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Chronique de Mr Brown

Chronique de Mr Brown

house at the end of the street - la maison au bout de la rue - affiche - posterAnnée : 2012

Titre original : The house at the end of the street

Réalisateur : Mark Tonderai

Acteurs notoires : Jennifer Lawrence

Sources utiles : IMDb, Allociné

Plot : Une adolescente prénommée Elissa et sa mère emménagent à côté d’une maison où a eu lieu un massacre 4 ans auparavant : les parents ont été sauvagement assassinés par leur fille. Peu de temps après, Elissa se lie d’amitié avec le fils Ryan, unique survivant de la famille.

Une fois n’est pas coutume, commençons par les points positifs. Ou devrais-je dire LE point positif : Jennifer Lawrence. Ce qui fait en fait DEUX points positifs (héhé). Plus sérieusement, ce film n’est pas une réussite (loin de là) mais pas non plus une daube à proprement parlé. La première heure est lente, il s’y passe peu de chose, on attend de comprendre pourquoi ce film est classé dans la catégorie horreur… On attend longtemps, d’ailleurs. Mais les codes du genre sont là : suspens, secret de famille qui reste à découvrir, forêt mystérieuse, cave angoissante… Il ne manque de le sang et les boyaux, en fait ! S’il vous prend l’envie de regarder le film, peut être allez-vous sursauter à certains passages, à la condition qu’il fasse nuit et que vous soyez seul et que votre maison soit isolée dans une forêt,… Bon, vous n’allez pas sursauter, en fait.

La seconde partie du film déconne totalement, et gâche le début déjà assez peu prometteur du film. Les personnages multiplient les erreurs, les clichés s’enchainent (tiens, ma lampe qui tombe en panne / oups, j’ai oublié de fermer la porte à clé), le jeu d’acteur est assez plat (ce qui parait incroyable avec Melle Lawrence – héhé). Toujours pas d’ambiance, ni même un petit frisson. Tout est cousu de fil blanc, et même le retournement de situation des 5 dernières minutes est plus que prévisible.

Pour résumer : des clichés en veux-tu en voilà, une mère plus qu’insupportable, un scénario qui ne décolle pas, des acteurs très médiocres. Même Jennifer Lawrence ne peut empêcher le naufrage. Tout est réuni pour un direct-to-dvd.

Fuyez, pauvres cinéphiles !

 

 

 

 

 

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Chronique de Mr Brown

Sinister poster afficheAnnée : 2012

Titre original : Sinister

Réalisateur : Scott Derrickson

Acteurs notoires :   Ethan Hawke

Sources utiles : IMDbAllociné 

Plot : Ellison, auteur de romans policiers inspirés de faits réels veut renouer avec le succès. C’est pourquoi il s’installe avec sa femme et ses deux enfants dans une maison, qui a été le théâtre d’un massacre familial. Au cours de son enquête, il retrouve des bobines de films dans le grenier, montrant les meurtres d’autres familles…

Après moults visionnages de films d’horreur plus ou moins bons, je suis tombé sur ce film, que je considère un peu comme la pépite en matière de films d’horreur de 2012. Ici, pas de personnages qui subissent le mauvais sort, mais seulement un homme qui les provoque. Et ça, ça change un peu, sans être totalement original (Ring l’a déjà fait avant lui, entre autres). Saluons au passage la prestation de Ethan Hawke, qui nous accompagne dans les noires profondeurs du secret qui entoure la maison.

Le film est oppressant, dès les premières minutes de visionnage des bandes du grenier. Ces bandes, justement, qui sont forcément au coeur de l’intrigue sont tellement malsaines qu’elles donnent un caractère très particulier au film, frôlant le voyeurisme, sans jamais atteindre le gore… Le scénario est cohérent du début à la fin (sauf sur un point que je ne peux vous révéler sans vous spoiler…), ce qui est tout de même rare dans le domaine de l’horreur.

Mais que serait un film d’horreur sans une fin à la hauteur ? Hé bien, justement ! Donc, par définition, Sinister est un (très) bon film d’horreur.

Courrez, chers lecteurs ! (pour le voir, pas pour fuir la mort….)

