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Archives de Tag: Huis clos

Année: 1962
Titre original: El Ángel exterminador
Réalisateur: Luis Buñel
Acteur notoire: aucun

Plot: bourgeoisie entre 4 murs

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Subtilement évoqué dans Minuit à Paris (super critique ici), L’ange exterminateur est un des pré-établis chefs d’oeuvre de Buñuel, éminent réalisateur hispano-mexicain aux racines surréalistes. Sur-brossés par les critiques, film et réalisateur ne sont pour autant pas exempts de déceptions.

Outre le titre accrocheur totalement gratuitle scénario inspiré par Gil Pender est l’aspect le plus vendeur du film. Une bande d’aristocrates se retrouvent emprisonnés par une force supérieure chez leur hôte après une soirée mondaine et ne trouveront d’échappatoire avant de s’être mis à nu. Le décor mis en place sert alors le discours moqueur et critique envers la haute société – et l’Eglise accessoirement. Autre atout, la force surréaliste inexpliquée fort drôle et futée qui joue des tours de passe-passe avec le psyché de nos convives et vaut quelques scènes exquises.

Le gros bémol du film: l’immersion bancale. D’abord côté technique: la mise en scène fait mal aux yeux, trop théâtrale. Explication: les entrées/sorties de champ avec arrêt inopiné en plein milieu pour jouer sa ligne de texte/action ne sont pas du tout fluides, surtout lors de plus ou moins plans séquences au cours desquels plusieurs personnages interviennent à tour de rôle. On entend presque Buñuel dicter les allées et venues de ses acteurs. Où est le naturel? Le jeu y perd toute sa crédibilité…

Le gros bémol du film: l’immersion bancale. Ensuite côté théorique: la volonté de Buñuel de ne pas matérialiser la « force supérieure » va trop loin. Dès le lendemain de la soirée, tout le monde se plaint d’être coincé dans la demeure sans essayer d’en sortir (à moins d’un excès de somnolence de ma part?), sans même esquisser un seul pas vers la sortie. Une ou deux tentatives avortées auraient justifié l’abandon qui s’en suit. Et puis le contexte: la bourgeoisie mexicaine sustente difficilement notre vision des sphères huppées. Une bonne bourgeoisie bien so british eusse été de rigueur et aurait par là même accentué le comique des scènes… regret d’ailleurs avoué par Buñuel.

Bilan: une immersion bancale qui entache un excellent scénario et un discours intemporel souffrant légèrement de son degré d’approche un peu vieillot. Coups de coeur pour la chute.

Année: 2012
Titre original: Brake
Réalisateur: Gabe Torres
Acteur notoire: Stephen Dorff

Plot: un mec dans une boîte

Sources utiles: Allociné & IMDb

Champs-Elysées Film Festival: avant-première US

Mr Orange: Nouveau film anti-claustrophobe, qui pourrait presque s’avérer avant-gardiste si on faisait attention aux dates. On découvre une fois de plus qu’il peut se passer beaucoup de chose, enfermé seul dans une boîte. Heureusement, Stephen Dorff assure son rôle de mort-vivant.

Au début très septique car peu fan du genre, j’ai mis du temps avant de croire à ce James Bond bloqué entre 6 plaques de verre. On se prend finalement au jeu, découvrant au fur et à mesure l’envergure du drame dont il est question. Parce qu’évidement, le sort du monde… enfin au sens américain du terme, repose sur les épaules d’un agent qui a le malheur de connaître une information qui pourrait être létale pour lui, ses proches ou le gouvernement.

N’espérez pas, la caméra ne sortira pas du cercueil transparent de notre agent spécial. Ce qui fait que l’on a beau être à l’aise dans notre fauteuil, on finira par ressentir l’oppression croissante, espérant le moindre plan large, le moindre plan extérieur. Mais… nope. D’autant qu’on apprendra vite qu’on est pas franchement en sécurité, dans une boîte. Un compte-à-rebours nous rappelant constamment que le temps s’écoule irrémédiablement vers une issue peu certaine.

C’est une petite réussite qu’on apprend à apprécier au fil du film, la chute vous offrant la petite claque qui séduit irrémédiablement.

