archive

Archives de Tag: Plan boobs

kiteAnnée: 1998
Titre original: A カイト aka A Kaito, Kite (US)
Réalisateur: Yasuomi Umetsu

Plot: sang, sexe et jazz.

Sources: IMDb & Wikipedia

Mr Orange: OAV sombre, violent et sexy, A kaito revient régulièrement au goût du jour depuis 1998, au rythme de l’assouplissement de la censure ou de la sortie de spin off et autre adaptation. Censure? Oui, c’est vraiment pas un animé pour les enfants pour ne pas dire interdit aux moins de 18 ans.

Pitch: Sawa se fait recueillir par Akai après la mort de ses parents, mais pas sans contreparties, devenant tueuse à gage et… objet sexuel, qu’elle le veuille ou non. Une sorte de Léon (lien) un tantinet plus disjoncté. De courte durée (moins de 60 min), l’anime est excellent, notamment pour l’efficacité du récit. Enchainant alternativement des assassinats méthodiques façon bain de sang explosifs et des flashbacks, A kaito est un anime réfléchi qui cache bien son jeu derrière son approche trash. Trash donc, les gunfights sont hyper-violent, et ça va crescendo, du déchirement des chairs jusqu’à la destruction de tout l’environnement, ça gicle, ça vole, y’a des morceaux partout. C’est l’éclate.

Coté cul, on parle de scènes de sexe très graphiques pour ne pas dire pornographiques valant à l’anime une misclassification de hentai. Le déploiement de telles images a alimenté la controverse, notamment les flashbacks où Sawa est encore jeune, générant une censure en bonne et due forme. Le problème est que la dite censure est réellement délétère à A kaito qui souffre d’un manque de fluidité due aux coupes. Chose regrettable, car même si ces fameuses scènes sont quelque peu gratuites, superflues, obscènes ou malsaines, elles servent aussi le comique, le propos du récit et la construction du personnage de Sawa. Après, voir un énorme mandrin fourvoyer une créature toute frêle, c’est pas forcément nécessaire, et les plans appuyés sur les boobs excessivement généreux de Sawa non plus. Heureusement que ce n’est que animé (cf Caligula). Au final, A kaito dure entre 45 et 60 min (Special Edition de 53 mn dans mon cas) selon le gradient de censure.

Concernant le goût du jour évoqué plus haut, une adaptation ciné est en cours, avec dans le rôle d’Akai, le grand, le seul, l’unique… Samuel L. Jackson, grand fan avant l’heure! Mieux, The Weinstein Company a prévu sa sortie pour 2014 (Trailer ici) !! Certains l’auront peut-être flairé, ça sent le Tarantino ça? Tout à fait. A kaito faisait parti des homeworks pour préparer le rôle Gogo Yubari et semble avoir inspiré Kill Bill. Revenons à l’adaptation. Petit bémol quand même: au vue du sujet, le scénario doit être remanié et le film devrait méchamment lever le pied côté sang… mais surtout côté cul. Espérons qu’une pointure en tête de générique ne soit pas le seul point fort et que le film restera intelligemment fait.

Petite perle animé nippone, trash et bien foutue. C’est bourrin, c’est cochon, certes malsain, mais c’est bon.

Année: 2009
Titre original: Modus operandi
Réalisateur: Frankie Latina
Acteurs notoires: Danny Trejo, Michael Sottile

Plot: lutte sans merci pour 2 mallettes.

Source utile: IMDb, WikiP (en)

Mr Orange: Il y 2 façons de revenir de vacances: discrètement ou avec fracas. Voici le fracas: Modus operandi, un film faisant un hommage phénoménal aux films d’exploitation 60’s – 70’s, façon gros calibre.

Si il y a un nom à retenir dans le casting: Danny Trejo qui a la bonté d’offrir son aura au ciné indé. Les petits malins reconnaitrons une 2e tête: celle du flic qui perd une oreille dans Reservoir Dogs. Et… si il y a un nom à retenir côté production, c’est celui de…. Sasha Grey! Que les petits malins auront déjà vu dans une ribambelle de films pornographiques, et que nous avons déjà vu jouer dans Girlfriend experience de Steven Soderbergh (voir la critique ici). Productrice qui vaut au film l’en-tête « Sasha Grey presents »… chose qui claque, avouez-le. Et oui, au cas ou ce n’était pas translucide, ce film est un bijoux.

Parlons bijoux: tourné en super 8, le film est plus rétro qu’un film rétro, que ce soit par la qualité de l’image, la mise en scène ou le montage. Dingue: plus de plans boobs que de dialogues, des filles en maillot de bain dans toutes les scènes, des explosions de violence aussi soudaines que sanglantes et hilarantes. Et puis… des meurtres, des courses poursuites, de la torture, des gens tous nus, du snuff, de la dynamite…. Ultra kitsch à souhait.

