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Archives de Tag: Huis clos

Année: 2005
Titre original: Good night and goog luck
Réalisateur: George Clooney
Acteurs notoires: David Strathairn, George Clooney, Robert Downey Jr., Frank Langella, …

Plot: Contribution de Edward R. Murrow, présentateur de journal télévisé à la CBS, à la chute de J. McCarthy.

Sources utiles: Allociné & IMDb

 Mr Orange: Good night and goo luck c’est le Frost/Nixon des années 50. C’est un film opposant un journaliste et son équipe à un homme politique qui dépasse les bornes. Retour aux sources: c’est le tout début des années 50 et avec, le tout début de la guerre froide qui commence sur les chapeaux de roues. Le symbole de cette période: Joseph McCarthy, un sénateur qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières, déclarant – pour caricaturer – un individu communiste parce qu’il est le nouveau propriétaire d’un chat qui a par le passé, mangé dans une gamelle estampillée du logo d’une association qui aurait reçu un financement d’intel qui serait selon certaines rumeurs un sympathisant communiste. Nan, sans déconner, c’est presque ça. Relisez vos cours d’histoire, c’est dedans.

Alors George Clooney a beau avoir fait le clown en slip avec une cape et des oreilles pointues dans le sublissime Batman & Robin… il nous pond ici un film très sérieux. Un film de hard-journalisme, un condensé de débats touchant des sujets aussi aisés que le journalisme, la démocratie, les médias, les libertés… toussa toussa. Et forcément, l’opinion que distille G. Clooney au travers de E.R. Murrow est engagé, et avec un peu de nez, malgré le contexte bien spécifique du film, on peut y voir 2-3 métaphore de l’actualité des années 2000.

Pour la forme, c’est en noir et blanc. Oui, je sais. Motif du choix d’une photographie peu attrayante pour le commun des mortels: un soucis d’authenticité ainsi que de cohérence avec des images d’archive délayées dans le film. Le film est un quasi-huis clos dans la salle de la rédaction du JT, ambiance 50’s, tout le monde avec une cigarette au bec, fumée latente dans la pièce, climat masculin dans lequel on apprécie à l’occasion voir des traits féminins apporter un peu de douceur à la dureté des visages. On est transporté par les sauts et chutes d’humeur de la rédaction, au rythme de leurs victoires/échecs. G. Clooney a opté pour l’authenticité, la simplicité, appuyé par de bons acteurs… et ça paye.

Petits trucs rigolos:
– Frank Langella jouera Nixon dans Frost/Nixon 3 ans plus tard.
– on peut voir de super publicités vantant les mérites des cigarettes avec filtre. Ha ha ha.
– le titre vient de la phrase de conclusion fétiche de E.R. Murrow

Bref, le film est pas sexy du tout: entre discours quasi-politisé, débats à tout va, noir et blanc… mais c’est sacrément bien foutu et la petite heure et demie de film en devient presque trop courte.

Année: 2010
Titre original: Donkey Punch
Réalisateur: Olly Blackburn
Acteurs notoires: aucun

Plot: Des jeunes anglaises suivent une bande de mecs sur un yacht pour de la drogue, du sexe et un gros dérapage…

Sources utiles: aucune, ne pas se spoiler :)

Mr Orange: Super thriller anglais! Avec un début de film d’une totale insouciante très bien mis en scène, à l’image de l’affiche ci-contre, on ne peut que se douter qu’à un moment ça va coincer… et ça loupe pas. Et là, le film dérive totalement, deux camps se forment, chacun se retrouve coincé face au groupe, la tension monte, les erreurs conneries s’accumulent! On n’a donc pas à faire à une bande de jeune contre un vilain pas beau, mais une bande de jeune face à elle-même, dans une situation bien embarrassante…

Bref, c’est dur d’en dire plus sans spoiler, m’enfin la dynamique du film est vraiment sympa et le film en lui même vaut le détour.

Année: 2010
Titre original: Tucker & Dale vs Evil
Réalisateur: Eli Craig
Acteurs notoires: pas franchement…

Plot: Un quiproquo se termine en hécatombe…

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Blonde: is coming

Mr Orange: Ultime parodie du slasher ! C’est géant. Bien que le titre puisse évoquer un film surchargé d’âneries, type « Hé mec, elle est ou ma caisse? », l’humour n’est pas trop lourd et est justement distillé dans cette comédie jouissive ! Bref, on a 2 péquenauds qui sont pris à tord pour des serial-slasher par une bande de jeunes citadins ayant vu trop de Délivrance, Massacre à la tronçonneuse et consort. On a donc une fois de plus une inversion des rôles… ce qui est une fois de plus efficace, et évite de tomber dans le gros gag ridicule !

