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Archives de Tag: Mafia

Année: 2012
Titre original: Serbuan maut
Réalisateur: Gareth Evans
Acteur notoire: aucun

Plot: une équipe de policiers d’élite prennent l’assaut d’un immeuble, repaire d’un baron de la drogue.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Parti chercher la gloire en Asie, le réalisateur gallois Gareth Evans semble avoir trouvé son Graal avec The Raid qui surfe sur la vague du succès. La recette: une histoire ultra-bidon, 1h40 d’action pure et dure, façon indonésienne, point. C’est tout con, et ça marche… relativement.

Plus ou moins connus dans leur contrées, les acteurs desservent l’art martial autochtone, le silat. C’est brutal, ça tape dur… et nous surprend de temps à autre par des mouvements originaux. Armes à feu, armes blanches, mains nues… tout est bon. Le réalisateur s’est d’ailleurs amusé à illustrer l’expression « bringing a knife to a gunfight ». L’action est bien filmée, ça défourraille, rythmé par de l’electro, c’est sympa et parfois drôle… bonus pour l’infernal Mad Dog.

Ce n’est cependant pas la claque attendue. Ca ne vaudra pas un bon Crank. Des mecs qui se tapent dessus, même si ils changent d’arme… au bout d’1h40, ça devient un peu long. Longueur accentuée par des petites incohérences qui font tâche. Et ce n’est pas le semblant d’histoire ni les semblants retournements… qui rattrapent l’affaire. Ca ne fait pas trop tâche et c’est déjà pas mal. 1h20 encore plus brainless auraient été plus appréciées. Plus d’originalité dans la réalisation/narration aurait probablement payé.

Bilan, c’est sympa… mais de là à l’ériger au rang de « pure action. déjà culte », y’a des limites.

Année: 1993
Titre original: Last action hero
Réalisateur: John McTiernan
Acteurs notoires: Arnold Schwarzenegger & des guests à foison !

Plot: un jeune cinéphile se trouve embarqué dans la suite de son film d’action préféré.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Ô McTiernan mon amour ♥

Déclaration d’amour au cinéma, Last action hero est l’incontournable, l’indétronable, l’inimitable plus bel hommage aux films d’action qui ait vu le jour. Avant tout un classique qui envoutera toute âme damnée par l’ignorance de ce chef d’oeuvre, c’est aussi mais surtout LA base sine qua non de tout cinéphile qui se respecte, sans compromis possible.

A voir dès 7 ans et jusqu’à 77 ans. Le petit Danny vit le rêve de tout enfant qui ne rate pas sa vie… Danny dans lequel se retrouvera parfaitement tout apprenti cinéphile. Pour ceux qui ont passé l’âge de la puberté, que Danny agace et qui commencent à accumuler de la culture ciné, ce film est une véritable mine d’or. Il est complètement bourré de références, clins d’oeil et autres hommages à bon nombre de films cultes. Oui, exit Tarantino et ses références à des films italiens/japonais/hong-kongais obscurs des 70’s (non que ça soit désagréable), McTiernan vise des références bien plus abordables avec des blockbusters monstres… et c’est tout bonnement jouissif.

Liste non exhaustive de références: Sharon Stone qui sort de son interview (Basic Instinct… et ex-femme dans Total Recall), Robert Patrick en T-1000, la lune de E.T… bon nombre de films, de scènes ou de tirades cités… et une tripotée de guests gratuits: Stallone, Tina Turner, Melvin van Peebles, Jean-Claude Van Damme, MC Hammer, Chevy Chase……. Et en plus de toutes ces références pour le bas peuple, McTiernan n’oublie de consoler le Cinéma avec une référence à Ingmar Bergman et son Le Septième Sceau avec la mort interprétée par… Ian McKellen, oui on n’en finit pas. Passons Hamlet que McTiernan sur-viole pour notre plus grand plaisir!!