Le petit plus, c’est que Modus operandi se paye le luxe de références à ses sources d’inspiration. Pour ne citer que la plus grasse: l’introduction qui reprend mot pour mot celle de Shogun assassin (voir la critique ici) en adaptant tout juste la tirade à l’histoire. On est prévenu dès le début: Frankie Latina connait ses classiques.

C’est génial.

Festival Paris Cinéma: Hong-Kong à l’honneur – Nuit HK

Voici un petit dossier tiré de La nuit Catégorie III, qui a été préférée à la nuit Johnnie To (au bout du couloir) pour le simple fait que les films de ce dernier sont plus facilement accessibles. C’est donc après un ciné-mix que de 22h à 5h30 nous avons eu droit à la perle de la perle du cinéma HK, parfois en mandarin sous titré cantonais + anglais, le petit plaisir en plus. Thé/Café offert à volonté qui n’est pas de refus sur les coups de 3h30. Brioche en récompense pour les pus farouches.

Catégorie 3: équivaut aux films interdits aux moins de 18 ans à Hong-Kong, d’abord exploité à des fins contestataires par le cinéma d’art et d’essai, le filon a très vite dévié vers des thématiques plus sanglantes et plus dénudées.

Note: le public était loin d’être exclusivement masculin !

The untold story

Année: 1993
Titre original: 八仙飯店之人肉叉燒包
Réalisateur: Herman Yau
Acteurs notoires: Anthony Wong, Danny Lee, Julie Lee

Polar gore basé sur une histoire vraie, The untold story relate l’enquête de flics flemmards, incompétents, cruels, lubriques… cherchant à coincer un psychopathe dénué de toute morale: meurtres sanglants, viol, urophilie, cannibalisme… C’est trash… et extrêmement drôle. Anthony Wong livre une interprétation impressionnante qui donne toute la crédibilité de son horrible personnage et lui vaudra un award.

Petite anecdote glauque: l’histoire ne dit pas si des animaux ont été maltraités, mais révèle que des enfants l’ont été, d’où leur jeu impeccable. Parce que oui, personne n’échappe à notre psychopathe.

Un bon polar déglingué assurant un bon moment. Depuis, Herman Yau a fait un remake avec Anthony Wrong, il s’appelle Ebola syndrome

Crazy love

Année: 1993
Titre original: 蜜桃成熟時
Réalisateur: Roman Cheung
Actrice notoire: Loletta Lee

Comédie érotique, Loletta Lee incarne Jane, une jeune femme qui s’amuse avec les hommes, profitant pleinement de son corps, parfois sadique et manipulatrice, parfois généreuse. Pourquoi tourner un tel film? Pour voir Loletta Lee nue. Sérieusement, elle a voulu casser son image de petite sainte. Mission réussie dès les… 10 premières secondes, avec une inspection en bonne et due forme. Au-delà des scènes purement érotiques qui sont finalement rares, on s’amusera énormément des gags et de la mise en scène, les attributs de la miss – bien que splendides – déclenchent finalement plutôt des rires hilares que des filets de bave abrutis.

Une femme libérée… et une grosse marade assurée.

The story of Ricky

Année: 1991
Titre original: Lik wong
Réalisateur: Nam Lai-Choi
Acteur notoire: aucun

Innovateur kung-fu gore, The story of Ricky revient sur un dilemne du kung-fu: comment ce fait-il que les mecs brisent des murs de parpaings mais ne perforent jamais leur adversaire? Gros gore caoutchouteux, tout est dans l’exagération. Le gore, déjà. Le héros invincible aussi. Et puis, parce qu’on parle de cinéma HK… des séquences émouvantes, d’un lyrisme époustouflant, une naïveté qui n’est pas du 2d degré… à HK. La fameuse flûte qui sort de nul part restera dans les annales !

Une réalisation soignée, un panel d’ennemis hauts en couleur, du gore, du niais… encore une fois extrêmement divertissant.

Sex and zen 2

Année: 1996
Titre original: 玉蒲團II之玉女心經
Réalisateur: Chin Man-Kei
Actrice notoire: Loletta Lee, Shu Qui

Conte fantastico-slasho-érotico-comique sur fond de Chine ancestrale, rien que ça, Sex and zen 2 va loin. Très loin. Il y a un 1 et un 3 qui n’ont en rapport que la structure de l’histoire: un conte comme fil directeur. Contrairement au film cité plus haut, celui-ci est plutôt bien garni en scènes érotiques jusqu’à s’aventurer à des jeux de bougie, d’acuponcture, de supra-sex-toys… et même l’apparition d’un monstre tentaculaire et autres sexualisées déviantes. Et en dehors de tous les gags, on s’amusera énormément de l’utilisation du sexe comme moteur de l’histoire et détenteur de tous les rouages. D’autant que le film étant un conte, il délivre une morale… utilise un mythe… succube-like. Evidement.

