One poster: 1971 et ses roadmovies

Et paf, prenez-vous en plein les mirettes avec ce thème qui déboite!

Pour bien lancer notre nouvelle rubrique, voilà 3 films cultes dont les affiches tapent à l’oeil et répondent à une thématique: les roadmovies cultes sortis en 1971 .

Numéro 1: Point limite zero aka Vanishing point de  Richard C. Sarafian
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Et Vanishing point, c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. Kowalski (Barry Newman) fait le pari à Denver de rejoindre San Francisco soit plus de 2000 km, et tout ça en moins de 15h en voiture. Pour arriver à ses fins: une Dodge Challenger R/T et une bonne dose d’amphétamines. Sur la route, il se trouve un fan: un animateur de radio qui va le chérir et l’accompagner tout au long de sa quête, en le popularisant… et diffusant une bande originale dithyrambique.

Le film est un énorme flashback contenant lui même des flashbacks, puisqu’on on a une esquisse du final au début du film. D’ailleurs, ce final, il est sensé être chargé de sens itou itou… m’enfin il est aussi pas mal chargé en WTF?!

QT fait évidement un hommage à Vanishing point dans Boulevard de la mort: le film est tout bonnement cité et on trouve une Dodge challenger dans le duel final… et dans Reservoir dogs au travers de l’animateur radio.

Ton: anti-héro, contre-culture, humour, post-Woodstock, guerre du vietnam, libertés…

Numéro 2: Macadam à 2 voies aka Two-lane blacktop de Monte Hellman
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici d’une version US de l’affiche… les autres ne valent pas vraiment le coup.

Macadam à 2 voies c’est quoi? 1h30 de course poursuite, rien que ça. The driver et the mecanic prennent the girl en auto-stop avant de lancer un défi à the GTO: le premier arrivé à Washington depuis l’Arizona gagne la voiture de l’autre. En jeu: une Chevrolet « Chevy » 150 de 1955 très modifiée et une Pontiac GTO de 1970. Le voyage est ici bien plus long et les concurrents gagnent de quoi payer leur trajet grâce à des courses sur piste.

Passage obligatoire par la route 66. Dennis Wilson est aussi le batteur des Beach Boys. Monte Hellman est un des producteurs exécutifs de Reservoir Dogs.

Ton: mêmes thèmes et vision désabusée que Vanishing point mais traité de façon beaucoup plus sombre.

Numéro 3: Duel de Steven Spielberg
Comme vous pouvez le voir, il s’agit ici de 2 versions US originales… et de 2 versions plus récentes

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Duel c’est quoi? Le 1er film de Steven Spielberg et 1h30 de course poursuite, rien que ça. David Mann (Dennis Weaver), commercial se retrouve pourchassé sans motif par un camioneur psychopathe.

Contrairement aux 2 autres:
– il s’agit d’un intense thriller hitchcockien réutilisant les standards du western spaghetti définis quelques années plus tôt: gros plans, étendues sauvages…
– il a été tourné pour la télévision, format 4/3
– et aucun bolide n’est mis en jeu mais un camion Peterbilt 281/381 et une voiture familiale Plymouth Vaillant.

Conclusion:
Les 2 premiers films sont cultissimes: premiers roadmovies et déclaration d’amour à la contre-culture… ils initient un renouveau du cinéma US en réponse à la nouvelle vague française. Le dernier tout autant cultissime, est un tremplin pour Spielberg qui y montre un talent indéniable dont il ne fera pas toujours preuve par la suite. Petit soucis le temps joue un peu contre eux. C’est probablement Duel qui s’en sort le mieux, suivit de Vanishing Point et de Madacam à 2 voies, enfin vu que c’est aussi mon ordre de préférence, mon avis est peut-être biaisé. Quoi qu’il en soit, Duel est indispensable, Vanishing est bien foutu et est un détour obligatoire pour les cinéphiles, quant à Macadam je le conseillerai plus aux cinéphages cherchant à parfaire leur contre-culture cinématographique…

Avant:                                                                              Après:
– Faster pussycat! kill! kill!, 1965 de Russ Meyer      – Mad max 1 & 2, 1979 et 1981 de George Miller
– Bullit, 1968 de Peter Yates                                        – The blues brothers, 1980 de John Landis
– Easy rider, 1969 de Denis Hooper                            – Boulevard de la mort, 2007 de Quantin Tarantino
…………………………………………………………..- Drive, 2009 de Nicolas Winding Refn

Mr Orange

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