L’autodérision est exquise mais n’empiète par pour autant sur la narration ce qui permet au film d’avancer et d’avoir de belles scènes d’action sans pour autant tomber dans le gros ridicule. Parodie  blindée d’un humour qui est loin d’être subtile – respect des codes du film d’action – mais qui n’en devient par pour autant lourd. Qualité fort appréciable dans le registre de la parodie.

Toujours mieux, McTiernan s’offre le luxe de certaines réflexions sur la barrière qui sépare la réalité de la fiction… ou la fiction de la réalité. Film = Californie, soleil, jolies filles à perte de vue et victoire inévitable des good guys. Réalité = New-York, pluie, misère et liberté des bad guys. Différence que percuteront Danny et Jack Slater… ce dernier devant finalement se résigner sur son triste sort: un pantin que les scénaristes tortureront jusqu’à l’épuisement du public. L’innocente perfection des films hollywoodiens est pointé du doigt.. et c’est très bien.

Si vous êtes pas convaincus de le revoir avec ça…

« I’m out of here… « 

Année: 1979
Titre original: Destructor (Video) / (The amazing) Mr No Legs (UK) US
Réalisateur: Ricou Browning
Acteurs notoires: aucun

Plot: la soeur d’un flic meurt dans de drôles de circonstances

Source utile: IMBb

Mr Orange: Ce soir ma quête d’exploration des films d’exploitation des 70’s m’a emmené dans les tréfonds du genre, et j’y ai découvert le St Graal, ni plus ni moins, avec L’infernale poursuite de Ricou Browning. Vous ne le connaissez pas? C’est normal, il est spécialisé dans les films sous-marins: quelques séquences de James Bond (vous enflammez pas, c’est sa seule référence glorieuse), la série Flipper le dauphin… oui. Mais qu’a bien pu faire un type pareil?!

L’infernale poursuite aka The amazing Mr No Legs. C’est plein de chose et aucun des titres – toutes langues confondues – n’est dans la mesure de vous donner des indices. Car malgré ce que veut nous faire croire les taglines du film (ici), Mr No Legs est à L’infernale poursuite ce que Requin est à James Bond: un emblématique pion de l’ennemi, ni plus, ni moins. Quand à la poursuite… il s’agit d’1/12e du film.

Voilà des indices: une enquête policière, un combat à l’épée médiévale, un nain qui traine dans le décor, une course poursuite de 10 minutes, un estropié qui excelle dans le kung-fu à coups de moignons, deux types qui foncent vers rien, un type qui croise le destin du Titanic… nanard? Non, film d’exploitation j’ai dis, c’est pas pareil!

Bilan: une perle rare d’une qualité surprenante (si l’on ignore quelques détails). Bien meilleur que bon nombre d’autres de l’époque d’ailleurs. Vieux 35mm difficilement restauré  pour un festoch, VHSrip 4/3 dégueux sous-titré suédois… peu importe, ça ajoute au charme du genre. A voir sans concession si vous le pouvez!

#Note personnelle: y allez mollo sur les films des 70’s, vais finir par trouver la mustache à la mode#

Année: 2011
Titre original:  Ajoessi / 아저씨
Réalisateur: Lee Jeong-beom
Acteurs notoires: Won Bin, Kim Saeron

Plot: amitié entre un bad ass et une petite fille

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: The man from nowhere est un de ces films qui nous rappelle que le cinéma coréen est excellent et surtout la différence entre un bon film et un film sympa. Coup de coeur qui fait plaisir là ou ça passe… ce qui n’arrive malheureusement pas tous les jours.

Sans trop entrer dans les détails: Ajoessi, mystérieux prêteur sur gage, se lie d’amitié avec So-mi, une jeune voisine solitaire qui cherche un ami… une compagnie que sa mère, junkie, ne lui donne pas. Ensuite, forcément, y’a quelques soucis qui se pointent, et on découvre que le ajoessi de So-mi est un total bad ass. Le film est vraiment exceptionnel notamment avec cette histoire d’amitié entre une petite fille extrêmement touchante – la jeune actrice est bluffante – et notre prêteur sur gage cachotier. Plus qu’une simple excuse bidon pour justifier une violence gratuite, cela apporte une réelle profondeur au film, parce que bien traité.