Année: 2012
Titre original: Prometheus
Réalisateur: Ridley Scott
Acteurs notoires: Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace

Plot: expédition dans les confins de l’espace, 30 ans avant Alien le 8e passager.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après tant d’attente et d’espérances, Prometheus est enfin sorti sur les écrans. Difficile de parler de Prometheus sans  dévoiler une once du film, pour les psychopathes (dont je fais parti) voilà un bilan spoil-less du chestburst du nouveau bébé de R. Scott: de bonnes grosses surprises, la fête dans les méninges et de la 3D qui déboite sévère. La suite est à vos risques et périls.

Note à ne pas prendre à la légère: revoir la saga Alien n’est pas un luxe, dossier ici. On retrouve parfaitement l’univers que l’on est venu chercher ainsi que les petits codes habituels. L’inévitable lance-flamme est de retour… j’en passe et des meilleurs. Mieux, R. Scott glisse des références à la franchise. Le titre du film apparait de la même façon que dans le 8e passager  il semble bien y avoir 17 bâtonnets. On a droit à un super panier de basket – l’avenir nous dira si M. Fassbender a renouvelé sur son vélo l’exploit de S. Weaver de dos sans effets spéciaux dans la 1ère série de prises (Alien, la résurrection). « David 8″… en hommage au 8e clone de Ripley d’Alien résurrection. Bref, sachez que l’univers colle à merveille.

Enorme satisfaction: les effets spéciaux et… la 3D !! C’est tout bonnement splendide, meilleure 3D all-time. Pas un pixel de travers. Avatar peut aller se coucher, c’est magnifique, c’est génial… ça envoie du bon gros steak en barquette de 12. La 3D a peut-être un avenir finalement. Fracture oculaire assurée. Qu’on le note dans les annales, première fois que je dis: à voir absolument en 3D. Jubilatoire. In your face !!

Après Ash, Bishop et Call… David aka M. Fassbender en androïde inspiré par Lawrence d’Arabie est bluffant dans sa quête d’âme, il trouve le besoin de passer le temps, développe une curiosité… oscille entre soupçons d’humanité et exécution de ses assignations. Gros point fort du casting volant la vedette aux autres qui suivent pourtant. Elizabeth s’avère être une fidèle héritière de Ripley… on passera sa scène avec Charlie un poil trop mielleuse même si nécessaire. A l’inverse, celle entre Vickers, reine de glace à la carapace bien fine, et Janek, le bon samaritain, répond jubileusement à la saga. On aime.

Le poisson était brillamment noyé… et l’on a finalement bien affaire à un (presque) préquel de la saga. On est oppressé dans un univers hostile, inconnu… et nous ne sommes pas seuls, un liquide noir en veut à notre peau! (X-files?!) Et pourtant, on ne retombe pas dans la traditionnelle « chasse à l’homme » avec pleins de xénomorphes accrochés au plafond, pas mal. Rappel de la saga sans tentative de réitérer l’exploit. Bien vu. Côté intellect, le propos s’oriente vers l’éternel duel entre science et religion qui se refuse tout terrain d’entente. La foi aveugle de l’homme qui butte irrémédiablement contre la sélection Darwiniste des xénomorphes (et de leurs proies), s’adaptant à tout ce qui leur tombe sous les dents. Coup de coeur pour ce retour aux origines de l’espèce suivit d’une révision de ses tribulations. Mais la motivation de la mission, la recherche du divin créateur m’a empêché de réellement m’identifier au Pr Chaw… on verra ça dans le prochain épisode.

De la tension, du gore, de l’action, du background… c’est bien, mais on en veut plus nom d’une pipe, on veut de de l’horreur (à tord), de l’épique (à juste titre). C’est bien, c’est pas mal du tout… mais où est passé la grosse baffe? On a ce que l’on attend, c’est génial, mais on reste un peu sur sa faim.  C’est bien de reprendre un peu du film initial, c’est bien de créer du nouveau, mais on en veut PLUS !! Bande de fans insatiables que l’on est. De plus, de petites incohérences titilleront les puristes: un vaisseau embarquant un service de sécurité usant de lances-flammes (en dehors de la référence c’est pas un peu téléporté?) mais exempt de gros canon à plasma subliminal en vue d’un éventuel combat spatial? Et le film laisse plein de blancs. D’autant que la narration est un peu expéditive par moments. On balayera l’avance technologique du Prometheus sur le Nostromo d’un revers de « vaisseau high-tech pour multi-milliardaire en villégiature (en 2089) » VS « vaisseau industriel pourrave (en 2122) ». Ouf, on est sauvé du pire.

