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Archives de Tag: Sexe

kiteAnnée: 1998
Titre original: A カイト aka A Kaito, Kite (US)
Réalisateur: Yasuomi Umetsu

Plot: sang, sexe et jazz.

Sources: IMDb & Wikipedia

Mr Orange: OAV sombre, violent et sexy, A kaito revient régulièrement au goût du jour depuis 1998, au rythme de l’assouplissement de la censure ou de la sortie de spin off et autre adaptation. Censure? Oui, c’est vraiment pas un animé pour les enfants pour ne pas dire interdit aux moins de 18 ans.

Pitch: Sawa se fait recueillir par Akai après la mort de ses parents, mais pas sans contreparties, devenant tueuse à gage et… objet sexuel, qu’elle le veuille ou non. Une sorte de Léon (lien) un tantinet plus disjoncté. De courte durée (moins de 60 min), l’anime est excellent, notamment pour l’efficacité du récit. Enchainant alternativement des assassinats méthodiques façon bain de sang explosifs et des flashbacks, A kaito est un anime réfléchi qui cache bien son jeu derrière son approche trash. Trash donc, les gunfights sont hyper-violent, et ça va crescendo, du déchirement des chairs jusqu’à la destruction de tout l’environnement, ça gicle, ça vole, y’a des morceaux partout. C’est l’éclate.

Coté cul, on parle de scènes de sexe très graphiques pour ne pas dire pornographiques valant à l’anime une misclassification de hentai. Le déploiement de telles images a alimenté la controverse, notamment les flashbacks où Sawa est encore jeune, générant une censure en bonne et due forme. Le problème est que la dite censure est réellement délétère à A kaito qui souffre d’un manque de fluidité due aux coupes. Chose regrettable, car même si ces fameuses scènes sont quelque peu gratuites, superflues, obscènes ou malsaines, elles servent aussi le comique, le propos du récit et la construction du personnage de Sawa. Après, voir un énorme mandrin fourvoyer une créature toute frêle, c’est pas forcément nécessaire, et les plans appuyés sur les boobs excessivement généreux de Sawa non plus. Heureusement que ce n’est que animé (cf Caligula). Au final, A kaito dure entre 45 et 60 min (Special Edition de 53 mn dans mon cas) selon le gradient de censure.

Concernant le goût du jour évoqué plus haut, une adaptation ciné est en cours, avec dans le rôle d’Akai, le grand, le seul, l’unique… Samuel L. Jackson, grand fan avant l’heure! Mieux, The Weinstein Company a prévu sa sortie pour 2014 (Trailer ici) !! Certains l’auront peut-être flairé, ça sent le Tarantino ça? Tout à fait. A kaito faisait parti des homeworks pour préparer le rôle Gogo Yubari et semble avoir inspiré Kill Bill. Revenons à l’adaptation. Petit bémol quand même: au vue du sujet, le scénario doit être remanié et le film devrait méchamment lever le pied côté sang… mais surtout côté cul. Espérons qu’une pointure en tête de générique ne soit pas le seul point fort et que le film restera intelligemment fait.

Petite perle animé nippone, trash et bien foutue. C’est bourrin, c’est cochon, certes malsain, mais c’est bon.

le loup de wall streetAnnée: 2013
Titre original: The wolf of Wall Street
Réalisateur:
 Martin Scorsese
Acteurs notoires: Leonardo DiCaprio, Matthew McConaughey, Jean Dujardin, Jonah Hill, Jon Favreau, Jon Bernthal, Kyle Chandler

Plot: courtier, ma vie, mon oeuvre.

Sources: IMDb & Wikipedia

Mr Orange: Scorsese/DiCaprio dépeignent la vie abracadabrantesque de Jordan « Wolfie » Belfort et nous offrent 3h de récréation à coup de grosse débauche. True story, d’après les aveux rédempteurs du principal intéressé.

Complètement pété de thunes, Wolfie n’a aucune limite, s’en donne à coeur joie et nous en met plein la vue. Atterrissage d’helico sous psycholeptique, partouze à 5000m d’altitude, lancer de nain à la pause café et autres joyeusetés de la vie. D’une ascension implacable… jusqu’à une chute inéluctable, on retrouve le traditionnel schéma narratif de Scorsese. Il offre ainsi une critique malicieuse d’un monde de la finance dirigé par des courtiers sous cocaïne, addicts aux millions de $, sans pour autant tomber dans un propos moralisateur infantilisant.

La performance de L.DiCaprio est, comme on s’y attend, au rendez-vous. Sa séquence de « retour à la maison » – pour n’en citer qu’une – est tout bonnement exceptionnelle. A l’appuis, une myriade d’acteurs plein de talents qu’on se complaira à reconnaitre / observer avec concupiscence. Si l’on doit n’en citer qu’un, c’est sans aucun doute M.McConaughey que l’on retrouve dans le rôle du mentor dés-humanisateur. Il a le vent en poupe en ce moment et sait le justifier, son impro’ du murmure guerrier est tout bonnement exceptionnelle.

Un bon divertissement bien alambiqué.

NB: Avec un peu de chance, on peut se moquer des quelques ignares / petits saints qui se barrent en pleine séance sans avoir compris le propos / choqués par tant de dépravation.

