Faster, pussycat! Kill! Kill!

Année: 1965
Titre original: Faster pussycat! Kill! Kill!
Réalisateur: Russ Meyer
Actrices notoires: Tura Satana, Haji, Lori Williams, Susan Bernard, Stuart Lancaster

Plot: Trois strip-teaseuses passent du côté obscure.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après en avoir longtemps parlé (ici ou ), en avoir longtemps rêvé, Faster pussycat! Kill Kill! a enfin dévoilé ses secretsFigure de proue du B-movie, archétype du grindhouse, masterpiece de Russ Meyer, réalisateur phare qui a par ailleurs énormément apporté aux films de sexploitation. Mr Meyer est en effet un amateur déclaré de la gente féminine, et particulièrement de ses représentatrices aux attributs sur(s)exprimés. Blague: il a récemment porté plainte contre sa compagne pour « violence conjugale ».

Narrator: Ladies and gentlemen – welcome to violence! 

Mais trêve de tergiversions, revenons au sujet: 3 femmes au(x) fort(s) caractère(s) et sans morale se prélassant dans les plaisirs de la violence gratuite. Varla, leadeuse et combattante sans limites, Rosie, suiveuse et Billie, seule âme pure… si l’on occulte sa libido exubérante. Face à ce trio infernal? D’autres clichés: une frêle et innocente créature au(x) caractère(s) réprimé(s) – notez la subtilité reliant scénario et casting -,  une montagne de muscle écervelée, un bon gars, un vieux pervers, un pompiste naïf… la totale.  Pour notre plus grand plaisir.

Du B-movie, du vrai. Rien que le titre poutre. En plus: des courses de bagnoles, des nanas affriolantes n’aspirant qu’à s’exhiber (sans nudité) entre 2 fêloneries, des dialogues adéquats, une introduction de circonstance, des meurtres gratuits et des rouages scénaristiques simplissimes. Point. Et personne n’essayera d’expliquer la violence latente transcendant Varla, ni ne s’offusquera de l’intrusion d’une trame téléportée par un pompiste étrangement bavard. Sex, drugs & rock’n roll. On aime. Et surtout, des femmes qui en ont, des femmes qui s’imposent comme sexe dominant face à des mâles incapables de leur résister. Semant la dévastation, ces 3 cavalières de l’apocalypse s’évertuent à promouvoir un message féministe. Extrémiste certes. Avant-gardiste aussi.

Un film culte.

Questions:
1/ est-ce que l’accent des 2 femmes foncièrement violentes ne seraient pas une forme de décharge/critique? aka les femmes libérées ne viennent pas des USA.
2/ Varla : « I never try anything – I just do it »  … Varla, maîtresse de Yoda? :)

Il fut un temps, un remake par Mr QT a été évoqué… peut-être s’est-il suffit de la 2e partie de Boulevard de la mort… QT à propos de Tura/Varla: « I would give up five years of my life to work with Tura Satana. She is Japanese, Cheyenne, and something else, awesome. »

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