Lien entre Prometheus et Alien le 8e passager:  spoiler [  Prometheus se passe sur LV-223, tandis qu’Alien le 8e passager se passe sur LV-426. Un vaisseau aurait décollé (avant le film en question) d’LV-223 – le labo militaire d’origine – avant de s’écraser sur LV-426 suite à l’éclosion d’une reine xénomorphe?  ]

Grosse claque visuelle, 3D de rigueur. Le préquel qu’on attendait pas, chainon manquant ouvrant sur de nouvelles aventures vers l’infini et l’au-delà avec des questions en suspend. Ca poutre, c’est un excellent film de S-F, même si c’est un poilounet insuffisant. Pour les fans et les newbies.

Infos supplémentaires:
– Maintenant que le monstre est passé, voici où trouver les vidéos bonus, aka les rejetons de la campagne publicitaire virale: youtube
Mr Ridley laissant une petite place à l’imaginaire, une discussion/explication n’est pas superflue. Un article détaillé ici tente d’éclaircir les zones d’ombres de l’histoire.
– Parce que Mr Ridley a fait le choix de couper court aux prises de tête de son public, voici sa version.
– Encore plus d’informations indispensables ici.

1979 / Alien, le 8e passager (director’s cut) / Alien
de Ridley Scott
avec Sigourney Weaver, John Hurt, Ian Holm, Tom Skerritt
1986 / Aliens, le retour (version longue) / Aliens
de James Cameron
avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Bill Paxton, Mark Rolston
1992 / Alien 3 (assembly cut) / Alien 3
de David Fincher
avec Sigourney Weaver, Charles S. Dutton, Charles Dance
1997 / Alien, la résurrection / Alien resurrection
de Jean-Pierre Jeunet
avec Sigourney Weaver, Dominique Pinon, Ron Perlman…

Plot: des xénomorphes se reproduisent au dépend des humains

Sources utiles: Wikipedia et tous ses liens

Mr Orange: En prévision de la sortie imminente de Prometheus, voici un petit dossier sur la saga Alien, monstre de S-F. Pré-requis: chaque film de la saga existe en plusieurs versions, un vrai foutoir (cf fin de l’article). Attention aux spoilers d’un film à l’autre.

Alien, le 8e passager (director’s cut)  horreur
De l’horreur spatial comme cela n’a jamais été égalé, un bijoux de science-fiction. Le 8e passager – en oubliant le chat – est un monstre indétrônable, le bébé de H. R Giger, l’énorme point fort du film avec la mystification d’une créature que l’on ne voit finalement que très peu. Le petit point faible – parce qu’il en faut toujours un – serait la lenteur cosmique du premier tiers… où c’est moi qui était trop pressé? Peu importe, l’ambiance spatiale est envoûtante, l’exploration du vaisseau extraterrestre et la tension croissante qui s’en suit sont exquis, nous scotchant littéralement devant l’écran. Autre point fort: Ellen Ripley, combattante déterminée à survivre qui crève l’écran, que ça soit à coup de lance-flamme ou en petite culotte… elle ne laisse personne indifférent, xénomorphe compris. Ridley Scott signe son premier chef d’oeuvre, culte.

