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Archives de Tag: Nazis

Vous qui suivez frénétiquement notre blog, vous qui tombez dessus par hasard, oh toi public! Voici LA perle ultime. LA déclaration d’amour bien grasse pour le cinéma des 80’s, option séries B. LE projet pour lequel Hollywood devrait baisser son pantalon et se pencher en avant sans broncher. Mais-qu’est-ce que-mais-que-quoi?!

Kung Fury

Je parle bien évidement de Kung Fury, un projet fou initié par des suédois. Un projet de moyen métrage commencé avec « les moyens du bord » et qui nécessite une petite aide financière (200 000$) pour se conclure dignement… voir un miracle boursier (1 000 000 $) pour se transformer en tsunami.

Mais place à la bande-annonce :

Oui, vous n’hallucinez pas. Hilter en méchant maître de Kung Fu. Un dieu nordique pour balayer une armée de SS, une walkyrie avec une machine gun… et un T-Rex comme toutou. Ce film va être génial.

Si vous aussi vous rêvez de créer une armée nazi, voici un conseil:

nazi armyPour d’autres conseils utiles, un making-of dithyrambique, des informations en tout genre ou tout simplement participer à la création de ce futur bijou: Kickstarter ! (limite: 25 janvier)

Mr Orange

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Année: 1997
Titre original: Dobermann
Réalisateur: Jan Kounen
Acteurs notoires: Vincent Cassel, Tcheky Karyo, Monica Bellucci, Romain Duris

Plot: des braqueurs braquent, des flics fliquent.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Dobermann fait parti de ces bons gros classiques, ceux dans  lesquels on se perd à revoir une scène… puis deux… puis la quasi-totalité encore et encore… Premier film de Jan Kounen, et pas des moindres: une véritable perle « tarentinesque » frenchy. C’est pas tous les jours qu’on en voit des comme ça. Ce film est juste dingue: acteurs dans l’apogée de leur art, réalisation magistrale… pour un enchainement de scènes exquises, aux dialogues cultissimes… du divertissement testostéroné à l’état pur, la perle de la perle.

 Quand tu rentres dans la banque, le souffle de la roquette a collé tout le monde au mur…
 Le souffle de la roquette… C’est beau, c’est noël !
 Ça sent l’sapin…

Les personnages, caricatures ambulantes, sont extraordinaires: Moustique, le Curé, Manu, Pitbull, le Dob’, la Gitane… raaaah /love ++  houba   \ o /  houba  \ o /  ! Purement et simplement, tous. Et celui qui tire encore mieux son épingle du jeu, ce n’est pas V. Cassel qui sort de la gloire de La Haine ni R. Duris méconnu à l’époque et bien loin de son parigo-trentenaire-blasé-Klapisché… mais bien Tcheky Karyo (mon petit favoris… il devrait faire un duo de bad guy avec Gary Oldman…bref…) qui vole la vedette en génie malfaisant ultime et confirme… sublime une règle inébranlable: la qualité d’un film se mesure au bad guy. Il avait déjà fait ses preuves dans Nikita (L. Besson), Bad Boys (M. Bay)… et il est revenu depuis à son rôle de prédilection, mais c’est ici qu’il embrasse la malfaisance ultime en flic pourri ultime, immoral au possible. Et il confirme la 2e règle du méchant: quand le méchant a des tendances nazies, c’est mieux. C’est pas pour rien que Christoph Waltz s’est payé son heure de gloire…

– C’est le motard il nous a allumé à bout portant.
– Le Seigneur l’a châtié, il a rejoint le paradis des hommes sans tête.

C’est violent (voire gore, attention au final), c’est bourré d’humour, c’est gratuit et totalement décomplexé, ça avance à 200 km/h, ça défourraille sévère et on assiste à un super duel gentils malfrats VS flics pourris… véritable bombe cinématographique… se torchant (littéralement) avec Les Cahiers du Cinéma… que demander de plus? franchement?

[à son père]
– Nan, c’est moi qu’ils sont venus chercher… J’ai jamais été à la fac, je suis une putain. Tu voulais que je devienne un avocat ? Ben c’est à moitié réussi je suis déjà un enculé… Et toi maman c’est pas la peine de me filer tous tes médicaments, si je pète tout le temps c’est que j’arrête pas de me faire défoncer le cul.

Bonne nouvelle: un Dobermann 2 serait en pré-production Hollywoodienne, V. Cassel et T. Karyo ayant donnés leur aval pour reprendre leur personnage respectif… mais snobé par Jan Kounen…

– Putain ça me fait chier de travailler à côté d’une équipe de nazis. Je te jure, ça me fait vraiment chier!
– Bah achète des boules quies…

 Année: 1964
Titre original: Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb
Réalisateur: Stanley Kubrick
Acteurs notoires: Peter Sellers
 Plot : Le général Jack Ripper, convaincu d’un complot communiste envers les États-Unis démarre un processus menant vers l’holocauste nucléaire massif, processus que les généraux et les politiciens du pentagone tentent frénétiquement d’arrêter.

 Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde : Docteur Folamour est mon Kubrick préféré et mon film fétiche. C’est aussi le film le plus drôle de ce cher Stan. C’est un humour particulier, à la fois trivial et très subtil mêlant 6 personnages réunis en 4 acteurs (Peter Sellers joue 3 rôles principaux) avec des personnalités très différentes et toutes aussi drôles les unes que les autres.

Le film traite des tensions extrêmes qui existaient entre les 2 deux grandes nations américaine et russe lors de la guerre froide. Stanley Kubrick le sort en 1964, 2 ans après la crise des missiles de Cuba. Cependant les tensions eurent tendance à s’atténuer avec les accords nucléaires qui signaient le début de « la détente ». À noter que la sortie du film fut repoussé d’un an à cause de l’assassinat de  John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963.

Docteur Folamour est assez avare de décors, en effet le film peut être vu comme trois pièces de théâtre avec chacune son unité de temps, de lieu et d’action. L’humour trouve sa source dans l’absurdité du drame qui se déroule et des dialogues qui en ressort. Le monologue du général Ripper sur l’invasion communiste, les excentricités du Docteur Folamour ou les mimiques du général Turgidson sont autant  de touches de génie qui font pour moi de ce film un indispensable!

Le film est porté par le célèbre thème « When Johnny comes marching home », chanson populaire de la guerre de Sécession qui fut écrite pile un siècle avant la sortie du film. Ce thème sera notamment repris dans le  grand film d’auteur qu’est Die Hard 3 : une journée en Enfer :D.

À voir et à revoir!

Mr Orange: Film de Kubrick, ok… encore en mémoire Barry Lyndon avec de grandes prouesses techniques mais digne d’une vraie épopée INTERMINABLE.. Bref, j’étais sceptique, et il faut avouer que le noir & blanc n’est pas franchement encourageant. Mais que nenni! C’est une perle d’humour noir, et du haut de ses 1h30, c’est ‘achement plus abordable.

Donc vous pouvez ranger votre esprit bisounours, ici Hiroshima c’est juste une bonne grosse blague mal interprétée :) bref, les yankee et les ruskoff en prennent tous pour leur grade avec une fin du monde dépendante d’un distributeur Coca-Cola, d’abus de vodka et autre psychose sexuelle…

À voir

Info: Peter Sellers, pour info, c’est le zozo qui dans The Party dit le fameux: « Nam nam… Birdie nam nam… » :)


Année: 2009
Titre original: Død snø
Réalisateur: Tommy Wirkola
Acteurs notoires: aucun

 Plot: Une bande d’étudiants en médecine va passer des vacances dans un chalet reculé… autour duquel traînent des zombies nazis !

 Sources utiles: Allociné & IMDb

 Attention âmes sensibles !

Mr Orange: Encore un film norvégien… qui vaut le détour! Cette fois, c’est un film de zombie. Alors attention, pour les psycho-rigides, ici les standards sont ignorés, les règles transgressées, et les lois complètement violées. Oui, les zombies courent, attrapent des bidules, agissent de façon « intelligente » , et j’en passe !

Enfin, les spectateurs attentifs pourront noter les subtiles références (au cas ou je ne le dis pas assez, c’est un film de zombies nazis, y’a rien de subtile la dedans, c’est d’ailleurs ça qu’on aime) … bref, références aux standards du genre, entre le tee-shirt « Braindead », le listing grassement amené d’Evil Dead et autre consort, ou la connaissance des protagonistes du concept « surtout, ne pas se faire mordre »… bref, c’est complètement assumé et tant mieux :)

Et pour les geek du genre, vous pensiez avoir tout vu? Que nenni, ces norvégiens sont bourrés d’idées, et le fond savoir ! De la séquence tarzan à la séquence de la grenade, have fun :)

Vous voulez du gore ?! Soyez servis ! Ici, une fois le choc « oulala, y’a des méchants » absorbé, on a affaire à de vrais vikings, et pour eux, la douleur: « c’est dans la tête ». Donc après une belle intro teenager-friendly, nos aventuriers de la poudreuse se transforment en bousilleurs de zombies… nazis, parce que oui, des zombies tout court, ça ne suffisait pas, alors tant qu’à faire, autant y aller à fond.

Bilan, film apportant un peu de fraîcheur au genre, loin du cultissime Dawn of the Dead de Romero, ou de la récente perle Zombieland :) … à voir