Anecdote pas glauque: Shu Qi voulait être connue, elle a joué nue. Depuis qu’elle s’est mise au cinéma d’auteur, elle essaye d’oublier… contrairement aux spectateurs.

Drôle, sexy, une caméra bien maîtrisée et de bons délires fantastiques… je regrette d’avoir eu quelques chutes d’attention sur cette fin de nuit.

Bilan
C’était gore, c’était sexy… mais surtout: c’était très drôle! Les DVD de qualité médiocre, les sous-titres sortant de l’écran, le voisin qui râlent lors des éclats de rire, les rires pourris (moi le premier)… tous les éléments étaient réunis pour une authentique nuit Catégorie 3. Une expérience inoubliable. Merci aux organisateurs qui ont gardé le sourire jusqu’à l’aube.

En video:
La nuit du CINEMA par festivalpariscinema

Mr Orange

Année: 2012
Titre original: Project X
Réalisateur: Nima Nourizadeh
Acteurs notoires: aucun

Plot: best party ever.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange:  Initialement peu enclin à voir Projet X, l’expérience s’est finalement avérée fort divertissante. Pourquoi? Parce qu’en le considérant pour ce qu’il est à mon sens – un film de teensploitation -, il s’avère bon dans son genre. Si les comportements excessifs d’une jeunesse trop joyeuse vous agace, si une fourchette positionnée à droite de l’assiette vous horripile, si vous êtes une féministe revancharde, ce film n’est pas pour vous. Projet X a le bon goût de ne cibler que son public: jeune et majoritairement masculin, ne pas se plaindre dans le cas contraire:

Préquel-like de Very bad trip, hard-teenager caméra à l’épaule…  dans l’univers de la fête no-limit, la jeunesse dépravée et les excès de drogues diverses et variées. Ainsi, autour d’une trame de fond suffisante, s’organise la soirée de tous les excès – et extravagante façon US – apportant sa dose de gags et scènettes hilarantes. Le chien, le nain, Dax… assureront de bons éclats de rires. En plus: des plans boobs, à gogo. C’est bien l’intérêt du film. Au sens propre. Enfin un teenager qui n’a pas froid au yeux. Qui ne cache pas, que ce soit des seins ou des âneries. En excès, bien sûr. C’est bien l’intérêt du film.

Un plaidoyer de soirées insouciantes et excessives. Oui. Mais pas totalement irréfléchi. Les excès de fêtards irresponsables restent effrayant. Parce que le lendemain, il faut pouvoir assumer ses actes, l’homme s’adonnant à des agissements peu honorables sous l’emprise de la foule/alcool, tout le monde en prenant plus ou moins explicitement pour son grade, femmes-boobs et croisés en quête du saint trempage-de-nouille s’amusant de tout et n’importe quoi. Arrêt sur image d’une réalité qui n’est plaisante que vue de l’intérieur. Réalisme (caricaturé) qui est bien tout l’intérêt du film.

Problème: Projet X cible des gens suffisamment bêtes / insouciants (rayer la mention inutile) pour s’émerveiller devant les évènements exposés… et suffisamment intelligent pour ne pas tenter de réitérer les exploits. C’est un film après tout. Tagline US: « the party you’ve only dreamed about ». Vrai, mais devrait être ajouté la mention: « the party you must only dream about »… confère les débordements ultérieurs.

Un film surréel, bête et méchant… drôle pour les fêtards raisonnés.

Année: 2010 (US) 2013 (Fr)
Titre original: Tabloïd
Réalisateur: Errol Morris
Individus notoires: Joyce McKinney

Plot: « affaire du Mormon menotté

Sources utiles: IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le prix du Public
Note donnée: coup de coeur, 4/4

Mr Orange: Sacré caractère: touchante victime ou machiavélique manipulatrice, quoi qu’il en soit obsessionnelle, Joyce McKinney est au centre de l’attention dans ce documentaire qui revient sur le fait divers qui a marqué sa vie, voir plus si affinités. Errol Morris, en bon maitre de cérémonie, aborde l’affaire qui a enflammé l’Angleterre durant les 70’s en réunissant divers protagonistes impliqués dans l’affaire… sauf Kirk, le Mormon menotté, qui a préféré garder le silence. Joyce McKinney, la folle amoureuse, Troy Williams, un Mormon éclairé vulgarisant ses doctrines, 2 journalistes: Peter Tory pour le Daily Express et Kent Gavin pour le Daily Mirror… tout ce petit monde nous éclaire avec des avis très divers

Ceux qui n’avaient pas atteint l’âge de la raison à l’époque se demandent peut-être: mais, quelle fameuse affaire? Celle d’une reine de beauté qui est tombé amoureuse d’un Mormon jusqu’à passer une Lune de miel dans un magnifique petit cottage gallois / le kidnapper, séquestrer et violer avant que le Mormon ne retourne parmi les siens. Choisissez votre version préférée, la vérité se cachant ailleurs.

