Festival Paris Cinéma, clôturé

Bilan de 12 jour d’un hyper-festival 

Le Festival Paris Cinéma, riche d’un programme insondable, a offert  du 29/06 au 10/07 une quantité inimaginable de projections éclectiques: une compétition, des avant-premières, des invités d’honneurs, des événements spéciaux et…. un honneur au cinéma Hong-Kongais en bonne et due forme. Avec plus de 200 films mis à disposition, aucun festivalier n’a assisté au même festival. Certains ont dû baigner dans l’Amérique Latine, d’autres dans le world-cinéma en compétition.

Ayant opté pour un programme full-HK, je vais revenir essentiellement sur ce pan du festival qui contenait tout de même à lui seul 90 films. Ainsi, même les festivaliers partisans du cinéma Hong-Kongais n’ont probablement pas vu le même festival. Sur ces 90 films HK – ayant une vie – je n’ai pu en voir que 33. Ceci n’est donc la chronique que d’1/6e du Festival Paris Cinéma.

Retour sur la compétition:
A simple life, Ann Hui: Prix des étudiants, Prix du public
Tabou, Miguel Gomes: Prix des blogueurs, Coup de coeur du jury
Just the wind, Bence Fliegauf: Prix du jury
Rebelle, Kim Nguyen: Prix numéricable
Our homeland, Yang Yonghi: Coup de coeur du jury blogueur
Historias, Julia Murat
The king of pigs, Yeun Sang-ho
Beyond the hill, Emin Alper: seul film en compétition vu et grosse déception turc.

Retour sur des évènements:
Ciné-mix de Jef Mills sur Etudes à Paris d’André Sauvage: review ici
Brocante cinéphile: un bon spot pour trouver des affiches de films à foison, des vieilles bobines… et surtout: du vieux matos de projection fonctionnel ou non

Retour sur la rétrospective à l’honneur de Hong-Kong:

Le choix de cette thématique est simple: l’occasion de voir ces films – qui plus est en salles – est bien trop rare pour être loupée, d’autant que certaines copies étaient épiques.

Nuit HK
Catégorie III: The untold story, Crazy love, The story of ricky et Sex and zen II (review ici)
: légendaire
Invité d’honneur, Johnnie To:
Masterclass, résumé ici
Focus Allen Fong: epic fail après une nuit ciné
Focus Ann Hui:
The secret, 1979 d’Ann Hui: thriller, bon moment
Focus Patrick Tam:
The sword, 1980 de Patrick Tam: (review ici) épées lyriques, coup de coeur
Love massacre, 1981 de Patrick Tam: slasher, excellent
Focus Yuen Woo-Ping:

Masterclass, résumé ici: un papa du cinéma
Iron monkey, 1993 de Yuen Woo-Ping (review ici): kung-fu, coup de coeur
Tigre et dragon, 2000 d’Ang Lee (review ici): amour et épées, culte
Retrospective de 1948 à nos jours:
Sorrows of the forbidden city, 1948 de Zhu Shilin: intrigues politiques, bon moment
Our sister Hedy, 1957 de Doe Ching: comédie, bon moment
Deaf mute heroine, 1971 de Wu Ma: sabre, coup de coeur
La fureur du dragon, 1972 de Bruce Lee: comédie kung-fu, culte
L’enfer des armes – Director’s cut, 1980 de Tsui Hark: jeunesse no-limite, coup de coeur
Man on the brink, 1981 d’Alex Cheung: polar sombre, bon moment
The club – version longue, 1981 de Kirk Wong: gangs, excellent
The dead and the deadly, 1982 de Wu Ma: ghost kung-fu comedy, bon moment
Shangaï blues, 1984 de Tsui Hark: comédie kitsch, sympatoch
Le syndicat du crime, 1986 de John Woo: histoire de vieux mafieux, culte
Love unto waste, 1986 de Stanley Kwan: comédie romantique, bon moment
The killer (110 min), 1989 de John Woo (ancienne review ici): rédemption d’un assassin, cultissime
Autumn moon, 1992 de Clara Low: amitié internationale, sympa mais lent
La légende de Fong Sai-Yuk, 1993 de Corey Yuen: comédie kung-fu, bon moment
Chungking express, 1994 de Wong Kar-Wai: romance, hyper-culte
The blade, 1995 de Tsui Hark: sabreur manchot, déception
Comrades, almost a love story (review ici), 1996 de Peter Chan: romance, excellent
Made in Hong-Kong, 1997 de Fruit Chan: vie de voyous, bon moment
Durian durian, 2000 de Fruit Chan: vie d’immigrée chinoise, déception
Nuit Infernal affairs (I, II & III), 2002-2003 d’Andrew Lau et Alan Mak: polar, hyper-culte

