Faust

Chronique de Mr Pink

Titre original : Faust, love of the damned.

Année : 2000

Réalisateur : Brian Yuzna

Acteurs notoires : Mark Frost !

Liens utiles : IMDb, Allociné

Faust est l’adaptation fidèle d’une bande dessinée pour adulte, qui reprend de façon assez lointaine le mythe de Faust.

Ici, point de Faust, mais un John Jaspers au bord du suicide à qui un mystérieux M (Méphistophélès ? Quelle subtilité !) propose un marché : la vengeance en échange de son âme. Sans se poser de question, John accepte, et se retrouve affublé de jolies lames au niveau de poings (quoi ? Comme Wolverine ? Bah oui…) et un magnifique costume rouge (pas du tout ridicule, non non).

Première partie du film plutôt intéressante, pas vraiment dans l’esprit nanar habituel. On rencontre une multitude de personnages, trainant derrière eux un lourd passé de violence et de débauche. Malheureusement, cette foule de protagonistes dessert le film en le rendant assez compliqué à comprendre ;

Autre GRAND intérêt à ce film, ce sont les scènes de sexe, plus qu’explicites. Certes, ça vire bien souvent au gore, ce qui altère légèrement leur potentiel érotique. Vous ne me croyez pas : savourez donc cet extrait d’anthologie :

http://www.dailymotion.com/embed/video/xqcujx_epic-scene-faust-movie-2011_fun

Mais monsieur Pink, me direz-vous, pourquoi avez-vous décidé de parler de ce film, s’il n’est pas si nanardesque ?
Cette catégorisation repose essentiellement sur le jeu d’acteur de Mark Frost, alias John Jaspers alias le Faust des années 2000. (Vous me suivez ?) D’un certain côté, ce n’est pas vraiment sa faute s’il est si ridicule. C’est quoi ce costume ? Cette cape minable que même moi je faisais mieux pour le spectacle de fin d’année de quand j’étais petit. Et même ces lames : durant tout le film, on a l’impression qu’elles sont en plastique, tellement elles gigotent dès qu’il bouge la main. Cette immonde cape qui semble le gêner dans chacun de ses mouvements. Risible à souhait, comme j’aime. Mais, tout n’est pas dû non plus au costume. Mark sur-joue. Mark prend son rôle au premier degré. On lui demande de jouer un catatonique : il louche et bave. On lui demande de jouer un fou furieux : il fait des grimaces, se contorsionne. La surprise : bouche figée ; la peur : visage de débile aux lèvres retroussées…
Quant aux effets spéciaux, ils donnent l’impression que le film a été tourné dans les années 90. Point d’effets numériques, juste du latex.

Dernier point : la bande son !! Un véritable régal bourrin métalleux, une explosion acoustique à base de FEAR FACTORY et autre MACHINE HEAD. Pour savourer cette débauche sonore, mettez le son à fond !

Tous les genres nous sont servis sur un plateau : du gore, du sexe, du comique (involontaire), du drame.

Amis cinéphiles, foncez : ce film est un chef d’œuvre en passe de devenir mythique.

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