Succulamment monté, dynamique et drôle, Tabloïd est un mélange d’interviews actuelles, de rares anciennes, de titres de journaux – tabloïds évidement – et de clichés appuyant le propos, accompagnés d’illustrations tournant en dérision les témoignages quand ils ne se suffisent pas d’eux même. Parce qu’au delà de l’intérêt racoleur du topo – avouez qu’une histoire de bondage entre une bimbo frivole et un Mormon ça décoiffe -, le documentaire confronte et décortique les points de vues dans une veine recherche de vérité relevant la risibilité de chaque parti. Que ce soit la nympho obsessionnelle amoureuse, le mormon ayant un appétit sexuel réprimé par sa communauté inflexible et notoirement toqué ou les journalistes usant leurs talents aux services de la Livre Sterling… tout le monde en prend gentiment pour son grade.

On peut y voir une subtile critique de la presse à scandales ou de l’Eglise Mormone, un pamphlet sur la psychologie d’une bimbo… ou simplement un documentaire drôle et rafraîchissant. Ca change de la fiction (établie) et ça se conseille sans soucis.

Année: 2012
Titre original: Cherry
Réalisateur: Stephan Elliot
Acteurs notoires: Ashley Hinshaw, Heather Graham, James Franco, Dev Patel, Lili Taylor, Diane Farr

Plot: romances d’une apprentie pornstar

Sources utiles: IMDb Ne pas lire le synopsis qui traine sur Allociné & cie

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Après la récupération d’une actrice porno par le cinéma indé (Girlfriend experience), voici le cinéma indé qui s’épanouit dans l’univers de la video pour adulte au travers d’Ashley Hinshaw qui apporte bien plus que sa plastique au métrage.

Point de vue incongru. D’un côté Angelina/Cherry a l’archétype de la vie pourrie: mère alcoolique, beau-père peu recommandable… la totale. Le cliché de l’origine de l’actrice pornographique. Seul point positif: elle a un corps à faire rougir un coquelicot. D’un autre côté, elle entre tout en douceur, par choix, parce qu’elle veut plus d’argent (sans en avoir besoin), tout simplement parce qu’elle y trouve son bonheur… (et aussi parce qu’elle tombe dans de bonnes mains.) Le cliché de la pornstar post-modern. Conclusion, l’industrie du cul serait salvatrice? Si l’on souhaite réellement s’isoler sur cette planète à part…

Ashley Hinshaw porte le film sur ses épaules, et le porte bien. Parce qu’il est important d’en parler dans de telles circonstances, oui, les plans boobs sont de rigueur. Mais pas inutiles. La caméra ne s’attardera pas tant que ça sur son corps qui va forcément se découvrir régulièrement. Formatage personnel ou talent de réalisation? Toujours est-il qu’on ne ressent pas le besoin d’en voir plus. Jusqu’à vouloir tendre un peignoir à l’actrice, protéger son innocence. Sentiment absent lors de la scène dans la cuisine… talent de réalisation? D’abord timide, elle finit par prendre son pied à son taff, avançant doucement mais surement: photo, solo…

C’est clairement le jeu d’Ashley Hinshaw qui justifie ce film au thème sulfureux. Un obscurantiste peut y voir une apologie du p0rn, on peut aussi y voir l’histoire de Cherry, inspirée de Lorelei Lee, co-scénariste. Cependant, Stephan Elliot a beau avoir trouvé la poule aux oeufs d’or avec son actrice principale qui sait jouer et accepte de s’exposer, Cherry est peut-être trop ambitieux, souffrant de son propre sujet qui ne peut être montré.

Année: 2009 (US) 2012 (Fr)
Titre original: Bitch Slap
Réalisateur: Rick Jacobson
Actrices notoires:

Plot: bad girls en décolletés et minijupes

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Big slap in you’re face !

Bitch slap sort enfin en France (20 juin), et faites passer le mot: c’est à voir sur grand écran. Pourquoi? Parce que demander à une caissière (si possible coincée) une place pour B-i-t-c-h  s-l-a-p, en articulant soigneusement, c’est totalement jouissif. Ca ne vous suffit pas? Voici d’autres raisons:

Après Black Dynamite, nouvel hommage aux séries B environnant les 70’s avec Bitch slap. Dès le début, un générique dithyrambique nous montre que le film se réfère à de sérieuses sources, avec un défilé de brefs extraits d’une quantité indénombrable de scènes de films cultes dépeignant des femmes au fort caractère: They call her one eye, Fast pussycat kill! Kill!, … du sérieux, du lourd. Mais c’est pas fini, le film est truffé de références plus ou moins évidentes à tous pleins de film. Gogo Yubari (Kill Bill vol. 1), James Bond, Pulp fiction… j’ai perdu le compte.