… surchargé par le festival, les critiques des meilleurs films arriveront au compte-goutte.

Une sélection allant à l’essentiel mais faisant forcément des impasses, le cinéma HK étant très productif. Sélection certes incomplète qui permet tout de même de se faire les dents sur une grande variété de films exceptionnels pour une semaine mémorable.

Le gros coup de coeur: la diffusion de films coûte-que-coûte.
– bien que la priorité au 35 mm soit de rigueur, on a eu droit à des DVD… mais aussi des montages laser disc-VHS, 35 mm-VHS… génial, j’y reviendrais au cas par cas.
– certains films diffusés en version originale sous-titré anglais à défaut d’avoir un sous-titrage français, la passion avant la distribution: une bonne mentalité
– mais surtout le must du must: des copies avec son et/ou image dégradé, des coupures sonores, des arrêts sur images, des sous-titres (anglais) oubliés / décalés / sortant de l’écran / rognés. Un vrai plaisir oldschool.
Bémol: les copies 35 mm projetées du Syndicat du crime et de The killer sont quand même déplorables pour de tels films, surtout que j’ai déjà vu un 35 mm de meilleure qualité de The killer dans un festival et dans une version plus longue de 10 min.

Que ça soit pour les aficionados sautant sur l’occasion de voir leur films favoris en salles, les cinéphiles / curieux voulant parfaire leur culture ciné (mon cas) ou pour les hong-kongais / chinois expatriés ayant le mal du pays…. la section HK du Festival Paris Cinéma a su combler son public.

Retour critique sur le festival:
Points positifs:
– une sélection éclectique à souhait avec des films venant de tous les continents (Afrique inclue!)
– un accès illimité à moindre coût
– un générique classe! Pour ceux qui suivent, j’enfonce le clou sur le Champs-Elysées Film Festival.
– des invités d’honneur de marque !
– l’organisation de la nuit HK, fort convivial
– la présentation de films et/ou de copies par des passionnés
– un accès à des films/versions rares voir historiques, parce que les organisateurs se sont vraiment sortis les doigts et ça, c’est extraordinaire
Points négatifs: 
– le cinéma 3 Luxembourg n’en a fait qu’à sa tête: vente des billets à la dernière minute, provoquant des retards de séance et donc des enchainements difficiles, sans parler du fait de devoir faire plusieurs fois la queue dans un même cinéma en une seule soirée. Pour sa défense: le petit plaisir de la vente de snacks dans la salle et la présence d’un traiteur chinois juste à côté, pour manger du riz cantonais entre 2 ou pendant une séance !
– une amplitude de température infernale entre les bourrasques de la ventilation du Forum des Images, la climatisation polaire du Mk2 bibliothèque et le four du 3 Luxembourg.

Retour personnel:
Un bon marathon ciné façon médiévale: 33 films (+ 2 masterclass) en 12 jours soit une moyenne de 3 films par jours, 12 films en un week-end dont 7 rien que le samedi, une quantité de trajets en métro/RER incalculable et un gros coups sur la santé entre les litres de thé hyperconcentré, les nuits de 4h et les repas irréguliers…
Un rythme difficile, c’est le prix à payer pour voir beaucoup de films exceptionnels! … et il en reste tellement à voir! diantre….

Anthologique.

Mr Orange

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