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Archives de Tag: Famille

HappinessAnnée: 1998
Réalisateur: Todd Solondz
Acteurs notoires: Philipp Seymour Hoffman

Plot: les joies du New Jersey

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: La découverte de Todd Solondz (clic) m’a incité à fouiner parmi  sa filmographie. Et je n’en suis pour le moins pas déçu, au contraire. Ce cinéaste indépendant américain saura semble-t-il toujours me surprendre. En bien.

Pendant un peu plus de 2h qui se font a peine sentir, nous suivons 3 frangines et leur petit cosmos pendant une vie de tous les jours des plus banales. Et que dire si ce n’est que c’est succulent. Dans un univers acidulé, des protagonistes tous plus misérables les uns que les autres évoluent au rythme de dialogues exquis. Et c’est drôle. Je parle d’humour noir, de second … que dis-je, de tierce degré. Le rire pourrait être jaune, mais l’absurdité, auront raison de tout malaise. Oui, nous atterrissons dans un univers où le pathétisme règne en maître, où le sordide… que dis-je, le glauque est exultant. Mais pour notre plus grande joie, Mr Solondz a l’immense talent d’offrir les meilleures scènes en jouant sur la pire des infamies.

Billy Maplewood: I came.

C’est avec un cynisme inégalable que Todd Solondz nous divertit dans ce cinéma non-conventionnel. Ames sensibles s’abstenir.

Mieux, ce film a une suite: Life during wartime. 10 ans plus tard, nous retrouvons les 3 frangines  pour de nouvelles aventures rocambolesques. Oui, du ciné indé avec des suites, c’est pas anodin hein?

Année: 2012
Titre original: Brave
Réalisateur: Mark Andrews, Brenda Chapman
Voix notoires: Bérénice Bejo

Plot: une princesse préfère la vie sauvage à la vie de château

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Premier Pixar d’époque, Rebelle s’offre le cadre des hautes terres d’Ecosse, ses mythes, sa musique, son accent, ses paysages et ses kilts dans une ode à la vie (de) sauvage. Succès assuré.

Premier point fort: l’esthétisme. Les highlands, c’est magnifique, point. Un Pixar, c’est splendide. En conséquent, Rebelle nous décalque la rétine jusqu’à faire frémir le nerf oculaire. True story. On était prévenu, Pixar s’est arraché les cheveux sur la tignasse de la princesse, en oubliant pas de soigner le reste. On apprécie particulièrement le dessin caractéristique de Pixar, à cheval entre cartoon (essentiellement les humains) et réalisme (essentiellement le reste).

Deuxième point fort: l’humour et les références. De la boutade tartiné sur la chapelle Sixtine au bête rot de la reine, on en a pour tous les goûts. Et branchez les neurones, l’armada de clins d’oeil habtituels est de la partie: MacIntosh et le défunt père spirituel, MacGuffin et les mystères de la narration, William Wallace… Mieux, un geek en herbe s’amusera du chemin de feux follets, du cheval qui bugge derrière le décor et sera empli de nostalgie par le changement de monture.

Troixième point fort: la magie de l’histoire, mais chut, ça c’est secret.

Le point faible: l’influence néfaste de Disney. Après 5 secondes d’obscurantisme auditif inné, les paroles de la première chanson atteignent les oreilles: « mais quel est ce son ignoble?… mais pourquoi?… diantre, Disney à encore frappé… ». Pour le plaisir des gamines de 6 ans, on a droit à une seconde chanson. Pour l’honneur de Pixar, il n’y en a pas de 3e. De même, le dénouement disney-gniangnian nous rappelle qui est la cible principale du film. Dommage.

Malgré sa phagocytose par Mickey, la Pixar-touch reste indétronable, point.

NB: à voir si possible en VO, pour l’accent écossais mais aussi parce que les chansons sont bien moins agaçantes et passent plus naturellement avec le même accent écossais.

