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Archives de Tag: Famille

HappinessAnnée: 1998
Réalisateur: Todd Solondz
Acteurs notoires: Philipp Seymour Hoffman

Plot: les joies du New Jersey

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: La découverte de Todd Solondz (clic) m’a incité à fouiner parmi  sa filmographie. Et je n’en suis pour le moins pas déçu, au contraire. Ce cinéaste indépendant américain saura semble-t-il toujours me surprendre. En bien.

Pendant un peu plus de 2h qui se font a peine sentir, nous suivons 3 frangines et leur petit cosmos pendant une vie de tous les jours des plus banales. Et que dire si ce n’est que c’est succulent. Dans un univers acidulé, des protagonistes tous plus misérables les uns que les autres évoluent au rythme de dialogues exquis. Et c’est drôle. Je parle d’humour noir, de second … que dis-je, de tierce degré. Le rire pourrait être jaune, mais l’absurdité, auront raison de tout malaise. Oui, nous atterrissons dans un univers où le pathétisme règne en maître, où le sordide… que dis-je, le glauque est exultant. Mais pour notre plus grande joie, Mr Solondz a l’immense talent d’offrir les meilleures scènes en jouant sur la pire des infamies.

Billy Maplewood: I came.

C’est avec un cynisme inégalable que Todd Solondz nous divertit dans ce cinéma non-conventionnel. Ames sensibles s’abstenir.

Mieux, ce film a une suite: Life during wartime. 10 ans plus tard, nous retrouvons les 3 frangines  pour de nouvelles aventures rocambolesques. Oui, du ciné indé avec des suites, c’est pas anodin hein?

Année: 2012
Titre original: Brave
Réalisateur: Mark Andrews, Brenda Chapman
Voix notoires: Bérénice Bejo

Plot: une princesse préfère la vie sauvage à la vie de château

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Premier Pixar d’époque, Rebelle s’offre le cadre des hautes terres d’Ecosse, ses mythes, sa musique, son accent, ses paysages et ses kilts dans une ode à la vie (de) sauvage. Succès assuré.

Premier point fort: l’esthétisme. Les highlands, c’est magnifique, point. Un Pixar, c’est splendide. En conséquent, Rebelle nous décalque la rétine jusqu’à faire frémir le nerf oculaire. True story. On était prévenu, Pixar s’est arraché les cheveux sur la tignasse de la princesse, en oubliant pas de soigner le reste. On apprécie particulièrement le dessin caractéristique de Pixar, à cheval entre cartoon (essentiellement les humains) et réalisme (essentiellement le reste).

Deuxième point fort: l’humour et les références. De la boutade tartiné sur la chapelle Sixtine au bête rot de la reine, on en a pour tous les goûts. Et branchez les neurones, l’armada de clins d’oeil habtituels est de la partie: MacIntosh et le défunt père spirituel, MacGuffin et les mystères de la narration, William Wallace… Mieux, un geek en herbe s’amusera du chemin de feux follets, du cheval qui bugge derrière le décor et sera empli de nostalgie par le changement de monture.

Troixième point fort: la magie de l’histoire, mais chut, ça c’est secret.

Le point faible: l’influence néfaste de Disney. Après 5 secondes d’obscurantisme auditif inné, les paroles de la première chanson atteignent les oreilles: « mais quel est ce son ignoble?… mais pourquoi?… diantre, Disney à encore frappé… ». Pour le plaisir des gamines de 6 ans, on a droit à une seconde chanson. Pour l’honneur de Pixar, il n’y en a pas de 3e. De même, le dénouement disney-gniangnian nous rappelle qui est la cible principale du film. Dommage.

Malgré sa phagocytose par Mickey, la Pixar-touch reste indétronable, point.

NB: à voir si possible en VO, pour l’accent écossais mais aussi parce que les chansons sont bien moins agaçantes et passent plus naturellement avec le même accent écossais.

Année: 1980
Titre original: Shogun assassin
Réalisateur: Robert Houston / Kenji Misumi
Acteur notoire: Tomisaburo Wakayama

Plot: un ronin, samouraï en disgrâce, parcours le Japon accompagné de son fils.