Parlons qualité. Le film est bien moins cheap qu’il n’en a l’air. Actrices méconnues aux formes expressives ayant quelques apparitions fugaces dans leur bagage, ce qui permet d’assurer leurs arrières. Côté technique ça ne rigole pas, mais vraiment pas du tout. Zoe Bell aka Zoe dans Boulevard de la mort aka la cascadeuse aux nombreuses décorations se charge des chorégraphies… et double tout le monde. La bande son est jouissive avec le gros son envoyé et surtout LE bruitage gag-gratuit, prêtez l’oreille. Mieux: les effets spéciaux. Géniallisimement… moches. Exquis. Du bon écran vert dégueulasse dès qu’on quitte le désert. Attention la rétine. C’est volontaire et ça tue.

Mais… de quoi ça parle? De nana en petites tenues, d’une excessive attention pour leurs attributs, d’une extorsion de diamant, de baston brutale, de gros engins: armes et bagnoles… what else?, d’alliances et de trahisons, d’explosions, d’un Keyser Söze, de dialogues exceptionnels, de tout ce qu’on osait pas espérer, de flashbacks, de textes anciens, de presque aucun flash, d’autres flashbacks… d’orgasme cinéphilique… what else?

Une bonne grosse baffe, pour nous rappeler que mine de rien… les séries B, ça déboite. 

Note: regardez le générique jusqu’au bout, pour le lap dance et aussi pour les commentaires glissés entre les remerciements… en plus de perles telles que l’ International Alliance of Breast Technicians !!

Année: 2009 (US), 2012 (Fr)
Titre original: After.life
Réalisatrice: Agnieszka Wojtowicz-Vosloo
Acteurs notoires: Liam Neeson, Christina Ricci

Plot: décédée, Anna n’accepte pas sa mort.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Retour de la fantomatique Christina Ricci dans un thriller ésotérique épaulée par un Liam Neeson, amical maître de cérémonie macabre. En plus de nous offrir des vues imprenables sur son corps dénudé – alerte plan boobs ! -, la frangine de la famille Adams nous salue de son éternel jeu exemplaire. Question, ne daignerait-elle point jouer un peu plus souvent?

Suite au pire qui pro quo, Anna meurt bêtement dans un accident de voiture. Mort qu’elle ne digère pas. Grâce à un don qui le hante, Eliot va tenter d’accompagner Anna afin qu’elle puisse reposer en paix pendant qu’il prépare son corps. Exploration d’un métier occulté et au centre du moment très intime qu’est la phase de deuil, pour les vivants… et pour les morts.

Mais sous un faux air de fantastique ne se cacherait-il pas une cruelle réalité? Cette dualité va croître au fur et à mesure que des preuves des 2 théories nous seront distillées, créant un doute inavouable… dans lequel réside tout le génie du film. spoiler [ la vérité est (entre autre) dans les boobs de Christina Ricci ]

Thriller original porté par des acteurs chevronnés mais souffrant de quelques longueurs.

Chronique de Mr Brown

Année : 2012

Titre original : Piranha 3DD

Réalisateur : John Gulager

Acteurs notoires : Christopher Lloyd, Ving Rhames, David Hasselhoff

Liens utiles : IMDb, Allociné

Ô joie, ô bonheur, ô terreur ! Enfin, j’ai pu voir ce film que j’attendais depuis plusieurs mois. Les différentes bandes annonces, et surtout les affiches (regardez par vous même ici) m’avaient plus que mis l’eau à la bouche. Donc, ça y est, j’ai pu profiter pleinement des 1h23 du film. Avant tout, re-situons-nous :

A la suite du terrible Spring Break de l’année précédente, les habitants des abords du Lake Victoria pensaient s’être débarrasser des terribles piranhas qui peuplaient ses eaux. Bien entendu, ils ont tord, car les bêbêtes sont toujours vivantes, et bien décidés à se payer un festin, cette fois-ci dans le grand parc aquatique Big Wet, directement alimenté par les eaux du lac. C’est bien connu, aux Etats-Unis, on ne prend pas risque. « So, it’s time to be wet again », comme ils le disent très bien dans le film.

