Sunshine

Année: 2007
Titre original: Sunshine
Réalisateur: Danny Boyle
Acteurs notoires: Chris EvansCillian MurphyHiroyuki Sanada/ShimosawaMichelle YeohCliff Curtis

Plot: 8 astronautes sont chargés de relancer le soleil en fin de vie.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Danny Boyle, l’homme qui touche à tout: l’humour noir, les drogués, l’aventure sableuse, les zombies, bollywood… et le fait très bien. Sunshine tape cette fois dans la science-fiction et aaaaaaah, qu’est-ce que c’est fucking jouissif un bon film de S-F bordel! Si seulement il y en avait plus de réalisés…. vivement Prometheus !!

Paragraphe inutilement mesquin. On m’excusera de l’analogie mais Sunshine ressemble un peu à Fusion, sauf qu’au lieu de devoir envoyer une bombe enrichie au naquadah au centre de la terre qui se meurre, il faut l’envoyer dans le soleil qui s’éteint… d’autant plus qu’on retrouve les traditionnelles mécaniques de film catastrophe. A ceci près que Sunshine est bien, contrairement à Fusion. Pour aller plus loin dans ma mesquinerie et revenir sur ma petite blagounette pas si gratuite que ça: encore une fois, la solution à l’extinction de la race humaine se trouve dans un projet Manhattan-bis; les américains visualisant difficilement un changement sans explosion gigantesque (théorie de l’extinction des dinosaures, Hiroshima, tous les épisodes de Stargate…). Et que faire de la science, un gros boum doit surement résoudre le problème?! Bah non, toute personne qui a déjà lu un Science & Vie sait qu’un soleil ne s’éteint / ne se rallume pas comme ça.

Aparté sur les acteurs. Même si trop jeunes pour être crédibles dans leurs rôles, on leur en voudra pas vu que le phénomène infecte Hollywood de part en part. Ceci dit, ils ne font pas si tâche que ça. nos acteurs de second plan. Déception: on a pas droit à notre traditionnel black du film… les chinois ont pris toutes les places. J’exagère, si l’on fait attention aux accents (raaah, la VO… <3 ) on peut voir qu’il n’y a pas 2 membres de l’équipage international avec le même accent.

Paragraphe justement flatteur 1.0. Aux vues du topo du film, Danny Boyle a pris pas mal de risques, et c’est grâce à son bon goût qu’il évite le four. Un film catastrophe c’est un peu synonyme de nanar. La contemplation spatiale et son silence assourdissant sont les meilleurs somnifères du marché. Sauf que Danny Boyle a du bon goût. Exit la phase de préliminaires « panique à bord » inhérente au genre. On arrive directement dans le vif sur sujet avec un petit briefing en voix off. On atterri directement dans Icarus II, en 2057, la terre est en période glaciaire, le soleil déconne, on va le faire sauter. Et puis après tout, le côté catastrophe, on s’en tamponne tellement… que Danny Boyle essaye même pas d’improviser des péripéties originales.

Petit bonus: 2057 = futur proche. Bonjour le voyage Terre-Soleil en moins d’un an, exit la cryogénisation et autre hyper-espace, bonjour les systèmes de survie spatiale envisagés par la NASA (psy et écosystème embarqués), exit le vaisseau intergalactique, bonjour le vaisseau biscornu.

Paragraphe justement flatteur 2.0. Intense et fabuleux huis clos spatial avec une esthétique plus proche de Moon que de Dante 01. Le film est tout simplement super beau, effets spéciaux splendides accompagnés d’une musique de circonstance orchestré par le groupe electro Underworld. On se retrouve finalement hypnotisé par la lumière divine du soleil dans de longs moments contemplatifs. Après, c’est sûr que s’approcher du soleil avec un vaisseau qui s’appelle Icarus, que ce soit le 1er ou le 2e du nom, c’est masochiste. Tout le monde connait le destin funeste d’Icare. Face à ce majestueux soleil à la force surnaturelle, l’équipage se retrouve finalement être son propre ennemi, par les méandres de la nature humaine qui les rattrape inévitablement. L’homme face à lui-même, appréhendant l’astre sur-puissant à sa manière.

En résumé: un thrilleur spatial contemplatif qui vaut son gros détour et confirme une fois de plus le talent éclectique de D. Boyle qui s’octroie le luxe de distiller des références au genre de-ci de-là….

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