Sources utiles: IMDb

Mr Orange: Plongeons dans le grindhouse dont toute personne de goût a entendu parler. Balivernes? Que nenni, c’est le film que regardent Beatrix et B.B. à la fin de Kill Bill vol. 2 pour s’endormir paisiblement. Parce que oui, pour QT, un enfant de 4 ans doit remplacer toutes ces daubes de Disney par Shogun assassin… et il a bien raison! Mais pourquoi donc?

C’est une fresque stylisée, simplifiée et ultra-violente en pleine époque d’Edo (aka Japon médiéval). Ce sont des massacres incessants et autres geysers de sangs à coup de katana. C’est une musique envoutante assurant une ambiance sombre et oppressante. Mais c’est surtout la présentation d’une barbarie inouïe par une douce et mélodieuse voix d’un innocent petit enfant.

Shogun assassin est l’oeuvre de Robert Houston qui a compilé deux films nippons: 10 min de Baby Cart : Le Sabre de la vengeance et 1h10 de Baby Cart : L’enfant massacre tout 2 signés de Kenji Misumi qui ne sont que les 2 premiers volets de la longue saga Baby Cart (6 films sortis entre 1972 et 1974) inspirés du manga Lone Wolf and Cub de Kazuo Koike et Goseki Kojima. Une compilation qui se résume à: moins de blabla, plus d’action, un doublage anglais et une nouvelle BO… pour obtenir un film culte et controversé.

Note: bonus pour le doublage US. Un sourd et muet capable de lire sur les lèvres a contribué à l’élaboration de dialogues correspondant le mieux possible aux mouvements des lèvres nippones. Dialogues qui sont anthologiques… on en retrouve d’ailleurs des bouts dans l’album Liquid swords de GZA (Wu Tang Clan)

Un bon apéritif pour se lancer dans le jidai-geki et autre films de samuraï. Après cette mise en bouche, pas la peine d’aller chercher bien loin: la saga des Baby Cart pourrait être un bon gueuleton, enrichi de complots et autre culture nippone par rapport à ce condensé sanglant.

Année: 2011 (US), 2013 (Fr)
Titre original: Luv
Réalisateur: Sheldon Candis
Acteur notoire: Common, Dennis Haysbert, Charles S. Dutton, Danny Glover, Meagan Good, Michael Kenneth Williams

Plot: un gamin solitaire trouve un modèle en son oncle qui tente d’effacer un passé tumultueux

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le prix du Public
En présence du réalisateur
Note donnée: très bien, 3/4

Mr Orange: En voilà un premier film qui réunit un joli cast. La recette de la potion magique? Un bon script qui attire les acteurs aimant jouer, dixit Sheldon Candis, qui tire cette histoire de son expérience personnelle: un des co-créateurs de The wire anciennement chargé de la surveillance de son oncle, lui a appris que c’était une figure du trafic de drogue et un manipulateur, utilisant son neveux pour écarter toute suspicion lors de ses excursions.

De cette ligne de fond, ressort une fiction aux multiples facettes dirigée non sans un certain lyrisme mêlé d’une tension latente. Amour entre un enfant et son modèle, quête de rédemption dans un milieu impitoyable, déclaration d’amour au crabe à une ville: Baltimore, recherche d’une mère absente et leçon de vie. Tout ça, et bien.

Les plans sont magnifiques, la musique est juste, la narration est bien menée… Sheldon Candis un type très sympa et prometteur qui pourrait avoir la finesse de réaliser un de ses futurs projets avec talent, Oliver Twist façon hip-hop, pour remettre une vieille histoire au goût du jour, sans tomber dans le mauvais goût. Affaire à suivre.

Année: 2011
Titre original: Peace, love and misunderstanding
Réalisateur: Bruce Beresford
Acteurs notoires: Jane Fonda, Jeffrey Dean Morgan, Catherine Keener, Rosanna Arquette, Kyle McLachlan

Plot: thérapie romantique chez grand-mère-hippie

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le Prix du public
Note donnée: bien, 2/4

Mr Orange: Gloire d’une époque révolue, Woodstock hante irrémédiablement les mémoires. Et pourtant, il n’a été que très peu utilisé au cinéma. Depuis LE documentaire Woodstock, seul le récent Hotel Woodstock a osé et su s’immerger dans le mythe. Il va donc de soit que l’on saute gaiement sur le nouveau venu: Peace, love & misunderstanding dans lequel on croisera quelques têtes connues.

