Cannibal Holocaust

 Année: 1980
Titre original: Cannibal Holocaust
Réalisateur: Ruggero Deodato
Acteurs notoires: Aucun

 Plot: Un anthropologue par à la recherche de quatre jeunes journalistes aventuriers ayant disparus dans une forêt peuplée de tribus cannibales.

 Sources utiles: Allociné & IMDb

  


Mr Orange: Alarme! Âmes sensibles s’abstenir, vraiment.
Et c’est moi qui le dit. Donc si comme moi vous avez pris l’habitude de vous caler tranquillement avec votre repas devant votre « petit film du soir ». Conseil: à proscrire dans ce cas très précis… ou finissez votre assiette rapidement. Oui, je trouvais que nos critiques commençaient à un peu trop vomir l’eau de rose et j’ai donc tapé en sens inverse. Bah c’est réussis. Alors ici on atteint du très très haut niveau. Saw & cie – sans grand intérêt soit dit en passant – peut aller se coucher. Et hormis quelques rares films HK méconnus (à juste titre), ou l’esprit tordu de certains chefs d’oeuvres de T. Miike et consort… les italiens en tiennent une bonne couche (je pense à Pier Paolo Pasolini et notamment son Salo ou les 120 jours de Sodome). Franchement, le film est vraiment très dérangeant. Je vais pas m’étendre sur la censure qu’il a subit, savoir que le réalisateur a dû prouver de l’état de santé de ses acteurs et dévoiler le secret de ses effets spéciaux  à la justice italienne, illustre suffisamment la chose. Le film prend les tripes.

Bref, parlons sérieusement du film. Celui-ci est découpé en 2 sections distinctes, délivrées en alternance. La première, nous montre nos jeunes compères s’enfonçant dans la jungle, caméra à l’épaule, ils tournent leur documentaire et filment toutes leurs activités avec une force de vérité bien trop dérangeante. La deuxième, suis donc un anthropologue qui part à leur recherche puis doit faire face à la gestion des images récupérées.

Ceci étant dit, le discours du film est bien loin d’être abruti et gratuit. On fait face à la nature humaine… et on découvre que les monstres ne sont pas forcément ceux qu’on croit, avec une dénonciation du journalisme sensationaliste et intrusif… La musique est très juste, dérangeante quand il faut, effectuant de subtiles virages vers une certaine insouciante pour nous aider à supporter des scènes vraiment dures… quoi que bien loin de la musique soutenant un début de film très guillerets qui peut induire les plus inconscients en erreur. Pour ce qui est de la caméra, les séquences caméra à l’épaule amplifient l’horreur des scènes… sans entrer dans les détails, je peux assurer que l’effet « je filme à distance (pas question de gros plan) avec quelques branches pour nous séparer de la scène » est très efficace… Leurs appréhensions par l’anthropologue permet de mettre un peu de distance, et un retour dans un monde bien bétonné, sans mygales ni cannibales soulage…

Points négatifs:
– Il faut quand même relativiser sur les pratiques cannibales présentées, ici exacerbées et bien loin de la réalité.
– Gros gros bémol: au cours du film, on voit de nombreux animaux se faire tuer / préparer / cuisiner / manger (barrer la mention inutile). Il faut savoir que des VRAIS animaux ont VRAIMENT été tués PENDANT le tournage pour les beaux yeux du spectateur. Et on est pas dupe, les scènes sont vraiment réalistes, d’une horreur accablante… les réflexes post-mortems ne trompent pas, faut être honnête, pas un réalisateur n’y pense. Le réalisateur a d’ailleurs avoué des regrets quand au tournage de ces scènes. Quand aux acteurs ayant acceptés d’affliger ce traitement à ces animaux… leurs états d’âmes n’ont pas été communiqués… Si ça peut rassurer certains, parait-il que les quota de chasse ont été respectés…

Bilan: film choc, culte, à voir… en étant un peu prévenu du contenu. 2e conseil: assurez-vous d’avoir quelqu’un dans les environs vers qui chercher un peu d’humanité…

Mr Blonde:  Mr Orange ayant brossé un tableau assez complet du film, je vais faire plus court.

Pour moi un film à voir, ce n’est pas qu’un film bien tourné, avec un bon scénar, une bonne BO et des acteurs crédibles. C’est avant tout aussi un film qui bouscule les émotions, quelqu’en soit la résultante et pour un peu que ça ne soit pas complètement gratuit. On peut le dire. Cannibal Holocaust bouscule les émotions. C’est une expérience, pas forcément indispensable.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s