Année: 1980
Titre original: Shogun assassin
Réalisateur: Robert Houston / Kenji Misumi
Acteur notoire: Tomisaburo Wakayama

Plot: un ronin, samouraï en disgrâce, parcours le Japon accompagné de son fils.

Sources utiles: IMDb

Mr Orange: Plongeons dans le grindhouse dont toute personne de goût a entendu parler. Balivernes? Que nenni, c’est le film que regardent Beatrix et B.B. à la fin de Kill Bill vol. 2 pour s’endormir paisiblement. Parce que oui, pour QT, un enfant de 4 ans doit remplacer toutes ces daubes de Disney par Shogun assassin… et il a bien raison! Mais pourquoi donc?

C’est une fresque stylisée, simplifiée et ultra-violente en pleine époque d’Edo (aka Japon médiéval). Ce sont des massacres incessants et autres geysers de sangs à coup de katana. C’est une musique envoutante assurant une ambiance sombre et oppressante. Mais c’est surtout la présentation d’une barbarie inouïe par une douce et mélodieuse voix d’un innocent petit enfant.

Shogun assassin est l’oeuvre de Robert Houston qui a compilé deux films nippons: 10 min de Baby Cart : Le Sabre de la vengeance et 1h10 de Baby Cart : L’enfant massacre tout 2 signés de Kenji Misumi qui ne sont que les 2 premiers volets de la longue saga Baby Cart (6 films sortis entre 1972 et 1974) inspirés du manga Lone Wolf and Cub de Kazuo Koike et Goseki Kojima. Une compilation qui se résume à: moins de blabla, plus d’action, un doublage anglais et une nouvelle BO… pour obtenir un film culte et controversé.

Note: bonus pour le doublage US. Un sourd et muet capable de lire sur les lèvres a contribué à l’élaboration de dialogues correspondant le mieux possible aux mouvements des lèvres nippones. Dialogues qui sont anthologiques… on en retrouve d’ailleurs des bouts dans l’album Liquid swords de GZA (Wu Tang Clan)

Un bon apéritif pour se lancer dans le jidai-geki et autre films de samuraï. Après cette mise en bouche, pas la peine d’aller chercher bien loin: la saga des Baby Cart pourrait être un bon gueuleton, enrichi de complots et autre culture nippone par rapport à ce condensé sanglant.

Année: 2011 (US), 2013 (Fr)
Titre original: Luv
Réalisateur: Sheldon Candis
Acteur notoire: Common, Dennis Haysbert, Charles S. Dutton, Danny Glover, Meagan Good, Michael Kenneth Williams

Plot: un gamin solitaire trouve un modèle en son oncle qui tente d’effacer un passé tumultueux

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Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le prix du Public
En présence du réalisateur
Note donnée: très bien, 3/4

Mr Orange: En voilà un premier film qui réunit un joli cast. La recette de la potion magique? Un bon script qui attire les acteurs aimant jouer, dixit Sheldon Candis, qui tire cette histoire de son expérience personnelle: un des co-créateurs de The wire anciennement chargé de la surveillance de son oncle, lui a appris que c’était une figure du trafic de drogue et un manipulateur, utilisant son neveux pour écarter toute suspicion lors de ses excursions.

De cette ligne de fond, ressort une fiction aux multiples facettes dirigée non sans un certain lyrisme mêlé d’une tension latente. Amour entre un enfant et son modèle, quête de rédemption dans un milieu impitoyable, déclaration d’amour au crabe à une ville: Baltimore, recherche d’une mère absente et leçon de vie. Tout ça, et bien.

Les plans sont magnifiques, la musique est juste, la narration est bien menée… Sheldon Candis un type très sympa et prometteur qui pourrait avoir la finesse de réaliser un de ses futurs projets avec talent, Oliver Twist façon hip-hop, pour remettre une vieille histoire au goût du jour, sans tomber dans le mauvais goût. Affaire à suivre.

