Alien (saga)

1979 / Alien, le 8e passager (director’s cut) / Alien
de Ridley Scott
avec Sigourney Weaver, John Hurt, Ian Holm, Tom Skerritt
1986 / Aliens, le retour (version longue) / Aliens
de James Cameron
avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Bill Paxton, Mark Rolston
1992 / Alien 3 (assembly cut) / Alien 3
de David Fincher
avec Sigourney Weaver, Charles S. Dutton, Charles Dance
1997 / Alien, la résurrection / Alien resurrection
de Jean-Pierre Jeunet
avec Sigourney Weaver, Dominique Pinon, Ron Perlman…

Plot: des xénomorphes se reproduisent au dépend des humains

Sources utiles: Wikipedia et tous ses liens

Mr Orange: En prévision de la sortie imminente de Prometheus, voici un petit dossier sur la saga Alien, monstre de S-F. Pré-requis: chaque film de la saga existe en plusieurs versions, un vrai foutoir (cf fin de l’article). Attention aux spoilers d’un film à l’autre.

Alien, le 8e passager (director’s cut)  horreur
De l’horreur spatial comme cela n’a jamais été égalé, un bijoux de science-fiction. Le 8e passager – en oubliant le chat – est un monstre indétrônable, le bébé de H. R Giger, l’énorme point fort du film avec la mystification d’une créature que l’on ne voit finalement que très peu. Le petit point faible – parce qu’il en faut toujours un – serait la lenteur cosmique du premier tiers… où c’est moi qui était trop pressé? Peu importe, l’ambiance spatiale est envoûtante, l’exploration du vaisseau extraterrestre et la tension croissante qui s’en suit sont exquis, nous scotchant littéralement devant l’écran. Autre point fort: Ellen Ripley, combattante déterminée à survivre qui crève l’écran, que ça soit à coup de lance-flamme ou en petite culotte… elle ne laisse personne indifférent, xénomorphe compris. Ridley Scott signe son premier chef d’oeuvre, culte.

« Dans l’espace, personne ne vous entend crier »

Aliens, le retour  (version longue) – action / horreur
Plus qu’une révision musclée du genre par Mr Cameron,  Aliens enrichit considérablement l’univers de la saga que Mr Scott n’avait qu’esquissé. Sauvée in extremis, Ripley est renvoyée au casse-pipe avec une bande de militaires qui en portent des grosses. Occasion de développer la biologie des xénomorphes… mais aussi le personnage de Ripley au travers de sa relation avec Newt. Soulignons au passage que c’est le seul film de la saga qui se permet d’avoir une affiche vraiment dégueulasse. Retrouver Michael Biehn en prof’ de tir juste après Terminator est un vrai petit plaisir. Autre plaisir, il s’agit d’alien DEUX, il va donc de soit que Ripley s’équipe pour sa traditionnelle chevauchée solitaire de DEUX armes lourdes. M’enfin peut importe le nombre et la taille des armes, nos xénomorphes sont toujours là pour rappeler qui sont les patrons et assurer une tension mystique tout au long du film. Culte, encore.

Alien 3 (assembly cut)  horreur
Le film qui est passé dans toutes les mains, a eu tous les scénarios avant de tomber dans les mains d’un David Fincher… qui n’a pas eu le final cut et a finalement renié son 1er film. On s’en sort pas si mal que ça, si on évince l’énorme déception du sort réservé au Cap. Hicks et à la jeune Newt. On quitte l’action pour un « retour aux sources », avec un alien à 4 pattes tout de même plus visible… et plus agressif. Bien que sommaire sur le background, Alien 3 envisage une variation dans le développement des xénomorphes en fonction de l’espèce hôte. Enorme coup de coeur pour la course-poursuite dans les couloirs avec le point de vue du xénomorphe qui se déplace indifféremment sur le sol, les murs, le plafond… et le dernier tiers du film en général. L’ambiance prison industrielle auto-gérée est finalement bénéfique, offre un renouvellement vis-à-vis de ses prédécesseurs et enrichit l’univers de la franchise. Magistral! (voir les versions plus loin)

Alien, résurrection (action / horreur)
Joss Whedon au scénario, J-P Jeunet aux commandes, S. Weaver, D. Pinon, R.  Perlman… ou comment les producteurs se sont offert un casting parfait pour la suite inattendue d’Alien 3. On retrouve à nouveau un film musclé dans un vaisseau-laboratoire de l’armée avec une bande de mercenaires et une Ripley sur-vitaminée. Petit bémol: l’alien blanc dont on ne sait trop quoi penser, l’idée est pas mal… mais ça colle pas, l’esthétique Giger-less peut-être? J-P Jeunet qui vient de boucler La cité des enfants perdus a réussi à personnaliser le film que ce soit au travers de D. Pinon ou de R.  Perlman, de leur équipement, de la chambre des horreurs… et plus généralement sur la photographie et la mise en scène (confère l’accouchement). Il apporte d’ailleurs sa petite dose d’humour fort appréciable aidé d’un R. Perlman à la prose décapante. Une bonne grosse claque hollywoodienne à la sauce frenchy. Un must have.