Actualités de Mr Brown

On pensait avoir fait le tour de la franchise, après la fin du troisième opus. Que nenni, mon seigneur ! Quand une recette marche, les studios hollywoodiens ont tendance à nous en faire des suites. On n’y échappera pas avec Paranormal Activity. Voici donc le numéro 4 :


L’histoire se concentre sur une blonde banale, inquiète de l’arrivée de nouveaux voisins, qui s’accompagne d’étranges phénomènes. Curieuse et équipée de sa webcam, elle s’en va  filmer le gamin flippant qui campe devant chez elle chaque nuit, le regard perdu dans le vide. Mais lorsque l’enfant s’aperçoit de sa présence, le cauchemar commence.

Vous l’aurez compris, pas de grande innovation dans cet opus, et les mêmes ingrédients, qui restent efficaces : ombres dans les coins, images tremblotantes, lumières approximatives.

Alors, serez-vous de ceux qui craqueront et iront le voir ?

BONUS : le teaser de 13 secondes :

Chronique de Mr Brown

Année : 2012

Titre original : Piranha 3DD

Réalisateur : John Gulager

Acteurs notoires : Christopher Lloyd, Ving Rhames, David Hasselhoff

Liens utiles : IMDb, Allociné

Ô joie, ô bonheur, ô terreur ! Enfin, j’ai pu voir ce film que j’attendais depuis plusieurs mois. Les différentes bandes annonces, et surtout les affiches (regardez par vous même ici) m’avaient plus que mis l’eau à la bouche. Donc, ça y est, j’ai pu profiter pleinement des 1h23 du film. Avant tout, re-situons-nous :

A la suite du terrible Spring Break de l’année précédente, les habitants des abords du Lake Victoria pensaient s’être débarrasser des terribles piranhas qui peuplaient ses eaux. Bien entendu, ils ont tord, car les bêbêtes sont toujours vivantes, et bien décidés à se payer un festin, cette fois-ci dans le grand parc aquatique Big Wet, directement alimenté par les eaux du lac. C’est bien connu, aux Etats-Unis, on ne prend pas risque. « So, it’s time to be wet again », comme ils le disent très bien dans le film.

Autant vous prévenir de suite, j’ai arrêté de compter les paires de seins dès la 8ème minute… (oui, j’ai vraiment essayé de les compter, mais pour le bien de la critique, rien de plus). J’ai arrêté de compter également pour la simple raison qu’à la 8ème minute, on nous fait découvrir le « adult pool », et que les seins, ça passe un peu au second plan… Piranha 3DD ose tout ! Bon voilà, c’est fait, je ne reviendrais pas (trop) sur les « plan boobs ».

Venons-en au sérieux (hahaha) ! La première scène qui suit le résumé de l’épisode précédent nous plonge directement dans l’action, et de façon magistrale. Y’a du comique, y’a du sang, y’a du gore, y’a du WTF. Bref, une sorte de condensé du reste du film.

Ma seule crainte, avant le visionnage du film a été d’avoir trop attendu le film, d’avoir trop espéré de lui. Je n’avais déjà pas énormément apprécié le 1er. Et si le second me décevait… ? Hé, ben, aucune déception. Le P3DD est encore plus assumé, plus gore, plus fou, plus sexy ! Plus drôle ! Plus dégueu ! Ça fait beaucoup de « plus », mais il fallait bien justifier un D en « plus » ! Donc, on rigole, on vomit, puis on re-rigole ! On va de bouffage de tripes en stéréotypes : les blondes ne sont pas dégourdis, et c’est bien meilleur quand elles sont en bikini (j’arrête, j’arrête); tous les jeunes qui tentent d’avoir des rapports avant le mariage vont se faire dévorer, seules les gentilles vierges effarouchées vont survivre !

Dernier point : j’ai vraiment eu peur que la bande annonce m’ait spoilé une des scènes les plus trash du film… Bah en fait, non. La BA nous enlève juste la surprise, mais en fait, la scène est bien plus longue, et bien plus sanglante. Un véritable délice, qui nous fait monter les larmes aux yeux tellement on compatit à sa souffrance…

Donc, un film bien mieux que Piranha 3D, qui nous emmène encore plus loin et qui va combler les attentes des fans d’horreur et d’humeur décalé.

Actualité de Mr Brown

Si vous êtes adepte, tout comme moi du cinéma d’horreur, ceci a déjà dû vous arriver : dès que vous voyez un mioche apparaitre à l’écran, vous savez que le film va être plus angoissant que prévu.

