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Archives de Tag: Guerre

Année: 2010
Titre original: The Bang Bang Club / Shots of war (sortie DVD FR)
Réalisateur: Steven Silver
Acteurs notoires: Ryan Phillippe, Taylor Kitsch

Plot: histoire de 4 photographes de guerres

Source utile: IMDb

Mr Orange: Filmé sur les lieux historiques, The Bang Bang Club est l’histoire du… Bang Bang Club, un groupe de photojournalistes de guerre composé d’un noyau dur de 4 photographes: Kevin Carter, Greg Marinovich, Ken Oosterbroek et João Silva, ce dernier ayant écris le livre dont est inspiré l’histoire. Pour détailler, ce petit gang a couvert les affrontements sanglants entre l’ANC (African National Congress aka Nelson Mandela) et l’IFP (Inkatha Freedom Party aka des Zoulous aidés par le gouvernement) entre 1990 et 1994 à la fin de l’Apartheid.

Bien que sur fond d’Apartheid sur le déclin, le film centre son propos sur le (photo)journalisme de guerre, ces hommes qui vendent leur peau pour quelques clichés chocs qui défrayeront éventuellement la chronique, ces hommes qui essayent de faire passer un message souvent mal-interprété et qui se retrouvent dans des positions difficiles, à photographier des scènes horribles, impuissants, avec comme seule option un voyeurisme qui attirera peut-être le regard de quelques hautes sphères occidentales. Un lourd fardeaux bien difficile à porter. Un danger permanent qui les charge en adrénaline, moteur invraisemblable.

Le film aurait vraiment pu être transcendant, mais problème: la chimie n’y est pas. Certes, des moments forts du films prennent par les tripes et les scènes de photos de combat d’une tension intenable ou les photos Pulidzer ne laisseront personne indifférent. Malheureusement, des étoiles montantes d’Hollywood ont été ajoutées au casting et le film s’en trouve trop « étoilé ». Leur jeu n’est pas foncièrement mauvais, mais ça ne colle pas parfaitement. Même pas d’accent. Le film aurait dû rester sud-africain. Et le réalisateur, habitué aux documentaires, n’a pas su saisir son spectateur comme il l’aurait dû, malgré le potentiel énorme du film. Une photographie plus sale, rude… une musique qui vous prend les tripes… que de choses qu’il manque. Volonté de rendre la réalité telle qu’elle est: dure, sans filtre ni musique? Probablement… un montage mieux alambiqué alors… ?!

Loin d’être mauvais, le film pêche pourtant à prendre le spectateur, le mettre en bouillie et l’essorer sans scrupule… chose à laquelle on s’attend avec un tel sujet. Dommage. Petit point positif: on a droit aux vraies photos pendant le générique final!

Depuis 1994, spoiler [ les survivants ont continué à couvrir des guerres, ont repris des dommages collatéraux et João a perdu ses 2 jambes sur une mine en Afghanistan en 2010…….. ]

Année: 2011
Titre original: Battle: Los Angeles
Réalisateur: Jonathan Liebesman
Acteurs notoires: Aaron Eckhart, Michelle Rodriguez

Plot: Des aliens envahissent la Terre.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Que personne ne se fasse d’illusion: le titre résume complètement le film. Jonathan Liebesman nous évite brillamment toute nécessité de réflexion, d’introspection et autres inepties. Le film dure 2h et comprend environ 1h40 de combats urbains, donc mettez votre intellect dans une boite noire, et récupérez le intact à la fin du film. J. Liebesman c’est qui? Le mec qui a fait le remake de Massacre à la tronçonneuse et depuis le succès (oui oui) de Battle Los Angeles, il a obtenu la confiance des producteurs et s’est vu chargé de l’imminent La Colère des Titans et prochainement: Les Tortues Ninja (yiiiiiihaaaaa) et … Battle: Los Angeles 2. Ca, c’est dit.

Pour suivre le modèle de Skyline, le film nous met direct dans le jus avant un petit flashback de 15 minutes sur nos héros histoire de planter le décor. Mais à l’opposé TOTAL de Skyline dans lequel on voit l’invasion depuis le point de vue de civils avec une armée observée de loin, ici on voit l’invasion vue l’armée avec 2-3 civils observés de loin, avec une petite « famille » histoire de faire passer les femmes et les enfants d’abord. Ne pas s’affoler, les civils, on s’en tamponne royalement, ils ne sont qu’excuse à péripéties.