L'homme aux poings de ferAnnée: 2012
Titre original: The Man with the Iron Fists
Réalisateur: RZA
Acteurs notoires: RZA, Russell Crowe, Lucy Liu, Gordon Liu, Pam Grier, Eli Roth, Cung Lee, David Bautista…

Plop: prends ça dans ta face.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Transpirant la culture kung-fu depuis la mythologie ou les textes du Wu-Tang Clan qui l’a fait connaître, RZA (RaiZAa) plonge inexorablement dans le cinéma: bandes originales pour Ghost dog, la voie du samurai, Kill Bill vol. 1, Afro samuraï… et diverses apparitions à l’écran dont la plus notoire est probablement « Samouraï Apocalypse » dans Californication. C’est donc sans surprise qu’après s’être amouraché de Jarmusch et Tarantino, il finisse par passer de l’autre côté de la caméra pour faire son propre film de kung-fu.

Fan de kung-fu, RZA recrute une tripotée de talents pour l’épauler: Eli Roth l’assiste pour livrer un scénario très kung-fu, Corey Yuen confirme ses talents de chorégraphe (réalisateur/chorégraphe du bon La légende de Fong Sai-Yuk notamment), Russell Crowe brille à l’écran en flegmatique pervert, Lucy Liu nous resserre son rôle inlassable, des champions d’arts martiaux font acte de présence… et l’inévitable maître Gordon Liu livre le « cameo obligatoire à tout film de fan » (cf Kill Bill).

Bons acteurs, bon chorégraphe, bon scénar’…. mais qu’est-ce qui pêche alors? Ah… la réalisation: brouillonne, elle sabote un film qui aurait pu valoir de l’or: il vaut du bronze. Oui, RZA a beau être fan de film de kung-fu, il n’en n’est pour autant réalisateur. S’entrainer le jeune padawan doit, s’il veut atteindre l’excellence. Par contre, la où l’on attendait réellement, c’était à la bande originale! Vindiou! Mais non. Pour l’histoire, non satisfait de la BO qu’on lui proposait, il a demandé conseil à PAPA Tarantino (qui «  »présente » » le film et) qui lui a répondu de la faire lui même. RZA aurait dû écouter plus attentivement QT et se débrouiller tout seul avec son Clan. Il a jusque là été très bon à ça. Parce qu’autant on peut apprécier la présence d’Issac Hayes… celle de Kayne West est vraiment très déplacée! Il aurait dû produire, se concentrer sur la BO et confier la réalisation à quelqu’un de bien au lieu de se perdre entre l’avant et l’arrière de la caméra. Parce que je n’en ai pas parlé mais son jeu n’est pas au mieux de sa forme.

Oh gloire, des petits plaisirs vont venir sauver l’honneur:
– un oeil qui vole suite à un coup de poing dévastateur, hommage à Kill Bill vol. 2 évidement… mais aussi image du degré de violence que s’est permis RZA, rien de plus plaisant qu’un film de kung-fu avec des liquides et des solides qui volent.
– des répliques d’exception qui vont souvent de paire avec l’humour gras qui tourne autour du temple de dépravation dirigé par une Lucy Liu impassible.
– Pam Grier, icône sexy de la blaxploitation, qui nous offre un caméo en mère libératrice de…
– … Thadeus (RZA) qui devait apparaître dans… Django unchained!!

A force de vouloir tout faire, RZA se disperse. Il jongle avec l’excellence mais ne maitrise pas encore son Khi et ne nous livre que de petits bons moments.

Festival Paris Cinéma: Hong-Kong à l’honneur – Nuit HK

Voici un petit dossier tiré de La nuit Catégorie III, qui a été préférée à la nuit Johnnie To (au bout du couloir) pour le simple fait que les films de ce dernier sont plus facilement accessibles. C’est donc après un ciné-mix que de 22h à 5h30 nous avons eu droit à la perle de la perle du cinéma HK, parfois en mandarin sous titré cantonais + anglais, le petit plaisir en plus. Thé/Café offert à volonté qui n’est pas de refus sur les coups de 3h30. Brioche en récompense pour les pus farouches.

Catégorie 3: équivaut aux films interdits aux moins de 18 ans à Hong-Kong, d’abord exploité à des fins contestataires par le cinéma d’art et d’essai, le filon a très vite dévié vers des thématiques plus sanglantes et plus dénudées.

Note: le public était loin d’être exclusivement masculin !

The untold story

Année: 1993
Titre original: 八仙飯店之人肉叉燒包
Réalisateur: Herman Yau
Acteurs notoires: Anthony Wong, Danny Lee, Julie Lee

Polar gore basé sur une histoire vraie, The untold story relate l’enquête de flics flemmards, incompétents, cruels, lubriques… cherchant à coincer un psychopathe dénué de toute morale: meurtres sanglants, viol, urophilie, cannibalisme… C’est trash… et extrêmement drôle. Anthony Wong livre une interprétation impressionnante qui donne toute la crédibilité de son horrible personnage et lui vaudra un award.

Petite anecdote glauque: l’histoire ne dit pas si des animaux ont été maltraités, mais révèle que des enfants l’ont été, d’où leur jeu impeccable. Parce que oui, personne n’échappe à notre psychopathe.