Autant vous prévenir de suite, j’ai arrêté de compter les paires de seins dès la 8ème minute… (oui, j’ai vraiment essayé de les compter, mais pour le bien de la critique, rien de plus). J’ai arrêté de compter également pour la simple raison qu’à la 8ème minute, on nous fait découvrir le « adult pool », et que les seins, ça passe un peu au second plan… Piranha 3DD ose tout ! Bon voilà, c’est fait, je ne reviendrais pas (trop) sur les « plan boobs ».

Venons-en au sérieux (hahaha) ! La première scène qui suit le résumé de l’épisode précédent nous plonge directement dans l’action, et de façon magistrale. Y’a du comique, y’a du sang, y’a du gore, y’a du WTF. Bref, une sorte de condensé du reste du film.

Ma seule crainte, avant le visionnage du film a été d’avoir trop attendu le film, d’avoir trop espéré de lui. Je n’avais déjà pas énormément apprécié le 1er. Et si le second me décevait… ? Hé, ben, aucune déception. Le P3DD est encore plus assumé, plus gore, plus fou, plus sexy ! Plus drôle ! Plus dégueu ! Ça fait beaucoup de « plus », mais il fallait bien justifier un D en « plus » ! Donc, on rigole, on vomit, puis on re-rigole ! On va de bouffage de tripes en stéréotypes : les blondes ne sont pas dégourdis, et c’est bien meilleur quand elles sont en bikini (j’arrête, j’arrête); tous les jeunes qui tentent d’avoir des rapports avant le mariage vont se faire dévorer, seules les gentilles vierges effarouchées vont survivre !

Dernier point : j’ai vraiment eu peur que la bande annonce m’ait spoilé une des scènes les plus trash du film… Bah en fait, non. La BA nous enlève juste la surprise, mais en fait, la scène est bien plus longue, et bien plus sanglante. Un véritable délice, qui nous fait monter les larmes aux yeux tellement on compatit à sa souffrance…

Donc, un film bien mieux que Piranha 3D, qui nous emmène encore plus loin et qui va combler les attentes des fans d’horreur et d’humeur décalé.

Année: 2012
Titre original: The Cabin in the Woods
Réalisateur: Drew Goddard
Acteurs notoires: Chris Hemsworth et UN GROS GUEST DE MALADE MENTAL

Plot: des jeunes vont dans une cabane au fond des bois.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Ô Josh Whedon mon amour ♥

La cabane dans les bois est un fabuleux hommage aux films d’horreur. Exempt de tout ton parodique, le film reprend à merveille l’archétype du genre: la fameuse cabane dans laquelle va se perdre une bande de jeunes insouciants. Les codes sont respectés et les références aux papas de l’horreur sont simplement indénombrables.

Le film n’est pas foncièrement flippant ni franchement gore mais y’a du sang par hectolitres. On connait les codes. On sait ce qui va arriver… et c’est d’ailleurs bien la dessus que joue le film. Le premier segment est donc très classique, par choix… et on s’amusera à voir les personnages mourir dans l’ordre pré-établi. Mieux, on s’amuse à reconnaître toutes les références plus ou moins claires au genre: Evil Dead, Massacre à la tronçonneuse, Hellraiser… on en perd vite le compte. Le deuxième segment du film est du gros plaisir façon kiki tout dur en barquette de 12. Point barre.

La com’ du film est parfaite. Ce titre improbable qui colle parfaitement. Cette image de maison rubixcube qui cache son jeu. L’étalage du gros kiki de J. Whedon qui surfe – à juste titre- sur la vague des Avengers. Sans parler de cette tagline provocatrice qui entube le moindre curieux. Bah justement, on va en parler. L’histoire est originale, vraiment. On sent qu’il y a monstre sous pâquerette, mais après… allez savoir lequel? Godzilla? Mothra? King Godorah? Les 3? C’est là que pêche le film, on devine le pot aux roses un poil trop vite (au bout d’1h à vue de pif) en raison de quelques indices disséminés. Peu importe, le scénario et la narration restent géniaux, la fin sublime et il y a toujours une petite surprise cachée derrière l’angle du mur.

Point négatif, spoiler [ cela relève quand même de la totale impolitesse que de tuer une guest pareil ]

L’arme la plus dingue du siècle, un guest à vous souiller le slip, des références à gogo, un bouton rouge jouissif au possible, un effet pigeon, le fist du siècle, une idée originale vraiment géniale, un plan boobs magistralement orchestré… une bonne grosse marade!

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour en parler:

L’homme est bas, l’homme est vil, l’homme est lubrique… et il l’assume enfin sur ce site on ne peut plus simple et on ne peut plus direct: 1 film = 1 paire de boobs et un minimum de blabla pour se distinguer de la totale gratuité du concept! Et attention, c’est participatif: chacun peut y aller du sein!

CinébOObs, l’empire des seins.

