Minuit à Paris

Année: 2010
Titre original: Midnight in Paris
Réalisateur:  Woody Allen
Acteurs notoires: Owen Wilson, Rachel McAdams et toute une pléiade de guests

Plot: un américain amoureux de Paris fait de drôles de rencontres quand sonnent les 12 coups de minuit

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Woody Allen en a longtemps parlé, nous a fait languir… mais il l’a fait: SON film orchestré dans Paris. Après ses clins d’oeil (Hollywood Ending), après nous avoir bien nargué avec des chefs d’oeuvres londoniens (Match Point) et autres joyeuseries barcelonaises, la barre était haute. Résultat: son plus gros score au box office – on s’en fout – et surtout une bonne petite comédie romantique fantastique, ode nostalgique à un Paris des années 20 qui nous vaut un gros étalage de culture façon tartine bien beurrée.

Ode à Paris tout court. Pour donner le ton, Woody Allen nous introduit son film avec 3 minutes de plans-clichés d’un Paris version deluxe vus, vus, vus et re-vus arrosés d’une musique de guinguette histoire de bien alourdir appuyer son propos au cas où l’on ne l’avait pas compris: il aime Paris. Un Paris vu par un américain pété de tunes qui dénigre ses pairs, préférant les petites brocantes aux sièges de jardin made in Paris à 18 000€, préférant une vie de bohème a se perdre dans ses écrits que l’effervescence de dollars qu’apporterait une vie hollywoodienne. Oui, Woody masturbe joyeusement le cliché français et scénarise ce qu’il n’a fait, lui. Aveux de regrets inavoués?

Sans rentrer dans les détails parce que la surprise fait partie du plaisir, Minuit à Paris nous dessert une brochette d’acteurs tous plus succulent les uns que les autres, dans des rôles souvent hauts en couleur. Même pas reconnu l’ex-1ere dame de France, oups. Point spécial pour Adrian Brody et son rhinocéros. Owen Wilson en apprenti-Woody c’est possible? Au diable son acolyte d’humour décérébré aka Ben Stiller, il embrasse Woody en campant un éternel insatisfait, épris de culture antique… ça vous rappelle quelqu’un? Normal. D’ailleurs, fidèle à lui-même, Woody Allen nous livre une culture de niche sur un plateau d’argent qui permet de l’aborder même si l’on ne maîtrise pas cette culture au point de pouvoir profiter des vannes culturées.

Comédie légère et drôle, une once de romance, un 33 tonnes de culture, une introspection Woodienne… un bon film si l’on supporte le vomi parisien.

Info bonus: le film évoqué est L’ange exterminateur de Buñuel ;)

Publicités
2 commentaires
  1. J’ai passé un excellent moment avec ce film, même si sa vision de Paris n’est pas forcément la même que la mienne…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s