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Chroniques

La Chronique de Mr Pink

Ghost Shark poster affiche

On croyait avoir atteint le point de non-retour avec Avalanche Shark… Comme toujours, les studios de production de nanars nous montrent qu’on se trompe toujours. Diffusé par Sci-fi au mois d’août,  ce film met en scène des femmes peu vêtues… Ha non, pas que, en fait. Bah oui, n’oublions pas les requins. Cette fois-ci, les bêbêtes ne se contentent plus de la mer ou de la neige. NON NON ! A présent, juste une flaque d’eau leur suffit. C’est tellement plus marrant (pour nous, pas pour les personnages, vraisemblablement). 

T’es dans ta piscine : hop, tu peux te faire croquer par un squale.

Tu laves ta voiture ? Sache qu’un requin sournois peut se terrer dans ton seau d’eau et te hacher menu.

Tu prends ton bain… GRAVE ERREUR, petite blonde ! 

Bon, par contre, si visiblement, tu n’es pas une femme à forte poitrine, tu n’intéresses pas la bête dentue… Zut, j’avais décidé de ne plus me laver, par précaution.

 

La chronique Mr Pink

double headed shark attack affiche posterAnnée : 2012

Titre original : Double-Headed Shark Attack

Réalisateur : Christopher Ray

Acteurs notoires : Carmen Electra

Sources utiles : IMDbAllociné

Plot : Après le naufrage de leur bateau, des étudiants se retrouvent sur une atoll qui menace à tout moments de s’effondrer. Incapables de joindre les secours, ils se retrouvent prisonniers face à un énorme requin bicéphale qui les encerclent de tous les côtés.

*Début de la parenthèse :
Les personnages sont donc tous des étudiants… Si vous avez fait des études ET que vous avez eu ce genre de promo (poupées siliconées aux gros seins, notamment), n’hésitez pas m’indiquer dans quel domaine c’était, pour que moi et toute l’équipe de Thereservoirblog, on reprenne nos études !
Fin de la parenthèse.*

Encore un magnifique film signé The Asylum, qui recycle tous les ingrédients de ses précédents nanars pour nous offrir un chef d’oeuvre de répliques cultes et de scènes désolantes, avec l’aide de femmes en tenues légères et d’un requin en plastique.

Je suis toujours aussi fan des effets spéciaux du studio : le requin semble parfois mesurer 10/15 mètres de long, mais sur le plan suivant, il va plutôt faire 4 mètres (belle bête quand même). Problème Génie récurrent de ce style de film, qui en exaspérera plus d’un, mais qui ravira le passionné (comme moi).

Mais la magie du film repose sur les personnages ultra-clichés (pour vous montrer le niveau, Carmen Electra incarne le médecin du petit groupe, qui propose de soigner le mec qui s’est fait arraché le bras avec un pansement), qui se retrouvent confrontés à un requin fou, car vous comprenez, le requin, il a deux têtes, donc il est deux fois plus sensibles aux stimuli ( = le sang, même si dans certains filles, il y a probablement plus de silicone que d’hématies). J’ai d’ailleurs même cru à un moment que le requin allait mourir d’une indigestion (mais il est coriace, le machin).

Dès le début, le film est rythmé, et ne laisse pas un instant de répits à nos bodybuildeurs au QI d’huîtres mortes. Même quand on pense qu’ils vont s’en tirer, ils arrivent à nous surprendre en étant tellement idiots que leur plan foire. Désolation ultime Fou rire incontrôlable !

En bref, vous êtes fan de pisciculture, n’hésitez plus et regarder L’attaque du requin à deux têtes avec vos amis (si tant est que vous en ayez, avec une telle passion).

Chronique de Mr Pink

Grande nouvelle pour les fans de nanars, qui cette fois-ci ne provient pas de The Assylum ! Il semble bien que le filon des requins ne soit pas encore épuisé, loin s’en faut, et tant mieux pour nos mirettes !

Tu aimes les boobs (oui, nous avons tous une âme de beauf en nous) ? Tu aimes les dents pointues ? Tu aimes la neige ? Je suis donc fier de te présenter Sharkalanche, aka Avalanche Sharks, réalisé par Scott Wheeler, déjà célèbre à cause de grâce à Transmorphers.

Et parce que ton cœur ne saurait se contenter de mon blabla éternel (ponctué de parenthèses inutiles), je t’offre l’affiche du film :

sharkalanche avalanche sharks poster affiche film

Quoi ? Ce n’est pas suffisant ? J’avoue que l’affiche manque de quelques rondeurs. Heureusement pour vous, ce n’est pas le cas du trailer :

Dès que j’aurais mis la main sur ce film, vous aurez droit à une critique (allez, on cache sa joie dans le public).

