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Archives de Tag: Roadtrip

Année: 2011
Titre original: God bless america
Réalisateur: Bob Goldthwait
Acteurs notoires: Joel MurrayTara Lynne Barr

Plot: roadtrip sanglant purifiant l’amérique de ses abrutis.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Derrière ce titre suintant le vomi patriotique se cache une superbe comédie noire acerbe, taillant les USA, les américains et leur culture brainless centrée sur la télévision, youtube et cetera… personnifiée ici par la télé-réalité.

Frank, type lambda, divorcé, cancereux, viré… s’exaspère devant la débilité profonde des programmes télévisés qui s’offrent à lui, la débilité de ses concitoyens, leur méchanceté, leur impolitesse, la civilisation dé-civilisée… et va lever les armes contre ses compatriotes. D’abord simple fantasme, quelques déclics vont suffire à le lancer dans une quête inquisitrice épaulé par une jeune et jolie nenette atteinte d’ADHD passant son temps à haïr toute la stupidité humaine.

Petite blague: les Français sont cités en argument d’autorité, connus pour leur répulsion notoire de l’amérique et sa culture coca-cola.

Qu’on soit d’accord, c’est complètement amoral, un bébé se fait décomposer à coup de shotgun en masque de beauté sanguinolent pour sa mère dans les premières minutes. C’est d’ailleurs le seul nuisant que l’on ne voit pas recevoir son projectile fatal… limite définie par le réalisateur qui devait juger que la polémique soulevée par son film suffisait amplement pour ne pas montrer ceci à l’amérique puritaine.

Tueurs nés qui a percuté Michael Moore et Live ! ? Frank et Roxy les Bonnie’n Clyde version 2010 ? Peu importe, c’est drôle, ça ouvre en 2 l’aculture… encore mieux que l’auto-masturbation devant Confessions Intimes.

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Année: 2012
Titre original: Bellflower
Réalisateur: Evan Glodell
Acteur notoire: Evan Glodell

Plot: romance façon lance-flamme.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Dans la veine des films homemades fais avec les moyens du bord par de jeunes réalisateurs, type Primer, voilà Bellflower: progéniture d’un ingénieur qui a travaillé le scénario – né d’une rupture  – pendant 8 ans avant de se lancer coûte que coûte dans le projet. On trouve donc un montage personnel pour une narration éclatée qui sort des sentiers battus. D’ailleurs, que le synopsis médiatisé n’induise personne en erreur: ce n’est pas une histoire de mecs qui s’amusent à faire un lance-flamme pour se préparer à l’apocalypse avec une nana en coin de tableau. C’est l’histoire d’une nana qui apporte le St-Graal à un mec qui fait un lance-flamme, et reprend le St-Graal à un mec qui a un lance-flamme, en plein fantasme Mad Max.

Quoi? Ouuutrage? Je vous ai over-spoilé gratuitement? Faux: Bellflower commence par une révision à rebours des « meilleurs moments du film ». Exit la surprise, on sait dès le début que l’euphorie ne sera que de courte durée et que l’issue sera apocalyptique. Pourtant, on se fait avoir. Les balbutiements de cet amour voué à l’échec sont accrocheurs, et on veut y croire. On y croit. Au point de tomber dans le même désarroi que Woodrow lorsque, aveuglé par l’amour, sa triste destinée le rattrape. Et la dérive qu’il en suit résonnera malheureusement avec les nombreux coeurs malmenés des spectateurs. Les autres, ceux qui croient encore à la princesse charmante vont être surpris.

Un lance-flamme, mais pourquoi un lance-flamme? Si vous vous poser cette question, le film n’est pas pour vous, ce blog n’est pas pour vous, vous avez loupé votre enfance… votre vie! La réponse est: « Mais pourquoi pas?! C’est génial un lance-flamme!« . Woodrow et Aiden, son meilleur pote et plus grand fan, sont de grands gamins bercés par Mad Max avec des idées plein la tête. Construire un lance-flamme, créer un bolide mythique: Mother fucking Medusa. L’idée vous a déjà traversé l’esprit, eux la réalise. Mais pourquoi faire? Jouer pardi! Fantasmer d’une hypothétique apocalypse, idolâtrant Lord Humungus… qui ça? Mais si, le big bad boss de Mad Max 2, montagne de muscle vêtue d’une cagoule et de lanières de cuir. Lui!