La libération d’Ajoessi de ses gongs s’ensuit d’une enquête échelonnée de violence brutale, implacable sans être frénétique ou esthétique.  Le film prend une réelle force pendant la 1ère moitié, au cours de laquelle l’identité du beau ténébreux nous reste obscure. On regrette un peu d’en apprendre sur lui, le pouvoir du mystère étant tellement fort (confère Alien le 8e passager), mais c’est finalement pas si mal traité malgré l’aspect un peu cliché de la vérité et l’approfondissement de l’histoire nous fait vite oublier ce petit écart.

Descente dans les bas fonds de la mafia coréenne. Acteurs surprenants. Violent, touchant, dur, impitoyable… on n’oublie pourtant pas de nous divertir avec quelques tirades vengeresses. A voir sans hésitation.

A regarder en coréen sous-titré !

Année: 2011
Titre original: Hobo with a Shotgun
Réalisateur: Jason Eisener
Acteur notoire:  Rutger Hauer

Plot: un clochard rend la justice à coup de fusil à pompe.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde: Lors de la sortie de leur programme Grindhouse, Quentin Tarantino et Robert Rodriguez organisèrent un concours de fausses bandes annonces. Le grand vainqueur fut Hobo with a shotgun (dont la fausse bande annonce est disponible ici) Attention âmes sensibles s’abstenir!

À l’instar de Machete , Hobo with a Shotgun eu le droit à son adaptation en long métrage.
Bon bien sûr c’est un film à prendre au second degré! Non un mec s’est pas dit je vais faire une histoire crédible avec une intrigue poignante en mettant un fusil à pompe dans les mains d’un clochard! Les personnages sont ultra-caricaturés, le dénouement assez prévisible et c’est gore. Très gore. Mais gore sale. À la Grindhouse quoi!

Rutger Hauer (le terrifiant réplicant Roy Batty de Blade Runner) campe ici un clochard itinérant qui débarque dans une ville gangrénée jusqu’à la moelle par une Mafia familiale qui terrorise les habitants à grands coups de passage à tabac et d’exécutions publiques sanglantes et spectaculaires. Suite à quelques évènements, il décide de prendre les choses en main et commence à faire justice, un shotgun à la main. Une sorte de Batman, mais avec moins de sous ;).

L’intérêt du film vient des multiples répliques plus grossières et ridicules les unes que les autres mais pour le moins bien poilantes  et surtout de son comique de situation (le film va parfois un peu plus loin que les autres films du genre. La règle « pas les femmes et les enfants » n’est par exemple pas respectée).

Vous aimez le Grindhouse, vous vouez un culte à ce genre old school bien particulier : Watch it!
La vue du sang vous importune, vous préférez le langage châtié et pour vous une plaque d’égout n’est pas un instrument de mort  : Passez votre chemin!

Mr Orange: Oh que c’est gore, oh que c’est sale… et presque trop. Comme l’a dit Mr Blonde les femmes et les enfants d’abord, sans soucis. Bref, de la grosse série B. Tarantino et Rodriguez voulait une bande annonce de film d’exploitation.. bah ils ont été servi! Douche sexy de sang,: check (hahaha…), meurtre ultra-gratuits ultra-malsains: chek… re-check… et re-re-check, gros clichés: check … bref, les mecs n’y sont pas allé avec le dos de la cuillère.

Un clodo qui nettoie une ville rongée par le mal à l’état pur au shotgun. C’est gratuit, et c’est pour ça qu’on aime. Bon, personnellement, si je devais le comparer à son grand frère, Machete, ce dernier reste quand même très supérieur, qu’on soit d’accord.