Points bonus:
– Le film ouvre sur California Love de 2pac… haha
– Les aliens sont évidement bien fait et changent évidement de nos habitudes avec cette fois une organisation plus militaire avec troupes au sol, armes lourdes…
– Les vaisseaux aliens qui s’assemblent comme de grosses pizzas géantes (dixit le producteur).
– Le site promotionnel ReportThreats.org avec tout plein de fausses interviews / anecdotes de « spécialistes ».
– Le film est inspiré d’une histoire vraie. Oui oui, l’artillerie U.S a enflammé le ciel de L.A. à la suite de la détection d’un « OVNI » en 1942.
– Michelle Rodriguez campe décidément les films de mec…
– Le bataillon de Marines mis en avant dans le film serait le plus médaillé de l’histoire. L’anecdote racontée dans le film est d’ailleurs sensée être vraie.

Je ne vous ai pas convaincu que c’est un film de mec par excellence, voilà une petite citation pour justifier mon propos:
Cpl. Kevin Harris: Santos, you okay?
TSgt. Elena Santos: Yeah. I got that nasty stuff all over my mouth, man.
[…]
Cpl. Kevin Harris: Ha. You let him do you on the first date. 

Pas suffisant?
Lt. Col. K.N. Ritchie: … the Air Force will tear them a new asshole …

 Bilan? Un La chute du faucon noir version aliens. Pas mal du tout dans le genre brainless.

 Année: 1964
Titre original: Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb
Réalisateur: Stanley Kubrick
Acteurs notoires: Peter Sellers
 Plot : Le général Jack Ripper, convaincu d’un complot communiste envers les États-Unis démarre un processus menant vers l’holocauste nucléaire massif, processus que les généraux et les politiciens du pentagone tentent frénétiquement d’arrêter.

 Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde : Docteur Folamour est mon Kubrick préféré et mon film fétiche. C’est aussi le film le plus drôle de ce cher Stan. C’est un humour particulier, à la fois trivial et très subtil mêlant 6 personnages réunis en 4 acteurs (Peter Sellers joue 3 rôles principaux) avec des personnalités très différentes et toutes aussi drôles les unes que les autres.

Le film traite des tensions extrêmes qui existaient entre les 2 deux grandes nations américaine et russe lors de la guerre froide. Stanley Kubrick le sort en 1964, 2 ans après la crise des missiles de Cuba. Cependant les tensions eurent tendance à s’atténuer avec les accords nucléaires qui signaient le début de « la détente ». À noter que la sortie du film fut repoussé d’un an à cause de l’assassinat de  John F. Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963.

Docteur Folamour est assez avare de décors, en effet le film peut être vu comme trois pièces de théâtre avec chacune son unité de temps, de lieu et d’action. L’humour trouve sa source dans l’absurdité du drame qui se déroule et des dialogues qui en ressort. Le monologue du général Ripper sur l’invasion communiste, les excentricités du Docteur Folamour ou les mimiques du général Turgidson sont autant  de touches de génie qui font pour moi de ce film un indispensable!

Le film est porté par le célèbre thème « When Johnny comes marching home », chanson populaire de la guerre de Sécession qui fut écrite pile un siècle avant la sortie du film. Ce thème sera notamment repris dans le  grand film d’auteur qu’est Die Hard 3 : une journée en Enfer :D.

À voir et à revoir!

Mr Orange: Film de Kubrick, ok… encore en mémoire Barry Lyndon avec de grandes prouesses techniques mais digne d’une vraie épopée INTERMINABLE.. Bref, j’étais sceptique, et il faut avouer que le noir & blanc n’est pas franchement encourageant. Mais que nenni! C’est une perle d’humour noir, et du haut de ses 1h30, c’est ‘achement plus abordable.

Donc vous pouvez ranger votre esprit bisounours, ici Hiroshima c’est juste une bonne grosse blague mal interprétée :) bref, les yankee et les ruskoff en prennent tous pour leur grade avec une fin du monde dépendante d’un distributeur Coca-Cola, d’abus de vodka et autre psychose sexuelle…

À voir

Info: Peter Sellers, pour info, c’est le zozo qui dans The Party dit le fameux: « Nam nam… Birdie nam nam… » :)