On vous rappelle que de notre côté le tag on-ne-peut-plus-explicite plan boobs relève ces fameux plans tant recherchés dans les films critiqués.

Vive le 7e art. C’est beau ♥.

Mr Orange

Année: 2011
Titre original: Shame
Réalisateur: Steve McQueen
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Carey Mulligan

Plot: déboires d’un sex-addict

Sources utiles: Allociné & IMDb

Attention, nudité et tout le tralala.

Mr Orange: Attention sujet tabou: l’addiction au sexe. Le réalisateur, Steve McQueen (pas l’acteur de Bullit) n’a donc pas froid aux yeux et s’attarde sur cette maladie dont personne ne parle. Et autant Californication l’évoque de loin, sur ton de grands gamins, autant Shame n’y va pas par quatre chemins, sans réellement chercher à l’expliquer, mais présentant un simple état de fait qui a le bon goût d’éviter la crucifixion d’internet.

Brandon (Lt. Archie dans Inglourious Basterds), banal employé de bureau de Manhattan, est soumis à son insatiable envie de sexe qui l’accompagne dans des rituels quotidiens peu glorieux: prostituées, magazines/sites pornographiques, coups d’un soir… la liste est longue, le détail est plutôt malsain et le plaisir n’est qu’éphémère. A côté, Brandon semble avoir une histoire de famille quelque peu chaotique, entretient une relation ambigüe avec sa frangine (la géniale Carey Mulligan, cf Drive), entre attirance et répulsion. Finalement, il s’avère être un éternel solitaire en manque qui tente de se fondre dans la le moule comme il peut, incapable d’une relation sociale avec qui que ce soit. American psycho sans boucherie.

Splendide drame torride personnel qui va crescendo et dévoile un mal méconnu.

Précision au cas où c’était pas clair, ça parle de sexe et on en voit: nus frontaux, scènes très équivoques voir même quelques images subliminales qui ne trompent pas. Donc gaffe pour les impubères!

Année: 1974
Titre original: Truck Turner
Réalisateur: Jonathan Kaplan
Acteur notoire: Isaac Hayes

Plot: déboires d’un chasseur de prime

Source utile: IMDb

Mr Orange: Truck Turner est un des piliers majeurs des films de blaxploitation, offrant le 1er rôle à Isaac Hayes qui signera aussi la superbe musique funky accompagnant ses aventures. Isaac Hayes est donc « Truck Turner », un chasseur de prime totalement bad ass à qui il vaut mieux pas chercher des noises, et bien évidement un aimant à nana.

On retrouve donc nos codes favoris de la blaxploitation, dans un film plutôt bien réalisé mine de rien, chose qui n’est pas négligeable pour le genre. On a notre dose d’humour, de gros guns, de bad ass, de macs alignant une dégaine on-ne-peut-plus-flashy, de musique géniale… bref, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment! … Ah non, j’ai failli oublier: attention, mention spéciale pour le seul et unique mais géantissime plan boobs qui dépasse les limites de la gratuité, atteignant des sommets inouïs! Cultissime!

Parce qu’il ne pouvait s’en empêcher, notre Quentin T. préféré a bien évidement repris le thème du film dans Kill Bill qui est d’ailleurs agrémenté de quelques autres morceaux d’Isaac Hayes, oui, c’est grand bonhomme de la soul pour ceux qui débarquent. A par ça, il signera la BO de Shaft (70’s) et fera quelques apparitions dans divers films: Blues Brothers 2000, Shaft (2000), des épisodes de Stargate…

Si vous voulez faire un bon petit détour dans la blaxploitation, Truck Turner est un bon choix!

Année: 1968
Titre original: If….
Réalisateur: Lindsay Anderson
Acteur notoire: Malcolm McDowell

Plot: Des lycéens anglais se révoltent contre leur école conservatrice.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Premier film de Malcolm McDowell et il annonce déjà la couleur: le monsieur aime bien les films sulfureux et les rôles de doux meurtrier emprunt d’un brin de folie. On découvre donc son sourire malicieux qu’il réutilisera dans Orange Mécanique ou Caligula.

Anecdote drôle: la scène lors de laquelle Mick Harris s’ébat avec la serveuse a été suggérée par Malcolm McDowell: il avait envie de voir sa collègue à poil… futé le sacripan! Et nous offre le 1er plan boobs de l’histoire du cinéma so british.

Lindsay Anderson signe un film anarchiste qui saigne à blanc les institutions anglaises en pleine année 1968, ça pouvait pas tomber mieux. L’école ultra-rigide, le clergé et l’armée en prennent pour leur grade au travers du système éducatif décrit. Evidement, Mick Harris n’est pas d’accord et le fait savoir, les châtiments corporels n’ayant de cesse que d’attiser sa haine contre ses patriarches qu’il exprimera lors d’une scène finale démesurément violente.

