Dobermann

Année: 1997
Titre original: Dobermann
Réalisateur: Jan Kounen
Acteurs notoires: Vincent Cassel, Tcheky Karyo, Monica Bellucci, Romain Duris

Plot: des braqueurs braquent, des flics fliquent.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Dobermann fait parti de ces bons gros classiques, ceux dans  lesquels on se perd à revoir une scène… puis deux… puis la quasi-totalité encore et encore… Premier film de Jan Kounen, et pas des moindres: une véritable perle « tarentinesque » frenchy. C’est pas tous les jours qu’on en voit des comme ça. Ce film est juste dingue: acteurs dans l’apogée de leur art, réalisation magistrale… pour un enchainement de scènes exquises, aux dialogues cultissimes… du divertissement testostéroné à l’état pur, la perle de la perle.

 Quand tu rentres dans la banque, le souffle de la roquette a collé tout le monde au mur…
 Le souffle de la roquette… C’est beau, c’est noël !
 Ça sent l’sapin…

Les personnages, caricatures ambulantes, sont extraordinaires: Moustique, le Curé, Manu, Pitbull, le Dob’, la Gitane… raaaah /love ++  houba   \ o /  houba  \ o /  ! Purement et simplement, tous. Et celui qui tire encore mieux son épingle du jeu, ce n’est pas V. Cassel qui sort de la gloire de La Haine ni R. Duris méconnu à l’époque et bien loin de son parigo-trentenaire-blasé-Klapisché… mais bien Tcheky Karyo (mon petit favoris… il devrait faire un duo de bad guy avec Gary Oldman…bref…) qui vole la vedette en génie malfaisant ultime et confirme… sublime une règle inébranlable: la qualité d’un film se mesure au bad guy. Il avait déjà fait ses preuves dans Nikita (L. Besson), Bad Boys (M. Bay)… et il est revenu depuis à son rôle de prédilection, mais c’est ici qu’il embrasse la malfaisance ultime en flic pourri ultime, immoral au possible. Et il confirme la 2e règle du méchant: quand le méchant a des tendances nazies, c’est mieux. C’est pas pour rien que Christoph Waltz s’est payé son heure de gloire…

– C’est le motard il nous a allumé à bout portant.
– Le Seigneur l’a châtié, il a rejoint le paradis des hommes sans tête.

C’est violent (voire gore, attention au final), c’est bourré d’humour, c’est gratuit et totalement décomplexé, ça avance à 200 km/h, ça défourraille sévère et on assiste à un super duel gentils malfrats VS flics pourris… véritable bombe cinématographique… se torchant (littéralement) avec Les Cahiers du Cinéma… que demander de plus? franchement?

[à son père]
– Nan, c’est moi qu’ils sont venus chercher… J’ai jamais été à la fac, je suis une putain. Tu voulais que je devienne un avocat ? Ben c’est à moitié réussi je suis déjà un enculé… Et toi maman c’est pas la peine de me filer tous tes médicaments, si je pète tout le temps c’est que j’arrête pas de me faire défoncer le cul.

Bonne nouvelle: un Dobermann 2 serait en pré-production Hollywoodienne, V. Cassel et T. Karyo ayant donnés leur aval pour reprendre leur personnage respectif… mais snobé par Jan Kounen…

– Putain ça me fait chier de travailler à côté d’une équipe de nazis. Je te jure, ça me fait vraiment chier!
– Bah achète des boules quies…

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1 commentaire
  1. ça m’avait beaucoup plu à l’époque, mais je ne l’ai jamais revu. Un film qui osait et c’est ce qu’on attend un peu plus du cinéma français en ce moment, non?

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