Quand des rêves de gosses croisent la vie amoureuse, ça sent le napalm. Film indé pour rêveurs désillusionnés. A vous de voir…

Et paf, prenez-vous en plein les mirettes avec ce thème qui déboite!

Pour bien lancer notre nouvelle rubrique, voilà 3 films cultes dont les affiches tapent à l’oeil et répondent à une thématique: les roadmovies cultes sortis en 1971 .

Numéro 1: Point limite zero aka Vanishing point de  Richard C. Sarafian
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Et Vanishing point, c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. Kowalski (Barry Newman) fait le pari à Denver de rejoindre San Francisco soit plus de 2000 km, et tout ça en moins de 15h en voiture. Pour arriver à ses fins: une Dodge Challenger R/T et une bonne dose d’amphétamines. Sur la route, il se trouve un fan: un animateur de radio qui va le chérir et l’accompagner tout au long de sa quête, en le popularisant… et diffusant une bande originale dithyrambique.

Le film est un énorme flashback contenant lui même des flashbacks, puisqu’on on a une esquisse du final au début du film. D’ailleurs, ce final, il est sensé être chargé de sens itou itou… m’enfin il est aussi pas mal chargé en WTF?!

QT fait évidement un hommage à Vanishing point dans Boulevard de la mort: le film est tout bonnement cité et on trouve une Dodge challenger dans le duel final… et dans Reservoir dogs au travers de l’animateur radio.

Ton: anti-héro, contre-culture, humour, post-Woodstock, guerre du vietnam, libertés…

Numéro 2: Macadam à 2 voies aka Two-lane blacktop de Monte Hellman
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Macadam à 2 voies c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. The driver et the mecanic prennent the girl en auto-stop avant de lancer un défi à the GTO: le premier arrivé à Washington depuis l’Arizona gagne la voiture de l’autre. En jeu: une Chevrolet « Chevy » 150 de 1955 très modifiée et une Pontiac GTO de 1970. Le voyage est ici bien plus long et les concurrents gagnent de quoi payer leur trajet grâce à des courses sur piste.

Passage obligatoire par la route 66. Dennis Wilson est aussi le batteur des Beach Boys. Monte Hellman est un des producteurs exécutifs de Reservoir Dogs.

Ton: mêmes thèmes et vision désabusée que Vanishing point mais traité de façon beaucoup plus sombre.

Numéro 3: Duel de Steven Spielberg
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici de 2 versions US originales… et de 2 versions plus récentes

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Duel c’est quoi? Le 1er film de Steven Spielberg et 1h30 de course poursuite, rien que ça. David Mann (Dennis Weaver), commercial se retrouve pourchassé sans motif par un camioneur psychopathe.

Contrairement aux 2 autres:
– il s’agit d’un intense thriller hitchcockien réutilisant les standards du western spaghetti définis quelques années plus tôt: gros plans, étendues sauvages…
– il a été tourné pour la télévision, format 4/3
– et aucun bolide n’est mis en jeu mais un camion Peterbilt 281/381 et une voiture familiale Plymouth Vaillant.

Conclusion:
Les 2 premiers films sont cultissimes: premiers roadmovies et déclaration d’amour à la contre-culture… ils initient un renouveau du cinéma US en réponse à la nouvelle vague française. Le dernier tout autant cultissime, est un tremplin pour Spielberg qui y montre un talent indéniable dont il ne fera pas toujours preuve par la suite. Petit soucis le temps joue un peu contre eux. C’est probablement Duel qui s’en sort le mieux, suivit de Vanishing Point et de Madacam à 2 voies, enfin vu que c’est aussi mon ordre de préférence, mon avis est peut-être biaisé. Quoi qu’il en soit, Duel est indispensable, Vanishing est bien foutu et est un détour obligatoire pour les cinéphiles, quant à Macadam je le conseillerai plus aux cinéphages cherchant à parfaire leur contre-culture cinématographique…

Avant:                                                                              Après:
– Faster pussycat! kill! kill!, 1965 de Russ Meyer      – Mad max 1 & 2, 1979 et 1981 de George Miller
– Bullit, 1968 de Peter Yates                                        – The blues brothers, 1980 de John Landis
– Easy rider, 1969 de Denis Hooper                            – Boulevard de la mort, 2007 de Quantin Tarantino
…………………………………………………………..- Drive, 2009 de Nicolas Winding Refn