Année: 2011
Titre original: Peace, love and misunderstanding
Réalisateur: Bruce Beresford
Acteurs notoires: Jane Fonda, Jeffrey Dean Morgan, Catherine Keener, Rosanna Arquette, Kyle McLachlan

Plot: thérapie romantique chez grand-mère-hippie

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le Prix du public
Note donnée: bien, 2/4

Mr Orange: Gloire d’une époque révolue, Woodstock hante irrémédiablement les mémoires. Et pourtant, il n’a été que très peu utilisé au cinéma. Depuis LE documentaire Woodstock, seul le récent Hotel Woodstock a osé et su s’immerger dans le mythe. Il va donc de soit que l’on saute gaiement sur le nouveau venu: Peace, love & misunderstanding dans lequel on croisera quelques têtes connues.

Les réussites du film: son unité de lieu et son approche humoristique. C’était facile peut-être, on est tous fascinés par Woodstock, mythe indétronable. Et alors?! Toujours est-il que ça fonctionne, très bien même. La thématique hippie apporte son champ de vannes relativement originales et certainement efficaces. Ainsi, la 1ère moitié du film bénéficie de cet élan d’humour… de magie, c’est génial. Point.

L’échec du film: ses romances. Un week-end en famille qui se transforme en une triple histoire d’amour, WTF? Passé la moitié, le film plonge… plonge… dans tous les sens, sans nous emmener nul part si ce n’est du pur triple cliché romantique. Point… ah nan, un soupçon d’espoir… le court métrage expérimental du p’tio pourrait sauver le film… hé nan. Fausse alerte. Diantre.

Que penser de tout ça? Le début est franchement sympa, mais il ne sert à rien de s’attarder sur la fin.

Année: 2011 (USA) 2012 (FR)
Titre original: The perfect family
Réalisatrice: Anne Renton
Actrice notoire: Kathleen Turner

Plot: une mère de famille en lice pour un concours de catho endurcis doit faire face aux déviances de sa famille.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: en lice pour le Prix du public
Note donnée: coup de coeur, 4/4
En présence de la réalisatrice 

Mr Orange: Belle ouverture du festival avec une comédie dramatique maîtrisée par Anne Renton, jeune réalisatrice qui traite avec justesse un sujet qui fâche outre Atlantique: la lutte des fervents catholiques contre le diable qui transcende la vie réelle.

Comédie menée par Kathleen Turner, Bree version middle-class, maitresse de cérémonie qui perd le contrôle sur son petit monde… et particulièrement sa fille qui embrasse les vices de l’homosexualité, diantre! Comédie subtile et jouissive qui évite avec brio la lourdeur du comique auquel on nous habitue. Exit la traditionnelle blague de pet. Nous avons droit à du sous-entendu, et c’est fort appréciable.

L’Eglise est critiquée, tournée au ridicule mais sans être non plus incendiée. Le propos est parfaitement mené, allant même jusqu’à snober pour notre plus grand plaisir des scènes inutiles. Le ton léger accompagne des scènes plus lourdes, oscillation qui accentue la puissance de chaque séquence. Ca fait du bien de ne pas être pris pour un abruti, surtout quand la réalisatrice se montre intelligente.

Du bon cinéma américain sortant des sentiers hollywoodiens. 1er film, 1er coup de coeur.

Année : 2012

Titre original : Moonrise Kingdom

Réalisateur : Wes Anderson

Acteurs notoires : Bruce WillisEdward NortonBill Murray ,Tilda Swinton

Plot : Fugue amoureuse entre  2 enfants de 12 ans

Liens utiles : IMDbAllociné
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Mr Blonde : Après seulement 2 ans d’absence, Wes Anderson revient avec ce nouveau film, frais et assez drôle. Comédie à l’humour très british, Moonrise Kingdom se regarde sans faim.

Tout d’abord, on découvre nos principales guests, à savoir Mr. McClane, Mr. Vinyard et Mr. Marmotte, dans des rôles bien plus pathétiques qu’à leurs habitudes. (Quoique Bill Muray commence à être un habitué des compositions pantouflardes => cf Broken Flowers, Lost in Translation, …). Ce n’est pas pour nous déplaire et cela nous rappelle que ces acteurs peuvent sortir de leur registre et nous offrir une prestation de qualité, si ridicule que soit leur rôle.