Un bon polar déglingué assurant un bon moment. Depuis, Herman Yau a fait un remake avec Anthony Wrong, il s’appelle Ebola syndrome

Crazy love

Année: 1993
Titre original: 蜜桃成熟時
Réalisateur: Roman Cheung
Actrice notoire: Loletta Lee

Comédie érotique, Loletta Lee incarne Jane, une jeune femme qui s’amuse avec les hommes, profitant pleinement de son corps, parfois sadique et manipulatrice, parfois généreuse. Pourquoi tourner un tel film? Pour voir Loletta Lee nue. Sérieusement, elle a voulu casser son image de petite sainte. Mission réussie dès les… 10 premières secondes, avec une inspection en bonne et due forme. Au-delà des scènes purement érotiques qui sont finalement rares, on s’amusera énormément des gags et de la mise en scène, les attributs de la miss – bien que splendides – déclenchent finalement plutôt des rires hilares que des filets de bave abrutis.

Une femme libérée… et une grosse marade assurée.

The story of Ricky

Année: 1991
Titre original: Lik wong
Réalisateur: Nam Lai-Choi
Acteur notoire: aucun

Innovateur kung-fu gore, The story of Ricky revient sur un dilemne du kung-fu: comment ce fait-il que les mecs brisent des murs de parpaings mais ne perforent jamais leur adversaire? Gros gore caoutchouteux, tout est dans l’exagération. Le gore, déjà. Le héros invincible aussi. Et puis, parce qu’on parle de cinéma HK… des séquences émouvantes, d’un lyrisme époustouflant, une naïveté qui n’est pas du 2d degré… à HK. La fameuse flûte qui sort de nul part restera dans les annales !

Une réalisation soignée, un panel d’ennemis hauts en couleur, du gore, du niais… encore une fois extrêmement divertissant.

Sex and zen 2

Année: 1996
Titre original: 玉蒲團II之玉女心經
Réalisateur: Chin Man-Kei
Actrice notoire: Loletta Lee, Shu Qui

Conte fantastico-slasho-érotico-comique sur fond de Chine ancestrale, rien que ça, Sex and zen 2 va loin. Très loin. Il y a un 1 et un 3 qui n’ont en rapport que la structure de l’histoire: un conte comme fil directeur. Contrairement au film cité plus haut, celui-ci est plutôt bien garni en scènes érotiques jusqu’à s’aventurer à des jeux de bougie, d’acuponcture, de supra-sex-toys… et même l’apparition d’un monstre tentaculaire et autres sexualisées déviantes. Et en dehors de tous les gags, on s’amusera énormément de l’utilisation du sexe comme moteur de l’histoire et détenteur de tous les rouages. D’autant que le film étant un conte, il délivre une morale… utilise un mythe… succube-like. Evidement.

Anecdote pas glauque: Shu Qi voulait être connue, elle a joué nue. Depuis qu’elle s’est mise au cinéma d’auteur, elle essaye d’oublier… contrairement aux spectateurs.

Drôle, sexy, une caméra bien maîtrisée et de bons délires fantastiques… je regrette d’avoir eu quelques chutes d’attention sur cette fin de nuit.

Bilan
C’était gore, c’était sexy… mais surtout: c’était très drôle! Les DVD de qualité médiocre, les sous-titres sortant de l’écran, le voisin qui râlent lors des éclats de rire, les rires pourris (moi le premier)… tous les éléments étaient réunis pour une authentique nuit Catégorie 3. Une expérience inoubliable. Merci aux organisateurs qui ont gardé le sourire jusqu’à l’aube.

En video:
La nuit du CINEMA par festivalpariscinema

Mr Orange

Année: 2012
Titre original: Cherry
Réalisateur: Stephan Elliot
Acteurs notoires: Ashley Hinshaw, Heather Graham, James Franco, Dev Patel, Lili Taylor, Diane Farr

Plot: romances d’une apprentie pornstar

Sources utiles: IMDb Ne pas lire le synopsis qui traine sur Allociné & cie

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Après la récupération d’une actrice porno par le cinéma indé (Girlfriend experience), voici le cinéma indé qui s’épanouit dans l’univers de la video pour adulte au travers d’Ashley Hinshaw qui apporte bien plus que sa plastique au métrage.

Point de vue incongru. D’un côté Angelina/Cherry a l’archétype de la vie pourrie: mère alcoolique, beau-père peu recommandable… la totale. Le cliché de l’origine de l’actrice pornographique. Seul point positif: elle a un corps à faire rougir un coquelicot. D’un autre côté, elle entre tout en douceur, par choix, parce qu’elle veut plus d’argent (sans en avoir besoin), tout simplement parce qu’elle y trouve son bonheur… (et aussi parce qu’elle tombe dans de bonnes mains.) Le cliché de la pornstar post-modern. Conclusion, l’industrie du cul serait salvatrice? Si l’on souhaite réellement s’isoler sur cette planète à part…