Mr Orange

Année: 2012
Titre original: Hasta la vista
Réalisateur: Geoffrey Enthoven
Acteurs notoires: Robrecht Vanden ThorenGilles De Schrijver,  Tom Audenaert

Plot: Road-trip de trois handicapés en quête de découverte sexuelle.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde :
 I’m back! Après une semaine de retard je fais enfin la critique d’Hasta la Vista.
Tout d’abord c’est un bon film! Sans prétention, traité de façon à la fois légère et très grave, sans s’éterniser dans le pathos et avec beaucoup de touches d’humour, Hasta la Vista est un des films à voir de ce début d’année.

La film se déroule en Belgique. On y découvre trois amis : Philip, Lars et Jozef. Ils sont chacun atteints d’un handicap moteur ou sensoriel grave. Philip est tétraplégique, Lars est paraplégique et Jozef est mal-voyant. Encore puceaux, ils n’ont jamais connu les faveurs d’une femme.  Ces trois compères décident alors sous l’initiative de Philip de partir en Espagne a Punta del Mar dans un bordel (El Cielo) réservé aux  personnes handicapées.

Pour la petite histoire le film est inspiré de l’histoire d’Asta Philpot, un citoyen américain né avec une maladie congénitale : l’arthrogrypose, une maladie handicapante, irréversible, évolutive qui contracture progressivement les articulations. Après avoir entendu parler d’une maison close munie d’un accès pour fauteuil roulant en Espagne, il a visité l’endroit et y a perdu sa virginité. Bouleversé par l’expérience, il a décidé d’organiser des voyages avec d’autres personnes éprouvant les mêmes difficultés pour trouver une relation amoureuse ou sexuelle en raison de leur handicap physique. Il a également fondé « L’Asta Philpot Fondation » qui prône le droit à une vie sexuelle active pour les personnes handicapées. [Allociné]

Avant de traiter du délicat sujet du sexe et du handicap, c’est avant tout un film sur l’amitié. Une amitié ambivalente pleine de compassion et de jalousie. Le film gagne en intensité lorsqu’il rencontre Claude, une femme rustre au coeur tendre qui leurs sert de  guide pour toute la durée du voyage.

C’est émouvant, pas larmoyant, ça fait du bien par où ça passe et on voit pas le temps passer. Encore une preuve qu’avec des acteurs inconnus et un petit budget on peut faire un bon film. il suffit juste d’avoir un bon sujet et de bien le traiter. C’est le cas!

Si je voulais chipoter et être critique je dirais que 2 choses peuvent gêner :
-À l’instar d’Intouchables, la situation n’est permise que par le fait que les trois protagonistes sont aisés financièrement (ici grâce à leurs parents). Le film n’est pas forcément révélateur des autres situations d’handicap.

-Lars n’est pas un paraplégique traumatisé médullaire mais il atteint d’une tumeur cérébrale  progressive grave. L’état clinique n’est pas assez retranscrit à l’écran. Le feu des rampes a sûrement un côté revigorant…

Enfin un grand Merci à Claude Lelouch, qui en ayant eu un coup de foudre pour le film, a permis de le distribuer  en France et de nous faire découvrir cette pépite.

À Voir!!

Année: 1980
Titre original; The Blues Brothers
Réalisateur: John Landis
Blues Brothers: John Belushi « Jake Blues », Dan « Elwood Blues » Aykroyd, Matt « Guitar » Murphy, « Blue » Lou Marini, Willie « Too Big » Hall, Tom « Bones » Malone, Donald « Duck » Dunn, Steve « The Colonel » Cropper
Actrice notoire: Carrie Fisher
Guests: Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Steven Spielberg ……………………

Plot: 2 gangsters flegmatiques tentent de reformer leur ancien « band » de Blues.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Alors là j’ai vraiment honte. J’ai beau avoir vu plus d’un millier de film (oai… j’essaye de tenir un index), je n’avais jamais vu The Blues Brothers. Pas taper…

The Blues Brothers est donc une adaptation cinématographique de 2 personnages créés par John Belushi (alias Jake)  et Dan Aykroyd (alias Elwood) pour la fameuse émission Saturday Night Live de la NBC. Accompagnés par des grands musiciens de soul (parait-il), en plus du film, ils sortent 2 albums et partent en tournée mondiale avant que Jake ne meurent d’overdose en 1982.