Cependant, ils se font complètement voler la vedette par le couple de jeunes acteurs : Jared Gilman et Kara Hayward.  Les deux protagonistes en culotte courte se révèlent en effet parfaits pour leur rôles. L’une mystérieuse et captivante, l’autre touchant de détermination, ce sont vraiment eux qui font tout l’intérêt du film.

Après c’est du Wes Anderson…. il faut aimer …. La mise en scène et le montage musicale n’est pas sans rappeler son dernier film : Fantastic Mr. Fox (très bon film d’ailleurs). Il faut être fan des décors kitch des années 60-70, des couleurs flashy, du matérialisme omniprésent, des cadrages ultra centrés et des travellings bien mécaniques bidirectionnels. Perso, j’adhère.

Bref 1h34 d’humour décalé et coloré. À Voir.

Bonus : Dans The Reservoir Blog, on aime bien les affiches minimalistes, on trouve ça fun. Pour la peine, en voilà un petit échantillon :).

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Année: 2012
Titre original: Cloclo
Réalisateur: Florent Emilio Siri
Acteurs notoires: Jérémie RenierBenoît Magimel

Plot: Biopic sur Claude François

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Attention! cette critique contient plusieurs scènes incrustées d’une kitchitude navrante !
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Mr Blonde :  Ça fait 2 semaines que je dois la faire, elle arrive enfin. Le film n’est plus très frais dans mon esprit mais tant pis.

Enfin un biopic sur notre chanteur malheureux, idole des minettes des 60’s! Le film retrace tout son parcours depuis son enfance égyptienne, plus ou moins heureuse sous le joug d’un père très (trop) autoritaire, jusqu’à sa mort dont les circonstances ne sont pas encore éclaircies. (désolé ^^)

Le réalisateur Florent Emilio Siri a dû se dire : je vais pas faire comme d’habitude. En effet, quand on voit la filmo du bonhomme : Nid de guêpesOtage et L’Ennemi intime ; on se demande quelle mouche l’a piquée pour en venir à faire un biopic sur Claude François. Cependant, il réussit plutôt bien l’exercice.
Pour le rôle titre, il a choisi Jérémie Renier avec qui il avait déjà travaillé 3 fois (cf sa filmo). L’acteur belge à la tignasse blonde n’avait encore jamais chanté ou dansé (en pro) et a fourni un sacré travail de préparation. 5 mois de boulot, plusieurs coaches et 200 pompes tous les matins (d’un autre côté c’est la base) ont été nécessaires pour transformer le Jérémie Renier de Possessions (où il joue un montagnard grassouillet) en la bête de scène qu’est Cloclo. Sans être un sosie, la transformation est assez frappante pour faciliter l’immersion du spectateur.

Bien sûr si vos cheveux se hérissent dès que vous entendez Belinda,  vous aurez du mal à venir à bout des 2h28. Sinon, bien que le film se penche principalement sur les aspects obscurs du mal aimé et laisse une grande place au drame, les fans apprécieront de (re)découvrir les coulisses de la création de tubes tels que Belles! Belles! Belles! ou encore Magnolia Forever.
Les non-initiés (comme moi) seront surpris de la jalousie et la paranoïa maladive qui le caractérisait. Cet aspect est particulièrement développé dans le film, donc les amoureux des comédies joyeuses passez votre chemin.

Bref, si vous êtes fan de Claude François et pour faire honneur à la prestation de Jérémie Renier qui s’est sacrément sortit les doigts pour le rôle, allez voir le film!. C’est entraînant, touchant, poignant même par moments … Les fans aimeront, les novices apprécieront l’histoire d’un bourreau de travail, dur avec lui et surtout implacable envers son entourage.