Voili-voilou… ça poutre, ça dépote, c’est géant… suis-je clair?! Qu’on soit des aficionados du genre ou non, d’ailleurs…

Année: 2010
Titre original: Chatroom
Réalisateur: Hideo Nakata
Acteurs notoires: Aaron Johnson, Hannah Murray, Daniel Kaluuya

Plot: Des adolescents se retrouvent online pour partager leurs petits gros soucis quotidiens.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Splendide drame dans l’air de son temps signé d’H. Nakata. Petite particularité non négligeable, c’est un film japonais (réalisateur et une partie limité de l’équipe technique) tourné à Londres avec des acteurs et techniciens anglais. On retrouve donc le principe d’Avalon, tourné en Pologne avec une majorité de l’équipe polonaise. Alors petit retour sur le staff: H. Nakata n’est autre que le père de The ring, Dark water (je parle des perles nippones et non des infâmes suppo de satan américains)… donc un monsieur qui sait ce qu’il fait. La musique est signé par… Kenji Kawai (Ghost in the shell, Avalon…). Les acteurs: Aaron Johnson = KickAss ! Hannah Muray a pu être remarquée dans Skins (1ère cuvée) avec Daniel Kaluuya.

Loin de Dark Water, jouissivement flippant, plus proche du drame-thriller, H. Nakata passe de The Ring, à l’air de la VHS à Chatroom, à l’air du net… il est quelque peu obnubilé le monsieur… mais on lui en veut pas!

Le gros plus de ce film, c’est l’univers web dans lequel les personnages évoluent et la façon dont il est dépeint. Etant donné que plus de la moitié du film se passe sur des salons de chat, H. Nakata a retranscrit en images ces chatrooms et avec succès! Il nous offre un web très réaliste, regorgeant d’âmes perdues, de dépravation, d’abus… et notamment quelques scènes tout à fait jouissives. d’ailleurs, la photographie n’est pas choisie au hasard: le web seul échappement de nos adolescents à leur vies respectives est plein de couleur tandis que le monde réel est tristement gris.

Info gratuite: les scènes IRL sont tournées à Camden (Londres) avec entre autre des scènes dans le cultissime Cyberdog !

Bilan: visuellement c’est extra, l’internet s’en prend plein la poire, la perdition des ados est un peu caricaturés… quoi que… et puis bah… c’est bien quoi…

 Année: 1991
Réalisateur: Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro
Acteurs notoires: Dominique Pinon, Chick Ortega

 Plot: Une communauté cannibale centrée autour de la boucherie alimentant l’immeuble voit l’arrivée d’une nouvelle proie: un clown inconscient du danger qui le guette.

 Sourcces utiles: Allociné & IMDb

 Mr Orange: Premier long-métrage de Jeunet & Caro: bienvenue dans leur univers poétique et tordu. Le film se passe dans un univers ébranlé, hiver nucléaire? Les gens s’organisent pour survivre en groupe, les temps sont durs, la nourriture est une denrée rare… au point de devenir une monnaie d’échange. Il reste néanmoins des résidus de société: facteur, taxi, journaux, télé (N&B), commerce de jouets (boîtes à meuh…).

Bien sûr, Dominique Pinon est là, véritable muse du couple Jeunet / Caro, que l’on retrouve dans TOUS leurs films. Ancien clown, il devient homme à tout faire, il va s’immiscer dans la routine cannibale de notre communauté hétéroclite, et bien évidement, la perturber. Les habitants de l’immeuble sont très stéréotypés et hauts en couleurs, survivant à leur façon dans ce monde de débrouille.

Caractéristique de Jeunet/Caro, l’univers dépeint est truffé de petites histoires, de petits bidules, gadgets et autres inventions steampunk. Mention spéciale pour les divers tentatives de suicide de Madame Inteligator. Autre mention spéciale: la séquence montrant l’immeuble vivant au rythme du coït entre le boucher et sa belle.

Bref, avec un univers, une image, une poésie parfaitement maitrisée, Delicatessen mérite bien ses oscars, et demande une attention particulière, pour en apprécier la quantité de détails.

Note: oui on parle d’un film où une dizaine d’individus se font un bon gueuleton de la cuisse du voisin, mais non, nous n’assistons à aucune scène trash, tout est dans la suggestion.

 Année: 2003
Titre original: Das experiment
Réalisateur: Oliver Hirschbiegel
Acteur notoire: Moritz Bleibtreu

 Plot: Un chauffeur de taxi accepte de participer à une expérience scientifique au cours de laquelle un groupe d’individus lambda est scindé en 2: les matons, et les taulards.

 Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Film absolument génial, très dérangeant soit dit en passant. Chaque individu disparaît petit à petit derrière le rôle qu’il occupe, jusqu’à perdre contact avec la réalité. Les tensions montent crescendo entre les personnages, et notre tension à nous monte par la même occasion. On voit donc 2 groupes se former, gardiens contre prisonniers, et alors qu’ils ne se connaissent même pas, ils vont s’haïr les uns les autres.

Et histoire d’en mettre une couche supplémentaire sur votre conscience, il faut savoir que c’est tiré d’une histoire vraie, l’expérience dite de Stanford, qui a eu lieu en 1971 et qui a, sans révéler grand chose, tourné au vinaigre…

Alors forcément, film allemand veut dire Moritz Bleibtreu. Rien à lui reprocher, bien au contraire… c’est juste qu’il joue dans « tous » les BON films allemands: Cours Lola, cours… Soul Kitchen… Enfin il aura surement été vu par la plupart dans Munich de Spielberg. Bon, bien sûr, Das experiment a aussi eu droit à son remake US… mais là n’est pas le sujet.

Bilan, bon film, assez hard psychologiquement. A voir.