Vue d’ensemble
4 grands films, 4 grands réalisateurs, 1 saga anthologique.

Un fait non négligeable est qu’à l’époque, les réalisateurs en question étaient jeunes et ne bénéficiaient pas de leur renommée actuelle, ce qui a souvent conduit à des soucis avec la production, mention spéciale pour Alien 3 et David Fincher. Quoi qu’il en soit, l’absence de réelle ligne de conduite est un vrai atout pour la franchise. Même si cette option comporte ses faiblesses, les 4 réalisateurs de talents ont chacun transmis leur vision personnelle d’un même univers, ce qui permet à la saga de ne pas souffrir d’un « effet suite » sur des sequels n’ayant été prédis… loin d’être anodin. Cette identité propre à chaque film, inculquée par des réalisateurs n’ayant pas voulu faire « comme le copain » apporte une réelle richesse qui nous permet d’apprécier pleinement l’ensemble des oeuvres.

Le détail qui paye, est que les films sont loin d’avoir mal vieilli, au contraire, notamment grâce à des ambiances époustouflantes. Si l’on omet la chute d’Alien 3 et quelques bricoles, la franchise bénéficie d’effets spéciaux de qualité appuyés par un design des vaisseaux ou des costumes qui sont sublimes, en plus du travail extraordinaire d’H. R Giger. Un vrai plaisir pour les yeux.

Ripley et les xénomorphes, fils directeurs de la saga évoluent de façon concomitante dans chaque épisode, jusqu’à l’apogée finale: la fusion biologico-affective de 2 êtres qui se sont fait des misères des siècles durant. Chaque réalisateur a customisé ses xénomorphes à partir de l’original d’H.R. Giger, initialement rugueux (Scott) il devient tout luisant (Jeunet), Cameron crée une reine et Fincher un quadrupède. De simple chasseur talentueux, il devient futé… jusqu’à devenir clairement intelligent, au point d’utiliser la technologie humaine par répétition, de mettre en place des pièges réfléchis ou de sentir des pièges dressés contre lui. Ripley femme libérée imposant une tension sexuelle, survivante élue par le sort et sa volonté d’en découdre, développe des sentiments, réclame de l’attention, se rase la tête, perd espoir sans avoir dis son dernier mot… jusqu’à la mutation radicale accompagnant sa résurrection qui se traduit par des changements physiques et psychologique, exit la gringalette des épisodes précédents, Ripley est une guerrière implacable, bouya!

Au delà de l’action/horreur, la franchise questionne les abus d’une multinationale, la Weyland-Yutani, entité omnipotente et omnisciente qui se permet les pires horreurs / sacrifices sous couvert d’un intérêt militaro-économique. Questionne sur les abus de la science, que ça soit au travers d’expériences déshumanisées ou de la conception de droïdes de plus en plus humanisés. La vie humaine n’a qu’une bien faible valeur dans l’espace…

Alien c’est H.R. Giger, c’est Sigourney Weaver élue au rang de godess suprême… au point de chérir au plus haut point la moindre de ses trop rares apparitions, c’est LE super-méchant de la mort qui tue. Alien, c’est mythique.

Univers étendu:
– les jeux Alien vs Predator (1999-2000) sont vraiment extra, combinant une campagne pour chaque race: Marine, Xénomorphe, Predator… avec 3 styles de jeux différents. Et… c’est vraiment génial de se retrouver dans la peau d’un Alien. Immersion garantie.
– les films Alien vs Predator relèvent quand même de la double bouse cosmique, à quelques détails près qui ne sont pas accordés, faute de double viol impardonnable… dommage, l’idée était séduisante.

Détail des versions
/ Alien, le 8e passager
Version originale
Version director’s cut (+5min): léger élagage, ajout d’une dispute et de la découverte d’un nid
/ Aliens, le retour
Version originale
Version longue (+15min): ajout de diverses scènes apportant un background aux personnages, non négligeable
/ Alien 3
Version originale
Version assembly cut (+30min): attention, ceci n’est pas une director’s cut mais une productor’s cut bis. Ripley est découverte échouée sur une plage… mais pourquoi?! L’alien sort d’une vache ce qui colle mieux au fait qu’il soit déjà gros. Mais surtout le background des prisonniers est mieux développé avec toute une péripétie supplémentaire, indispensable. Perte du chestburst final, wtf?!
Version re-assembly cut (fan edit): reprise de l’assembly cut plage-less et vache-less. Dommage, la vache est bien et on perd un super plan d’extérieur en intro… mais lave l’aberration de la plage.
/ Alien, la résurrection
Version originale
Version DVD: générique d’introduction avec un insecte qui se fait splacher, fin pessimiste: vue sur Paris dévasté… mieux?!
Il existe une myriade d’autres fan edits que le Re-assembly cut, moins pertinents sembleraient-ils… Pas vus.

Se faire une nuit Aliens, c’est quand même top-moumoute!

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