Bonus : Une des meilleures scènes du film pour moi est la découverte par Claude François de la reprise de sa chanson Comme d’habitude par le grand Frank Sinatra (son idole). Résultat? Une des  chansons les plus connues au monde  : My Way.
Guest gratos : le crooner est joué par Robert Knepper! /love

Année: 2012
Titre original: Dark Shadows
Réalisateur: Tim Burton
Acteurs notoires: 1000

Plot: Conte fantastique sur fond de drame familial

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde : 2 ans après Alice au Pays des Merveilles, Tim Burton revient avec un projet qui lui tient à cœur. Fan de la série éponyme crée par Dan Curtis en 1966, lui et son pote Johnny  avaient depuis longtemps l’envie de l’adapter.

On retrouve donc les 2 zozos habituels JD et HBC (qui sert pas à grand chose pour le coup) dans ce soap opera 70’s sur fond de conte fantastique mêlant sorcière et vampire. Cependant, l’ami Tim s’est fait plaisir sur le reste du casting! Que du bon :

Michelle Pfeiffer  : qui se retrouve une seconde fois sous la direction de Monsieur-mes-cheveux-sont-un-concept, 20 ans après Batman, le défi, où elle tenait le rôle de Catwoman. Pour les plus calés : il y a 2 références à Batman dans le film, à vous de les trouver.

Eva Green  : parfaite pour son rôle de méchante sorcière. Elle l’a bien bossé pour singer au mieux la façon de bouger des personnages fantastiques de l’univers Burton (dixit Interview)
Par contre Tim…. teindre en blonde Eva Green…..ça revient à chanter ça sur ça. Ya pas le droit, c’est tout!

Jackie Earle Haley : /love. Vous avez pu le voir dans Watchmen, Shutter Island  ou encore Freddy – Les Griffes de la nuit. Parfait lui aussi pour son rôle de majordome, sa belle sale gueule est raccord avec l’ambiance fantastique… quand elle est là.

Chloe Moretz : Mais siii vous savez : hit girl dans Kick-Ass ou la side-kick inutile dans Hugo Cabret. Elle campe une petit nymphette qui par son jeu désabusé est très drôle. Je dirais même poilante.

Ainsi que 2 guests de poids (SPOILER) :
Christopher Lee : qui avait déja tourné avec Tim Burton dans Sleepy Hollow et qui laisse ici le rôle du vampire vedette à JD. Le bonhomme est en effet, avec Peter Cushing, LE Dracula de la Hammer.

Alice Cooper : Chanteur déjanté et icône incontesté du shock rock.

Pour en venir au film en lui même…. c’est bien. C’est pas du grand Tim Burton mais c’est bien. Mais c’est sa faute aussi! Il avait pas qu’à mettre la barre si haut dans sa filmo. Le film est bourré de références à ses anciennes productions. On reconnaîtra ainsi la thématique des personnages torturés et hauts en couleur d’Edward aux mains d’argent, les petits big-up aux Big Fish ou encore le final chimérique à la Beetlejuice.

Final qui réveille d’ailleurs le spectateur, légèrement endormi par quelques dialogues poussifs sauvés par  l’excellent jeu d’acteur et le second degré de  Johnny Depp.
Ce n’est donc qu’à la fin que l’on retrouve du Burton, du vrai, du bon comme on l’aime, tant sur la mise en scène que la musique. On ressort donc sur une note positive, amusé mais pas transcendé.

PS : Petit plus pour la BO=> intro sur le magnifique Nights in White Satin

Année: 2011
Titre original: Shame
Réalisateur: Steve McQueen
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Carey Mulligan

Plot: déboires d’un sex-addict

Sources utiles: Allociné & IMDb

Attention, nudité et tout le tralala.

Mr Orange: Attention sujet tabou: l’addiction au sexe. Le réalisateur, Steve McQueen (pas l’acteur de Bullit) n’a donc pas froid aux yeux et s’attarde sur cette maladie dont personne ne parle. Et autant Californication l’évoque de loin, sur ton de grands gamins, autant Shame n’y va pas par quatre chemins, sans réellement chercher à l’expliquer, mais présentant un simple état de fait qui a le bon goût d’éviter la crucifixion d’internet.