Ashley Hinshaw porte le film sur ses épaules, et le porte bien. Parce qu’il est important d’en parler dans de telles circonstances, oui, les plans boobs sont de rigueur. Mais pas inutiles. La caméra ne s’attardera pas tant que ça sur son corps qui va forcément se découvrir régulièrement. Formatage personnel ou talent de réalisation? Toujours est-il qu’on ne ressent pas le besoin d’en voir plus. Jusqu’à vouloir tendre un peignoir à l’actrice, protéger son innocence. Sentiment absent lors de la scène dans la cuisine… talent de réalisation? D’abord timide, elle finit par prendre son pied à son taff, avançant doucement mais surement: photo, solo…

C’est clairement le jeu d’Ashley Hinshaw qui justifie ce film au thème sulfureux. Un obscurantiste peut y voir une apologie du p0rn, on peut aussi y voir l’histoire de Cherry, inspirée de Lorelei Lee, co-scénariste. Cependant, Stephan Elliot a beau avoir trouvé la poule aux oeufs d’or avec son actrice principale qui sait jouer et accepte de s’exposer, Cherry est peut-être trop ambitieux, souffrant de son propre sujet qui ne peut être montré.

Année: 2012
Titre original: Keeps the lights on
Réalisateur: Ira Sachs
Actrice notoire: Julianne Nicholson

Plot: une décennie de romance homosexuelle

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le Prix du public
Note donnée: bien, 2/4
En présence du réalisateur 

Mr Orange: Inspiré de la vie d’Ira Sachs, Keep the lights on conte l’histoire d’un couple New-Yorkais pas très gai. Rongés par des dépendances solitaires, Erik et Paul forment un couple autodestructeur qui se forme et se déforme. Film homo oui, mais pas que. En terme d’amour, on est tous à la même enseigne.

A la fois force et faiblesse, le film prend le parti de montrer les bêtes noires sans honte ni secret: sexe, drogue, mensonge… Force évidente, il est de ce fait très juste, retraçant le quotidien d’un jeune gay de la fin du siècle dernier, emprunt d’une addiction au sexe. En l’occurrence les scènes de sexe sont loin d’être éclipsées, filmées à l’européenne dès le début du tournage afin d’unifier l’équipe, dixit Ira Sachs. On félicitera d’ailleurs les acteurs, inconnus au bataillon: Thure Lindhardt & Zachary Booth, le 1er nommé apportant une réelle fraîcheur par son jeu exemplaire. Le 2d, incarne sagement un crack-addict, Némésis d’Erik qui ne sait plus où donner de la tête. Mais c’est aussi une faiblesse. Le film en ressort relativement plat, les éléments perturbateurs sont presque banalisés, aboutissant à un manque de dynamisme ennuyeux.

Petit fait amusant: le film à reçu un Teddy à la berline 2012 – meilleur film LGBT -, Erik reçevant aussi un Teddy dans le film.

De gros points forts entachés d’une faiblesse non négligeable, rapport qui s’illustre dans la garniture du film: une excellente musique en face d’un générique d’introduction complètement dégueulasse.

Année: 2011
Titre original: Shame
Réalisateur: Steve McQueen
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Carey Mulligan

Plot: déboires d’un sex-addict

Sources utiles: Allociné & IMDb

Attention, nudité et tout le tralala.

Mr Orange: Attention sujet tabou: l’addiction au sexe. Le réalisateur, Steve McQueen (pas l’acteur de Bullit) n’a donc pas froid aux yeux et s’attarde sur cette maladie dont personne ne parle. Et autant Californication l’évoque de loin, sur ton de grands gamins, autant Shame n’y va pas par quatre chemins, sans réellement chercher à l’expliquer, mais présentant un simple état de fait qui a le bon goût d’éviter la crucifixion d’internet.

Brandon (Lt. Archie dans Inglourious Basterds), banal employé de bureau de Manhattan, est soumis à son insatiable envie de sexe qui l’accompagne dans des rituels quotidiens peu glorieux: prostituées, magazines/sites pornographiques, coups d’un soir… la liste est longue, le détail est plutôt malsain et le plaisir n’est qu’éphémère. A côté, Brandon semble avoir une histoire de famille quelque peu chaotique, entretient une relation ambigüe avec sa frangine (la géniale Carey Mulligan, cf Drive), entre attirance et répulsion. Finalement, il s’avère être un éternel solitaire en manque qui tente de se fondre dans la le moule comme il peut, incapable d’une relation sociale avec qui que ce soit. American psycho sans boucherie.

Splendide drame torride personnel qui va crescendo et dévoile un mal méconnu.

Précision au cas où c’était pas clair, ça parle de sexe et on en voit: nus frontaux, scènes très équivoques voir même quelques images subliminales qui ne trompent pas. Donc gaffe pour les impubères!

Année: 2011
Titre original: Få meg på, for faen
Réalisatrice: Jannicke Systad Jacobsen
Acteurs notoires: aucun

Plot: une ado devient la risée de son école

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mlle Orange: Retour aux sources du blog: le cinéma norvégien vous connaissez? Ca surprend là où on l’attend le moins, c’est à dire ici une petite comédie insolite dans de superbes paysages. Bon, les superbes paysages norvégiens c’est génial quand on est touriste (ou spectateur), mais quand on a 15 ans et qu’on voit ça à longueur de temps dans un trou paumé, ça fait chier, on veut du bitume, de la bière, des teufs, du cul.