Les enfants ont cet aura mystérieuse, un pouvoir inconnu de nous, adulte qui nous fiche les chocottes. Ils sont la naïveté et l’innocence incarné, ainsi, si par malheur ils ont la désobligeance de devenir maléfiques, notre petit cerveau formaté est tout brouillé. Un vrai traumatisme !

Par bonheur, un gentilhomme répondant au nom de Paul Schneider a eu l’idée de compiler toutes les apparitions d’enfants terrifiants.

De quoi nous donner envie de revoir nos classiques (L’exorciste, Village of the Damned, The Shining, L’orphelinat…).
Egalement d’hurler de terreur…

Chronique de Mr Brown

Titre original : Honogurai mizu no soko kara

Année : 2002

Réalisateur : Hideo Nakata

Acteur notoire : Néant

Sources utiles : IMDb, Allociné

Hideo Nakata, le réalisateur de Ring, nous livre un film d’ambiance très particulier avec Dark Water.

Yoshimi Matsubara est en instance de divorce, et élève seule sa fille de six ans, Ikuko. Pour améliorer leur qualité de vie et prendre un nouveau départ, Yoshimi décide d’emménager dans un nouvel appartement, plus grand. Mais, les lieux se révèlent très vite insalubres. De l’eau commence à tomber du plafond, puis des bruits se font entendre à l’étage supérieur. Chaque goutte d’eau menace alors de faire basculer la fragile Yoshimi dans la folie.

Je m’attendais à un film d’horreur, dans la même veine que Ring. Il s’avère que Dark Water n’en est pas vraiment un. Il s’agirait plutôt d’un film d’angoisse, avec une pression qui va crescendo. On part de cette malheureuse tâche d’humidité en passant par un mystérieux et sinistre sac rouge, pour déboucher sur un final dérangeant et triste. Certes, on comprend assez vite où le réalisateur veut en venir, mais on reste surpris par la conclusion, par le dénouement (si c’en est vraiment un) des mésaventures de Yoshimi.

L’ambiance est malsaine et empire, parallèlement à l’état de l’appartement. Cette tâche qui s’étale, la folie de Yoshimi qui grandit. Vous ne resterez pas indifférent à cette plongée dans l’enfer pesant et oppressant de l’immeuble et de la psychose.

Pour conclure, Hideo Nakata nous offre un drame intimiste et bouleversant,  tout en finesse et retenue. Du grand art.

Chronique de Mr Brown

Année : 2009

Titre original : The Uninvited

Réalisateur : Charles et Thomas Guard

Acteurs notoires : Emily Browning aka BabyDoll de Sucker Punch

Sources utiles : IMDb, Allociné

Remake du magnifique Deux Soeurs de  Kim Jee-woon, les Intrus s’écarte pourtant de l’intrigue originale, donnant au final un film très différent du premier.

Le film retrace l’histoire d’Anna, qui rentre chez elle après dix mois d’internement dans un hôpital psychiatrique, suite à une tentative de suicide, causée par la mort accidentelle de sa mère. A son retour, elle découvre que son père s’est mis en couple avec l’infirmière de sa défunte femme. Ambiance familiale = 0. Avec sa petite soeur, Alex, Anna va tenter de révéler le double jeu de la nouvelle petite amie de son père, femme inquiétante qu’elle croit responsable de la mort de sa mère.

Là où Deux Soeurs était poétique, profond et dérangeant, Les Intrus se révèle être plus rythmé et léger, ce qui ne nuit pas à sa qualité. Les 3 actrices principales sont magnifiques, et interprètent avec brio leurs rôles complexes, dans un décor soigné.

Certes, on peut lui reprocher quelques scènes faciles, tournées dans le seul but de faire sursauter, mais l’ensemble est très beau, reste assez subtil, et vous promet un twist final inattendu.

A sa sortie, Les Intrus n’a été programmé que dans quelques salles françaises, et la presse a été assez peu élogieuse à son égard, ce que, avec du recul, je trouve assez présomptueux. Ce film vaut le détour. Certes, il est difficilement comparable à son modèle, Deux Soeurs, mais il remplit ses objectifs de films d’horreur/suspens, nous promet quelques petits frissons et une fin comme on les aime.