Brandon (Lt. Archie dans Inglourious Basterds), banal employé de bureau de Manhattan, est soumis à son insatiable envie de sexe qui l’accompagne dans des rituels quotidiens peu glorieux: prostituées, magazines/sites pornographiques, coups d’un soir… la liste est longue, le détail est plutôt malsain et le plaisir n’est qu’éphémère. A côté, Brandon semble avoir une histoire de famille quelque peu chaotique, entretient une relation ambigüe avec sa frangine (la géniale Carey Mulligan, cf Drive), entre attirance et répulsion. Finalement, il s’avère être un éternel solitaire en manque qui tente de se fondre dans la le moule comme il peut, incapable d’une relation sociale avec qui que ce soit. American psycho sans boucherie.

Splendide drame torride personnel qui va crescendo et dévoile un mal méconnu.

Précision au cas où c’était pas clair, ça parle de sexe et on en voit: nus frontaux, scènes très équivoques voir même quelques images subliminales qui ne trompent pas. Donc gaffe pour les impubères!

 Année: 2012
Réalisateur: Jeff Nichols
Acteur notoire: Michael Shannon (II)Jessica Chastain

Plot: Un père de famille se met à avoir des hallucinations et se demande si il doit protéger sa famille d’une énorme tempête ou de lui-même…

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde :  BIM une claque! Content de pas l’avoir loupé celui-là!  Très bonne surprise de ce début d’année! Pas facile d’en parler sans spoiler.
Curtis, père d’une petite fille sourde et marié à une  très ravissante rousse, vit une vie paisible sans soucis jusqu’au jour où il commence à avoir des cauchemars (assez flippant d’ailleurs), puis des visions (hallucinations ou prémonition) d’une tempête dévastatrice. Il commence alors à tout faire pour se protéger lui et sa famille.

Très esthétique, Take Shelter alterne les plans larges aux couleurs sombres et saturées et les plans rapprochés d’une grande netteté le tout bercé d’une musique carillonaire très discrète mais efficace. En ressort une ambiance assez oppressante malgré la beauté de certains paysages.

On est baladé tout le film entre plusieurs hypothèses dont 2 principales qui n’arrêtent pas de se croiser. L’intrigue monte en puissance pour atteindre une forte tension palpable lors des 2 scènes finales. Vraiment pas facile d’en parler sans donner d’indice. Retenez juste que c’est bien. Très bien même. C’est bien filmé, bien joué, très beau, on ne sait pas si ça va être un film catastrophe ou juste un drame familial jusqu’au dénouement final qui file des frissons.

Année: 2012
Réalisateur: Jean-Marc Vallée
Acteurs notoires: Vanessa Paradis, Kevin Parent

Plot: Une histoire d’amour entre un homme et une femme, entre une mère et son fils. Un voyage mystique dans la musique et l’amour

 Sources utiles: Allociné & IMDb

ATTENTION : film marginal

Mr Blonde: C’est mon film coup de coeur de ce mois de Janvier. Il m’avait l’air un peu spécial donc je me suis gavé de critiques avant d’aller le voir. Résultat : Soit on accroche soit on déteste. Jean-Marc Vallée (le papa du très bon C.R.A.Z.Y) signe ici un film très très personnel. Trop sûrement pour plaire à la majorité.

Film très ambivalent car parfois médiocre et parfois génialissime. L’histoire se passe à deux époques différentes :
=>Montréal de nos jours où l’on suit un DJ ( joué par Kevin Parent, star musicale au québec), père de famille divorcé qui s’entiche d’une magnifique blonde.

=>Paris dans les années 70 où l’on suit Vanessa paradis, mère d’un petit garçon atteint de Trisomie 21, qui se bat au quotidien pour son fils. La belle ne l’est ici point du tout (quoique..). En effet aucun maquillage, elle apparait ici au naturel, les cheveux ternes, le teint gris, les cernes et tout le bazar.

