Bellflower

Année: 2012
Titre original: Bellflower
Réalisateur: Evan Glodell
Acteur notoire: Evan Glodell

Plot: romance façon lance-flamme.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Dans la veine des films homemades fais avec les moyens du bord par de jeunes réalisateurs, type Primer, voilà Bellflower: progéniture d’un ingénieur qui a travaillé le scénario – né d’une rupture  – pendant 8 ans avant de se lancer coûte que coûte dans le projet. On trouve donc un montage personnel pour une narration éclatée qui sort des sentiers battus. D’ailleurs, que le synopsis médiatisé n’induise personne en erreur: ce n’est pas une histoire de mecs qui s’amusent à faire un lance-flamme pour se préparer à l’apocalypse avec une nana en coin de tableau. C’est l’histoire d’une nana qui apporte le St-Graal à un mec qui fait un lance-flamme, et reprend le St-Graal à un mec qui a un lance-flamme, en plein fantasme Mad Max.

Quoi? Ouuutrage? Je vous ai over-spoilé gratuitement? Faux: Bellflower commence par une révision à rebours des « meilleurs moments du film ». Exit la surprise, on sait dès le début que l’euphorie ne sera que de courte durée et que l’issue sera apocalyptique. Pourtant, on se fait avoir. Les balbutiements de cet amour voué à l’échec sont accrocheurs, et on veut y croire. On y croit. Au point de tomber dans le même désarroi que Woodrow lorsque, aveuglé par l’amour, sa triste destinée le rattrape. Et la dérive qu’il en suit résonnera malheureusement avec les nombreux coeurs malmenés des spectateurs. Les autres, ceux qui croient encore à la princesse charmante vont être surpris.

Un lance-flamme, mais pourquoi un lance-flamme? Si vous vous poser cette question, le film n’est pas pour vous, ce blog n’est pas pour vous, vous avez loupé votre enfance… votre vie! La réponse est: « Mais pourquoi pas?! C’est génial un lance-flamme!« . Woodrow et Aiden, son meilleur pote et plus grand fan, sont de grands gamins bercés par Mad Max avec des idées plein la tête. Construire un lance-flamme, créer un bolide mythique: Mother fucking Medusa. L’idée vous a déjà traversé l’esprit, eux la réalise. Mais pourquoi faire? Jouer pardi! Fantasmer d’une hypothétique apocalypse, idolâtrant Lord Humungus… qui ça? Mais si, le big bad boss de Mad Max 2, montagne de muscle vêtue d’une cagoule et de lanières de cuir. Lui!

Quand des rêves de gosses croisent la vie amoureuse, ça sent le napalm. Film indé pour rêveurs désillusionnés. A vous de voir…

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2 commentaires
  1. J’ai été un peu déçu. La seconde partie n’est pas très bien maîtrisée je trouve.

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