Alma est jeune. Alma est jolie. Alma est en chaleur. En pleine découverte de la vraie vie, elle n’en peut plus, y’a le feu dans sa culotte et elle le fait savoir, que ça soit volontaire ou non. Problème, à l’adolescence, une phrase mal placée peut transformer la vie de n’importe qui en cauchemar, surtout quand une rivale entre en croisade pour son bel étalon. Seule, en éternelle recherche de la baise salvatrice, elle se réfugie dans des fantasmes qui vont la dépasser, nous offrant quelques scènes cocasses et croustillantes.

Des ados perdus, du sexe innocent, un joli fjord, un triste pétard, un Coop Market mémorable, une bite inattendue, des adultes dépassés, une overdose punitive… pour un retour aux petits plaisirs et grands malheurs d’une adolescence désireuse de croquer la vie le vit à pleine dents bouche (Erreur malotrue! Pratique, il te reste à maîtriser).

Bref, mine de rien, Alma est bien attachante dans sa quête de quéquette aka Baise-moi si tu veux ! sous perfusion hormonée qui ne dure après tout qu’1h15, et même si ce n’est pas la comédie du siècle, il y a de quoi s’offrir une bonne évasion pour nous rappeler à toutes que ça fait du bien là ou ça passe.

Année: 2012 (bouclé en 2010)
Titre original: Viva Riva!
Réalisateur: Djo Tunda Wa Munga
Acteur notoire: Patsha Bay

Plot: Riva, magouilleur et séducteur s’attire des ennuis.

Sources utiles: Allociné, Africiné, IMDb

Mr Orange: Premier film congolais depuis 20 ans, digne des meilleurs productions occidentales et premier film en lingala, dialecte majoritairement parlé malgré l’officiel français. Film fait à la débrouille qui dépeint un pays où la débrouille est le meilleur des talents. Acteurs plus ou moins professionnels que l’on ne rechigne pas à complimenter, image de qualité avec des techniciens improvisés, tourné chez l’habitant – très permissif – et un scénario rocambolesque sous l’oeil d’une caméra efficace… tout le nécessaire est présent pour un bon film, rythmé de musique de circonstance.

Riva arrive en roi à Kinshasa et s’en fait plein les poches avec sa cargaison d’essence. Problème: il s’entiche de la dame d’un criminel local alors qu’il a des méchants angolais qui lui courent après. Ca sent les embrouilles à la Guy Ritchie à plein nez. Et en plus de cette ambiance « chaud aux fesses », il y a des scènes de fesses assez chaudes, d’une sensualité déconcertante utilisée avec brio et apportant une intensité au film, bien plus riche qu’un banal plan boobs.

Kinshasa… rongée par  la corruption… sa vie nocturne sensuelle et enivrante… son gouffre entre nouvelle richesse et profonde pauvreté, vecteur d’avidité… sa violence latente, trace d’une guerre restée dans les mémoires (Congo, Angola etc)… l’aspiration à une vie meilleure… une Afrique urbaine rarement dépeinte capturée en quelques plans.

Ah, j’ai pas dis? C’est bien!

Ecart professionnel sans intérêt: ils sont pas taré les mecs? Une personne sur 2 doit avoir le VIH dans les parages !!

Année: 2011
Titre original: No Strings Attached
Réalisateur: Ivan Reitman
Acteurs notoires: Natalie Portman, Ashton Kutcher, Kevin Kline

Plot: histoire de 2 sex friends, Adam & Emma.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Aaaaah, une bonne petite comédie romantique qui dépote après tant de dépravation insensée !! Commençons par le commencement: les acteurs. Bon déjà… pardonnez mon ignorance… je débarque un peu: Ashton Kutcher WTF ?! D’où qu’il est canon?! Il semblerait qu’il écume le genre susnommé, soit. Je le connais plutôt pour ses écarts dans Hé mec elle est ou ta caisse? à l’humour trop débile (et pourtant, j’suis permissif) ou dans le fort sympathique Effet papillon. Natalie Portman est mon petit thème journalier, et après un Black Swan éprouvant… on apprécie volontiers la légèreté de ce film de nana, genre qu’elle découvre et sublime à l’occasion. Elle est productrice du film d’ailleurs…

Eli: [banging his left fist on Adam’s door] I can’t focus on my porn with all this real sex going on around me! 

Pour en venir au film, celui-ci est très léger, tombant facilement dans l’auto-dérision. Le film est d’ailleurs jonché de dialogues farfelus totalement jouissifs, la citation ci-dessus en étant une illustration exemplaire. Or, ces dialogues farfelus vont souvent avec des personnages farfelus, et pour ne citer que le meilleur: le père d’Adam est exquis. Ce qui fait que c’est une véritable comédie romantique complète et non un simple film gnangnan (oui, je suis réducteur). Et au delà de l’aspect très hype du thème du fuck friend, le film capture plein de scènes entre friends, entre fuck friends ou entre fuck lovers qui s’avèrent fort réalistes, dans l’air du temps dirons nous… pour un rendu plus intéressant que le film gnagnan de base.