À l’instar de Mr. Nobody (cf notre critique), Café de Flore parle de la vie, des choix de couple, de la construction de la vie et surtout de la destinée. Bien que le film s’évanouit un peu sur la fin dans un ésotérisme qui ne plaira pas à tout le monde (réincarnation etc…), certains se reconnaitront dans quelques réflexions faîtes sur la vie, l’amour, la musique.

Parce que oui dans Café de Flore il est aussi surtout question de Musique. Celle qui nous accompagne toute notre vie. Celle qui nous transcende, qui nous fait du bien. Pour ça Jean-Marc Vallée a tapé dans ses goûts personnels. Faut savoir que c’est  un fan inconditionnel de Pink Floyd. Et il le montre! Oooh oui il le montre! Les 30 premières minutes sont envahies de références Pinkfloydiennes. Du coup ça trip pas mal. Mais qu’est ce que c’est bon! Comme je vous l’ai dit  : on aime ou on aime pas.

À noter aussi la surutilisation de music lounge (le thème Café de Flore accompagne tout le film), les quelques morceaux de The Cure et des passages plus jazz.

C’est une expérience à vivre si vous sentez que vous pouvez accrocher. Sinon passez votre chemin vous aller vous ennuyer.

 Année: 2012
Titre original: The Girl with the Dragon Tattoo
Réalisateur: David Fincher
Acteurs notoires: Daniel Craig, Rooney Mara

 Plot : Le journaliste Mikael Blomkvist est engagé pour enquêter sur une jeune fille, disparue il y a 40 ans. Il est secondé par Lisbeth Salander, une jeune hackeuse surdouée.

 Sources utiles: Allociné IMDb

Mr Blonde : Avant toute chose : je n’ai pas lu les livres de  Stieg Larsson, je livre donc ici un avis purement cinématographique. Cependant j’avais un mauvais a priori concernant cet opus, car ayant vu  le Millénium de Niels Arden Oplev, je m’attendais encore une fois à un mauvais remake US, à l’instar des infiltrés (Infernal Affairs) , Let me In (Morse) ou encore Dinner For Schmucks ( Le Dîner de Cons).

J’ai été agréablement surpris! J’ai même préféré cette version et ce pour plusieurs raisons :
Rooney Mara me parait mieux incarner  Lisbeth Salander, selon les descriptions que l’on m’a fait du bouquin. Elle semble plus fragile mais paradoxalement plus dangereuse que Noomi Rapace, malgré une excellente prestation de cette dernière. Pour résumer, je dirais qu’elle a un regard plus méchant et Rooney un regard plus froid.

-Daniel Craig sait faire autre chose que jouer un agent britannique en Aston Martin et il le prouve encore une fois. Il n’en rajoute pas et sait se montrer vulnérable.

Trent Reznor rempile avec Fincher, 2 ans après The Social Network et signe une BO des plus inquiétantes. Après une reprise électro/rock d’Immigrant Song de Led Zeppelin (à écouter ici :D ) en guise de générique de début (qui par ailleurs semble être un mélange du générique de Demain ne meurt Jamais et de celui de Le Monde ne suffit pas) , il nous entraîne dans un univers sonore  sombre et frénétique qui se marrie assez bien avec l’intrigue.

-Ce remake semble par ailleurs plus complet.. En effet, Fincher s’est permis de s’attarder sur plusieurs points que le film original éludait. Je vous laisse le soin de les découvrir en allant dans les salles sombres. Cependant la durée du film n’est à peine rallongée (2h38).

Si j’avais à faire un commentaire négatif : pour moi le film se termine un peu en queue de poisson en appelant trop à la suite.

Il reste tout de même un bon divertissement si on a 3h à passer au cinéma (BA comptées :D) et permet de découvrir Rooney Mara encore trop peu connue.