Et pour ne pas se quitter trop triste, je vous laisse admirer la superbe pochette du bluray.

sharkalanche avalanche sharks dvd

Chronique de Mr Brown

house at the end of the street - la maison au bout de la rue - affiche - posterAnnée : 2012

Titre original : The house at the end of the street

Réalisateur : Mark Tonderai

Acteurs notoires : Jennifer Lawrence

Sources utiles : IMDb, Allociné

Plot : Une adolescente prénommée Elissa et sa mère emménagent à côté d’une maison où a eu lieu un massacre 4 ans auparavant : les parents ont été sauvagement assassinés par leur fille. Peu de temps après, Elissa se lie d’amitié avec le fils Ryan, unique survivant de la famille.

Une fois n’est pas coutume, commençons par les points positifs. Ou devrais-je dire LE point positif : Jennifer Lawrence. Ce qui fait en fait DEUX points positifs (héhé). Plus sérieusement, ce film n’est pas une réussite (loin de là) mais pas non plus une daube à proprement parlé. La première heure est lente, il s’y passe peu de chose, on attend de comprendre pourquoi ce film est classé dans la catégorie horreur… On attend longtemps, d’ailleurs. Mais les codes du genre sont là : suspens, secret de famille qui reste à découvrir, forêt mystérieuse, cave angoissante… Il ne manque de le sang et les boyaux, en fait ! S’il vous prend l’envie de regarder le film, peut être allez-vous sursauter à certains passages, à la condition qu’il fasse nuit et que vous soyez seul et que votre maison soit isolée dans une forêt,… Bon, vous n’allez pas sursauter, en fait.

La seconde partie du film déconne totalement, et gâche le début déjà assez peu prometteur du film. Les personnages multiplient les erreurs, les clichés s’enchainent (tiens, ma lampe qui tombe en panne / oups, j’ai oublié de fermer la porte à clé), le jeu d’acteur est assez plat (ce qui parait incroyable avec Melle Lawrence – héhé). Toujours pas d’ambiance, ni même un petit frisson. Tout est cousu de fil blanc, et même le retournement de situation des 5 dernières minutes est plus que prévisible.

Pour résumer : des clichés en veux-tu en voilà, une mère plus qu’insupportable, un scénario qui ne décolle pas, des acteurs très médiocres. Même Jennifer Lawrence ne peut empêcher le naufrage. Tout est réuni pour un direct-to-dvd.

Fuyez, pauvres cinéphiles !

 

 

 

 

 

Chronique de Mr Pink

age of the hobbits - clash of the empire poster afficheAnnée : 2012

Nouveau titre: Clash of the empire

Titre français : La légende des mondes

Réalisateur : Joseph Lawson

Acteurs notoires :  Christopher Judge, Bai Ling

Source utile :  IMDb et pi c’est tout !

Plot : Il y a12000 ans, en Indonésie, un village de hobbits est attaqué par des forces obscures et cannibales. Le hobbit Goben, accompagné de son père et de sa soeur, partent à la recherche des géants, leur seul espoir de retrouver enfin un peu de tranquillité.

Initialement prévu sous le titre « Age of the Hobbits », qui ne laissait aucune ambiguïté sur le contenu, le film a dû être rebaptisé suite à une plainte déposée par la Warner. Aucun autre film n’aura d’ailleurs le droit d’intégrer dans son titre le mot « Hobbit », devenu une marque déposée (Félicitation, la Warner ! Clap clap). Le mockbuster se dénomme donc à présent « Clash of the Empire », et est bien entendu produit par The Asylum, notre studio de production préféré !

Par souci d’économie, les « hobbits » (ou ceux qui sont supposés être des hobbits) sont interprétés par des nains (c’est plus facile, tout de suite, et ça ne va pas du tout compliqué la rédaction de cet article), mais ne vous inquiétez pas, les monstres sont tout droit sortis de Mégashark vs Crocosaurus. Ouf !

Vous allez adorer les scènes de combats, sans aucun faux raccord, la qualité du jeu des acteurs, le scénario, les dialogues, les moustaches des acteurs (vous avez préféré la barbe de Thorin dans The Hobbit (le vrai) ? Vous manquez tellement de goût…), le malheureux hobbit/nain qui tente de donner l’alerte dans le village avec un minuscule carillon (sachant que tout le monde hurle dans le village ! hahahaha), les images de synthèse réutilisées plusieurs fois pour diverses scènes… Tout ceci, c’est signé The Asylum, et ça nous plait toujours autant !! J’ajouterai que c’est même une de leur meilleure réussite, qui vous garantira fous rire et larme à l’oeil (à force de rire, bien entendu).

Je n’irai tout de même pas jusqu’à vanter les musiques du film, mais… non, je n’ira pas jusque là !

Ceci vous a donné envie de vous poiler devant ce mockbuster ? Il va falloir être patient, car malheureusement, le DVD ne sera disponible en France que le 17 avril !

Pour les fans puristes de Tolkien, passez votre chemin : des hobbits sans pieds poilus et qui dorment dans des huttes en haut des arbres… mais quelle idée ?!

