Storytelling

Année: 2000
Titre original: Storytelling
Réalisateur: Todd Solondz
Acteurs notoires: John Goodman, Paul Giamatti

Plot: 2 moyens métrages sur la jeunesse américaine

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Storytelling conte les histoires (oui, c’est une traduction bête et méchante du titre) de lycéens aux USA, en élargissant le discours à une multitude de sujets: handicap, racisme, homophobie, intégration dans la société, sexualité… et plus généralement la middle class américaine. Ok, soit, sauf que le discours est en l’occurrence très acerbe, surfant entre drame et comique.

Scooby Livingston: I’m not an idiot man. I watch TV. 

Pour revenir un peu sur les 2 histoires:
– la 1e, nommée Fiction, s’organise autour d’un cours de littérature, dans lequel les étudiants narrent des histoires bien proches de la réalité.
– la 2e, nommée Non-Fiction, s’orchestre autour de la famille d’un ado perdu qui a été choisit par un réalisateur – looser – pour faire un documentaire sur… la jeunesse américaine, tiens donc.
Sans plus rentrer dans les détails, que ce soit pour Fiction ou Non-Fiction, l’histoire commence dans le plus simple appareil (je ne parle pas de nudité… quoi que…), pas de démarrage en trombe, nan nan. Ca commence et on se demande un peu où ça va. Archétype du commentaire spontané: « c’est moitié chiant ce truc, dans quoi j’me suis encore embarqué?! ». Et puis, d’un coup, toute la subtilité de la réalisation se dévoile et là, d’un coup les commentaires évoluent presque par surprise vers des « hum hu », « cool », « haha »… et moi, j’aime les surprises. Et on se fait vraiment avoir, parce que même après que Fiction nous fasse le coup… on se refait enfler par Non Fiction, /love.

Ah, oui… Belle & Sebastian ont participé à la bande originale…. :)

Une des meilleures façon d’illustrer Storytelling est cette petite anecdote. Ce diptyque devait initialement être un triptyque, seulement le discours, le sujet, l’humour et la façon de traiter tout ça sont tellement borderline que la censure a écorché le film de 60 minutes supplémentaires constituant une 3e histoire. Une scène d’homosexualité décomplexée aurait eu raison de ce 3e fragment. Mr Solondz, qui aime bien les scènes de sexe a néanmoins pour le coup brillamment déjoué / moqué la censure dans son 1er fragment, masquant de petits carrés une scène quelque peu obsène.

Storytelling m’a fait découvrir un cinéaste américain indépendant qu’il me tarde de retrouver pour de nouvelles aventures… heureusement, il a déjà quelques films à son actif !

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