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Yakuza

Année: 2008
Titre original: Kataude mashin gâru
Réalisateur: Noboru Iguchi
Acteurs notoires: aucun

Plot: une jeune fille venge la mort de son frère.

Sources utiles: Allociné & IMDb 

Mr Orange: Oh – My – God !
On va mettre au clair les choses de suite: le titre et l’affiche sont totalement assumés, pour un film totalement décomplexé, pour notre plus grand bonheur. Machine girl est une bonne grosse série B, un bon gros film gore comme on les aime: drôle, ingénieux, GORE et se délassant dans la surenchère. Un exemple au hasard: Braindead avant que Peter Jackson ne lise les torches-cul de Tolkien… nan, j’exagère.

Pour les assidus de LibertyLand et consort, c’est le genre de sous-production japonais qui inonde littéralement des pages de films standards par des affiches/titres ultra-aguicheurs. Ce sont des films petits budgets, destinés au marché de la video, tremplin pour nombre de réalisateurs… comme Takashi Miike, pour ne citer que lui. Problème que les curieux ont vite découvert à leurs dépends, les films par sont généralement mauvais, voir très mauvais, voir très très mauvais: 0 budget, acteurs bidons, effets bidons, réalisation bidon avec au mieux de rares idées-what-the-fuck drôles avec un ton de "fan-movie". Heureusement, au milieu de ce dégueuli cinématographique, quelques perles sortent du lot, comme Machine Girl ou d’autres, je vais explorer le sujet. Affaire à suivre.

Outre nos petits génies bridés, le film fait parti d’une nouvelle vague consistant en la production de films japonais par des américains, produisant des films plus caricaturés, moins obscures et s’assurant d’une relative qualité. Mission accomplie. De plus, ça évite de devoir refaire des remakes américains pourraves……….

Machine girl c’est quoi? Une fille en uniforme d’écolière amputée qui a remplacé son feu bras gauche par une machine gun. Esprit manga bonjour. Si vous y voyez une ressemblance avec Planète terreur c’est normal, même si l’inspiration est plus ancienne que ça. Bref, c’est gore, c’est débile, c’est bien. Note: je parle ici de gore fun, par de gore navrant à la Saw. On est servit par une pléthore de fontaines de sang Kill Bill-like, de dialogues-what-the-fuck, de morts-what-the-fuck et autres armes-what-the-fuck pour des scènes-what-the-fuck. Eclats de rire assurés. Bon, niveau distribution, on a affaire à des amateurs, mais ça passe. Voir le film en VO si possible et non en doublage-US. L’actrice principale sort du milieu mannequin-en-bikini, la méchante sort carrément du monde pornographique nippon… tout comme le réalisateur. Qu’à cela ne tienne, leurs performances  sont finalement plutôt convaincantes, entre la femme de yakuza ultra-sadique à l’arme secrète WTF et l’héroïne implacable ou le petit premier yakuza tête-à-claque. On regrettera presque l’absence de plan boobs qui aurait été la cerise sur le gâteau… surtout qu’aux vues du staff, ça n’aurait dérangé personne.

Bref, c’est gore, c’est décomplexé, c’est bourrin, c’est drôle… et c’est bien foutu ! Si avec ça je n’ai convaincu personne… what – the – fuck?! Ah oui, j’ai oublié l’argument d’autorité absolu: c’est un film de vengeance donc c’est bien.

NB: depuis, le réalisateur a fait un "film" qui possède le charmant petit nom de: Zombie ass, toilet of the dead………………. j’ai hâte.

Année: 1996
Titre original: Gokudô sengokushi: Fudô
Réalisateur: Takashi Miike
Acteurs notoires: Riki Takeuchi

Plot: Vengeance au sein d’un gang de yakuzas.

Source utile: IMDb

Mr Orange: Retour sur les débuts de T. Miike, traitant une fois de plus de son sujet préféré: les yakuzas. Fudoh est issu d’un manga dont l’univers caractéristique serait difficile à ignorer: des enfants (casquette fluo, sac à  dos, choco) ayant remplacé leur Game Boy par des armes de poing, une brute monumentale, Obélix-like, une adolescente jouant de la sarbacane vaginale… comme troupe de choc d’un jeune yakuza à l’image impeccable !

Bon, on va pas y aller par 4 chemins, nous sommes servis de scènes d’une violence dévergondée, de sang coulant à flot (littéralement), d’une scène de sexe des plus déviantes comme seul T. Miike sait nous en faire (dans le monde du cinéma "régulier").

Contrairement à certains de ces autres films (Gozu, Dead or Alive, Audition), celui-ci n’est pas sujet à des longueurs d’un ennui certain. Et l’on peut voir ça comme un point positif, certes… qui irait se plaindre de ne pas s’ennuyer?! Mais d’un autre côté, même si T. Miike sait très bien nous surprendre, on regrette l’absence de rupture dans la dynamique du film… m’enfin Fudoh date du début de sa carrière et on lui pardonne facilement la jeunesse de sa réalisation !

Finalement, 1h30 d’assassinats divers et variés sur ton d’univers yakuza version manga… signé T. Miike, ça reste essentiellement un petit bonheur simple de la vie qu’il faut savoir apprécier sans modération :)

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