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier »

Aliens, le retour  (version longue) – action / horreur
Plus qu’une révision musclée du genre par Mr Cameron,  Aliens enrichit considérablement l’univers de la saga que Mr Scott n’avait qu’esquissé. Sauvée in extremis, Ripley est renvoyée au casse-pipe avec une bande de militaires qui en portent des grosses. Occasion de développer la biologie des xénomorphes… mais aussi le personnage de Ripley au travers de sa relation avec Newt. Soulignons au passage que c’est le seul film de la saga qui se permet d’avoir une affiche vraiment dégueulasse. Retrouver Michael Biehn en prof’ de tir juste après Terminator est un vrai petit plaisir. Autre plaisir, il s’agit d’alien DEUX, il va donc de soit que Ripley s’équipe pour sa traditionnelle chevauchée solitaire de DEUX armes lourdes. M’enfin peut importe le nombre et la taille des armes, nos xénomorphes sont toujours là pour rappeler qui sont les patrons et assurer une tension mystique tout au long du film. Culte, encore.

Alien 3 (assembly cut)  horreur
Le film qui est passé dans toutes les mains, a eu tous les scénarios avant de tomber dans les mains d’un David Fincher… qui n’a pas eu le final cut et a finalement renié son 1er film. On s’en sort pas si mal que ça, si on évince l’énorme déception du sort réservé au Cap. Hicks et à la jeune Newt. On quitte l’action pour un « retour aux sources », avec un alien à 4 pattes tout de même plus visible… et plus agressif. Bien que sommaire sur le background, Alien 3 envisage une variation dans le développement des xénomorphes en fonction de l’espèce hôte. Enorme coup de coeur pour la course-poursuite dans les couloirs avec le point de vue du xénomorphe qui se déplace indifféremment sur le sol, les murs, le plafond… et le dernier tiers du film en général. L’ambiance prison industrielle auto-gérée est finalement bénéfique, offre un renouvellement vis-à-vis de ses prédécesseurs et enrichit l’univers de la franchise. Magistral! (voir les versions plus loin)

Alien, résurrection (action / horreur)
Joss Whedon au scénario, J-P Jeunet aux commandes, S. Weaver, D. Pinon, R.  Perlman… ou comment les producteurs se sont offert un casting parfait pour la suite inattendue d’Alien 3. On retrouve à nouveau un film musclé dans un vaisseau-laboratoire de l’armée avec une bande de mercenaires et une Ripley sur-vitaminée. Petit bémol: l’alien blanc dont on ne sait trop quoi penser, l’idée est pas mal… mais ça colle pas, l’esthétique Giger-less peut-être? J-P Jeunet qui vient de boucler La cité des enfants perdus a réussi à personnaliser le film que ce soit au travers de D. Pinon ou de R.  Perlman, de leur équipement, de la chambre des horreurs… et plus généralement sur la photographie et la mise en scène (confère l’accouchement). Il apporte d’ailleurs sa petite dose d’humour fort appréciable aidé d’un R. Perlman à la prose décapante. Une bonne grosse claque hollywoodienne à la sauce frenchy. Un must have.

Vue d’ensemble
4 grands films, 4 grands réalisateurs, 1 saga anthologique.

Un fait non négligeable est qu’à l’époque, les réalisateurs en question étaient jeunes et ne bénéficiaient pas de leur renommée actuelle, ce qui a souvent conduit à des soucis avec la production, mention spéciale pour Alien 3 et David Fincher. Quoi qu’il en soit, l’absence de réelle ligne de conduite est un vrai atout pour la franchise. Même si cette option comporte ses faiblesses, les 4 réalisateurs de talents ont chacun transmis leur vision personnelle d’un même univers, ce qui permet à la saga de ne pas souffrir d’un « effet suite » sur des sequels n’ayant été prédis… loin d’être anodin. Cette identité propre à chaque film, inculquée par des réalisateurs n’ayant pas voulu faire « comme le copain » apporte une réelle richesse qui nous permet d’apprécier pleinement l’ensemble des oeuvres.

Le détail qui paye, est que les films sont loin d’avoir mal vieilli, au contraire, notamment grâce à des ambiances époustouflantes. Si l’on omet la chute d’Alien 3 et quelques bricoles, la franchise bénéficie d’effets spéciaux de qualité appuyés par un design des vaisseaux ou des costumes qui sont sublimes, en plus du travail extraordinaire d’H. R Giger. Un vrai plaisir pour les yeux.

