Thirst, ceci est mon sang

Année: 2008
Titre original: Bak-Jwi
Réalisateur: Park Chan-wook
Acteur connu: Song Kang-Ho

Plot: Un jeune prêtre, infecté, se transforme en vampire et va devoir faire face à des pulsions jusqu’ici réprimées.

Sources utiles: Allociné & IMDb

Mr Orange: Après sa trilogie de la vengeance, Park Chan-wook nous livre une histoire d’amour vampirique unique. Pour ceux à qui l’anglais donne des frissons, Thirst signifie soif dans la langue de Jack the ripper. Et donc le film est centré sur cette soif qui dévore un vampire, déchiré entre sa formation de prêtre et un besoin vital de sang. Avec un esprit très réducteur, on pourrait simplifier le film à « In the mood for love » version sanguine. Ceci étant dit, il ne faut pas s’attendre à « un film de vampire ». Park Chan-wook s’approprie le sujet en conservant certains codes (lumière…) mais il va bien au delà du film de vampire.

Je reproche 2 points au film. Déjà, sur 2h15, y’a un certain manque de dynamisme, d’accroche. D’autre part, les bruits de succion. Autant lorsque notre prêtre boit le sang directement à sa source, le « gros bruit de succion bien dégueulasse » et très dérangeant est totalement justifié, et le malaise procuré est tout à fait acceptable. Ce qui m’a pertubé, c’est d’entendre le même bruit lors de baisers passionnés. OK, il y a surement un sens à cela, une forme de phase de transition vers l’acceptation de l’état de vampire blablablah, m’enfin moi ça m’a juste dérangé, gonflé… et poussé à regarder le film en 3 fois. Et pourtant, dans la gamme film trash, j’en ai vu des vertes et des pas mûres.

A par ça, le film est d’un esthétisme bluffant. La photographie est tout simplement géniale. Magnifiques jeux de couleurs, de lumières. Les acteurs sont parfait. Entre le prêtre capable d’un auto-contrôle hors du commun (si seulement c’était le cas de tous…) et sa chair-et-tendre qui se définie à l’inverse par une forte impulsivité, entièrement à l’écoute de ses émotions… le gouffre est dépeint avec talent.

Malgré quelques lenteurs initiales, Park Chan-wook signe avec superbe une histoire d’amour vampirique (trop?) dérangeante. A savourer.

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