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Archives de Tag: Vampire

Année: 2012
Titre original: Abraham Lincoln, vampire hunter
Réalisateur: Timur Bekmambetov
Acteur notoire: aucun

Plot: vérité sur la double vie d’Abraham Lincoln

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Avec un titre et plot pareil, on pouvait s’attendre à une série B de haut-vol, surtout quand la bande annonce est prometteuse (voir ici)… mais on a finalement droit qu’à un divertissement tout juste honnête. Et pourtant, l’affiche vente les bonhommes qui se cachent derrière le film: T. Burton à la production, qui m’ennuie éperdument, et T. Bemambetov, que je conchie royalement. Je m’étais d’ailleurs promis d’éviter son prochain film après les déceptions successives de Wanted et de la tri bi-logie Night & Day Watch (voir ici).

Côté technique, on pouvait s’attendre à de beaux effets spéciaux pour une série B. Bilan: autant les FX de proximité (combats, vampires…) sont plus que potables, autant tous les plans larges sur les paysages, villes, batailles sont moches. Il ressemblent plus à des cinématiques d’un jeu vidéo vieux de plus de 5 ans qu’à un plan d’un film de 2012 produit par T. Burton. A cela, s’ajoute la 3D une fois de plus inutile….

Quand au réalisateur Russe, il fait ce que tout réalisateur étranger – même bon – fait en (re)débarquant à Hollywood, il n’apporte rien. Quoi que dans son cas ce ne soit pas un mal. Et bien sûr, le film défailli là où on l’attendait au tournant: il lui manque une bonne grosse dose de dérision, et au passage, une bonne grosse déferlante de violence. Les bastons, seul intérêt du film, sont trop peu nombreuses et bien trop softs. D’ailleurs, 2 remarques: pourquoi orchestrer une baston au sein d’un troupeau de chevaux sauvages lorsqu’on a pas les moyens d’assurer des effets spéciaux qui suivent? pourquoi créer tout un mythe autour du boss final si c’est pour l’éliminer si aisément? (aisance qui est quand même drôle, soit dit en passant).

Ce qui sauve le film: l’idée originale de Seth Grahame-Smith, auteur du livre sur lequel se base le film ainsi que son scénario. Inspiré par la dualité de l’exposition de biographies sur A. Lincoln et de romans de vampires en vitrine de librairie, S. Grahame-Smith se lance dans la réunion des 2 thèmes. La mission est un succès et si on n’est pas trop tatillon sur l’histoire, le scénario mêle bien la fiction à la réalité. Dès lors, c’est un vrai régal que de voir Abraham Lincoln dégainer son énorme….. hache-mousquet-baillonnette pour découper du vampire à tour de bras.

De bons éclats de rires malgré le gros gâchis qui constitue pourtant le meilleur film de l’oeuvre de T. Bekmambetov. Lui, je l’aime pas.

Année: 2008
Titre original: Bak-Jwi
Réalisateur: Park Chan-wook
Acteur connu: Song Kang-Ho

Plot: Un jeune prêtre, infecté, se transforme en vampire et va devoir faire face à des pulsions jusqu’ici réprimées.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après sa trilogie de la vengeance, Park Chan-wook nous livre une histoire d’amour vampirique unique. Pour ceux à qui l’anglais donne des frissons, Thirst signifie soif dans la langue de Jack the ripper. Et donc le film est centré sur cette soif qui dévore un vampire, déchiré entre sa formation de prêtre et un besoin vital de sang. Avec un esprit très réducteur, on pourrait simplifier le film à « In the mood for love » version sanguine. Ceci étant dit, il ne faut pas s’attendre à « un film de vampire ». Park Chan-wook s’approprie le sujet en conservant certains codes (lumière…) mais il va bien au delà du film de vampire.

Je reproche 2 points au film. Déjà, sur 2h15, y’a un certain manque de dynamisme, d’accroche. D’autre part, les bruits de succion. Autant lorsque notre prêtre boit le sang directement à sa source, le « gros bruit de succion bien dégueulasse » et très dérangeant est totalement justifié, et le malaise procuré est tout à fait acceptable. Ce qui m’a pertubé, c’est d’entendre le même bruit lors de baisers passionnés. OK, il y a surement un sens à cela, une forme de phase de transition vers l’acceptation de l’état de vampire blablablah, m’enfin moi ça m’a juste dérangé, gonflé… et poussé à regarder le film en 3 fois. Et pourtant, dans la gamme film trash, j’en ai vu des vertes et des pas mûres.

A par ça, le film est d’un esthétisme bluffant. La photographie est tout simplement géniale. Magnifiques jeux de couleurs, de lumières. Les acteurs sont parfait. Entre le prêtre capable d’un auto-contrôle hors du commun (si seulement c’était le cas de tous…) et sa chair-et-tendre qui se définie à l’inverse par une forte impulsivité, entièrement à l’écoute de ses émotions… le gouffre est dépeint avec talent.

Malgré quelques lenteurs initiales, Park Chan-wook signe avec superbe une histoire d’amour vampirique (trop?) dérangeante. A savourer.

Année: 2009
Titre original: Daybreakers
Réalisateurs: Michael Spierig & Peter Spierig
Acteurs notoires: Ethan Hawke, Willem Dafoe, Sam Neill

Plot: La majorité de la population s’est transformée en vampire et doit faire face à une famine sans précédent.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde: Dans l’immense océan de bouse qu’est la culture des vampires de nos jours, Daybreakers sort un peu du lot. Bien que son rythme rappelle  des films tels qu’ Equilibrium, il y a quelques petites pointes d’originalité qui font de cette oeuvre une bonne détente. Les trois principaux acteurs apportent un peu de poids à l’ensemble (Sam Neil se fait rare en dehors de la jungle Jurassique) et le côté futuriste totalitaire est toujours sympa a exploré.
Bon point  : l’esthétisme de la scène finale qui s’apparenterait presque à une fresque de la renaissance italienne. si on fouille bien.

En gros, c’est pas mal. Pas mal du tout pour un film de vampires. On a vu mieux c’est sûr, mais en ce moment les concurrents sont trop occupés à se déshabiller toutes les 2 scènes pour avoir de la crédibilité, donc…


Mr Orange:
 Tiens, un film de vampire… oh mieux… un bon film de vampire, ça change de Twilight! Avec 90% de la population transformée suite à une épidémie dont on a rien à secouer, forcément, les réserves de sang s’épuisent vite, et les humains restant aussi, par la même occasion. Les règles sont ici inversés, dans cette utopie vampirique. Nos petits buveurs de sang  doivent donc gérer leur stock, rationner, chasser les humains et… les transformer en piles, Matrix-like, tout en conservant un mode de vie métro-boulot-dodo.

Donc on conserve les mêmes bases (miroir, soleil, pieux) et on revisite le genre, pour un résultat pas si mal que ça, témoignant d’une certaine originalité. Autant prévenir, ça pisse le sang, y’en a partout, c’est dégueulasse.

Niveau acteur, E. Hawke en vampire honteux de son état, W. Dafoe – /love – en père spirituel, on est servit. Bon, à côté de ça, le scénar’ casse pas des briques non plus, faut l’avouer.

Bref, c’est sympa et apporte un peu de sang frais au genre :)