Ripley et les xénomorphes, fils directeurs de la saga évoluent de façon concomitante dans chaque épisode, jusqu’à l’apogée finale: la fusion biologico-affective de 2 êtres qui se sont fait des misères des siècles durant. Chaque réalisateur a customisé ses xénomorphes à partir de l’original d’H.R. Giger, initialement rugueux (Scott) il devient tout luisant (Jeunet), Cameron crée une reine et Fincher un quadrupède. De simple chasseur talentueux, il devient futé… jusqu’à devenir clairement intelligent, au point d’utiliser la technologie humaine par répétition, de mettre en place des pièges réfléchis ou de sentir des pièges dressés contre lui. Ripley femme libérée imposant une tension sexuelle, survivante élue par le sort et sa volonté d’en découdre, développe des sentiments, réclame de l’attention, se rase la tête, perd espoir sans avoir dis son dernier mot… jusqu’à la mutation radicale accompagnant sa résurrection qui se traduit par des changements physiques et psychologique, exit la gringalette des épisodes précédents, Ripley est une guerrière implacable, bouya!

Au delà de l’action/horreur, la franchise questionne les abus d’une multinationale, la Weyland-Yutani, entité omnipotente et omnisciente qui se permet les pires horreurs / sacrifices sous couvert d’un intérêt militaro-économique. Questionne sur les abus de la science, que ça soit au travers d’expériences déshumanisées ou de la conception de droïdes de plus en plus humanisés. La vie humaine n’a qu’une bien faible valeur dans l’espace…

Alien c’est H.R. Giger, c’est Sigourney Weaver élue au rang de godess suprême… au point de chérir au plus haut point la moindre de ses trop rares apparitions, c’est LE super-méchant de la mort qui tue. Alien, c’est mythique.

Univers étendu:
– les jeux Alien vs Predator (1999-2000) sont vraiment extra, combinant une campagne pour chaque race: Marine, Xénomorphe, Predator… avec 3 styles de jeux différents. Et… c’est vraiment génial de se retrouver dans la peau d’un Alien. Immersion garantie.
– les films Alien vs Predator relèvent quand même de la double bouse cosmique, à quelques détails près qui ne sont pas accordés, faute de double viol impardonnable… dommage, l’idée était séduisante.

Détail des versions
/ Alien, le 8e passager
Version originale
Version director’s cut (+5min): léger élagage, ajout d’une dispute et de la découverte d’un nid
/ Aliens, le retour
Version originale
Version longue (+15min): ajout de diverses scènes apportant un background aux personnages, non négligeable
/ Alien 3
Version originale
Version assembly cut (+30min): attention, ceci n’est pas une director’s cut mais une productor’s cut bis. Ripley est découverte échouée sur une plage… mais pourquoi?! L’alien sort d’une vache ce qui colle mieux au fait qu’il soit déjà gros. Mais surtout le background des prisonniers est mieux développé avec toute une péripétie supplémentaire, indispensable. Perte du chestburst final, wtf?!
Version re-assembly cut (fan edit): reprise de l’assembly cut plage-less et vache-less. Dommage, la vache est bien et on perd un super plan d’extérieur en intro… mais lave l’aberration de la plage.
/ Alien, la résurrection
Version originale
Version DVD: générique d’introduction avec un insecte qui se fait splacher, fin pessimiste: vue sur Paris dévasté… mieux?!
Il existe une myriade d’autres fan edits que le Re-assembly cut, moins pertinents sembleraient-ils… Pas vus.

Se faire une nuit Aliens, c’est quand même top-moumoute!

Année: 2011
Titre original: Retreat
Réalisateur: Carl Tibbetts
Acteurs notoires: Jamie Bell, Cillian Murphy, Thandie Newton

Plot: un couple se retrouve coincé sur une île par un militaire annonçant une pandémie mondiale sur le continent.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde :  Sympa petite brochette d’acteur pour un Direct-to-Dvd, Retreat raconte l’histoire d’un couple qui bat de l’aile et qui décide de « se retrouver » sur une île perdue au large des côtes anglaises. Après une mise en place ennuyante mais assez courte, l’élément perturbateur débarque sous les traits de Jamie Bell, militaire blessé que les tourtereaux dépressifs recueillent. Il leur annonce qu’un virus mortel s’est répandu dans le monde civilisé et commence à barricader la bicoque.

