment en bousilleurs de zombies… nazis, parce que oui, des zombies tout court, ça ne suffisait pas, alors tant qu’à faire, autant y aller à fond.

Bilan, film apportant un peu de fraîcheur au genre, loin du cultissime Dawn of the Dead de Romero, ou de la récente perle Zombieland :) … à voir