Frais, farfelus, drôle, efficace… bien?!  ♪ sunday bloody sunday 

Disclaimer: J’ai regardé la bande annonce en français après coup pour vérifier: je ne le dirais jamais assez, la VF ça suce. Mon avis n’est à prendre en compte – que ce soit pour ce film ou n’importe quel autre – que dans le cadre très select’ de la VO. La VF pue le navet.

Année: 2010
Titre original: Black Swan
Réalisateur: Darren Aronofsky
Acteurs notoires: Natalie Portman, Vincent Cassel

Plot: Rivalités dans un ballet.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Retour à l’écran de D. Aronofsky après The Wrestler pour un nouveau film d’acteur, sauf que cette fois Mickey Rourke est remplacé par Natalie Portman. On change d’univers: Amidala ne fait pas ses marques sur un ring de catch mais sur une scène de danse classique. Donc on garde les collants, mais on rajoute un tutu. Et au-delà d’une introduction volontairement provocatrice par une analogie qui pourrait sembler déplacée: un brutal spectacle populaire associé à l’art sacralisé du ballet classique… WTF?!… les deux films s’avèrent bien plus proche l’un de l’autre qu’on ne pourrait croire, ceux-ci relatant l’histoire d’étoiles montante/descendante d’une profession sensible aux aléas du corps humain, exposant des souffrances semblables supportées par un mental quasi-inébranlable. Oui, « quasi »… sinon les films n’auraient pas lieu d’être.

C’est bien simple, la petite apprentie nettoyeuse est devenue tout bonnement incroyable, développant un personnage d’une grande richesse, en pleine crise d’identité, ouvrant sur un film à multiples lectures. D’habitude, les films « laissés à interprétation » ne sont pas mon dada, bien trop frustrants. Ici, c’est tout bonnement succulent. Seule face au monde, ne devant compter que sur elle-même pour enrôler sa sinistre jumelle, Nana, petit White Swan parfait a bien du mal à se laisser aller afin de pouvoir enrôler le personnage du Black Swan, trop bestial pour sa petite perfection… et sa volonté  de réussite ignore les plumes qu’elle pourrait perdre. Dans sa quête obscure, tous les personnages secondaires, de Vincent Cassel en chorégraphe troublant à sa mère sur-protectrice se transforment en ennemis, sans parler de son amicale rivale.

Aspects techniques mineurs:
– les scènes sanguinolentes sont bien loin du film gore surréaliste, et pourtant bien plus dérangeantes par leur réalisme suintant.
– Natalie Portman a été doublée par des pro, mais son entrainement lui à permis d’interpréter elle-même tout ce qui se passe au dessus de la ceinture. Je parle de danse.
– le jeu des costumes est assez drôle dans la lecture aisée qu’il apporte.
– [mode gossip on] autre truc rigolo, Natalie Portman a trouvé le bonheur avec le chorégraphe du film… haha [mode gossip off]

Qu’on soit d’accord, le film transpire le Lac des Cygnes, Tchaïkovski de rigueur tout au long du film: pendant les entrainements, quand le portable sonne, quand la petite princesse s’endort… Un régal pour les fans qui peut se transformer en cauchemar pour toute personne non réceptive à l’univers musique/danse classique, le film baignant dedans jusqu’à une mise en abime entre le Lac des Cygnes et la trame du film.

Thriller sombre, sexy, troublant, bien.

Année: 1971
Titre original: Sweet Sweetback’s Baadasssss Song
Réalisateur: Melvin Van Peebles
Acteur notoire: Melvin Van Peebles and the black community

Plot: Un noir se retrouve en cavale pour avoir sauvé un activiste de la police.

Source utile: IMDb

Mr Orange: Ce film au nom, hum… déconcertant?!… n’est autre que LE 1er film de blaxploitation de l’histoire. Le 1er film « 100% black » qui a initié toute la vague blaxploitation des 70’s après son succès inespéré. Et 1er commentaire: le film est bien différent de sa progéniture. Pour le remettre dans son contexte: début des 70’s, les USA sont en plein Vietnam, la contre-culture hippie est à son apogée et la communauté noire bouillonne, entre l’assassinat de Martin Luther King et les bavures policières récurrentes… Les studios hollywoodiens ouvrent leurs portes à de rares réalisateurs noirs, dont Melvin Van Peebles qui réalise Watermelon Man, un film qui traite du racisme rongeant la société américaine mais n’est pas un film de blaxploitation à proprement parlé. Melvin Van Peebles utilise alors ses bénéfices pour produire Sweet Sweetback’s Baadasssss Song.

This film is dedicated to all the Brothers and Sisters who had enough of the (White, ndlr) Man.

SSBS est donc un film complètement engagé. Engagement qui va avoir tendance à disparaître petit à petit des films de blaxploitation à force d’exploitation du genre par les majors. Et c’est bien pour ça que j’ai été surpris par le film. On a beau voir un « baadasssss », la musique a beau être faite par Earth, Wind and Fire (inconnus à l’époque), le film n’est pas funky du tout. On a beau avoir des scènes de sexe, des scènes où notre « baadasssss » fout des roustes à des policiers, c’en est pas pour autant funky. La raison de cela? Notre « baadasssss » a beau rendre les coups, il n’entre pas en quête vengeresse mais fuit l’oppression policière (les scènes d’action/violence sont très sommaires), ce qui est – faut l’avouer – beaucoup plus proche de la réalité. Et cette oppression se fait bien ressentir, avec des effets visuels psychédéliques assez lourds qui rendent le visionnage du film assez difficile pour un oeil néophyte que nous avons tous, faut l’avouer.