Les réussites du film: son unité de lieu et son approche humoristique. C’était facile peut-être, on est tous fascinés par Woodstock, mythe indétronable. Et alors?! Toujours est-il que ça fonctionne, très bien même. La thématique hippie apporte son champ de vannes relativement originales et certainement efficaces. Ainsi, la 1ère moitié du film bénéficie de cet élan d’humour… de magie, c’est génial. Point.

L’échec du film: ses romances. Un week-end en famille qui se transforme en une triple histoire d’amour, WTF? Passé la moitié, le film plonge… plonge… dans tous les sens, sans nous emmener nul part si ce n’est du pur triple cliché romantique. Point… ah nan, un soupçon d’espoir… le court métrage expérimental du p’tio pourrait sauver le film… hé nan. Fausse alerte. Diantre.

Que penser de tout ça? Le début est franchement sympa, mais il ne sert à rien de s’attarder sur la fin.

Année: 2011 (USA) 2012 (FR)
Titre original: The perfect family
Réalisatrice: Anne Renton
Actrice notoire: Kathleen Turner

Plot: une mère de famille en lice pour un concours de catho endurcis doit faire face aux déviances de sa famille.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le Prix du public
Note donnée: coup de coeur, 4/4
En présence de la réalisatrice 

Mr Orange: Belle ouverture du festival avec une comédie dramatique maîtrisée par Anne Renton, jeune réalisatrice qui traite avec justesse un sujet qui fâche outre Atlantique: la lutte des fervents catholiques contre le diable qui transcende la vie réelle.

Comédie menée par Kathleen Turner, Bree version middle-class, maitresse de cérémonie qui perd le contrôle sur son petit monde… et particulièrement sa fille qui embrasse les vices de l’homosexualité, diantre! Comédie subtile et jouissive qui évite avec brio la lourdeur du comique auquel on nous habitue. Exit la traditionnelle blague de pet. Nous avons droit à du sous-entendu, et c’est fort appréciable.

L’Eglise est critiquée, tournée au ridicule mais sans être non plus incendiée. Le propos est parfaitement mené, allant même jusqu’à snober pour notre plus grand plaisir des scènes inutiles. Le ton léger accompagne des scènes plus lourdes, oscillation qui accentue la puissance de chaque séquence. Ca fait du bien de ne pas être pris pour un abruti, surtout quand la réalisatrice se montre intelligente.

Du bon cinéma américain sortant des sentiers hollywoodiens. 1er film, 1er coup de coeur.

Année : 2012

Titre original : Moonrise Kingdom

Réalisateur : Wes Anderson

Acteurs notoires : Bruce WillisEdward NortonBill Murray ,Tilda Swinton

Plot : Fugue amoureuse entre  2 enfants de 12 ans

Liens utiles : IMDbAllociné
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Mr Blonde : Après seulement 2 ans d’absence, Wes Anderson revient avec ce nouveau film, frais et assez drôle. Comédie à l’humour très british, Moonrise Kingdom se regarde sans faim.

Tout d’abord, on découvre nos principales guests, à savoir Mr. McClane, Mr. Vinyard et Mr. Marmotte, dans des rôles bien plus pathétiques qu’à leurs habitudes. (Quoique Bill Muray commence à être un habitué des compositions pantouflardes => cf Broken Flowers, Lost in Translation, …). Ce n’est pas pour nous déplaire et cela nous rappelle que ces acteurs peuvent sortir de leur registre et nous offrir une prestation de qualité, si ridicule que soit leur rôle.

Cependant, ils se font complètement voler la vedette par le couple de jeunes acteurs : Jared Gilman et Kara Hayward.  Les deux protagonistes en culotte courte se révèlent en effet parfaits pour leur rôles. L’une mystérieuse et captivante, l’autre touchant de détermination, ce sont vraiment eux qui font tout l’intérêt du film.

Après c’est du Wes Anderson…. il faut aimer …. La mise en scène et le montage musicale n’est pas sans rappeler son dernier film : Fantastic Mr. Fox (très bon film d’ailleurs). Il faut être fan des décors kitch des années 60-70, des couleurs flashy, du matérialisme omniprésent, des cadrages ultra centrés et des travellings bien mécaniques bidirectionnels. Perso, j’adhère.

Bref 1h34 d’humour décalé et coloré. À Voir.

Bonus : Dans The Reservoir Blog, on aime bien les affiches minimalistes, on trouve ça fun. Pour la peine, en voilà un petit échantillon :).

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