C’est là que commence la paranoïa et la recherche des différents scénario possibles jusqu’au dénouement final. Plutôt sympa d’ailleurs. On ne le vois pas forcément venir…

Les puristes pourront reprocher quelques incohérences de scénario sur les détails épidémiologiques voire biochimiques… (/mp Mr Orange).

Le film plaira aux amoureux de twist (rien à voir avec Oliver ou Dalida) et d’IKEA (pour comprendre voir le film). On y découvre un Jamie Bell dur et intimidant, très éloigné de son tout premier rôle : Billy Elliot

En bref c’est pas trop mal et surtout 1h30 c’est vite passé.

Mr Orange: Oh, un huis-clos sur une île, tiens donc, original hein?! Oh, un thriller avec un couple sujet à une crise intestine, tiens donc, original hein?! Oh, un film avec un virus pas crédible, tiens donc, original hein?! Bref, vous l’aurez deviné, vu dans son ensemble, le film casse pas des pattes à un canard.

Notre couple foireux se retrouve séquestré par un militaire, ami qui leur veut du bien, tyrannique et manipulateur dont le mystère porte tout l’intérêt du film. On ne peut se plaindre des acteurs, qui ont fait leur preuve en ballerine, en survivant post-apocalyptique ou en Ethan Hunt’s girl. Ni de l’île, loin des tropiques on se trouve cloitré au large du Pays de Galles dans un petit cottage bien sympathique. Le soucis se trouve plus au niveau du remplissage qui est trop banal et sans trop d’intérêt dans les 3 premiers quarts du film.

Pourtant la chute est sympa, expliquant l’inexplicable, et vaut son pesant de cacahouètes! A voir en société pour passer le temps jusqu’au dernier 1/4 d’heure.

Année: 1957
Titre original: 12 angry men
Realisateur: Sidney Lumet
Acteur notoire: Henry Fonda

Plot: 12 jurés doivent trancher le sort d’un homme.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: En voilà un bon classique qui a bien tenu la distance. 1957 c’est vieux? Naaaaaaah, balivernes. C’est un excellent huis clos: les acteurs excellent, le réalisateur donne une leçon de cinéma. Que dire de plus?! … bah:

Quoi ça cause? Tout simplement d’un jury dont le verdict peut être létal ou salvateur pour un homme dont le destin funeste semble inévitable. Bien évidement, un homme n’est pas d’accord: Henry Fonda aka juré n°8, et va devoir convaincre ses 11 compères car l’unanimité est requise pour valider le jugement. Le procès est complètement éclipsé, on daigne tout juste nous montrer celui qui est au centre de toutes les attentions, 99% du film se déroulant dans la salle de délibération, porte fermée à clé. Ainsi, nous ne nous faisons une idée de l’histoire qu’au travers de la retranscription faite par les jurés, et c’est chacun de leur point de vue qui va être jugé, critiqué… car un simple doute peut tout remettre en question.

Concernant la leçon de cinéma, il est très intéressant de relever les jeux de caméra. Au fur et à mesure que le film avance, l’axe de prise de vue en plongée transite vers un axe en contre-plongé augmentant ainsi la tension. D’autant plus que le réalisateur a utilisé des lentilles à focales croissantes, réduisant virtuellement l’espace (ça j’avoue, ça tape pas à l’oeil, mais c’est efficace). Plus facile à remarquer: lors des débats, la caméra est proche de son sujet et les plans s’enchaînent tandis que dans les pauses, on peut remarquer des plans plus ou moins séquences plus larges, passant d’un sujet à l’autre pour laisser respirer le spectateur en même temps que les jurés. C’est cool nan?! =)

A voir sans aucun doute. Et pour ceux qui ne me croient pas: regardez un peu la distribution de presque 3000 votes ici !!