Pour revenir sur l’omniprésence des scènes sexuelles dans les films de blaxploitation, SSBS ne peut clairement nier sa responsabilité. Avant tout, notre « baadasssss » a pour métier: gigolo qui offre des performances pornographiques en public. Et cette passion pour la chair, il la doit à une initiation très précoce par une femme de la profession… à l’âge de 10 ans. Oui, la scène est assez dérangeante. Et peut-être la seule scène auto-dérisoire – et donc drôle – du film met en scène notre « baadasssss » qui obtient sa libération par un groupe d’Hell Angel’s en offrant ses services à la motarde en chef. Le film fait parti de la fameuse liste de wikipédia recensant les films (non pornographiques) contenant des actes sexuels non simulés. Melvin Van Peebles aurait d’ailleurs touché une compensation monétaire pour avoir contracté une gonorrhée (MST) sur le tournage.

Pour l’anecdote, l’équipe de tournage était armée, ayant peur de répressions raciales. Ceci aurait d’ailleurs pu conduire à un drame, l’arme de Melvin Van Peebles ayant été mélangée avec les armes factices utilisées pour le tournage. En revanche, elles se sont retrouvées utiles lorsque certains Hell Angels (ui ui, des vrais) ont voulu se rebeller contre le réalisateur.

Bilan: c’est un film qui a marqué un tournant clé dans le cinéma et la société américaine. En plus de son engagement certain, il colporte sa petite ribambelle de faits divers. Ceci étant dit, il n’est pas très digeste et son intérêt se limite malheureusement à l’impact qu’il a eu.

Pour citer la conclusion très juste d’une critique de Momodjah lue sur Senscritique:
En définitive, Sweet sweetback est un film plus intéressant pour les cinévores qui souhaitent parfaire leur culture que pour les cinéphiles qui recherchent une oeuvre de qualité.

Année: 2012
Titre original: Hasta la vista
Réalisateur: Geoffrey Enthoven
Acteurs notoires: Robrecht Vanden ThorenGilles De Schrijver,  Tom Audenaert

Plot: Road-trip de trois handicapés en quête de découverte sexuelle.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde :
 I’m back! Après une semaine de retard je fais enfin la critique d’Hasta la Vista.
Tout d’abord c’est un bon film! Sans prétention, traité de façon à la fois légère et très grave, sans s’éterniser dans le pathos et avec beaucoup de touches d’humour, Hasta la Vista est un des films à voir de ce début d’année.

La film se déroule en Belgique. On y découvre trois amis : Philip, Lars et Jozef. Ils sont chacun atteints d’un handicap moteur ou sensoriel grave. Philip est tétraplégique, Lars est paraplégique et Jozef est mal-voyant. Encore puceaux, ils n’ont jamais connu les faveurs d’une femme.  Ces trois compères décident alors sous l’initiative de Philip de partir en Espagne a Punta del Mar dans un bordel (El Cielo) réservé aux  personnes handicapées.

Pour la petite histoire le film est inspiré de l’histoire d’Asta Philpot, un citoyen américain né avec une maladie congénitale : l’arthrogrypose, une maladie handicapante, irréversible, évolutive qui contracture progressivement les articulations. Après avoir entendu parler d’une maison close munie d’un accès pour fauteuil roulant en Espagne, il a visité l’endroit et y a perdu sa virginité. Bouleversé par l’expérience, il a décidé d’organiser des voyages avec d’autres personnes éprouvant les mêmes difficultés pour trouver une relation amoureuse ou sexuelle en raison de leur handicap physique. Il a également fondé « L’Asta Philpot Fondation » qui prône le droit à une vie sexuelle active pour les personnes handicapées. [Allociné]

Avant de traiter du délicat sujet du sexe et du handicap, c’est avant tout un film sur l’amitié. Une amitié ambivalente pleine de compassion et de jalousie. Le film gagne en intensité lorsqu’il rencontre Claude, une femme rustre au coeur tendre qui leurs sert de  guide pour toute la durée du voyage.

C’est émouvant, pas larmoyant, ça fait du bien par où ça passe et on voit pas le temps passer. Encore une preuve qu’avec des acteurs inconnus et un petit budget on peut faire un bon film. il suffit juste d’avoir un bon sujet et de bien le traiter. C’est le cas!

Si je voulais chipoter et être critique je dirais que 2 choses peuvent gêner :
-À l’instar d’Intouchables, la situation n’est permise que par le fait que les trois protagonistes sont aisés financièrement (ici grâce à leurs parents). Le film n’est pas forcément révélateur des autres situations d’handicap.

-Lars n’est pas un paraplégique traumatisé médullaire mais il atteint d’une tumeur cérébrale  progressive grave. L’état clinique n’est pas assez retranscrit à l’écran. Le feu des rampes a sûrement un côté revigorant…

Enfin un grand Merci à Claude Lelouch, qui en ayant eu un coup de foudre pour le film, a permis de le distribuer  en France et de nous faire découvrir cette pépite.

