[Série] Community

Chronique de Mr Blue

Créateur: Dan Harmon                                                                                    Chaîne productrice: NBC
Saisons: 1 (2009) > 3 (2012)                                                                          Statut: en production
Episodes: 20+ minutes, 20+ / saison

Topo: sitcom cinéphile au Greendale Community College.

Personnages récurrents:
Groupe de travail (1ers rôles):
Jeff: ex-avocat manipulateur agnostique
Abed: cinéphile asocial musulman
Pierce: retraité raciste, sexiste, homophobe ‘néo-bouddhiste réformé’ (secte)
Troy: ex-sportif efféminé témoin de jéhova
Annie: intello névrosée juive
Britta: pin-up empathique athée
Shirley: mère de famille catho
Hors-groupe (2d rôles majeurs):
Chang: professeur borderline
Dean: doyen gay

                                                                                           Episode en hommage aux film d’horreur.
Cette joyeuse petite troupe hétéroclite – doux euphémisme – nous vend du rêve en barquette de 12 – doux euphémisme – dans ce qui s’avère être bien plus qu’une sitcom standard prenant place dans un environnement éducatif, témoignant d’une richesse et d’un humour sans limite en re-distillant grassement la pop culture US.

Pré-requis:
Les community colleges représentent l’alternative aux grandes universités US dont l’accès est coûteux/restreint. Dès lors, ils sont populairement décriées pour leur accès aisé, leur non-excellence et pour regrouper les « ratés » de la société américaine. Pré-requis sur lequel repose la série même si celle-ci tente de redorer un peu leur image. D’ailleurs, sachez que la série est tirée d’une histoire vraie de l’expérience du réalisateur qui a pris des cours d’espagnol à 32 ans au Gleendale Community College pour renouer avec sa copine, dixit lui-même: »We took Spanish together thinking, ‘Let’s force each other to work on something that isn’t sex,' », et s’est retrouvé embarqué dans un groupe d’étude.

       Notre dean-pas-gay-pour-deux-sous préféré.
Pilot: le groupe de travail qui rassemble nos joyeux lurons est une initiative de Jeff qui le forme avec un objectif totalement lubrique (Britta), mais manque de bol, toute une bande de ratés s’invitent aux festivités. S’ensuit en début de 1ère saison une mise en place des personnages plutôt banale, une monté crescendo de n’importe nawak, d’épisodes hommages et d’humour décalé caractéristiques de la série avant de finir en apothéose sur une fin de saison dantesque aux antipodes du pilot. Dynamique que nous retrouverons d’ailleurs dans les saisons suivantes, la 2e allant dans une surenchère jouissive, la 3e étant un peu en deçà (pour l’instant), faut l’avouer.

Mais que sont-ce donc que ces fameux épisodes hommages ou cet humour décalé?! Comme je le disais en introduction, la série est littéralement gorgée de références au cinéma, aux séries et à la pop culture US en général avec une orientation un brin geek… mais pas que, loin de là. Thématique initialement apporté par Abed qui transpire la cinéphilie, incapable de faire une phrase sans se référer à un film, ce sont finalement des épisodes entiers qui reprennent les codes de toutes sortes de genres: films de zombies, séries policières, films d’action, Glee (qui se fait ridiculisée :D) documentaires, films en particulier (ex: Will Hunting), films de mafieux, films en stop motion, jeux de rôles (D&DA), westerns… j’en passe et des meilleurs! Mieux, la série fait des références à nos moments cinématographiques préférés avec un génie ultime qui trouve sa consécration dans les épisodes paintball de fin de saison: Matrix, cinéma HK, Die Hard… orgasme assuré. Nan sérieux! Et l’humour… bah comment dire, notre Piece national apporte ça bonne couche de vannes douteuses, les genres sont souvent caricaturés « Be the first black man to make it to the end« , l’humour de répétition est allègrement utilisé (la main du Dean sur Jeff) et Dan Harmon n’y va pas avec le dos de la cuillère de façon générale (confère la fin de l’épisode Debate 109).

Côté casting, que des inconnus au bataillon, à part Chevy Chase (Pierce) qui n’était autre qu’un des pionniers (70’s) du Saturday Night Live aux côtés de Dan Aykroyd et John Belushi, et Donald Glover (Troy) qui mène une carrière musicale en parallèle sous le pseudo de Childish Gambino. S’ajoute aussi quelques guests distillés de temps à autre comme toute bonne sitcom qui se respecte (John Goodman…).
                                                                                            Mexican standoff dans l’épisode film d’action.

La série, bien plus qu’un pastiche, est une véritable déclaration d’amour à la pop culture, mais instaure aussi ses propres petits codes: les épisodes étaient (initialement) TOUS lancés par une annonce absurde du Dean et se terminent TOUJOURS par un petit sketch encore plus absurde concocté par Troy & Abed, les fins de saison (pour l’instant) ravagent systématiquement le college à coups de paintball… et si vous entendez quelqu’un dire « Cool! Cool-cool-cool! » … vous saurez désormais d’où il le sort, Abed©!

Bref, une série énormissime qui entre sans soucis dans mon top 5 et son côté cinéphile-friendly lui valait sans équivoque sa place dans la première chronique sériphile. Elle reste toutefois méconnue dans nos contrées, sa diffusion sur une chaîne frenchy n’étant pour l’instant pas prévue ce qui n’est pas un mal quand on y réfléchit: ça nous protège du blasphème d’une version freu.

Je vous gage de choper toutes les références au passage…

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