Pour illustrer le niveau de salitude du film, voilà la plus belle déclaration d’amour que peut faire un homme à une femme (prostituée de profession):
Large Man: You look so hot, I just want to cut off my dick and rub it against your titties!
J’essayerai un de ces quatre, si ça se trouve c’est l’instrument de séduction ultime, le St Graal, ce qui fait passer le séducteur en niveau pro…

En tout cas, si le film n’apporte pas des répliques facilement sortables en société, c’est clair que dans le genre série B, il joue pro.

Année: 2003
Titre original: Gokudô kyôfu dai-gekijô: Gozu
Réalisateur: Takashi Miike
Acteurs notoires: Shō Aikawa

Plot: Un yakuza est chargé d’éliminer un de ses « frères » devenu cinglé.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Première réaction: Ooooooooooooh punaise, ça fait du bien!! Alors ça faisait une paye que je n’avais pas vu un T. Miike. Et Gozu a su me rappeler pourquoi je suis dingue de ce réalisateur ! (Et pourtant, je l’ai vu en japonais avec un sous-titrage anglais pas toujours bien calé/fait)

Nous avons droit à une première partie du film plutôt chiante – fatigué, je me suis endormi – complètement voulue, dixit le chef: « Je voulais que le public se sente un peu perdu en regardant le film, voire même presque ennuyé. » Notre yakuza a perdu le corps de son « frère » et mène sa petite enquête dans une ville peuplé de gens quelque peu décalés. Oui, ça a beau être lent, Miike nous distille quelques bizarreries, nous rappelant – et dès le début avec une fabuleuse scène d’élimination d’un chihuahua-tueur-de-yakuza brutale et gratuite – qui est le réalisateur, et pourquoi on l’aime!

Et puis d’un coup, vers les 2/3 du film, d’un coup, T. Miike se lâche complètement, nous surprend comme on aime, et nous emmène dans un imaginaire qui lui est bien spécifique – complètement déglingué -, ça devient du gros n’importe quoi et… gros kiff total avec des scènes sexy/dérangeantes/hilarantes… servies sur un plateau, et sans limite.

Loin des trashs, hyper-actifs et génialissimes Visitor Q ou Ichi the killer, on s’approche plus du grand Audition version trilogie Dead or Alive ! Avec un retour sur les thèmes que Miike chérit… m’enfin faudrait pas trop dévoiler tout ça!

Bref, l’apothéose finale mérite carrément de s’accrocher à la lenteur initiale, à voir absolument pour les fan de cinéma décalé !!

Année: 2008
Titre original: Killshot
Réalisateur: John Madden
Acteurs notoires: Mickey Rourke, Joseph Gordon-Levitt

Plot: Un couple en plein divorce deviennent des témoins gênants.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Le coup du « témoins gênants », c’est pas franchement une révolution pour le cinéma. En revanche, avoir deux bad guys plus connus que les 2 good guys, ça pointe une première originalité. On a donc droit à un Mickey Rourke génial en tueur à gage pour le compte de la mafia, de sang indien, avec un style « réglé-comme-une-montre ». A côté de ça, Joseph Gordon-Levitt prend le rôle d’un braqueur, wanna be, tête à claque grande gueule, impulsif, à l’opposé du professionnalisme de son compère de fortune.

Autre chose, une originalité vient du fait que l’on ne suit pas les 2 chassés au cours d’un relatif road movie avec quelques apparitions terrifiantes des 2 chasseurs. Que nenni, un peu comme pour Dead man’s shoes, les standards de « temps de caméra attribué » sont quelque peu inversés, avec en gros 70 % bad guys, 30 % good guys. Ce qui offre un résultat surprenant, notre coeur balançant entre un indien qui veut buter tout le monde et des good guys laissés en retrait.

Bref, le scénar’ est pas folichon, mais en 1h30 le réalisateur nous offre une révision du genre intéressante.