À Voir!!

Année: 1973
Titre original: Coffy
Réalisateur: Jack Hill
Actrice notoire: Pam Grier

Plot: une infirmière chasse des dealers.

Source utile: IMDb

Mr Orange: Aaaah, Pam Grier… retour aux sources. Remise au goût du jour par Quentin dans Jackie Brown et revue en actrice permanente dans The L world… n’empêche qu’elle a connu son apogée à l’heure de la blaxploitation. Kézako? Des films dits d’exploitation fait essentiellement par, avec, et pour un public afro-américain. Kézako? Roooh, bah des films bas budget qui misent plus sur le divertissement (généralement = sexe + violence) que sur les prix du jury… exemple récent: le duo Grindhouse par nos chéris Tarantino et Rodriguez.

C’est donc pour le plus grand divertissement du public que nous avons droit à un nombre assez impressionnant de ces fameux, tant espérés plans boobs! Parce qu’effectivement, contrairement à l’habituel héros de films de blaxploitation black ultra viril usant de son gros engin sur les minettes et sur les méchants (que ceux qui sont choqués par la métaphore retournent voir Shaft chez leur maman, original ou remake, au choix), Coffy est un des rares du genre dont le badass n’a pas de chromosome Y, donc pour assurer un charisme inébranlable, le plan boobs est de rigueur. Donc oui, Pam Grier met facilement à nu ses talents d’actrice… qui ont tendance à sortir très facilement de leur emballage. Et comme si les quelques scènes relativement torrides «  » » »justifiées » » » par l’intrigue ne suffisaient pas, on nous offre un fabuleux « catfight » autrement appelée altercation féminine ou crêpage de chignon, à dose de bouffe, d’arrachage de robes et autres joyeuseries. Oui, j’ai dis que le film ne visait pas les prix du jury.

Bref, ceci étant dit, en faisant abstraction des plans boobs – c’est difficile – Pam Grier crève un peu l’écran et s’octroie largement un statut de movie star féminine du genre. C’est un film de vengeance. Donc comme tous les films de vengeance, c’est génial. Notre petite infirmière solide comme un roc se lance dans un dégommage en règle de tous les dealeurs dont elle entend parler… le fusil à pompe étant une arme de prédilection… dommage :)

Le gros bonus du film – et du genre en général -, c’est une retranscription haute en couleur des 70’s: pantalons pattes d’eph, tenues aux couleurs criardes… tout y est ! Et surtout, peut-être le seul aspect des films de blaxploitation dont on ne peut dénier la réelle qualité: la musique funky. Pour celui-ci, c’est Roy Ayers aux commandes. Bon, soit, les paroles cassent pas des pattes à un canard, m’enfin musicalement, ça envoie !

Bref, vous aimez les années 70? vous en avez marre des films avec le black de service qui meure tôt ou tard? vous aimez les films de badass? vous aimez les plans boobs? ce film est pour vous !

 Année: 2012
Réalisateur: Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Eric Lartigau, Alexandre Courtès

Acteur notoire: Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache, Guillaume Canet, Sandrine Kiberlain, Manu Payet, Isabelle Nanty

Plot: 6 sketchs sur l »infidélité.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde :  Décidément Dujardin enchaîne les films à risques. Après un noir et blanc muet, on le retrouve ici dans un film à sketch. L’essai est plutôt réussi mais pas transformé. Loin de là.
Ce qui caractérise Les Infidèles c’est son inégalité.

Le film peut se scinder en 3 couples de sketch : 2 plutôt mauvais , 2 moyens, 2 très bons. L’impression finale est donc mitigée. On passe d’un sketch très lourd avec une ambiance pesante et un comique de répétitions grossier dont ressort un ridicule qui met mal à l’aise….   (Déception de la part de Michel Hazanavicius)

… à un sketch drôle, vraiment très drôle où Manu Payet et Sandrine Kiberlain nous offrent une belle performance d’acteur. (Manu Payet est juste Magique!)

La déception vient du fait que la bande annonce et les teasers ne préparent pas assez le spectateur au 45 min de drame qui compose en partie le film. L’infidèle est parfois drôle mais il est surtout dépeint comme un looser fini dont la déchéance n’a d’égale que le malaise et la honte  que l’on peut ressentir pour lui. Perdu dans sa solitude , triste, s’engluant dans les méandres de ses réflexions sur les relations Hommes-Femmes, l’infidèle nous inspire alors que de la pitié.

Bravo tout de même à Emmanuelle Bercot qui selon moi réussit le mieux l’exercice en confrontant Dujardin et sa femme Alexandra Lamy dans un sketch dont l’intensité et l’émotion montent crescendo. Le résultat est poignant.  On découvre une Alexandra Lamy meilleure que jamais. On regrette presque qu’elle n’ait pas été plus présente.

Les multiples réalisateurs ont voulu montrer les différentes facettes de l’infidèle. L’ensemble ressort déséquilibré où certains sketchs manquent sévèrement d’écriture et d’autres comme « La Question » et « Les Infidèles Anonymes » valent franchement le détour.