Blade Runner

Année: 1982
Titre original: Blade Runner
Réalisateur: Ridley Scott
Actrice notoire: Harrison FordRutger HauerDaryl Hannah

Plot: Rick Deckard, blade runner, doit « réformer » 4 réplicants, des androïdes hors-la-loi.

Sources utiles: Allociné & IMDb
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Mr Blonde : Promis la semaine dernière dans la One track, elle arrive enfin : la critique de Blade Runner. Les plus jeunes ne le connaissent sûrement pas (le film a quand même 30 ans) donc pour résumer… Blade Runner est un des bijoux SF de Ridley Scott et un des meilleurs films d’Harrisson Ford.

Le scénario original est tiré de l’oeuvre de  Philip K. Dick Do Androids Dream of Electric Sheep ?. Cet écrivain américain apporta énormément à l’univers SF grâce à des oeuvres telles que Totall Recall, Planète Hurlante ou encore Minority Report. Bref le papa :).
Le script arriva dans les mains de Michael Deeley (producteur de Voyage au bout de l’enfer) qui pensa alors à Ridley Scott pour la réalisation (tout juste auréolé de son succès d’Alien). Une fois le script réécrit par David Webb Peoples (scénariste de L’Armée des 12 singes), Ridley Scott consentit à s’y atteler et à abandonner son projet du moment : Dune, reprit par un certain  David Lynch (ce qui donna naissance à un autre chef-d’oeuvre SF).

Il a fallu pas moins de 5 versions différentes du film (merci la Warner) pour n’aboutir au final cut qu’en décembre 2007, version qui me sert de base pour cette critique. À noter au passage que la version de Blade Runner sortie en 1992 est l‘une des toutes premières à porter la mention « Director’s Cut ». 

Le film et le bouquin sont vraiment différents :
-Philip K. Dick appuie  l’intrigue sur la psychologie des personnages en créant un Rick Deckard marié, névrosé, plein d’incertitudes et de remises en question sur son métier, ses proies et surtout lui-même. Il est obsédé par l’envie de posséder un animal, un vrai, pas un ersatz mécanique créé pour remplacer les espèces quasi-disparues. Philip introduit dans cet univers une réalité virtuelle et mystique incarné par un prophète, Mercer, avec qui la population peut « communier »  grâce à des boîtes à empathie. Enfin l’action se déroule à San Francisco contrairement au film où le choix s’est porté sur Los Angeles.

-Rien de tout ça chez Ridley Scott. Afin d’offrir au public un scénario plus accessible et efficace, il a sacrément épuré l’intrigue. Plus de femme, plus de Mercerisme, plusieurs réplicants en moins ainsi que des remaniements dans la répartition de leur rôle. OUT l’intrigue avec le faux commissariat rempli de réplicants. OUT la rencontre avec un autre Blade Runner aux allures d’androïde. Il met en scène un Rick Deckard faible, lâche et désabusé (ce qui a choqué l’opinion public à l’époque car le héros est très différent de l’image qu’Harrison Ford venait de donner dans Star Wars ou Indiana Jones). Cependant, notre bon vieux Indi rentre parfaitement dans le rôle du flic bourru qui suit sa vie plus qu’il ne la vit, déambulant au fil de son enquête dans une ambiance de film noir. Car il s’agit encore et toujours de cela chez Mr Scott : l’ambiance. Une ambiance sombre  inspirée des films noirs américains de la fin des années quarante mettant en scène un Los Angeles futuriste avec tous les ingrédients d’un bon polar : la pluie incessante, la nuit profonde, les rues désertes, une atmosphère glauque et oppressante. Je me permet d’éluder l’analyse musicale, déjà abordée lors de l’avant-dernière One track.

J’aimerais vraiment en dire plus et pousser l’analyse plus loin mais The Reservoir Blog n’est pas un blog d’analyses mais de critiques cinéma. Pour plus d’informations je vous conseille la page wikipédia qui éclairera les fans du films sur les thèmes abordés dans le film, tels que le symbolisme religieux, les allusions à René Descartes (Rick Deckard), la thématique des animaux ou encore les très nombreuses références cinématographiques.

Vous l’aurez compris Blade Runner est un très bon film, un pillier du monde SF, un must-to-see. Seulement il faut être avertit. C’est lent, c’est brumeux, c’est sombre, mais c’est ce qui fait toute la magie du film.

BONUS SPOILER : Seulement pour ceux qui l’ont déjà vu  : je ne peux m’empêcher malgré la doctrine du blog de mettre une scène spoiler. Très spoiler vu que c’est la scène finale. Cette scène mythique où Roy Batty, le dernier réplicant vivant sur la liste de Rick, prononce son monologue pré-mortem. Ce discours est en fait un pur moment d’improvisation de la part de l’acteur qui n’est autre que  Rutger Hauer, que l’on a pu voir dernièrement dans Hobo with a Shotgun  (pour voir notre critique cliquez ici). Pour voir ou revoir la scène finale, cliquez ici

2 commentaires
  1. David T a dit:

    Je l’ai revu y a quelques mois en DVD, la final cut justement. Ca faisait des années que je l’avais pas vu, et je me suis repris une jolie p’tite claque, d’autant que je n’avais jamais vu la Final Cut.

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