Ce film est juste dingue, concentrant un nombre ahurissant de scènes classables cultes et autant de répliques cultes, concentrant une dose d’humour invraisemblable, concentrant des séquences musicales anthologiques (et pourtant, je suis vraiment, mais vraiment pas fan du genre), concentrant des guests tellement monstrueux (Ray Charles, James Brown… !!!), concentrant des scènes de courses poursuites dithyrambiques et s’octroyant plus de 70 voitures détruites.
Sans parler du montage et de la mise en scène qui sont juste exemplaires….

Bonus:
– Princesse Leia en quête vengeresse à l’arme lourde, ça poutre.
– les nazis qui veulent la peau des frangins, /love … on ne le redira jamais assez, ce sont les meilleurs méchants de l’univers.
– le coup de la quête divine… juste… big-up. D’ailleurs, le grand barbu a dû les entendre… parce que le Vatican (oui oui) a reconnu la dimension divine de Jake et Elwood, s’il vous plait!
– la BO… bah oai, forcément.. elle claque.
– y’avait pas ou peu d’effets spéciaux à l’époque, donc oui, y’a vraiment une voiture qui a été lâchée depuis un hélicoptère à hauteur de gratte-ciel… dans les rues de Chicago.

C’est culte, c’est bien.

Edit: la suite sortie en 1998 et intitulée Th Blues Brothers 2000 n’est qu’une pâle copie souffrant de l’absence de Jake (remplacé par John Goodman) et de moins de guests, d’une musique moins dithyrambique, de scènes et répliques moins souvent drôles… difficile de combler notre envie de Blues Brothers sans rapidement donner une froide impression de « déjà vu »… peu/mal renouvelé.

 Année: 2011
Titre original: Drive Angry
Réalisateur: Patrick Lussier
Acteurs notoires: Nicolas Cage, William Fichtner, David Morse

 Plot: Un père revient de l’enfer pour sauver sa petite fille.

 Sources utiles: Allociné & IMDb

 Mr Orange:  On va pas y aller par 4 chemins, c’est un gros film de mec avec des perles notoires comme le gunfight en plein coït… (à la Shoot’em up) bref, Nicolas s’est fait plaisir. Et puis après tout, par rapport à Ghost Rider, ça doit pas trop le changer!

Bon, c’est surtout le début du film qui est sympa, quand on assiste à la surenchère de vannes testostéronnées, après, quand le scénario commence à s’imposer, le film arrête de nous surprendre… (quoi que…)

Bilan: film plutôt sympa si on a envie de laisser ses neurones au repos ;)

 Année: 2010
Titre original: Carriers
Réalisateurs: Alex & David Pastor
Acteurs notoires: aucun

 Plot: Des jeunes traversent une partie des U.S.A alors qu’une violente pandémie frappe l’humanité.

 Sources: Allociné & IMDb

 Mr Orange: Voilà un film de zombies qui n’en est pas un. Je m’explique: la race humaine est en train d’essuyer une pandémie très létale. (Si je peux donner un conseil: regarder Contagion de Soderbergh avant, qui présente le moment chaud de la pandémie. Oui, les avis sont partagés dessus, je sais). Cette fois on arrive après la bataille, il y a peu de survivants et tout le monde craint les « infectés », qui sont condamnés. Donc on retrouve les mécanismes du film de zombie, d’un certain point de vu, mais non, il n’y a pas de zombie en tant que tel.

Bref, moi je suis un fan absolument non objectif des films virus/pandémie/fin du monde, donc j’approuve à 100%. L’aspect présenté est sympa, avec 2 frangins se lançant dans un voyage vers leur ancien lieu de villégiature, hypothétique endroit où ils pourront attendre tranquillement la fin de la fin du monde. Bref, ils se retrouvent tiraillés par des choix cornéliens… humanité VS survie ?! … pas forcément nouveaux pour les fans du genre, mais ici, du fait que les infectés ne sont pas des zombies… ça prend quand même une autre dimension.

Finalement, ce film est un peu la version non tartinée du film de zombie, sans morts qui reviennent bouffer les vivants, tout en conservant la même dynamique ! Un film de zombie pour septiques? :)