Chronique de Mr Brown

Sinister poster afficheAnnée : 2012

Titre original : Sinister

Réalisateur : Scott Derrickson

Acteurs notoires :   Ethan Hawke

Sources utiles : IMDbAllociné 

Plot : Ellison, auteur de romans policiers inspirés de faits réels veut renouer avec le succès. C’est pourquoi il s’installe avec sa femme et ses deux enfants dans une maison, qui a été le théâtre d’un massacre familial. Au cours de son enquête, il retrouve des bobines de films dans le grenier, montrant les meurtres d’autres familles…

Après moults visionnages de films d’horreur plus ou moins bons, je suis tombé sur ce film, que je considère un peu comme la pépite en matière de films d’horreur de 2012. Ici, pas de personnages qui subissent le mauvais sort, mais seulement un homme qui les provoque. Et ça, ça change un peu, sans être totalement original (Ring l’a déjà fait avant lui, entre autres). Saluons au passage la prestation de Ethan Hawke, qui nous accompagne dans les noires profondeurs du secret qui entoure la maison.

Le film est oppressant, dès les premières minutes de visionnage des bandes du grenier. Ces bandes, justement, qui sont forcément au coeur de l’intrigue sont tellement malsaines qu’elles donnent un caractère très particulier au film, frôlant le voyeurisme, sans jamais atteindre le gore… Le scénario est cohérent du début à la fin (sauf sur un point que je ne peux vous révéler sans vous spoiler…), ce qui est tout de même rare dans le domaine de l’horreur.

Mais que serait un film d’horreur sans une fin à la hauteur ? Hé bien, justement ! Donc, par définition, Sinister est un (très) bon film d’horreur.

Courrez, chers lecteurs ! (pour le voir, pas pour fuir la mort….)

La Chronique de Mr Pink

Année : 2012

Titre original : Chernobyl Diaries

Réalisateur : Bradley Parker

Acteurs notoires :  néant

Sources utiles : IMDb, Allociné 

Plot : Six jeunes idiots à la recherche d’adrénaline engagent un guide (Youri, à prononcer avec un fort accent russe, comme à chaque fois que les protagonistes le disent) pour une «expérience extrême». Malgré le danger, l’homme les conduit dans la ville de Pripyat, toute proche de Tchernobyl. Vingt-six ans plus tôt, suite à l’incident nucléaire, les lieux avaient été évacués dans l’urgence. Après une brève exploration, le petit groupe se retrouve piégé dans la ville fantôme. Et ils ne sont pas seuls…

Bouhou ! Ça ne sent pas le réchauffé du tout, cette histoire.

Alors, qu’est-ce qui m’a chiffonné, dans ce film ? Hé bien, à peu près tout….

Tout d’abord, les acteurs. Pour éviter de me répéter, je ne dirais rien. RIEN DU TOUT. Quoique…

On ne s’arrêtera pas sur les répliques plus que con-con des filles du groupes (la blonde surtout, va savoir pourquoi…), tels que « Bah pourquoi il y a des soldats qui gardent l’entrée à Pripyat ? C’est pour les touristes ? On n’a pas le droit d’être là ? Ces types ont l’air très sérieux« . Ce sont des soldats, blondasse ! Bien entendu qu’ils sont sérieux (bien qu’on puisse les corrompre avec quelques euros, mais bref, ce n’est pas le sujet ici). Quand un soldat approche, on peut même l’entendre dire : « Qu’est ce qu’il se passe ? (Gémissements indistincts). Ça fait peur… Mon dieu, regarde ce type, il est énorme« . Et tout ceci avec une musique angoissante. Je précise que nous sommes ici à 12 minutes du début, que l’on n’a toujours pas pénétré dans le zone de dangers, et que donc cette musique est totalement ridicule, de même que toute la scène… Si les personnages ont déjà peur ici, qu’est ce que ça va être quand ils vont se retrouver dans la ville déserte, avec un stalker ? Mais admettons, ils sont un peu stressés, ce sont des américains qui ne comprennent rien à la langue et la société slaves.

Mais, quand un des mecs sort « C’est plutôt inquiétant comme bled« , je ne peux m’empêcher de hurler et de sauter dans tous les coins, de frustration ! Tchernobyl, garçon ! TCHERNOBYL ! Je sais que tu es américain, et donc ignorant, mais tout de même, tu dois savoir dans quoi tu t’engages… Mais admettons…

Je passe que les aberrations scientifiques au sein de la faune de la région (j’ai pendant un instant cru que je regardais Piranha), les scénaristes qui nous prennent pour des guignols avec des fausses alertes d’attaques ridicules (mais les autres personnages ont peur, donc….), l’utilisation des compteurs Geiger (Au secours !). Ici, radiations = anthropophagisme mais jamais des cancers ! On se croirait presque dans un monde enchanté, non ?

Je ne peux même pas résumer toutes les aberrations du film. Si vous avez autant de courage que moi, regardez-le. Et si, comme la majorité des personnes, vous avez une petite connaissance en physique (et des bases en médecine – de petites bases, rien que ça) vous allez rire ! Et peut être avoir peur !

Car oui, malgré tout ça, quand les personnes sont en train de mourir, le film reprend du panache (prononcez ce mot à la façon de Christoph Waltz, je vous prie). On sursaute (un peu), on tremble (presque pas).

Et on SAVOURE la fin.