En dehors de la description acide des écoles anglaises, Lindsay Anderson distribue quelques séquences surréalistes: passages en noir et blanc gratuits, un curé qui sort improbablement d’un tiroir, escapade psychédélique à motocyclette…

Bon, ça secoue l’ordre moral anglais, ça prône la révolte, ça révèle un délicieux Malcolm Mcdowell… mais ça souffre quand même un peu d’un dynamisme d’autre-fois, le comble!

Et paf, prenez-vous en plein les mirettes avec ce thème qui déboite!

Pour bien lancer notre nouvelle rubrique, voilà 3 films cultes dont les affiches tapent à l’oeil et répondent à une thématique: les roadmovies cultes sortis en 1971 .

Numéro 1: Point limite zero aka Vanishing point de  Richard C. Sarafian
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Et Vanishing point, c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. Kowalski (Barry Newman) fait le pari à Denver de rejoindre San Francisco soit plus de 2000 km, et tout ça en moins de 15h en voiture. Pour arriver à ses fins: une Dodge Challenger R/T et une bonne dose d’amphétamines. Sur la route, il se trouve un fan: un animateur de radio qui va le chérir et l’accompagner tout au long de sa quête, en le popularisant… et diffusant une bande originale dithyrambique.

Le film est un énorme flashback contenant lui même des flashbacks, puisqu’on on a une esquisse du final au début du film. D’ailleurs, ce final, il est sensé être chargé de sens itou itou… m’enfin il est aussi pas mal chargé en WTF?!

QT fait évidement un hommage à Vanishing point dans Boulevard de la mort: le film est tout bonnement cité et on trouve une Dodge challenger dans le duel final… et dans Reservoir dogs au travers de l’animateur radio.

Ton: anti-héro, contre-culture, humour, post-Woodstock, guerre du vietnam, libertés…

Numéro 2: Macadam à 2 voies aka Two-lane blacktop de Monte Hellman
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Macadam à 2 voies c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. The driver et the mecanic prennent the girl en auto-stop avant de lancer un défi à the GTO: le premier arrivé à Washington depuis l’Arizona gagne la voiture de l’autre. En jeu: une Chevrolet « Chevy » 150 de 1955 très modifiée et une Pontiac GTO de 1970. Le voyage est ici bien plus long et les concurrents gagnent de quoi payer leur trajet grâce à des courses sur piste.

Passage obligatoire par la route 66. Dennis Wilson est aussi le batteur des Beach Boys. Monte Hellman est un des producteurs exécutifs de Reservoir Dogs.

Ton: mêmes thèmes et vision désabusée que Vanishing point mais traité de façon beaucoup plus sombre.

Numéro 3: Duel de Steven Spielberg
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici de 2 versions US originales… et de 2 versions plus récentes

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Duel c’est quoi? Le 1er film de Steven Spielberg et 1h30 de course poursuite, rien que ça. David Mann (Dennis Weaver), commercial se retrouve pourchassé sans motif par un camioneur psychopathe.

Contrairement aux 2 autres:
– il s’agit d’un intense thriller hitchcockien réutilisant les standards du western spaghetti définis quelques années plus tôt: gros plans, étendues sauvages…
– il a été tourné pour la télévision, format 4/3
– et aucun bolide n’est mis en jeu mais un camion Peterbilt 281/381 et une voiture familiale Plymouth Vaillant.

Conclusion:
Les 2 premiers films sont cultissimes: premiers roadmovies et déclaration d’amour à la contre-culture… ils initient un renouveau du cinéma US en réponse à la nouvelle vague française. Le dernier tout autant cultissime, est un tremplin pour Spielberg qui y montre un talent indéniable dont il ne fera pas toujours preuve par la suite. Petit soucis le temps joue un peu contre eux. C’est probablement Duel qui s’en sort le mieux, suivit de Vanishing Point et de Madacam à 2 voies, enfin vu que c’est aussi mon ordre de préférence, mon avis est peut-être biaisé. Quoi qu’il en soit, Duel est indispensable, Vanishing est bien foutu et est un détour obligatoire pour les cinéphiles, quant à Macadam je le conseillerai plus aux cinéphages cherchant à parfaire leur contre-culture cinématographique…

Avant:                                                                              Après:
– Faster pussycat! kill! kill!, 1965 de Russ Meyer      – Mad max 1 & 2, 1979 et 1981 de George Miller
– Bullit, 1968 de Peter Yates                                        – The blues brothers, 1980 de John Landis
– Easy rider, 1969 de Denis Hooper                            – Boulevard de la mort, 2007 de Quantin Tarantino
…………………………………………………………..- Drive, 2009 de Nicolas Winding Refn

Mr Orange