Année: 2007
Titre original: Sunshine
Réalisateur: Danny Boyle
Acteurs notoires: Chris EvansCillian MurphyHiroyuki Sanada/ShimosawaMichelle YeohCliff Curtis

Plot: 8 astronautes sont chargés de relancer le soleil en fin de vie.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Danny Boyle, l’homme qui touche à tout: l’humour noir, les drogués, l’aventure sableuse, les zombies, bollywood… et le fait très bien. Sunshine tape cette fois dans la science-fiction et aaaaaaah, qu’est-ce que c’est fucking jouissif un bon film de S-F bordel! Si seulement il y en avait plus de réalisés…. vivement Prometheus !!

Paragraphe inutilement mesquin. On m’excusera de l’analogie mais Sunshine ressemble un peu à Fusion, sauf qu’au lieu de devoir envoyer une bombe enrichie au naquadah au centre de la terre qui se meurre, il faut l’envoyer dans le soleil qui s’éteint… d’autant plus qu’on retrouve les traditionnelles mécaniques de film catastrophe. A ceci près que Sunshine est bien, contrairement à Fusion. Pour aller plus loin dans ma mesquinerie et revenir sur ma petite blagounette pas si gratuite que ça: encore une fois, la solution à l’extinction de la race humaine se trouve dans un projet Manhattan-bis; les américains visualisant difficilement un changement sans explosion gigantesque (théorie de l’extinction des dinosaures, Hiroshima, tous les épisodes de Stargate…). Et que faire de la science, un gros boum doit surement résoudre le problème?! Bah non, toute personne qui a déjà lu un Science & Vie sait qu’un soleil ne s’éteint / ne se rallume pas comme ça.

Aparté sur les acteurs. Même si trop jeunes pour être crédibles dans leurs rôles, on leur en voudra pas vu que le phénomène infecte Hollywood de part en part. Ceci dit, ils ne font pas si tâche que ça. nos acteurs de second plan. Déception: on a pas droit à notre traditionnel black du film… les chinois ont pris toutes les places. J’exagère, si l’on fait attention aux accents (raaah, la VO… <3 ) on peut voir qu’il n’y a pas 2 membres de l’équipage international avec le même accent.

Paragraphe justement flatteur 1.0. Aux vues du topo du film, Danny Boyle a pris pas mal de risques, et c’est grâce à son bon goût qu’il évite le four. Un film catastrophe c’est un peu synonyme de nanar. La contemplation spatiale et son silence assourdissant sont les meilleurs somnifères du marché. Sauf que Danny Boyle a du bon goût. Exit la phase de préliminaires « panique à bord » inhérente au genre. On arrive directement dans le vif sur sujet avec un petit briefing en voix off. On atterri directement dans Icarus II, en 2057, la terre est en période glaciaire, le soleil déconne, on va le faire sauter. Et puis après tout, le côté catastrophe, on s’en tamponne tellement… que Danny Boyle essaye même pas d’improviser des péripéties originales.

Petit bonus: 2057 = futur proche. Bonjour le voyage Terre-Soleil en moins d’un an, exit la cryogénisation et autre hyper-espace, bonjour les systèmes de survie spatiale envisagés par la NASA (psy et écosystème embarqués), exit le vaisseau intergalactique, bonjour le vaisseau biscornu.

Paragraphe justement flatteur 2.0. Intense et fabuleux huis clos spatial avec une esthétique plus proche de Moon que de Dante 01. Le film est tout simplement super beau, effets spéciaux splendides accompagnés d’une musique de circonstance orchestré par le groupe electro Underworld. On se retrouve finalement hypnotisé par la lumière divine du soleil dans de longs moments contemplatifs. Après, c’est sûr que s’approcher du soleil avec un vaisseau qui s’appelle Icarus, que ce soit le 1er ou le 2e du nom, c’est masochiste. Tout le monde connait le destin funeste d’Icare. Face à ce majestueux soleil à la force surnaturelle, l’équipage se retrouve finalement être son propre ennemi, par les méandres de la nature humaine qui les rattrape inévitablement. L’homme face à lui-même, appréhendant l’astre sur-puissant à sa manière.

En résumé: un thrilleur spatial contemplatif qui vaut son gros détour et confirme une fois de plus le talent éclectique de D. Boyle qui s’octroie le luxe de distiller des références au genre de-ci de-là….